m
H S ! 1 111 ;
; S
!
y ■
IBI
iliiUiiijh
II
II
H
«11
fil; ■■Il
! il IL,
•il ii l
I
lit «
Il llllll î
1
il lu
III
i
■oïïïï
il
I
11
il
-lliiipb
Ii il 11
.
ii
i il;;
I il ilii il a !;
su
fc
o !
fc-1 ;
□ =
a !
-c ;
o= !
Ln i
-H ■
fc-1 |
0="
=2
;C0
RÉSULTATS
CAMPAGNES SCIENTIFIQUES
DU
PRINCE DE MONACO
RESULTATS
CAMPAGNES SCIENTIFIQUES
DU
PRINCE DE MONACO
Ce Fascicule a été publié et le dépôt fait au Gouvernement à Monaco
le i5 Février igoo
RÉSULTATS
DES
CAMPAGNES SCIENTIFIQUES
ACCOMPLIES SUR SON YACHT
PAR
ALBERT Ier
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
PUBLIÉS SOUS SA DIRECTION
AVEC LE CONCOURS DE
M. JULES RICHARD
Docteur ès-sciences, chargé des Travaux zoologiques à bord
Fascicule XVI
Amphipodes provenant des campagnes de V Hirondelle
(i885-i888)
Par Ed. CHEVREUX
AVEC DIX-HUIT PLANCHES
IMPRIMERIE DE MONACO
1900
AMPHIPODES
PROVENANT
DES CAMPAGNES DE VHIRONDELLE (i885-i888)
PAR
Ed. CHEVREUX
AMPHIPODES
PROVENANT
DES CAMPAGNES DE L'HIRONDELLE (i885-i888)
PAR
Ed. CHEVREUX
AVANT-PROPOS
Les Amphipodes provenant des campagnes de YHlRONDELLE dans l'Atlantique
nord, et dont S. A. le Prince de Monaco a bien voulu me confier l'étude, sont
représentés par cent-soixante-seize espèces. Trente-neuf de ces espèces sont nou-
velles pour la science, et j'ai été conduit à classer six d'entre elles dans des genres
nouveaux.
Parmi les divers modes de recherches, employés à bord de YHlRONDELLE, le
chalut à étriers (S, p. i35, pi. i, fig. 1-6), traîné par des profondeurs atteignant jusqu'à
i85om, a fourni les résultats les plus fructueux, au point de vue du nombre des espèces
recueillies. On peut citer, comme opérations particulièrement remarquables, celle
de la Station 66, qui a ramené quatorze espèces, parmi lesquelles huit sont nouvelles,
et celle de la Station 85, dans laquelle trente-deux espèces, comprenant sept formes
nouvelles, ont été obtenues. Malheureusement, ce mode de pêche est un peu brutal
pour des animaux aussi fragiles que les Amphipodes, et beaucoup des exemplaires
recueillis étaient plus ou moins mutilés. Les petites nasses en toile métallique, placées
en divers points des grandes nasses (5, p. i5i, fig. 9 du texte) destinées à la capture
des gros animaux, présentent au contraire l'avantage de ramener les Amphipodes
absolument intacts. Deux formes d'un grand intérêt, Hirondellea trioculata nov. gen.
et sp. et Euryporeia gryllus (Mandt), ont été obtenues par ce procédé.
— IV —
Un nouvel engin, affecté à la recherche de la faune pélagique, le chalut de
surface (5, p. 1 36, pi. i, fig. 6-10), construit sur les indications de S. A. le Prince de
Monaco, a donné des résultats remarquables, au point de vue de la capture des
Hypérines. L'opération de la Station 134, entre autres, a ramené cent-quatre-vingt-
onze Amphipodes, appartenant à vingt espèces différentes. Enfin, les pêches au filet
bathypélagique (5, p. 1 38, fig. 5-7 du texte), ont aussi ramené plusieurs formes très
intéressantes, dont Tune, Hyperioides longipes, est le type d'un genre nouveau.
Parmi les captures les plus remarquables de VHirondelle, il faut citer aussi
quelques espèces commensales : Bouvierella carcinophila nov. gen. et sp. a été
recueillie sur la carapace d'un Crustacé décapode d'espèce nouvelle, Geryon affinis
Milne-Edwards et Bouvier ; Stenothoides Perrieri nov. gen. et sp. a été trouvé sur
une Astérie des grandes profondeurs ; Platophium chelonophilum Chevreux et de
Guerne est commensal d'une Tortue marine (Thalassochelys caretta L.). Enfin,
pendant les séjours de VHirondelle dans les eaux des Açores, en 1887 et en 1888,
MM. de Guerne et Richard ont exploré soigneusement le littoral et l'intérieur de
plusieurs des îles de l'archipel ; deux Orchestia, un Hyale, un Gammarus et un
Eusiroides nouveaux ont été obtenus au cours de ces recherches.
PARTIE DESCRIPTIVE
Tribu des GAMMARINA
Famille des ORCHESTID^E
Genre Talitrus, Latreille 1802
Talitrus locusta, (Pallas)
1766. Oniscus locusta, Pallas (lïï), p. 476, pi. xiv, fig. i5'.
i8o3. Talitrus locusta, Latreille (141), vol. vi, p. 299.
1808. Cancer Gammarus saltator, Montagu (164), p. 94, pi. iv, fig. 3.
i83o. Talitrus saltator, H. Milne-Edwards (160), p. 364.
1890. Talitrus locusta, G. O. Sars (±99), p. 23, pi. ix.
Campagne de 1888 : Stn. 197, Fayal (Açores). — Quelques exemplaires, dans le
sable, au nord de la baie de Horta.
Habitat. — Talitrus locusta habite les plages de sable de toutes les côtes océani-
ques d'Europe, à partir du sud de la Norvège (G. O. Sars). En Méditerranée, le
Professeur Bolivar Ta signalé à Valence, Lucas sur la côte d'Algérie, Costa dans le
golfe de Naples, mais le Professeur Délia Valle (89, p. 493) émet des doutes sur sa
présence dans cette dernière localité. Il est commun sur les plages de sable du sud
de la France, de la Corse, de la Tunisie, de Bizerte jusqu'à Gabès. Son habitat le
plus méridional connu est aux îles Canaries ; M. Alluaud en a rapporté des exem-
plaires provenant de Fuerteventura et de l'îlot de Lobos, et je l'ai trouvé à Canaria,
sur la plage de la Luz. Aux Açores, le Dr Th. Barrois (ÎO, p. 3i) en a recueilli des
exemplaires à Sâo Miguel, dans la cour du Musée de Ponta Delgada, à environ
* Les principaux synonymes ont seuls été donnés, mais les ouvrages dans lesquels l'espèce a été le mieux
décrite et figurée sont toujours cités dans la synonymie. — Les chiffres imprimés en caractères gras entre
parenthèses renvoient aux numéros de l'Index bibliographique placé à la fin de ce travail.
200 mètres de la mer, et MM. de Guerne et Richard l'ont rencontré à Fayal, sur la
plage de sable de la baie de Horta. Les exemplaires de Fayal appartiennent au type
océanique, dont le corps est moins comprimé., les pattes moins longues et moins
grêles, que chez la forme de la Méditerranée et des Canaries.
Genre Orchestia, Leach 1814
Orchestia littorea, (Montagu)
(PL xiv, fig. 1)
1808. Cancer Gammarus littoreus, Montagu (184), p. 96, pi. iv, fig. 4.
181 3-14. Orchestia littorea, Leach (143), p. 221.
1848. Orchestia Euchore, F. Mùller (188), p. 53, pi. iv.
1862. Orchestia littorea, Sp. Bâte (15), p. 27, pi. iv, fig. 8.
1873-76. Orchestia gammarellus, Boeck (SO), p. 102.
1890. Orchestia littorea, G. O. Sars (19S), p. 24, pi. x.
1893. Orchestia gammarellus, Della Valle (89), p. 499, pi. 11, fig. 11, et pi. xv, fig. 1-12, et 39-43
Campagne de 1888 : 28 juin, Belle-Ile (côte occidentale de France). — Nombreux
exemplaires, trouvés par MM. de Guerne et Richard, dans la terre humide, à peu
de distance du rivage. — Stn. 197, Fayal (Açores), baie de Horta. — Stn. 236,
Graciosa (Açores), sur la plage de Praya. — Stn. 239, Graciosa, dans la Caldeira. —
23 août, Fayal, sur le chemin du Fort Greta.
Les exemplaires de la Stn. 197, recueillis au voisinage de la mer, ne diffèrent
pas, comme couleur, des types européens; le corps est d'un brun jaunâtre, avec des
bandes transversales plus foncées, les yeux sont noirs.
Habitat. — Orchestia littorea habite toutes les côtes d'Europe, à partir de la
Norvège occidentale, où le Professeur G. O. Sars l'a trouvée dans leTrondhjemsfjord.
Elle est commune sur les côtes du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie ; Czerniawski
la signale dans la Mer Noire. Elle n'est pas rare aux îles Canaries; M. Alluaud l'a
trouvée à Canaria, Fuerteventura, Lanzarote et Gomera, au bord des puits d'eau
douce et des lagunes. Elle semble très abondante aux Açores; les exemplaires de
Y Hirondelle proviennent de Fayal et de Graciosa, et le Dr Th. Barrois l'a trouvée
à Sâo Miguel et à Terceira.
L'adaptation de cette Orchestie à la vie terrestre semble d'autant plus prononcée
que son habitat est plus méridional. En Norvège, elle n'a été observée que sur le
littoral, au niveau des pleines mers, mais déjà, sur la côte occidentale de France, on
la trouve dans la terre humide, à plusieurs centaines de mètres de la mer (44, p. 292).
Aux îles Baléares, elle est extrêmement commune au bord des ruisseaux d'eau douce,
à plusieurs kilomètres du rivage (61, p. 125). Enfin, en Algérie, le Dr Raphaël
Blanchard en a recueilli de nombreux exemplaires dans la terre humide, au fond
— 3 —
d'un fossé desséché, entre Biskra et Tougourt, à environ 5oo kilomètres de la mer
(51, p. 352). *
Aux Açores, Orchestia littorea habite souvent à une assez grande distance de la
côte, et à une altitude relativement considérable. Le Dr Th. Barrois (1©, p. 3i) l'a
trouvée, dans l'île Sâo Miguel, sur des falaises à pic, élevées de plus de 8o mètres
au dessus du niveau de la mer, et nous savons par M. de Guerne (181, p. 357) qu'elle
a dû franchir l'altitude de 410 mètres et la distance de 2 kilomètres au moins, pour
arriver du rivage dans l'intérieur de la Caldeira de Graciosa.
Orchestia Chevreuxi, de Guerne
(PI. r, fig. I)
1887. Orchestia Chevreuxi, de Guerne (118), p. 6.
1888. Orchestia Chevreuxi, de Guerne (ISO), p. 5gi, fig. 1-8.
1888. Orchestia Chevreuxi, Chevreux (49), p. 92, fig. 1-6.
1889. Orchestia Chevreuxi, de Guerne (181), p. 353.
Campagne de 1887 : 16 juillet, Fayal (Açores), dans la Caldeira. Deux
exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 192, Fayal, dans la Caldeira. Quatorze exemplaires. —
3o juillet, Flores (Açores), Caldeira comprida. Deux exemplaires. — 3i juillet, Flores,
hauteurs de Fajemzinha. Six exemplaires. — A l'est de la Caldeira comprida. Un
exemplaire. — ier août, Flores, Caldeira secca, six exemplaires. — 2 août, Flores,
Caldeira funda de Lagens. Dix exemplaires. — 6 août, Corvo (Açores), au fond de la
Caldeira. Un exemplaire. — Stn. 23g, Graciosa (Açores), dans la Caldeira. Huit
exemplaires. — 25 août, Fayal, versant de la Caldeira, 600 à 800 mètres d'altitude.
Deux exemplaires.
Cette espèce est très voisine dCOrchestia littorea (Montagu). Un examen superfi-
ciel suffit pour reconnaître les mâles adultes des deux formes, mais il n'en est pas
ainsi pour les femelles, ni même pour les jeunes mâles. Il n'y a pas lieu d'en être
surpris ; on sait que, chez les espèces européennes d'Orchesties, les femelles des
Orchestia littorea (Montagu), Orchestia mediterranea Costa, Orchestia Montagui
Audouin, Orchestia cavimana Heller, ne peuvent se reconnaître facilement qu'à
leur couleur et à leur habitat, tandis que les mâles adultes des mêmes espèces sont
bien nettement caractérisés.
* Le Dr Garbini (99, p. 17) a signalé récemment la présence, sur le rivage du lac de Garde, d'une
Orchestie qu'il nomme Orchestia gammarellus Boeck, sans la décrire ; un peu plus loin, l'auteur assimile à
VO. gammarellus les O. littorea (Montagu), O. cavimana Heller, O. crassicornis Costa, O. Bottœ Czerniawski,
O. Guernei Chevreux, O. Chevreuxi de Guerne, en sorte qu'il est bien difficile de se faire une idée de l'espèce
du lac de Garde.
Chez le mâle adulte d'Orchestia Chevreuxi, le corps est plus robuste et les
segments du mésosome plus élevés que chez Orchestia littorea; le pédoncule des
antennes inférieures est plus gros et plus allongé ; les pattes et les uropodes sont plus
longs. Lepropode des gnathopodes postérieurs présente un bord palmaire fortement
convexe., terminé par une profonde échancrure. Les pattes de la dernière paire,
robustes et allongées, offrent, aux deux articles médians, des renflements moins
accentués que chez l'espèce voisine, et de forme assez différente, et leur propode,
beaucoup plus long que le carpe, est distinctement recourbé.
Chez des mâles aussi grands, mais ne possédant pas encore ces renflements des
articles médians des pattes postérieures, qui caractérisent, selon M. Bonnier
(£5, p. 988), l'Orchestie mâle, apte à la reproduction, le propode des gnathopodes
postérieurs diffère très peu de celui d'Orchestia littorea, et sa forme est insuffisante à
caractériser l'espèce. Enfin, chez un jeune mâle, de taille moitié moindre, ce propode
affecte une forme plus allongée, le bord palmaire étant à peine distinct du bord
postérieur.
Il existe cependant des caractères qui permettent de distinguer les deux formes,
quels que soient l'âge et le sexe des exemplaires examinés. Les pattes des deux
dernières paires et les uropodes d^Orchestia Chevreuxi sont notablement plus allongés
que ceux de l'espèce voisine. La branche unique des uropodes de la dernière paire,
qui n'atteint guère que la moitié de la longueur du pédoncule, chez Orchestia littorea,
est presque aussi longue que le pédoncule chez Orchestia Chevreuxi. L'examen du
telson permet aussi de différencier les deux espèces. Le telson d' Orchestia littorea, à
peine aussi long que large, ne présente, à son extrémité, qu'une légère échancrure
arrondie ; celui d" Orchestia Chevreuxi, beaucoup plus long que large, est assez
profondément entaillé.
La taille d'Orchestia Chevreuxi est un peu plus grande que celle de l'espèce
voisine; un mâle adulte atteint i8mm, mesurés du bord antérieur de la tête à l'extré-
mité du telson; la longueur d'une femelle ovifère est de i6mm.
Habitat. — En dehors des Açores, l'archipel des Canaries est le seul habitat
connu d' Orchestia Chevreuxi. Le Dr Nodier, en 1887, en a trouvé quelques
exemplaires à Tenerife, dans la forêt de Las Mercedes (49, p. 92). Je l'ai recueillie,
en 1889, dans la même localité, par environ 75om d'altitude, et, en 1890, à Canaria,
dans le « Barranco de los Laureles », par une altitude de 5oom. Enfin, M. Alluaud,
qui a soigneusement exploré l'archipel des Canaries, au point de vue zoologique, de
novembre 1889 à juin 1890, en a obtenu de nombreux exemplaires dans quinze
stations différentes des îles Canaria, Fuerteventura, Palma et Tenerife, par des
altitudes variant de 200m (centre de Fuerteventura) à 20oom (Tenerife, région avoisi-
nant les « Canadas », au-dessus d'Icod el Alto). Aucune Orchestie n'avait encore été
trouvée à une aussi grande altitude.
5 —
Orchestia crassicornis, Costa
1867. Orchestia crassicornis, Costa (85), p. 42.
1888. Orchestia incisimana, Chevreux (51), p. 343, pi. vr, fig. 1-2.
1893. Orchestia crassicornis, Chevreux (Ol), p. 125.
1895. Orchestia crassicornis, Chevreux (63), p. 154.
Campagne de 1888 : Stn. 197, Fayal (Açores). MM. de Guerne et Richard ont
recueilli un mâle et une femelle de cette espèce, au nord de la baie de Horta, au
bord de la mer, et trois mâles et huit femelles, à l'embouchure du torrent de
Flamengos, sous les pierres, à une centaine de mètres de la mer.
Habitat. — Orchestia crassicornis, décrite par Costa, d'après des exemplaires
provenant du golfe de Naples, a été retrouvée depuis aux environs de Marseille,
dans l'intérieur de l'île de Minorque, au bord du lac Mariout (Basse-Egypte), et, en
Algérie, à Oran et à Cherchell. Au cours de son voyage en Syrie, le Dr Th.
Barrois l'a prise au bord du lac Tibériade et à Aïn-Tabigah. Son habitat s'étend
jusqu'à la côte orientale de l'Amérique du Sud, où M. Carlos Berg l'a recueillie à
Montevideo.
Orchestia mediterranea, Costa
(PI. XIV, fig. 2)
1 853. Orchestia mediterranea, Costa (Si), p. 171.
1862. Orchestia mediterranea, Sp. Bâte (15), p. 24, pi. iv, fig. 5.
1S66. Orchestia mediterranea, Heller (188), p. 4, pi. 1, fig. 7.
1868. Orchestia mediterranea, Czerniawski (86), p. 119, pi. vm, fig. 40-41.
1893. Orchestia chilensis, Della Valle (89), p. 498, pi. 11, fig. 8, et pi. xv, fig. 3i-38.
Campagne de 1888 : Stn. 197, Fayal, Açores. MM. de Guerne et Richard ont
recueilli deux mâles de cette espèce au nord de la baie de Horta, et de nombreux
exemplaires à l'embouchure du torrent de Flamengos, sous les pierres.
Les exemplaires de cette dernière provenance étaient colorés en vert olivâtre ;
c'est la couleur des types de la côte occidentale de France ; ceux de la Méditerranée
sont généralement teintés de jaune brun, plus ou moins nuancé de verdâtre.
Habitat. — Orchestia mediterranea n'a jamais été rencontrée sur le littoral de la
Scandinavie. Son habitat le plus septentrional, en l'état actuel de nos connaissances,
est la côte occidentale d'Ecosse, où le Dr Robertson l'a trouvée à Cumbray,
golfe de Clyde. MM. Walker et Hornell signalent sa présence à Jersey. Sur la côte
française de la Manche, M. Giard l'a trouvée à Wimereux, Grube à Saint- Vaast-
la-Hougue. Elle est assez commune sur la côte occidentale de France, et paraît
répandue sur tout le littoral de la Méditerranée. Heller la signale dans l'Adriatique,
Czerniawski dans la Mer Noire. Au cours de son exploration des îles Canaries,
M. Alluaud en a recueilli des exemplaires à Lanzarote et à Fuertaventura.
— 6 —
Orchestia Guemei, Chevreux
(PI. I, fig. 2)
1889. Orchestia Guemei, Chevreux (54), p. 332.
1889. Orchestia Guemei, de Guerne (1*1), p. 358.
Campagne de 1888 : Stn. 197, Fayal (Açores). Un mâle, trouvé par M. de Guerne,
dans le sable, au nord de la baie de Horta.
L'unique exemplaire recueilli est malheureusement incomplet, et l'absence des
pattes de la dernière paire ne permet pas d'affirmer qu'il est adulte.
Le corps, moins comprimé et beaucoup plus épais que celui des espèces précé-
dentes, affecte un aspect tout particulier, les cinq derniers segments du mésosome et
le premier segment du métasome étant tous plus ou moins ondulés dorsalement. Ce
caractère est surtout accentué dans les trois derniers de ces segments, creusés, à la
partie médiane, d'une dépression qui dépasse la moitié de leur hauteur. Les plaques
coxales, remarquablement petites, sont beaucoup moins hautes que les segments
correspondants du mésosome. Les yeux, de taille moyenne, sont ovales.
Les articles du pédoncule des antennes supérieures, à peine aussi longs que
larges, sont à peu près d'égale taille ; le flagellum, qui comprend cinq articles, dépasse
à peine l'extrémité de l'avant-dernier article du pédoncule des antennes inférieures.
Les antennes inférieures atteignent à peu près la moitié de la longueur du corps ;
leur pédoncule, relativement grêle, est suivi d'un flagellum, comprenant dix-huit
articles.
Les pièces buccales ne présentent rien de particulier, si ce n'est que les mâchoires
de la première paire et les maxillipèdes sont remarquablement larges et courts.
Les gnathopodes antérieurs affectent à peu près la forme des pattes correspon-
dantes chez les mâles des espèces précédentes, mais les renflements du carpe et du
propode sont encore plus accentués. Le propode des gnathopodes postérieurs, de
forme orbiculaire, est aussi large que long, et présente un bord palmaire régulière-
ment courbé, suivi d'un bord postérieur extrêmement court ; le dactyle, épais et
robuste, suit le contour du bord palmaire. Les pattes suivantes sont modérément
épineuses. Dans toutes ces pattes, le propode est notablement plus allongé que le
carpe, et le dactyle porte un petit cil raide, vers le milieu de son bord interne.
L'article basai des pattes de la dernière paire, qui subsistait d'un côté seulement, est
finement denticulé au bord postérieur.
Le telson, aussi large que long, légèrement échancré à l'extrémité, est remarqua-
blement armé ; il ne -porte pas moins de seize épines, dont quatre sont situées à la
partie médiane.
La longueur du corps est de ç)mm, mesurés du bord antérieur de la tête à l'extré-
mité du telson.
J'ai dédié cette intéressante espèce au baron J. de Guerne, dont les patientes
recherches ont fait faire de si grands progrès à nos connaissances sur la faune
terrestre et d'eau douce des Acores.
Genre Hyale, Rathke 1837
Hyale Prevosti, (H. Milne-Edwards)
(PI. i, fig. 3)
i83o. Amphithoe Prevosti, H. Milne-Edwards (lfiO), p. 378.
1849. Orchestia Perieri, Lucas (149), p. 52, pi. v, fig. 1.
1862. Nicea Prevosti, Sp. Bâte (15), p. 53.
1887. Hyale Nilssoni, var., Chevreux (44), p. 293.
1888. Hyale Nilssoni, var. major, Chevreux (49), p. 32.
i8g3. Hyale Prevosti, Della Valle (89), p. 519, pi. 11, fig. 6, et pi. xvi, fig. 23-42.
Campagne de 1887 : Stn. 104, Fayal (Açores), marée basse, dans les algues.
Quelques exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 216, Flores (Açores), entre la pointe Cabeiro et l'em-
bouchure de Ribeira da Cruz. Deux exemplaires. — 4 août, Flores, port de Santa-
Cruz. — 6 août, Corvo (Açores), débarcadère, marée basse. Nombreux exemplaires.
La synonymie des nombreuses espèces du genre Hyale est dans un état de
confusion absolue. A mon avis, la forme des Açores, dont il est ici question, est
incontestablement identique à Y Amphithoe Prevosti de Milne-Edwards, ainsi qu'à
Y Orchestia Perieri de Lucas, et c'est bien cette même forme qui a été décrite, à bon
droit, par le Professeur Della Valle, sous le nom de Hyale Prevosti, mais il m'est
impossible de partager la manière de voir de Fauteur des Gammarides du golfe de
Naples, lorsqu'il assimile à cette espèce un grand nombre de Hyale européens et
exotiques. Pour ne parler que des formes européennes, aucune des nombreuses
espèces de Nicea, décrites par Heller (188, p. 4 a i3), ne lui est assimilable, sauf
peut-être Nicea macronyx. Allorchestes Perieri Grube (II©, p. 382), et Nicea
Perieri var. pontica Czerniawski (8©, p. 116) en diffèrent absolument par les propor-
tions des antennes inférieures. Nicea Perieri var. brevicomis Czerniawski s'en
rapprocherait par les proportions des antennes, mais sa taille est beaucoup plus
petite, et la courte diagnose que l'auteur en donne pourrait tout aussi bien s'appliquer
à d'autres espèces du genre Hyale.
Quelques caractères bien nets, et qui n'ont pas, pour la plupart, été signalés
jusqu'ici, permettent de distinguer facilement Hyale Prevosti des formes voisines.
Les antennes, courtes et robustes, sont presque semblables dans les deux sexes.
Les antennes supérieures ont toujours, chez les adultes, douze articles au flagellum,
et atteignent au niveau du troisième article du flagellum des antennes inférieures. Ce
— 8 —
flagellum comprend treize articles chez le mâle bien adulte, et douze articles chez la
femelle. La forme des yeux est très caractéristique; au lieu d'être petits et circulaires,
comme ceux de Hyale Nilssoni (Rathke) et de Hyale pontica Rathke, ou petits et
ovales, comme ceux de Hyale aquilina (Costa) et de Hyale camptonyx (Heller), ils
sont très grands, et réniformes. Chez le mâle, surtout, ils sont énormes, et presque
tangents entre eux au sommet de la tête. Un autre caractère bien remarquable existe
aux pattes des cinq dernières paires. Leur dactyle porte, au milieu de son bord
interne, non pas une soie, comme chez plusieurs espèces de Hyale, mais une véri-
table épine rigide. Il est rare d'examiner un certain nombre d'exemplaires de Hyale
Prevosti sans trouver quelqu'une de ces épines brisée en son milieu, ce qui n'arri-
verait évidemment pas s'il s'agissait d'une soie flexible. Il est probable que cette
épine, enfoncée dans les algues habitées par l'Amphipode, et sur lesquelles il se cram-
ponne fortement, se rompt quelquefois lorsqu'on le saisit. Enfin, la première moitié
du bord interne du dactyle est distinctement crénelée.
Hyale Prevosti est une des plus grandes espèces du genre Hyale. Lucas lui
assigne i2mra de longueur. Les mâles atteignent jusqu'à i5mm sur la côte méditerra-
néenne de France, et sur les côtes d'Algérie et de Tunisie. Aux Açores, sa taille est
un peu moindre; les plus grands mâles ne dépassent pas nmm, les plus grandes
femelles, 8mm.
Habitat. — L'habitat le plus septentrional de Hyale Prevosti semble être la côte
ouest de Bretagne, au Croisic et à Belle-Ile, où elle est très rare. Elle devient
commune à Saint-Jean-de-Luz, Basses-Pyrénées (5©, p. 22). Le Professeur Bolivar
(31 , p. i3) l'a trouvée à Santander. En Méditerranée, H. Milne Edwards et le
Professeur Délia Valle la signalent à Naples ; elle est très répandue sur les côtes de
Provence et de Corse, et sur celles d'Algérie et de Tunisie, depuis Oran jusqu'à
Djerba. M. Sovinsky (£1©, p. 55) la cite au nombre des Amphipodes du Bosphore.
M. Alluaud l'a trouvée à Fuerteventura (îles Canaries), et j'ai constaté sa présence à
Canaria, et, au Sénégal, à Dakar et à Rufisque.
Hyale Stebbingi, Chevreux
(PI. u, fig. 1)
1888. Hyale Stebbingi, Chevreux (-âï), p. 32.
1888. Hyale Stebbingi, Barrois (ÎO), p. 32.
Campagne de 1887: Stn. 104. Fayal (Açores), baie de Horta, marée basse, sur
les algues. Quinze exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 196, profondeur, 5 à 6 m, port de Horta, Fayal. Huit
exemplaires. — Stn. 216, Flores (Açores), entre la pointe de Cabeiro et l'embouchure
de Ribeira da Cruz. Nombreux exemplaires. — 6 août, Corvo (Açores), débarca-
dère, marée. Nombreux exemplaires. — i3 août, Fayal, baie Pim, marée.
— 9 —
Le corps, médiocrement comprimé, est lisse. La tête, notablement plus longue
que le premier segment du thorax, offre des angles latéraux peu prononcés, arrondis.
Les plaques coxales antérieures sont un peu plus hautes que les segments correspon-
dants du mésosome. Les yeux, assez petits, sont ovales. L'extrémité des antennes
supérieures atteint le quatrième article du flagellum des antennes inférieures. Les
articles du pédoncule diminuent progressivement de grosseur, les deux derniers,
d'égale taille, étant beaucoup plus courts que le premier. Le flagellum comprend
neuf articles, un peu plus longs que larges, garnis de quelques petites soies. Chez le
mâle, les antennes inférieures sont un peu plus longues que l'ensemble de la tête et
des trois premiers segments du mésosome. Le dernier article du pédoncule est beau-
coup plus grêle et plus allongé que l'avant-dernier; tous deux portent quelques
touffes de soies. Le flagellum, assez gros, comprend seize articles ; les sept premiers
sont beaucoup moins longs que larges ; la longueur des articles suivants est un peu
plus grande, et leur largeur décroît progressivement jusqu'à l'extrémité de l'antenne;
tous ces articles sont garnis de soies longues et touffues. Chez la femelle, les antennes
supérieures sont semblables à celles du mâle; le flagellum des antennes inférieures
ne comprend que treize articles, garnis de quelques petites soies. Les pièces buccales
ne diffèrent pas sensiblement de celles de Hyale Nilssoni (Rathke), qui peut être
considérée comme le type du genre Hyale. Les différences les plus notables portent
sur le palpe des mâchoires de la première paire, plus volumineux chez Hyale
Stebbingi que chez l'espèce voisine, et sur les lobes des maxillipèdes, qui atteignent
au même niveau chez Hyale Stebbingi, tandis que le lobe externe dépasse notable-
ment le lobe interne, chez Hyale Nilssoni.
Chez le mâle, l'article basai des gnathopodes antérieurs est extrêmement dilaté.
Le carpe porte un lobe court et largement arrondi, ne dépassant pas le bord posté-
rieur de l'article précédent. Le propode, très allongé, environ deux fois aussi long
que large, présente un bord antérieur régulièrement courbé, tandis que son bord
postérieur, confondu avec le bord palmaire, est légèrement échancré en son milieu.
Le dactyle est fort et recourbé à l'extrémité. Les gnathopodes postérieurs diffèrent
peu de ceux du mâle de Hyale Nilssoni. Le propode, largement ovale, porte
quelques petites épines et de longs cils raides au bord palmaire. Le dactyle, brusque-
ment courbé près de la base, est un peu plus long que le bord palmaire. Les gnatho-
podes de la femelle, semblables entre eux, ne diffèrent des gnathopodes antérieurs
du mâle que par le moindre renflement de l'article basai, et par la forme du carpe,
qui est plus court et triangulaire. L'article méral des pattes des troisième et quatrième
paires est assez fortement dilaté au bord antérieur ; le propode, légèrement courbé,
porte, à l'extrémité du bord postérieur, une épine obtuse et crochue, assez semblable
aux épines caractéristiques de Hyale pontica Rathke; le dactyle porte une petite soie
au bord interne. Les pattes des trois dernières paires, courtes et très robustes, sont
garnies de nombreux faisceaux d'épines; leur propode, notablement recourbé, porte,
au bord antérieur, quatre ou cinq épines crochues, légèrement striées au bord
2
IO
interne ; le dactyle, fort et recourbé, porte, comme celui des pattes précédentes, une
petite soie au bord interne.
Le pédoncule des uropodes de la première paire est beaucoup plus long que les
branches. La branche externe, un peu plus courte que l'interne, se termine par une
énorme épine, égalant en longueur les deux tiers de la branche qui la porte ; la branche
interne porte une épine semblable, bien qu'un peu plus courte. Le pédoncule des
uropodes de la seconde paire est presque aussi large que long; la branche externe est
un peu plus courte que la branche interne, et toutes deux se terminent par des épines
remarquablement fortes. La branche unique des uropodes de la dernière paire,
beaucoup plus courte que le pédoncule, porte, à son extrémité, une forte épine,
entourée de quatre épines plus petites. Le telson, fendu jusqu'à la base, atteint au
niveau de l'extrémité du pédoncule des uropodes de la dernière paire.
La taille d'un mâle adulte, mesurée de la partie antérieure de la tête à l'extré-
mité du telson, est de 4"™; la femelle, beaucoup plus petite, n'atteint pas tout à fait
3mm de longueur.
Hyale Stebbingi est facile à distinguer de Hyale Nilssoni (Rathke), et de Hyale
pontica Rathke, par sa petite taille, ses antennes relativement allongées, la forme de
ses gnathopodes antérieurs, et surtout par les grandes épines terminales de ses
uropodes des deux premières paires.
Habitat. — Hyale Stebbingi est commune sur le littoral des Açores ; Y HIRON-
DELLE l'a trouvée à Fayal, à Flores et à Corvo, le Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel.
En 1890, M. Alluaud a rencontré cette même espèce à Canaria et à Fuerteventura
(Canaries). Enfin, je l'ai retrouvée récemment, en Méditerranée, à Antibes (Alpes-
Maritimes), à l'île Rousse (Corse), et à Bône (Algérie). Chez les exemplaires d'Algérie,
le corps est verdâtre, plus ou moins teinté de brun, le pigment des yeux est violet,
les œufs des femelles sont d'un jaune orangé.
Hyale Grimaldii, Chevreux
(PI. h, fig. 2)
1891. Hyale Grimaldii, Chevreux (69), p. 258.
1893. Hyale Grimaldii, Chevreux et de Guerne (88), p. n5.
Campagne de 1888 : Stn. 181, sur une épave. Deux mâles.
Le corps, un peu renflé en son milieu, est lisse et arrondi. La tête, plus longue
que le premier segment du mésosome, présente une légère projection rostrale, et des
angles latéraux peu prononcés, arrondis. Les yeux, assez grands, sont de forme ovale.
Les plaques coxales antérieures augmentent progressivement de hauteur, de la pre-
mière à la quatrième, et sont beaucoup plus hautes que les segments correspondants
du mésosome. Les plaques coxales de la quatrième paire, remarquablement grandes,
se prolongent en arrière en forme de lobes anguleux. Les antennes supérieures
1 1
atteignent le sixième article du flagellum des antennes inférieures ; leur flagellum
comprend dix articles, garnis de soies courtes et rares. Les antennes inférieures sont
un peu plus longues que l'ensemble de la tête et des trois premiers segments du
mésosome ; le pédoncule est gros et court ; le flagellum, composé d'environ vingt-trois
articles peu allongés, est garni de soies, nombreuses à la partie basale, plus rares et
plus courtes à l'extrémité. La lame secondaire des mandibules diverge assez forte-
ment de la lame primaire; le processus molaire, peu proéminent, est précédé d'une
petite dent aiguë. Le lobe interne des mâchoires de la première paire est très court.
Les lobes des maxillipèdes atteignent à peu près au niveau du milieu du second
article du palpe ; le quatrième article du palpe, à peine courbé, affecte moins la
forme d'un dactyle que celui des espèces précédentes.
Le carpe des gnathopodes antérieurs présente un prolongement lobiforme très
prononcé, régulièrement arrondi ; le propode, quadrangulaire, beaucoup plus long
que large, est légèrement échancré au bord postérieur; le dactyle, assez grêle, est un
peu plus long que le bord palmaire. Les gnathopodes postérieurs sont très robustes;
leur article basai, gros et court, se termine antérieurement par un large lobe arrondi;
l'article méral, triangulaire, est remarquablement grand; le propode, très développé,
affecte une forme orbiculaire; son bord palmaire, garni d'une double rangée d'épines,
est séparé du bord postérieur par une petite dent, et porte une grosse dent obtuse,
située près de l'articulation du dactyle, et correspondant à une saillie du bord interne
de ce dernier article.
Les pattes des troisième et quatrième paires sont armées d'épines au bord
postérieur du carpe et du propode ; il existe une très petite soie près de l'extrémité
du bord interne du dactyle. Les pattes des trois dernières paires, garnies de nom-
breuses épines, sont extrêmement robustes; l'article basai, régulièrement arrondi au
bord postérieur dans les pattes des cinquième et septième paires, présente un bord
postérieur presque droit dans celles de la sixième paire. Dans ces trois paires de
pattes, l'article méral présente, au bord postérieur, un prolongement lobiforme très
accentué, et le dactyle, fort et recourbé, porte un cil très court au bord interne.
Les uropodes, remarquablement grands, sont armés de fortes épines. Les
branches des uropodes de la première paire, très allongées, dépassent un peu le
pédoncule en longueur. Le pédoncule des uropodes de la seconde paire est beaucoup
plus long que large; la branche externe est notablement plus courte que la branche
interne. Le pédoncule des uropodes de la troisième paire et sa branche unique sont
aussi relativement très allongés. Le telson, très grand, fendu jusqu'à la base, est
légèrement renflé à l'extrémité.
Le plus grand des exemplaires recueillis est un mâle adulte, mesurant 6mm de
longueur ; l'autre exemplaire, un jeune mâle, mesure 4mm.
La femelle de Hyale Grimaldii, dont de nombreux exemplaires ont été trouvés
en Méditerranée, postérieurement aux campagnes de {'Hirondelle, est notable-
ment plus petite que le mâle, et atteint à peine 4mm. Les antennes sont très courtes ;
1 2
on compte seulement six articles au flagellum des antennes supérieures, et dix articles
au flagellum des antennes inférieures. Les gnathopodes antérieurs sont semblables à
ceux du mâle ; les gnathopodes postérieurs, plus allongés que les précédents, offrent
un propode un peu moins robuste, terminé par un dactyle fortement renflé à la base,
légèrement crochu à l'extrémité. Chez les exemplaires méditerranéens, le corps est
brun orangé, les antennes et les pattes d'un rose violacé, les yeux noirs.
Les différences qui séparent Hyale Grimaldii des espèces voisines sont nom-
breuses. Parmi les plus importantes, on peut citer la grandeur des plaques coxales de
la quatrième paire, la forme du propode des gnathopodes postérieurs, le contour
rectangulaire de l'article basai des pattes de la sixième paire., et la grande longueur
des uropodes.
Habitat. — Hyale Grimaldii, recueillie pour la première fois, au cours de la
dernière campagne de ÏHirondelle, sur une épave, au nord-est des Açores, a été
retrouvée depuis, en Méditerranée, sur des Tortues marines (Thalassochelys caretta
Linné) capturées entre les îles Baléares et la côte d'Algérie. J'ai été heureux d'offrir
à S. A. le Prince de Monaco la dédicace de cette intéressante espèce, la seule
Orchestide qui puisse être considérée comme exclusivement pélagique, en l'état
actuel de la science.
Hyale camptonyx, (Heller)
(PI. ii, fig. 3)
i865
1879
1888
1888
1888
i893
Nicea camptonyx, Heller (198), p. 10, pi. 1, fig. 25-3o.
Hyale camptonyx, Wrzesniowski (S-ftO), p. 200.
Hyale Schmidti, Chevreux (49), p. 32.
Hyale camptonyx, Barrois (ÎO), p. 32.
Hyale camptonyx, Chevreux (50), p. 21.
Hyale pontica, Della Valle (89), p. 523, pi. 11, fig. 3, et pi. xvi, fig.
Campagne de 1887 : Stn. 104, Fayal (Açores), baie de Horta, marée basse.
Quelques exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 216, Flores (Açores). Nombreux exemplaires. —
6 août, Corvo (Açores). Nombreux exemplaires.
Hyale camptonyx a été décrite et figurée par le Professeur Della Valle sous le
nom de Hyale pontica Rathke. Cette dernière espèce, caractérisée par ses antennes
très courtes, et par l'imbrication des segments du corps, est certainement bien diffé-
rente, et le Rév. Stebbing l'assimile avec raison à une forme des mers d'Angleterre
et de Norvège, Hyale lubbockiana (Sp. Bâte), qui habite également les côtes de
Provence et d'Algérie.
Hyale camptonyx est facile à distinguer des espèces dont il a été question
ci-dessus par ses antennes grêles et allongées. Dans les deux sexes, les antennes
supérieures dépassent en longueur l'ensemble de la tête et des trois premiers segments
— i3 —
du mésosome, et les antennes inférieures atteignent les deux tiers de la longueur du
corps. Chez le mâle, le propode des gnathopodes antérieurs, très développé, affecte
une forme à peu près triangulaire ; le propode des gnathopodes postérieurs, plus
allongé que celui des espèces précédentes, présente un bord palmaire très oblique,
beaucoup plus long que le bord postérieur. Les propodes des gnathopodes de la
femelle, semblables entre eux, sont très allongés ; les bords antérieur et postérieur
sont parallèles ; le bord palmaire, très oblique, est un peu plus court que le dactyle.
Dans les deux sexes, les uropodes des deux premières paires sont encore plus
allongés que ceux de Hyale Grimaldii.
L'Amphipode décrit par Heller sous le nom de Nicea Schmidti n'est probable-
ment qu'un mâle très adulte de Hyale camptonyx.
Habitat. — Les deux stations les plus septentrionales connues de Hyale camp-
tonyx sont Guéthary et Saint-Jean-de-Luz, sur la côte sud- ouest de France.
M. Bolivar (181, p. i3) signale sa présence à Guetaria, nord de l'Espagne, et
M. Paulino d'Oliveira m'en a communiqué de nombreux exemplaires provenant de
la côte de Portugal. En Méditerranée, le Professeur Délia Valle la signale à Naples,
sous le nom de Hyale pontica Rathke; elle est commune sur les côtes de France,
d'Algérie et de Tunisie, et j'en ai reçu des exemplaires provenant d'Alexandrie;
Heller l'avait trouvée dans l'Adriatique. Aux Açores, Hyale camptonyx a été
recueillie à Fayal, Flores et Corvo, au cours des campagnes de V HIRONDELLE, et le
Dr Th. Barrois Ta rencontrée à Sâo Miguel. Enfin, M. Alluaud a trouvé cette
espèce, en 1890, à Canada et à Tenerife.
Dans un mémoire récemment paru, M. Sovinsky (810, p. 56) cite, au nombre
des Amphipodes du Bosphore, Hyale pontica Rathke, en renvoyant au texte et aux
planches de l'ouvrage du Professeur Délia Valle; on a vu, plus haut, que l'espèce
décrite sous ce nom par M. Délia Valle n'est autre que Hyale camptonyx (Heller).
Famille des LYSIANASSIDjE
Genre Sophrosyne, Stebbing 1888
Sophrosyne hispana, (Chevreux)
(PI. m, fig. 1)
1887. Opis hispana, Chevreux (45), p. 567.
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Au large du cap Finisterre.
Un exemplaire.
Le corps, modérément comprimé, est régulièrement arrondi à la partie dorsale.
La tête, presque aussi longue que l'ensemble des deux premiers segments du
— 14 —
mésosome, porte des lobes latéraux peu prononcés, arrondis. Les plaques coxales
des quatre premières paires sont beaucoup plus hautes que les segments correspon-
dants du mésosome; celles de la cinquième paire sont un peu plus larges que hautes.
Les plaques épimérales du premier segment du métasome sont arrondies ; celles du
second segment se terminent par un angle légèrement aigu. Les plaques épimérales
du troisième segment se prolongent en arrière pour former des lobes brusquement
coudés, terminés en pointe aiguë ; cette pointe est séparée du bord dorsal du segment
par une profonde échancrure arrondie. Il n'existe aucune trace d'organes de vision.
Le premier article des antennes supérieures, très volumineux, est un peu plus long
que large ; le second article, relativement grand, atteint près de la moitié de la
longueur du premier ; lé troisième article est beaucoup plus large que long. Le
flagellum principal, à peine aussi long que le premier article du pédoncule, comprend
quatre articles, le premier atteignant la longueur de l'ensemble des deux suivants.
Le flagellum secondaire, bi-articulé, est aussi long que le premier article du flagellum
principal. Les antennes inférieures, très courtes, ne dépassent pas l'extrémité des
antennes supérieures ; l'avant-dernier article de leur pédoncule est notablement plus
gros et plus long que le dernier. Le flagellum, beaucoup plus court que le pédoncule,
ne comprend que cinq articles.
Les mandibules sont courtes et robustes; leur bord tranchant, carrément
tronqué, est armé de deux petites dents obtuses et d'une épine; l'angle interne de la
lame secondaire est aigu; le processus molaire affecte la forme d'une dent aiguë située
à la même hauteur que le palpe; ce dernier est robuste et allongé; son troisième
article, beaucoup plus court que le second, porte quatre soies terminales. Le lobe
interne des mâchoires de la première paire, court et conique, se termine par deux
petites soies; le lobe externe, étroit et allongé, présente une extrémité fourchue; le
palpe, très robuste, beaucoup plus large à l'extrémité qu'à la base, est armé de quatre
petites dents et d'une courte soie. Le lobe externe des mâchoires de la seconde paire
est plus large et plus long que le lobe interne. Le lobe interne des maxillipèdes est
très court, presque rudimentaire; le lobe externe, peu développé, n'atteint pas le
milieu du second article du palpe ; ce dernier est extrêmement robuste, et son
quatrième article, nettement unguiforme, atteint presque la longueur du troisième.
Les gnathopodes antérieurs sont gros et courts ; le carpe, assez grand, est trian-
gulaire; le propode présente un bord palmaire droit, formant avec le bord postérieur
un angle très aigu, qui se croise avec l'extrémité du dactyle. Les gnathopodes
postérieurs sont grêles et allongés; la longueur du carpe dépasse beaucoup celle du
propode; le bord palmaire du propode, légèrement oblique, est un peu échancré; le
dactyle, droit et aigu, est aussi long que le bord palmaire. Les pattes des troisième et
quatrième paires se terminent par un dactyle mince et presque droit, aussi long
que le propode. Les pattes des trois dernières paires, assez courtes, ne sont
pas très robustes; celles de la sixième paire sont les plus longues; dans chacune de
ces pattes, l'article basai porte quelques grosses épines au bord antérieur, et son bord
— i5 —
postérieur, lisse dans les pattes de la sixième paire, présente deux petites entailles
dans les pattes de la cinquième paire, et trois dents obtuses, à peine distinctes, dans
celles de la dernière paire. Les dactyles de ces trois paires de pattes sont longs,
minces, et presque droits.
Dans les trois paires d'uropodes, la branche interne est un peu plus courte que
la branche externe. La branche externe des uropodes de la première paire porte une
petite épine vers son milieu; les autres branches ne présentent ni soies, ni épines. Le
telson, un peu plus long que large, est fortement échancré jusqu'à la moitié de sa
longueur ; chacun des lobes présente une extrémité largement arrondie, armée de
deux petites épines.
La longueur de l'unique exemplaire recueilli était de 2mm.
Le genre Sophrosyne a été créé par le Rév. Th. Stebbing pour une espèce,
Sophrosyne Murrayi Stebbing («1 G, p. 652, pi. xv), draguée par le CHALLENGER
aux îles Kerguelen, et qui diffère bien nettement de Sophrosyne hispana par la forme
du propode des gnathopodes postérieurs. Ce propode, étroit et allongé chez notre
espèce, est court, très large et triangulaire chez la forme des îles Kerguelen. Une
autre espèce, Sophrosyne Robertsoni Stebbing et Robertson («SI , p. 3i, pi. v), pro-
venant du golfe de Clyde (Ecosse), semble très voisine de Sophrosyne hispana; elle
en diffère néanmoins par plusieurs caractères bien nets. Chez Sophrosyne Robertsoni,
les plaques épimérales du troisième segment du métasome sont régulièrement
arrondies en arrière, au lieu d'être brusquement coudées ; les antennes portent un
plus grand nombre d'articles; les mandibules ne possèdent pas de processus molaire,
et les deux derniers articles de leur palpe sont d'égale longueur; les proportions et la
forme des articles des gnathopodes de la seconde paire sont un peu différentes ; le
bord postérieur de l'article basai des pattes de la sixième paire est denticulé; enfin,
le telson est un peu moins profondément fendu.
Genre Ichnopus, Costa i853
Ichnopus spinicornis, Boeck
1860. Ichnopus spinicornis, Boeck (1S), p. 645.
1866. Ichnopus calceolatus, Heller (188), p. 20, pi. 11, fig. 3.
1873-76. Ichnopus spinicornis, Boeck (80l, p. 124, pi. m, fig. 3.
1890. Ichnopus spinicornis, G. O. Sars (198), p. 40, pi. xv.
Campagne de 1886 : Stn. 44, profondeur i66m. Golfe de Gascogne.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Ichnopus spinicornis a été signalé, par Boeck et par le Professeur
G. O. Sars, sur la côte de Norvège, et, par Heller, dans l'Adriatique. Le Travailleur
l'a dragué, entre Marseille et la Corse, par environ 25om de profondeur (153). On ne
lui connaissait pas de station intermédiaire entre la côte occidentale de Norvège et la
Méditerranée.
i6
Genre Lysianax, Stebbing 1888
Lysianax ceratinus, Walker
(PL v, fig. 1)
1887. Lysianassa longicornis, Chevreux (44), p. 294.
1889. Lysianax ceratinus, Walker (9Z8), p. 200, pi. x, fig. 1-8 (Ç).
1893. Lysianax longicornis, Chevreux et Bouvier (Ott), p. m.
1893. Lysianax longicornis, Della Valle (89), p. 790, pi. m, fig. 6, et pi. xxv, fig. i-i5.
1895. Lysianax longicornis, Walker (933), p. 291.
1896. Lysianax longicornis, Walker et Hornell (183*), p. 52.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur 10 m. Rade de Palais (Belle-Ile).
Campagne de 1888 : Stn. 167, même localité.
Lysianax ceratinus a été jusqu'ici confondu avec une forme très voisine :
Lysianax longicornis (Lucas). M. Walker, après avoir décrit la première de ces deux
espèces, comme nouvelle, en 1889, en fait, dans les derniers mémoires qu'il a publiés,
un synonyme de Lysianax longicornis. L'examen d'un grand nombre d'exemplaires,
de diverses provenances, des deux formes, m'a donné la certitude qu'elles étaient
spécifiquement différentes.
Les caractères les plus distinctifs résident dans la forme des antennes. Chez
Lysianax ceratinus, les antennes de la femelle, très courtes, égalent à peine en lon-
gueur l'ensemble de la tête et des deux premiers segments du mésosome. Le premier
article du pédoncule des antennes supérieures est très volumineux ; ses bords
antérieur et postérieur se terminent chacun par un petit prolongement aigu ; une
dent triangulaire, très large à la base est située latéralement, au bord interne, et,
par cela même, peut facilement passer inaperçue. Chez un exemplaire bien adulte,
cette dent atteint à peu près le milieu du second article du pédoncule. Le flagellum
principal, un peu plus court que le pédoncule, se compose de huit à neuf articles,
garnis de soies nombreuses et très allongées ; le flagellum accessoire, plus court de
moitié, comprend de trois à cinq articles. Les antennes inférieures, courtes et
robustes, un peu moins longues que les antennes supérieures, portent de huit à dix
articles au flagellum. Les antennes supérieures du mâle adulte sont semblables à
celles de la femelle ; les antennes inférieures dépassent la longueur du corps.
Chez la femelle de Lysianax longicornis (PI. v, fig. 2a), les antennes sont plus
grêles et beaucoup plus allongées. Le premier article du pédoncule des antennes
supérieures, moins renflé, n'est pas denticulé au bord inférieur, mais se termine
en arrière par une dent longue et grêle, toujours bien visible, et qui atteint à peu
près la longueur du second article du pédoncule. Le flagellum principal, près de deux
fois aussi long que le pédoncule, se compose de seize à dix-huit articles, garnis de
soies rares et courtes; le flagellum accessoire comprend de quatre à six articles. Les
— 17 —
antennes inférieures, très grêles, notablement plus courtes que les antennes supé-
rieures, portent de douze à seize articles au flagellum. Les antennes supérieures du
mâle diffèrent peu de celles de la femelle, mais la dent du premier article du pédon-
cule, encore plus longue, dépasse souvent l'extrémité du second article. Les antennes
inférieures d'un mâle bien adulte sont notablement plus longues que le corps.
La taille des deux espèces est un peu différente. La femelle adulte de Lysianax
ceratinus ne dépasse jamais 9mm de longueur ; la femelle adulte de Lysianax longi-
cornis atteint jusqu'à umm. Les deux formes diffèrent aussi par leur coloration ; les
petites taches d'un blanc mat, éparses sur le corps de Lysianax ceratinus, sont rem-
placées par des taches d'un brun rougeâtre, chez Lysianax longicornis. Enfin, tandis
que la première de ces deux espèces est commune à l'Océan et à la Méditerranée, la
seconde semble, jusqu'ici, exclusivement méditerranéenne.
La synonymie de Lysianax longicornis peut s'établir comme il suit :
1849
i857
1866
1866
1866
Lysianassa longicornis, Lucas (149), p. 53, pi. v, fig. 2 (çf).
Lysianassa spinicornis, Costa (88), p. i85, pi. 1, fig. 4 (9).
Lysianassa spinicornis, Grube (il©), p. 3go, pi. ix, fig. 6 (9).
Lysianassa spinicornis, Heller (1*8), p. i5, pi. 11, fig. 3-n (9)-
Lysianassa longicornis, Heller (138), p. 17, pi. 11, fig. i2-i5 {çf).
Habitat. — La station la plus septentrionale connue de Lysianax ceratinus est
Liverpool, où il a été trouvé par M. Walker. MM. Walker et Hornell signalent aussi
sa présence à Jersey et à Guernesey. Sur les côtes de France, il a été recueilli à
Saint-Vaast-la-Hougue, à Brest, aux îles Glénans, au Croisic. En Méditerranée, il est
assez commun sur les côtes de France et d'Algérie, dans les algues du littoral, et
M. Délia Valle l'a décrit, sous le nom de Lysianax longicornis, d'après des exem-
plaires provenant du golfe de Naples. Dans l'Atlantique, son habitat s'étend assez loin
au sud, et j'ai eu occasion de le recueillir aux îles Canaries, et sur la côte du
Sénégal. '
< %ysianax longicornis, décrit par Lucas d'après un exemplaire mâle, trouvé sur des Fucus, au large de
Bône, a été retrouvé à Naples par Costa, dans l'Adriatique par Grube et par Heller. Il n'est pas rare sur les
côtes de Provence, d'Algérie et de Tunisie, mais il habite généralement des profondeurs un peu plus grandes
que l'espèce voisine. J'en ai trouvé de nombreuses colonies dans les cavités des Eponges du commerce
{Hippospongia equina Sch.), draguées par 25 à 40 mètres, dans le golfe de Gabès.
— i8 —
Genre Aristias, Boeck 1870
Aristias tumidus, (Krôyer)
1846. Anonyx tumidus, Kroyer (14©), p. 16.
1887. Aristias tumidus, Hansen (194), p. 67, pi. 11, fig. 3.
1890. Aristias tumidus, G. O. Sars (1»S), p. 49> P1- xvm; fiS- '■
Campagne de 1887 : Stn. 162, profondeur i55m. Parages de Terre-Neuve.
Un exemplaire.
Habitat. — Aristias tumidus n'avait été rencontré, jusqu'ici, que dans l'Océan
glacial arctique. Goës le signale au Spitzberg, le Docteur Hansen, au Groenland, le
Professeur G. O. Sars, dans le Varangerfjord. Cette espèce a été longtemps confondue
avec une forme voisine, Aristias neglectus Hansen, dont l'habitat, plus méridional,
s'étend de la côte occidentale de Norvège à l'Angleterre.
Aristias Topsenti, nov. sp.
(PL m, fig. 2)
Campagne de 1887 : Stn. 161, profondeur 1267™. Parages de Terre-Neuve, dans
une Eponge. Six exemplaires.
Le corps, court et épais, est régulièrement arrondi. La tête, à peine aussi longue,
à son sommet, que la moitié du premier segment du mésosome, présente des lobes
latéraux très larges, arrondis à l'extrémité. Les plaques coxales de la première paire,
très petites, sont en partie recouvertes par les suivantes. Les plaques coxales des
seconde et troisième paires dépassent un peu en hauteur les segments correspondants
du mésosome. Les plaques coxales de la quatrième paire, beaucoup moins larges que
hautes, sont modérément échancrées au bord postérieur. Les plaques coxales de la
cinquième paire offrent un lobe postérieur beaucoup plus haut et plus étroit que le
lobe antérieur. Les plaques épimérales des second et troisième segments du métasome
se terminent par des angles légèrement aigus. Le premier segment de Turosome
porte, au bord dorsal, une petite carène arrondie; le second segment présente un
caractère très particulier : de chaque côté de son bord postérieur est soudée une
lamelle chitineuse ovale, qui se prolonge jusqu'au niveau du milieu du telson; le
troisième segment peut jouer librement entre ces deux lamelles.
Il n'existe aucune trace d'organes de vision. Les antennes supérieures, très
courtes, égalent en longueur l'ensemble de la tête et des deux premiers segments du
mésosome. Le premier article du pédoncule n'est guère plus long que l'ensemble des
deux suivants; le troisième article porte, au bord inférieur, quelques longs cils qui
— i9 —
atteignent le milieu du flagellum. Le flagellum principal comprend cinq articles; le
flagellum accessoire est bi-articulé. Les antennes inférieures dépassent notablement
l'extrémité des antennes supérieures ; les deux derniers articles du pédoncule sont à
peu près d'égale longueur; le flagellum, beaucoup plus court que le pédoncule, se
compose de quatre articles.
Les mandibules sont courtes et robustes. Le bord tranchant n'est pas denticulé.
Le processus molaire, très proéminent, conique, est légèrement recourbé à l'extré-
mité. Le palpe, situé à peu près au niveau du processus molaire, est robuste et peu
allongé; son troisième article, un peu plus long, mais beaucoup moins gros que le
second, porte une épaisse rangée de soies, et se termine par deux longues épines. Le
lobe interne des mâchoires de la première paire, beaucoup plus développé que chez
les autres espèces du genre Aristias, porte cinq grosses épines ciliées ; le lobe externe
est armé de nombreuses épines, à peu près d'égale taille; le palpe, un peu plus long
que le lobe externe, se termine par six dents aiguës. Le lobe interne des mâchoires
de la seconde paire est un peu plus étroit que le lobe externe. Les maxillipèdes,
larges et courts, offrent un lobe interne régulièrement arrondi à l'extrémité ; le lobe
externe, légèrement échancré à l'angle interne, n'atteint pas tout à fait l'extrémité
du troisième article du palpe, dont le quatrième article affecte la forme d'un dactyle
aigu.
Le propode des gnathopodes antérieurs, un peu plus long que le carpe, est
finement denticulé sur toute la longueur du bord postérieur, qui porte aussi deux
fortes épines. Le dactyle, assez allongé, présente une petite dent vers le milieu de
son bord interne. Les gnathopodes postérieurs, beaucoup plus longs que les précé-
dents, sont assez robustes; le carpe atteint près du double de la longueur du propode,
qui se termine par un prolongement aigu, avec lequel le dactyle forme une petite
pince. Les pattes suivantes, toutes à peu près d'égale taille, portent, comme chez
Arisiias tumidus, à la partie inférieure du propode, un petit prolongement aigu,
opposé au dactyle. Dans les pattes des trois dernières paires, l'article basai, relative-
ment étroit, est à peine arrondi au bord postérieur ; ce bord est légèrement échancré
à sa partie inférieure dans les pattes de la dernière paire; l'article méral ne
présente pas de renflement bien accentué. Les branches des uropodes de la première
paire, presque aussi longues que le pédoncule, sont finement denticulées au bord
supérieur ; une petite épine existe au bord inférieur de la branche interne. Les
branches des uropodes de la seconde paire ne portent pas d'épines, et sont, comme
les précédentes, denticulées au bord supérieur. Les uropodes de la troisième paire
dépassent un peu le niveau de l'extrémité des uropodes précédents ; les branches sont
un peu plus longues que le pédoncule ; la branche externe porte un petit article
terminal ; la branche interne, un peu plus courte, est finement denticulée au bord
supérieur. Le telson, aussi large que long, est presque entièrement fendu ; chacune
de ses lamelles, largement arrondie à l'extrémité, se termine par une petite échan-
crure, armée d'une épine.
— 20 —
La taille du plus grand des exemplaires recueillis est de 3mm.
Cette espèce s'écarte du genre Aristias par quelques légères différences dans la
forme des pièces buccales, et surtout par l'aspect si spécial que lui donnent les deux
lamelles chitineuses, protectrices du troisième segment de l'urosome. Sous tous
les autres rapports, elle est tellement voisine des deux formes récemment décrites
par le Professeur G. O. Sars, sous les noms à' Aristias microps et à." Aristias megalops
(199, supplément, p. 675 et 676, pi. 1, fig. 2 et pi. 11, fig. 1), qu'il ne saurait être
question de créer pour elle un genre nouveau.
Je suis heureux de dédier cette nouvelle espèce, trouvée dans une Eponge des
grands fonds, au Dr Topsent, auteur du beau mémoire sur les Spongiaires de
YHlRONDELLE.
Genre Hirondellea, Chevreux 1889
Corps très renflé, muni d'une légère carène dorsale. Tête courte, lobes latéraux
largement arrondis. Plaques coxales peu élevées. Yeux réunis au sommet de la tête;
deux yeux accessoires existent sur les lobes latéraux. Antennes courtes et grêles.
Mandibules assez fortes; bord tranchant peu armé; processus molaire très saillant,
conique; palpe grêle, peu allongé. Mâchoires de la première paire très robustes. Lobe
externe des maxillipèdes bien développé, palpe grêle. Propode des gnathopodes
antérieurs subchéliforme. Pattes postérieures longues et grêles. Uropodes allongés,
atteignant au même niveau. Telson profondément fendu.
La dénomination à'Hirondellea rappelle aux zoologistes le nom de la goélette
qui, sous le commandement de S. A. le Prince de Monaco, a effectué quatre campa-
gnes d'un si haut intérêt pour la science.
Hirondellea trioculata, Chevreux
(PI. iv, fig. 1 et pi. xiv, fig. 3)
1889. Hirondellea trioculata, Chevreux (59), p. 286.
Campagne de 1888: Stn. 23o, profondeur i236m. Sud de Pico (Açores). Quatre
exemplaires.
Le corps remarquablement obèse, porte une légère carène dorsale sur toute la
longueur du mésosome et du métasome. La tête, beaucoup moins longue que haute,
présente des lobes latéraux peu saillants, largement arrondis. Les yeux supérieurs,
assez imparfaitement développés, au point de vue des éléments visuels., se réunissent
au sommet de la tête, dont ils tiennent toute la longueur, affectant l'aspect d'un œil
unique, transversalement ovale. Les yeux accessoires, ou plutôt les taches oculaires,
car ils ne sont indiqués que par un pigment jaune citron, et ne présentent aucune
. 2 1 —
trace d'ocelles, affectent la forme de croissants bifurques à la partie inférieure. Les
plaques coxales de la première paire, très petites, sont en partie cachées par les
suivantes. Les plaques coxales des seconde, troisième et quatrième paires sont beau-
coup moins hautes que les segments correspondants du mésosome. Les plaques
coxales de la cinquième paire, beaucoup plus larges que hautes, présentent des lobes
d'égale taille. Les plaques épimérales du troisième segment du métasome se termi-
nent par un angle légèrement aigu. Le premier segment de l'urosome présente une
dépression dorsale, suivie d'une petite carène arrondie.
Le premier article du pédoncule des antennes supérieures, assez volumineux, est
un peu plus long que large; les deux articles suivants sont extrêmement courts. Le
flagellum principal se compose de douze articles peu allongés, sauf le premier, qui
atteint la longueur de l'ensemble des trois suivants. Le premier article du flagellum
accessoire, aussi long que celui du flagellum principal, est suivi de quatre articles
très courts. Les antennes inférieures dépassent un peu le niveau de l'extrémité des
antennes supérieures. Le quatrième article du pédoncule est plus gros, mais un peu
moins long, que le cinquième. Le flagellum comprend douze articles.
L'épistome, très proéminent, affecte la forme d'une lame arrondie, à peine
séparée de la lèvre inférieure par un léger sinus. Les mandibules, larges et fortes,
présentent un bord tranchant armé d'une petite dent à chaque extrémité ; le pro-
cessus molaire, conique et très proéminent, est situé à peu près à la même hauteur
que la base du palpe, qui est grêle et peu développé. Les mâchoires de la première
paire sont très robustes. Le lobe interne, assez court, est surmonté d'une énorme
dent brusquement coudée, ciliée au bord interne, et d'une épine beaucoup moins
longue que cette dent. Le lobe externe, bien développé, porte trois rangées d'épines ;
les épines médianes, longues et recourbées, sont denticulées au bord interne ; les
épines latérales, droites et beaucoup plus courtes, sont crénelées à l'extrémité. Le
palpe, large et allongé, finement denticulé à l'extrémité, porte deux petites dents au
bord interne. Le lobe interne des mâchoires de la seconde paire, large et arrondi, est
garni d'une rangée de soies simples ; le lobe externe, à peu près d'égale taille, porte
des soies ciliées. Le lobe interne des maxillipèdes, obliquement tronqué à l'extrémité,
porte une rangée de soies au bord interne ; le lobe externe, très développé, est fine-
ment denticulé au bord interne; le palpe, remarquablement grêle, se termine par
un article recourbé., offrant bien l'aspect d'un dactyle.
Les gnathopodes antérieurs sont peu développés; le propode, quadrangulaire,
est à peu près aussi long que le carpe ; le bord palmaire forme un angle droit avec
le bord postérieur; l'extrémité du dactyle dépasse notablement le bord palmaire.
Les gnathopodes postérieurs, beaucoup plus allongés que ceux de la paire précé-
dente, présentent un propode ovale, atteignant à peine la moitié de la longueur du
carpe, et terminé, au bord postérieur, par un petit prolongement sur lequel l'extré-
mité du dactyle vient s'appuyer. Les pattes des deux paires suivantes, courtes et
grêles, ne présentent rien de particulier. Les pattes des trois dernières paires, à peu
22 —
près de même forme, sont beaucoup plus allongées que les pattes précédentes ; leur
article basai, finement crénelé au bord postérieur, est ovale, et relativement peu
développé ; les articles suivants sont extrêmement grêles, le dactyle, faible et très
court. Les pattes de la dernière paire sont un peu moins longues que celles des deux
paires précédentes.
Les uropodes, assez allongés, atteignent au même niveau. Les branches des
uropodes de la première paire, grêles et styliformes, un peu plus courtes que le
pédoncule, sont d'égale taille. La branche interne des uropodes de la seconde paire,
beaucoup plus grosse et un peu plus longue que la branche externe, affecte une forme
particulière ; elle se rétrécit brusquement, à peu de distance de son extrémité, pour
se terminer ensuite en pointe aiguë ; une petite soie part de l'angle de ce rétrécisse-
ment. Les branches des uropodes de la troisième paire, étroitement lancéolées, sont
d'égale longueur; la branche interne possède un petit article terminal. Le telson,
beaucoup plus long que large, dépasse l'extrémité du pédoncule des uropodes de la
dernière paire ; il est fendu sur un peu plus de la moitié de sa longueur, et ses deux
lobes, légèrement divergents, se terminent chacun par une échancrure garnie de deux
petites épines.
Aucun mâle ne se trouvait parmi les exemplaires recueillis. La plus grande
femelle mesurait i3mm de longueur. La couleur, notée d'après les animaux frais, bien
que ramenés morts dans la nasse, était d'un jaune ambré, plus ou moins teinté de
rose violacé. Les yeux, bien nettement distincts, étaient jaune citron.
Genre Orchomene, Boeck 1870
Orchoinene pectinatus, G. O. Sars
1882. Orchomene pectinatus, G. O. Sars (19©), p. 80, pi. ni, fig. 5.
1890. Orchomene pectinatus, G. O. Sars (193), p. 64, pi. xxiii, fig. 3.
Campagne de 1887: Stn. 112, profondeur 1287111. Entre Sâo Jorge et Pico
(Açores). Vingt-cinq exemplaires.
Habitat. — Orchomene pectinatus a été dragué, au cours de l'Expédition norvé-
gienne (191, vol. 2, p. 42), dans le nord de l'Atlantique et dans l'Océan glacial
arctique, par des profondeurs variant de 25o à 658 brasses (457™ à i204m). Le Profes-
seur G. O. Sars l'a dragué par 120 brasses (2io,m) dans le Varangerfjord. La présence
de cette espèce dans les eaux des Açores est une nouvelle preuve des affinités qui
existent entre la faune profonde des mers tempérées et celle des mers froides.
— 23 —
Genre Orchomenella, G. O. Sars 1890
Orchomenella minuta, (Krôyer)
1846. Anonyx minutas, Krôyer (140), p. 23.
1870. Orchomene minutas, Boeck (10), p. 36.
1890. Orchomenella minuta, G. O. Sars (10S), p. 66, pi. xxiv, fig. 1.
Campagne de 1887: Stn. 164, Saint-Jean-de-Terre-Neuve. Une petite nasse
en toile métallique, mouillée dans le port, a ramené une quantité de ces Amphipodes,
suffisant à remplir un bocal d'une contenance de trois litres.
Habitat. — Orchomenella minuta, très commune dans les régions arctiques, est
signalée par Krôyer et par le Dr Hansen, au Groenland ; par Goës, au Spitzberg.
Le Willem-Barents l'a recueillie dans cinq localités différentes de l'Océan
glacial. Cette espèce fait partie d'une importante collection d'Amphipodes de la Mer
Blanche, appartenant au Muséum de Saint-Pétersbourg '. En Amérique, elle a été
draguée sur la côte du Labrador (S. J. Smith 805, p. 221). C'est une forme assez
répandue sur les côtes de Norvège, principalement dans la région arctique
(G. O. Sars), mais qui semble confinée dans les mers froides de l'hémisphère nord.
VAnonyx minuties de Sp. Bâte et Westwood (16, p. 108), provenant des côtes
d'Angleterre est probablement identique avec . Orchomene Batei G. O. Sars, et
VAnonyx minutus de Heller (1*8, p. 24), recueilli dans l'Adriatique, n'est certai-
nement pas l'espèce de Krôyer.
Genre Orchomenopsis, G. O. Sars 1891
Orchomenopsis abyssorum, (Stebbing)
1888. Orchomene abyssorum, Stebbing (VIS), p. 676, pi. xxi.
Campagne de 1888: Stn. 256, filet gouvernail entre deux eaux, à 2200™ au-
dessous de la surface. Un exemplaire mâle.
Habitat. — Orchomenopsis abyssorum a été dragué par le Challenger dans
l'Atlantique sud, à l'est de Buenos- Ayres, par une profondeur de 1900 brasses
(3477™). L'unique exemplaire recueilli, un mâle, a peut-être été capturé entre deux
eaux, pendant que le chalut remontait à bord. On connaît d'autres exemples de
Lysianassides prises entre deux eaux, ou même à la surface. Orchomene musculosus
Stebbing, forme assez voisine à"1 Orchomenopsis abyssorum, et qui doit probablement
1 Ces Amphipodes m'ont été fort aimablement communiqués, sur la demande de M. le Professeur
de Korotneff, directeur du Laboratoire russe de Villefranche.
— 24 —
prendre place dans le même genre, bien que le propode de ses gnathopodes posté-
rieurs ne soit pas chéliforme, a été capturé par le Challenger, dans le sud du
Japon, à la surface, la profondeur en cet endroit étant de 2425 brasses (4437™).
Genre Tryphosites, G. O. Sars 1891
Tryphosites longipes, (Sp. Bâte)
1862. Anonyx longipes, Sp. Bâte (15), p. 79, pi. xm, fig. 4 (Ç).
1862. Anonyx ampulla, Sp. Bâte (15), p. 79, pi. xm, fig. 5 (o*).
1870. Tryphosa longipes, Boeck (•©), p. 38.
1891. Tryphosites longipes, G. O. Sars (19*1, p. 81, pi. xxvm, fig. 3, et pi. xxvix, hg. 1.
Campagne de 1886 : Stn. 42, profondeur i36m. — Stn. 44, protondeur i66m.
Golfe de Gascogne.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Tryphosites longipes est commune sur les côtes de Norvège, par
20 à 100 brasses (36mà i83m) de profondeur (G. O. Sars). Le Rév. Norman l'a draguée
aux îles Shetland ; Sp. Bâte signale sa présence sur les côtes d'Ecosse. Elle habite
aussi la côte occidentale de France, par des profondeurs très faibles ; je l'ai draguée
dans la baie du Croisic, par 6m, et par i5m. En Méditerranée, le Professeur G. O.
Sars (IO«, p. 82), la trouvée dans le Golfe de Naples, et la Princesse -Alice
l'a capturée, sur la côte de Sicile, par i2iom de profondeur (G4, p. 428).
Genre Euryporeia, G. O. Sars 1891'
Euryporeia gryllus, (Mandt)
(PI. XIV, fig. 4)
1822. Gammarus gryllus, Mandt 151 l p. 34.
1848. Lysianassa magellanica, H. Milne-Edwards (109), p. 398.
i865. Lysianassa gryllus, Goës (lOft), p. 5 17, pi. xxxvi.
i865. Eurytenes magellanicus, Lilljeborg (14»), p. 11, pi. i-m, fig. 1-22.
1870. Eurytenes gryllus, Boeck (19), p. 25.
1884. Eurythenes gryllus, S. I. Smith (SÛO), p. 54.
1889. Eurythenes gryllus, Chevreux 55, p. 298.
1891. Euryporeia gryllus, G. O. Sars (1©*), p. 86, pi. xxx.
1895. Euryporeia gryllus^ Chevreux (84), p. 426.
Campagne de 1888: Stn. 188, profondeur 2ooom. Parages des Açores. Deux
jeunes exemplaires, le plus grand mesurant 4Ômm.
1 Le nom générique Eurytenes, affecté par le Professeur Lilljeborg, en i865, à la Lysianassa magel-
lanica de H. Milne-Edwards, ne pouvait subsister, ayant été employé quelques années auparavant, pour
désigner un genre d'Hyménoptères. En 1884, M. Smith modifia légèrement l'orthographe de ce nom, sans
— 25 —
Habitat. — Le premier exemplaire connu de cette espèce géante a été décrit par
Mandt, d'après un individu long de trois pouces (76™™), rejeté par un Pétrel, Procel-
laria glacialis, pris au voisinage du Groenland. En 1848, H. Milne Edwards décrivit,
sous le nom de Lysianassa mage/lanica, un Amphipode des mers australes, trouvé
par d'Orbigny dans l'estomac d'un grand Poisson, capturé dans le détroit de Magellan,
Amphipode incontestablement identique au Gammarus gryllus Mandt. Plus récem-
ment, le Professeur Lilljeborg, le Docteur Hansen et le Professeur G. O. Sars ont
signalé la présence de cette rare espèce dans les parages de l'Islande, du Groenland et
sur la côte septentrionale de Norvège, où on ne la trouvait que dans l'estomac de
squales, Scymnus borealis et Samniosus microcephahts, habitant les grandes profon-
deurs. Jusqu'en i883, on ne connaissait pas à YEuryporeia de station intermédiaire
entre l'extrême nord de l'Europe et le Cap Horn. C'est à cette époque qu'il fut
capturé pour la première fois au chalut, pendant l'Expédition de YAlba TROSS, sur la
côte est de l'Amérique du Nord, par une profondeur de 1700 brasses (3 1 1 1 mètres),
et par 370 56' 20" de latitude Nord ; les exemplaires recueillis dans la nasse de
YHirojsdelle habitaient, à peu de chose près, sous la même latitude. J'ajouterai
que, en 1894, les nasses de la Princesse-Alice ont capturé un exemplaire de cette
espèce dans l'Atlantique, au voisinage du détroit de Gibraltar, par une profondeur
de 36iom, et huit exemplaires, dans le Golfe de Gascogne, par 2620™ de profondeur
(«4, p. 426).
Au moment de leur capture, les exemplaires de Y Hirondelle étaient colorés
en rose plus ou moins teinté de jaune; le bord des pattes était vermillon, les yeux,
d'un jaune orangé.
Genre Anonyx, Krôyer i838
Anonyx nugax, (Phipps)
1774. Cancer nugax, Phipps (180), p. 192, pi. xii, fig. 3.
i838. Anonyx lagena, Krôyer (131?), p. 244, pi. 1, fig. 1.
1840. Lysianassa lagena, H. Milne- Edwards (ÎOI), vol. 3, p. 21.
1845. Anonyx ampulla, Krôyer (139), p. 578.
1862. Lysianassa nugax, Sp. Bâte (15), p. 65, pi. x, fig. 3.
1877. Anonyx nugax, Miers (158), p. 1 35.
1891. Anonyx nugax, G. O. Sars (198), p. 88, pi. xxxi.
Campagne de 1887 : Stn. i63, profondeur i5om. Parages de Terre-Neuve.
Habitat. — Cette espèce est très répandue dans l'Océan glacial arctique. Le
Professeur G. O. Sars la signale sur les côtes de Norvège, où elle est assez commune,
en changer la consonnance, et j'ai moi-même admis, d'une façon toute provisoire, la dénomination à'Eury*
thenes, dans une note préliminaire. Plus récemment, le Professeur G. O. Sars a créé, avec raison, le nom
générique Euryporeia, qui, tout en conservant le même sens, ne prête plus à aucune confusion.
4
— 26 —
par des profondeurs de 5o à 3oo brasses (gim à 549™). Bruzelius l'a draguée sur les
côtes de Suède, le Rév. Norman, aux îles Shetland. Le Muséum de Saint-Pétersbourg
en possède des exemplaires provenant de plusieurs localités de la Mer Blanche .
Anonyx nugax n'avait pas encore été rencontré sur les côtes américaines;
V Hirondelle l'y a dragué, au voisinage de Terre-Neuve.
Genre Hoplonyx, G. O. Sars 1891
Hoplonyx cicada, (Fabricius)
1780. Oniscus cicada, Fabricius (94), p. 258.
1845 Anonyx gulosus, Kroyer (139), p. 611.
i85i. Anonyx norvégiens, Lilljeborg (145), p. 22.
i856. Anonyx Holbôlli, Sp. Bâte (11), p. 58, pi. xvn, fig. 3.
1888. Anonyx cicada, Stebbing (816), p. 47.
1891. Hoplonyx cicada, G. O. Sars (198), p. 92, pi. xxxn, fig. 2.
Campagne de 1887 : Fayal (Açores), sur des Madrépores. Deux exemplaires.
Habitat. — Hoplonyx cicada est extrêmement répandu dans les mers du nord
de l'Europe, depuis le Groenland jusqu'au sud de la Norvège (G. O. Sars), où il
habite les profondeurs de 20 à 200 brasses (36m à 365 m). Lilljeborg le signale sur les
côtes de Suède, Sp. Bâte, en Ecosse et à Plymouth. On ne l'avait jamais rencontré
au sud de l'Angleterre. Les exemplaires de Y Hirondelle proviennent des Açores,
et, plus récemment, les nasses de la Princesse-Alice ont capturé cette espèce
dans les eaux profondes de l'Atlantique et de la Méditerranée (04, p. 427).
Genre Centromedon, G. O. Sars 1891
Centromedon crenulatum, nov. sp.
(PI. v, fig. 3)
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Au large du Cap Finisterre.
Cinq exemplaires.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exem-
plaire.
Le corps, assez comprimé, est un peu moins robuste que celui du type du genre:
Centromedon pumilus (Lilljeborg). La tête, notablement plus longue que le premier
segment du mésosome, présente des lobes latéraux allongés et aigus. Les plaques
coxales antérieures ne sont pas beaucoup plus élevées que les segments correspon-
dants du mésosome, et ne portent pas de dent à l'angle inféro-postérieur. La largeur
des plaques coxales de la cinquième paire dépasse notablement leur hauteur. Les
— 27 —
plaques épimérales du troisième segment du métasome se terminent par un crochet
aigu et recourbé. Le premier segment de l'urosome présente une dépression dorsale
très accentuée, suivie d'une petite carène arrondie. Il n'existe aucune trace d'organes
de vision.
Les antennes sont relativement longues et grêles. Le premier article du pédon-
cule des antennes supérieures, assez large, est suivi de deux articles beaucoup plus
étroits et très courts. Le flagellum se compose d'un premier article assez allongé,
garni de longs cils au bord inférieur, et suivi de six articles notablement plus
longs que larges. Le flagellum accessoire, tri-articulé, dépasse un peu la longueur du
premier article du flagellum principal. Les antennes inférieures, un peu plus longues
que les antennes supérieures, présentent un pédoncule assez court; leur flagellum
comprend douze articles.
Les pièces buccales diffèrent quelque peu de celles du type du genre Centro-
medon. L'épistome est plus proéminent; le processus molaire des mandibules,
tronqué à l'extrémité, est situé à peu près à la même hauteur que le palpe. Dans les
mâchoires de la première paire, le palpe, remarquablement large, porte de nom-
breuses petites dents à son extrémité. Enfin, le lobe externe des maxillipèdes atteint
presque l'extrémité de l'avant-dernier article du palpe, qui se termine par un dactyle
bien caractérisé.
Le propode des gnathopodes antérieurs est aussi long que le carpe ; son bord
palmaire se confond avec le bord postérieur et forme avec lui une courbe régulière-
ment arrondie. Le propode des gnathopodes postérieurs, gros et court, largement
ovale, est beaucoup moins long que le carpe. Les pattes des trois dernières paires
sont presque d'égale taille, celles de la sixième paire étant néanmoins quelque peu
plus allongées. L'article basai des pattes des cinquième et sixième paires est irréguliè-
rement crénelé au bord postérieur, qui est presque droit; les articles suivants sont
assez robustes. L'article basai des pattes de la septième paire est largement ovale; son
bord postérieur, régulièrement arrondi, porte des dents extrêmement saillantes et
aiguës ; les autres articles sont beaucoup plus grêles, mais presque aussi longs, que
ceux des pattes de la paire précédente.
La branche interne des uropodes de la dernière paire est beaucoup plus grêle et
plus courte que la branche externe ; cette dernière, bi-articulée, porte quatre épines
au bord externe. Le telson, large et court, n'est pas beaucoup plus étroit à l'extrémité
qu'à la base ; fendu sur les trois quarts de sa longueur, carrément tronqué à l'extré-
mité, chacune de ses lamelles porte une rangée de six petites épines, et deux épines
terminales.
L'exemplaire décrit ci-dessus semble être un jeune mâle; il mesurait 4mm. Une
femelle mutilée, provenant de la Stn. 66, atteignait 6mm de longueur.
Cette nouvelle espèce diffère bien nettement de Centromedon pumilus (Lilljeborg)
par ses plaques coxales antérieures beaucoup moins élevées, par les proportions des
pattes des trois dernières paires, qui sont presque d'égale taille chez Centromedon
— 28 —
cremdatum, tandis que celles de la sixième paire sont beaucoup plus longues que les
autres, chez l'espèce norvégienne, et par les dents très accentuées qui garnissent le
bord postérieur de l'article basai des pattes de la dernière paire. Les pièces buccales
sont aussi sensiblement différentes dans les deux formes. UAnonyx calcaratas G. O.
Sars (I»l, p. 142, pi. xii, fig. 3), et YAnonyx typhlops G. O. Sars (f»l, p. 145,
pi. xii, fig. 4), que l'éminent zoologiste norvégien a compris récemment dans le genre
Centromedon (199, p. 100), différent aussi, par de nombreux caractères, de l'espèce
décrite ci-dessus.
Genre Onesimus, Boeck 1870
Onesimus plautus, (Krôyer)
1845. Anonyx plautus, Krôyer (13»), p. 629.
1870. Onesimus plautus, Boeck (19), p. 32.
1891. Onesimus plautus, G. O. Sars (ISS), p. 107, pi. xxxvn, fig. 1.
Campagne de 1887 : Stn. i63, profondeur i5om. Parages de Terre-Neuve. Deux
femelles, trouvées sur des Astéries.
Habitat. — Onesimus plautus est assez répandu dans l'Océan glacial arctique,
où Krôyer le signale au Groenland, Goës, au Spitzberg, le Dr Stuxberg, dans la
Mer de Kara. Le Muséum de Saint-Pétersbourg en possède des exemplaires prove-
nant de la Mer Blanche. Il est très rare sur la côte occidentale de Norvège (G. O. Sars),
et n'a jamais été rencontré, dans les mers d'Europe, au sud de la Scandinavie. Les
listes d'Amphipodes de la côte orientale de l'Amérique du Nord ne le mentionnent
pas.
Genre Lepidepecreum, Bâte et Westwood 1866
Lepidepecreum clypeatum, Chevreux
(PI. IV, fig. 2)
1888. Lepidepecreum clypeatum, Chevreux (48), p. 40.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exem-
plaire.
Le mésosome est extrêmement épais et robuste; le métasome et l'urosome sont
plus comprimés. Une carène dorsale existe sur toute la longueur du corps. La tête,
assez courte, présente une légère projection rostrale; les lobes latéraux, très allongés,
arrondis à l'extrémité, s'avancent jusqu'au milieu du second article du pédoncule
des antennes supérieures. Les plaques coxales antérieures atteignent plus du double
de la hauteur des segments correspondants du mésosome. Les plaques coxales des
trois premières paires sont assez étroites. Les plaques coxales de la quatrième paire
— 29 —
présentent, à leur partie inférieure, un prolongement lobiforme, légèrement arrondi.
Les plaques coxales de la cinquième paire, très développées, un peu moins larges
que hautes, sont à peine échancrées au bord inférieur. Les plaques épimérales des
deux premiers segments du métasome sont arrondies ; celles du troisième segment,
légèrement prolongées en arrière, se terminent en pointe aiguë. Le troisième segment,
du métasome et le premier segment de l'urosome se prolongent dorsalement en une
pointe aiguë, droite dans le premier de ces segments, légèrement recourbée dans le
second. L'exemplaire semble dépourvu d'organes de vision; examiné quelques jours
après sa capture, il n'en présentait aucune trace.
Le premier article du pédoncule des antennes supérieures, très large et renflé,
porte, au bord antérieur, une forte carène, prolongée en pointe obtuse au dessus du
second article ; ce dernier, extrêmement court, présente, au bord antérieur, une
carène prolongée en pointe aiguë au-dessus du troisième article; son bord postérieur
est aussi prolongé en pointe. Le troisième article, beaucoup plus long que le second,
n'est pas caréné. Le flagellum se compose d'un premier article, un peu plus long que
large, suivi de cinq articles beaucoup plus courts, garnis de longs cils au bord posté-
rieur. Il n'existe aucune trace de flagellum accessoire. Les antennes inférieures, très
grêles, sont à peine aussi longues que les antennes supérieures. Le troisième article du
pédoncule, remarquablement grand, dépasse de beaucoup en longueur les deux
suivants, qui sont à peu près d'égale taille. Le flagellum, comprenant trois petits
articles, se termine par une touffe de longs cils.
Les mandibules, grosses et courtes, présentent un bord tranchant lisse, un
processus molaire assez proéminent, un palpe très allongé, fixé beaucoup plus près de
la base de la mandibule que le processus molaire. Le lobe interne des mâchoires de
la première paire, assez allongé, affecte une forme à peu près triangulaire; le lobe
externe est armé de nombreuses épines crénelées; le palpe, remarquablement large,
est denticulé à l'extrémité. Les maxillipèdes sont peu développés ; le lobe interne,
assez court, se termine par trois dents arrondies ; le lobe externe atteint le milieu
du troisième article du palpe, qui est grêle et peu allongé.
Le propode des gnathopodes antérieurs, notablement plus long que le carpe, est
un peu plus large à l'extrémité qu'à la base; le bord palmaire, légèrement échancré,
forme, avec le bord postérieur, un angle à peu près droit, armé d'une épine ; le
dactyle, gros et recourbé, porte une dent au bord interne. Les gnathopodes posté-
rieurs sont très allongés; le propode, beaucoup plus court que le carpe, et fortement
renflé à l'extrémité, présente, à sa partie inférieure, un prolongement anguleux, qui
forme, avec le dactyle, une petite pince bien conformée. Les pattes des deux paires
suivantes sont longues et grêles ; l'article méral est assez fortement renflé au bord
antérieur; le carpe est un peu plus court que le propode; le dactyle, mince et
allongé, atteint la moitié de la longueur du propode. L'article basai des pattes de la
cinquième paire, presque orbiculaire, est aussi large que long ; l'article méral, forte-
ment renflé en arrière, se prolonge inférieurement jusqu'au milieu de l'article
— 3o —
suivant. L'article basai des pattes de la sixième paire, irrégulièrement ovale, se
prolonge inférieurement au delà du milieu de l'article méral ; ce dernier présente, au
bord postérieur, un renflement très accentué. Les pattes de la dernière paire sont
remarquables par l'énorme développement de leur article basai, qui atteint plus du
double de la longueur de l'ensemble des cinq articles suivants, et se prolonge infé-
rieurement, au point de dépasser l'extrémité du carpe; l'article ischial et l'article
méral portent une rangée de fortes épines au bord antérieur; le dactyle, assez court,
est droit.
Dans les trois paires d'uropodes, la branche externe est notablement plus longue
que la branche interne. Le pédoncule des uropodes de la troisième paire est gros et
court; la branche externe, presque styliforme, ne porte ni soies ni épines; la branche
interne, plus courte et plus robuste, se termine par deux fortes épines divergentes.
Le telson, étroit et allongé, atteint presque l'extrémité des uropodes de la troisième
paire; sa fente, très ouverte, s'étend jusqu'aux deux tiers de sa longueur ; il ne porte
ni soies, ni épines.
L'unique exemplaire recueilli, une femelle ovifère, mesurait 4mm,5 de longueur.
Le genre Lepidepecreum comprend quatre autres espèces : Lepidepecreum
carinatum Sp. Bâte et Westwood (16. vol. 2, p. 509), dont l'habitat s'étend du sud
de la Norvège jusqu'en Méditerranée; Lepidepecreum umbo Goës (105, p. 52o, fig. 6),
forme de l'extrême nord de l'Europe; Lepidepecreum typhlops Bonnier (S S, p. 621,
pi. xxxvi, fig. 2), dragué par le CAUDAN dans le Golfe de Gascogne ; Lepidepecreum
foraminiferum Stebbing (SI©, p. 686, pi. xxiv), dragué par le Challenger au
voisinage de l'île Kerguelen. La forme draguée par YHirondelle est bien caracté-
risée par le développement considérable de l'article basai des pattes des deux der-
nières paires.
Famille des PONTOPOREIDiE
Genre Urothoe, Dana i852
Urothoe elegans, Sp. Bâte
i856. Gammarus elegans, Sp. Bâte (11), p. 58, pi. xiv, fig. 5.
1857. Urothoe elegans, Sp. Bâte (1S), p. 145.
1891. Urothoe elegans, Stebbing (1815), p. i3, pi. i.
1893. Urothoe irrostrata, Della Valle (8S), p. 664, pi. v, fig. 8, et pi. xxxvi, fig. 3, 4 et 14 (o*).
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363ra. Au large du Gap Finisterre.
Trois femelles.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Deux femelles.
Le Professeur Della Valle, qui assimile toutes les espèces du genre Urothoe à
i I
YUrothoe irrostrata Dana, a décrit et figuré, sous ce nom, la femelle & Urothoe
pulchella, et le mâle & Urothoe elegans. Chez le mâle & Urothoe pulchella, dont j'ai eu
occasion d'examiner de nombreux exemplaires, provenant de l'Océan et de la Médi-
terranée, les pattes de la cinquième paire sont semblables à celles de la femelle, et
leur quatrième article, tout aussi renflé et épineux, ne ressemble nullement à celui
de la figure 14, pi. xxxvi, de l'ouvrage de M. Délia Valle. Un mâle d'Urothoe
elegans, dragué par la Melita sur la côte de Corse, avait le corps et les épimères
rouge corail, les pattes roses et les yeux noirs, ce qui est, à peu de choses près, la
couleur de YUrothoe mâle figurée par M. Délia Valle (8», pi. v, fig. 8). Chez les
mâles d' Urothoe pulchella, dragués sur la côte d'Algérie, la couleur générale du corps
était jaune; la partie dorsale du mésosome était teintée de rouge vif, et quelques
taches de même couleur existaient sur les épimères et sur les côtés du mésosome;
tous les appendices étaient blanc translucide, les yeux, rouge foncé.
Habitat. — Urothoe elegans a été décrite par Sp. Bâte, d'après un exemplaire
mâle, provenant des environs de Plymouth. Cette espèce n'est pas très rare dans les
eaux des Iles Britanniques; Kinahan l'a draguée au voisinage de Dublin, le Rév.
Norman aux îles Shetland, le Docteur Robertson dans le golfe de Clyde, M. Walker
aux environs de Liverpool. Sur les côtes de France, sa présence n'était encore
connue avec certitude qu'à Saint-Vaast-La-Hougue (6©, p. 119). La Melita l'a
draguée en Méditerranée, sur la côte de Corse, et, au Sénégal, à Dakar, Gorée et
Rufisque.
Urothoe Poucheti, Chevreux
(PI. v, fig. 4)
1888. Urothoe Poucheti, Chevreux (49), p. 34.
1891. Urothoe Poucheti, Stebbing (SI*), p. 9 et p. 25.
Campagne de 1887: Stn. 121, surface. Parages des Açores. Un exemplaire
mâle.
Le corps est remarquablement grêle et élancé. Les plaques épimérales du troi-
sième segment du métasome, légèrement prolongées en arrière, se terminent par des
angles à peine arrondis, presque droits. La tête se prolonge antérieurement pour
former un rostre assez accentué, obtus à l'extrémité. Les yeux, proéminents, très
grands, arrondis, se touchent au sommet de la tête.
Le pédoncule des antennes supérieures atteint à peu près la longueur de la tête;
son second article est un peu plus long que le premier; le troisième article égale les
deux tiers de la longueur du second. Le flagellum principal, un peu plus court que le
pédoncule, se compose de huit articles, beaucoup plus longs que larges ; le flagellum
accessoire comprend trois articles d'égale taille. Les antennes inférieures sont presque
aussi longues que le corps; le quatrième article de leur pédoncule est armé de sept
grandes épines; le cinquième article, notablement plus court que le quatrième, porte
— 32 —
quatre calcéoles au bord antérieur; presque tous les articles du flagellum sont égale
ment munis de calcéoles.
Les gnathopodes diffèrent à peine de ceux du type du genre : Urothoe elegans
Sp. Bâte. Le dactyle des gnathopodes antérieurs atteint les trois quarts de la lon-
gueur du propode ; le dactyle des gnathopodes postérieurs est beaucoup plus court.
Dans les pattes des troisième et quatrième paires, le propode, beaucoup moins long
que le carpe, est armé de sept épines d'inégale taille ; le dactyle porte dix petites
dents au bord interne. L'article basai des pattes de la cinquième paire est arrondi à
l'angle inféro-postérieur ; le carpe n'est pas plus large que l'article qui le précède ; le
dactyle, grêle et droit, presque aussi long que le propode, porte, au bord interne, six
ou sept petits nodules, suivis de quatre petites dents, et d'une dent beaucoup plus
grande, située près de son extrémité. Le bord postérieur de l'article basai des pattes
de la sixième paire présente une courbure régulière, la plus grande largeur de l'article
se trouvant vers son milieu, tandis qu'elle est située beaucoup plus bas chez Urothoe
elegans; le dactyle, grêle et droit, atteint presque la longueur du propode. Le bord
antérieur de l'article basai des pattes de la dernière paire est droit, son bord posté-
rieur présente une courbure régulière ; le propode est aussi long que le carpe ; le
dactyle atteint les trois quarts de la longueur du propode.
Le pédoncule des uropodes de la première paire porte une rangée de vingt-trois
épines au bord interne ; la branche externe, presque aussi longue que le pédoncule,
est armée de quatre épines. Les uropodes de la seconde paire, plus développés que
chez les autres espèces du genre Urothoe, atteignent le niveau de l'extrémité des
uropodes précédents, et dépassent de beaucoup le pédoncule des uropodes de la
dernière paire ; leurs branches, presque aussi longues que le pédoncule, sont droites;
la branche interne porte trois épines. Les branches des uropodes de la dernière
paire, largement lancéolées, sont bordées de longues soies ciliées ; il existe quatre
petites épines sur la face supérieure de la branche interne. Le telson, assez allongé,
presque entièrement fendu, atteint le milieu des branches des uropodes de la dernière
paire.
La longueur de l'exemplaire recueilli est de 5mm.
Urothoe Poucheti, très voisine d' Urothoe elegans Sp. Bâte, et d' Urothoe norve-
gica Boeck, en diffère néanmoins par d'assez nombreux caractères, parmi lesquels
on peut citer la forme plus élancée du corps, les nombreuses épines dont le pédon-
cule des uropodes de la première paire est armé, et la grande longueur des uropodes
de la seconde paire.
Urothoe marina, (Sp. Bâte)
1857. Sulcator marinus, Sp. Bâte (18), p. 140.
1862. Urothoe marinus, Sp. Bâte (15), p. n5, pi. xix, fig. 2.
1876. Urothoe marinus, Giard (iOi), p. 76.
1891. Urothoe marinus, Stebbing (Hf Ï), p. 16, pi. il.
— 33 —
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Cinq exem-
plaires.
Habitat. — Urothoe marina, signalée aux îles Shetland par le Rév. Norman, et
dans le Cattégat, par Meinert, n'a jamais été rencontrée sur les côtes de Norvège.
Elle ne semble pas rare dans les eaux des Iles Britanniques; Sp. Bâte la signale à
Banff (Murray Firth) ; le Rév. Stebbing, dans le Firth of Clyde ; M. Th. Scott, dans
le Firth of Forth; M. Walker, dans les parages de Liverpool; MM. Walker et
Hornell, à Jersey. Sur les côtes de France, elle a été trouvée dans le Boulonnais par
MM. Giard et Th. Barrois, à Saint-Vaast-la-Hougue et à Roscoff, par Grube, à
Concarneau, par M. Bonnier. J'ai signalé sa présence au Havre, à Saint-Lunaire et
au Croisic. Elle n'a jamais été rencontrée au sud de cette localité, et c'est par erreur
que je l'ai citée (51, p. 348) comme habitant la côte d'Algérie.
La distribution bathymétrique d' Urothoe marina oscille entre la limite des basses
mers et la profondeur, relativement grande, de i8om, à laquelle Y Hirondelle
l'a capturée; le Rév. Norman l'avait draguée par 60 brasses (uom), dans les parages
des îles Shetland.
Urothoe pulchella, (Costa)
i853. Egidia pulchella, Costa (81), p. 172.
1873-76. Urothoe pulchella, Boeck (ISO), p. 225.
1891. Urothoe pulchella, Stebbing (315), p. n, pi. iv, a.
1893. Urothoe irrostrata, Della Valle (89), p. 664, pi. v,fig. 3, etpl. xxxvi, fig. 1-2, 5-i3, 15-17 ($)-
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur igm. Côte occidentale de France.
Habitat. — Très commune dans la Méditerranée, Urothoe pulchella est aussi
l'espèce la plus répandue sur la côte occidentale de France. Sa station la plus septen-
trionale, en l'état actuel de nos connaissances, est le Firth of Forth, où sa présence a
été récemment signalée par M. Th. Scott. MM. Walker et Hornell la citent dans leur
liste des Amphipodes de Jersey. Au sud de la Méditerranée, son habitat s'étend
jusqu'aux îles Canaries, et à la côte du Sénégal, où la Melita l'a draguée en 1890.
Famille des" PHOXOCEPHALIDjE
Genre Metaphoxus, Bonnier 1896
Metaphoxus pectinatus, (Walker)
1896. Phoxocephalus pectinatus, Walker (835), p. 343, pi. xvi, fig. 1-6.
1896. Phoxocephalus simplex, Calman (41), p. 748, pi. xxxii, fig. 3.
1896. Phoxocephalus pectinatus, Walker (83G), p. i56.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur 19™. Côte occidentale de France.
Nombreux exemplaires. 5
- 34-
M. Caïman (41, p. 75 1) a démontré que Phoxocephalus pectinatus ne pouvait
prendre place dans aucun des genres Phoxocephalus, Leptophoxus et Paraphoxus,
tels qu'ils ont été définis par le Professeur G. O. Sars (193). La forme dont il est ici
question présente, au contraire, tous les caractères du nouveau genre Metaphoxus,
établi par M. Bonnier (S1?, p. 63o), pour une espèce très voisine, Metaphoxus
typicus Bonnier, draguée par le Caudan, dans le Golfe de Gascogne.
Dans une note récente, M. Walker (33©, p. 1 56) a mis en évidence les
caractères qui distinguent Phoxocephalus pectinatus du Phoxus simplex décrit par
Sp. Bâte (15, p. 97, pi. xvi, fig. 1). Malheureusement, on sait qu'il est impossible
de se fier aux descriptions et aux figures de l'ouvrage de Sp. Bâte, et, la forme
décrite par cet auteur n'ayant pas été retrouvée, malgré les nombreuses recherches
effectuées, au cours de ces dernières années, sur les côtes des Iles Britanniques, il
semble tout au moins probable que M. Caïman est dans le vrai en considérant les
deux espèces comme identiques. L'étude complète du type de Phoxus simplex
Sp. Bâte, conservé au British Muséum, permettra seule de trancher la question, et,
jusque là, le nom spécifique créé par M. Walker doit, à mon avis, subsister.
Habitat. — Signalé à Guernesey par M. Walker, et dans le Firth of Clyde par
M. Caïman, Metaphoxus pectinatus n'est pas rare sur la côte océanique de France, par
des profondeurs de i5 à 60 mètres. Je puis citer, comme habitats de cet Amphipode,
Cherbourg, Brest, Concarneau, les îles Glénans, le Croisic, et les parages de l'île
d'Yeu. UHiRONDELLE l'a dragué près de Belle-Ile. En Méditerranée, il a été dragué
par la Melita sur les côtes de Provence, de Corse, et dans le golfe de Gabès.
Genre Paraphoxus, G. O. Sars 1891
Paraphoxus maculatus, (Chevreux)
(PI. v, fig. 5)
1888. Phoxus maculatus, Chevreux (48i, p. 40.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exem-
plaire.
Le corps, relativement court, est peu comprimé. La tête, aussi longue que
l'ensemble des quatre premiers segments du mésosome, se prolonge pour former
un rostre peu allongé, terminé en pointe obtuse, et n'atteignant pas tout à fait l'extré-
mité du premier article du pédoncule des antennes supérieures. Les plaques coxales
des trois premières paires portent chacune six grosses soies raides au bord inférieur;
celles de la quatrième paire n'en présentent que cinq. Les plaques épimérales du
troisième segment du métasome, notablement prolongées en arrière, sont arrondies.
Les yeux, petits et ronds, bien distincts, ne possèdent qu'un petit nombre d'ocelles.
— 35 —
Les antennes supérieures, relativement allongées, sont beaucoup plus longues
que la tête. Le premier article de leur pédoncule, épais et renflé, est un peu plus long
que l'ensemble des deux suivants ; le second article porte, vers son milieu, quatre
longues soies divergentes. Le flagellum principal, presque aussi long que le pédon-
cule, se compose de sept articles ; le flagellum secondaire en comprend cinq. Les
antennes inférieures atteignent à peu près au niveau de l'extrémité des antennes supé-
rieures ; le quatrième article du pédoncule, très renflé, porte une rangée de longs cils
raides au bord inférieur ; le flagellum, comprenant sept articles, est aussi long que
l'ensemble des trois derniers articles du pédoncule. Les pièces buccales diffèrent à
peine de celles du type du genre : Paraphoxus oculatus G. O. Sars ; néanmoins, le
petit processus molaire des mandibules est situé plus loin du bord tranchant, et porte
trois petites épines latérales, au lieu de deux épines terminales.
Les propodes des gnathopodes sont d'égale taille et de même forme. Les
gnathopodes postérieurs dépassent un peu en longueur les gnathopodes antérieurs,
mais cette différence ne porte guère que sur les dimensions de l'article basai. Les
propodes sont ovales; une dent peu prononcée, garnie d'une épine, sépare le bord
palmaire du bord postérieur; le dactyle est grêle, aigu, recourbé à l'extrémité. Les
pattes des troisième et quatrième paires, très robustes, portent de longues soies
simples au bord postérieur ; le dactyle gros et court, dépasse à peine la moitié de la
longueur du propode. Le bord postérieur de l'article basai des pattes de la cinquième
paire est largement arrondi, et la longueur de cet article dépasse un peu sa largeur;
les derniers articles de ces pattes manquaient. Les pattes de la sixième paire étaient
également mutilées. L'article basai des pattes de la dernière paire, largement arrondi,
se prolonge inférieurement jusqu'au niveau de l'extrémité de l'article méral ; son
bord postérieur présente seulement quelques crénelures peu distinctes ; les articles
suivants sont garnis de longues et nombreuses épines ; le carpe est beaucoup plus gros
et plus court que le propode ; le dactyle atteint les trois quarts de la longueur du
propode.
Dans les uropodes des deux premières paires, les branches sont à peu près de
même longueur que le pédoncule. La branche externe des uropodes de la dernière
paire, très allongée, se termine par un petit article spiniforme, garni de deux soies à
son extrémité ; la branche interne, large et courte, n'atteint que la moitié de la lon-
gueur de la branche externe, non compris l'article terminal. Le telson est large-
ment fendu sur plus des deux tiers de sa longueur ; ses lobes présentent une extrémité
obliquement tronquée, garnie d'une soie et d'une épine.
L'unique exemplaire recueilli, une femelle, atteignait trois millimètres de lon-
gueur. Le corps était d'un blanc jaunâtre légèrement translucide, maculé de petites
taches d'un rouge brun, sur les segments du mésosome et du métasome ; les yeux
étaient noirs.
Cette espèce, très voisine du type du genre, Parophoxus oculatus G. O. Sars
(193, p. 149, pi. li), en diffère surtout par son rostre plus court, ses antennes plus
— 36
allongées, et le petit nombre des soies qui garnissent le bord des plaques coxales
antérieures — six au lieu de quatorze, aux plaques coxales de la première paire — .
Le dactyle des pattes des troisième et quatrième paires est aussi beaucoup plus court
que chez l'espèce voisine, et la branche interne des uropodes de la dernière paire
est un peu moins allongée. Enfin, la coloration est absolument différente.
Genre Harpinia, Boeck 1876
Harpinia neglecta, G. O. Sars
i863. Phoxus plumosus, Sp. Bâte et Westwood (t®), p. 146.
1891. Harpinia neglecta, G. O. Sars (199), p. 1 53, pi. lui, fig. t.
1893. Harpinia neglecta, Della Valle (89), p. 747, pi. v, fig. 6; pi. xxxv, fig. 1-18; pi. lx, fig. 19.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur ic)m. Côte occidentale de France.
Nombreux exemplaires.
Le Professeur G. O. Sars a démontré que la forme citée, comme Harpinia
plumosa, dans la plupart des listes d'Amphipodes européens, appartenait à une
espèce un peu différente à laquelle il a donné le nom de Harpinia neglecta, la véri-
table Harpinia plumosa Krôyer semblant confinée dans l'Océan glacial arctique.
Habitat. — Harpinia neglecta, très commune sur les côtes de Norvège (G. O. Sars),
est probablement la forme signalée aux îles Shetland par le Rév. Norman, sous le nom
de Phoxus plumosus ; c'est certainement celle que Sp. Bâte et Westwood ont décrite,
sous le même nom, d'après des exemplaires dragués dans le détroit de Plymouth.
Meinert a signalé sa présence en plusieurs points des côtes du Danemark, M. Walker,
au voisinage de Liverpool, M. Th. Scott, sur la côte occidentale de l'Ecosse. Sur la
côte océanique de France, Y Hirondelle l'a draguée près de Belle-Ile ; elle n'est
pas rare sur les fonds de vase des baies de Concarneau, de Quiberon, du Croisic et
de Saint-Jean-de-Luz, par des profondeurs de 10 à 20 mètres. En Méditerranée,
M. Della Valle la signale dans le golfe de Naples.
Harpinia crenulata, Boeck
1870. Harpinia crenulata, Boeck (19), p. 56.
1873-1876. Harpinia crenulata, Boeck (90), p. 221, pi. vm, fig. 2.
1891. Harpinia crenulata, G. O. Sars '199), p. i58, pi. lv, fig. 2.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur 19™. Côte occidentale de France. Un
exemplaire.
Habitat. — Harpinia crenulata n'est pas rare sur les côtes de Norvège, où elle
remonte au nord jusqu'à Tromsô (G. O. Sars). M. Walker a signalé sa présence à
- 37-
Port Erin, île de Man, et M. Th. Scott Ta draguée dans le Moray Firth, et dans le
Firth of Forth. Sur la côte occidentale de France, Y Hirondelle l'a rencontrée près
de Belle-Ile ; elle habite aussi les fonds de vase de la rade de Brest et de la baie du
Croisic. Elle a été draguée en Méditerranée, par la Melita, dans la baie de Ville-
franche et dans le golfe d'Ajaccio, par 40 mètres de profondeur.
Harpinia excavata, Chevreux
(PI. VI, fig. 1)
1888. Harpinia excavata, Chevreux (4&), p. 568.
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap Finisterre.
Une femelle.
Le corps, robuste et peu comprimé, ne porte pas de soies à sa partie dorsale.
La tête est presque aussi longue que l'ensemble des quatre premiers segments du
mésosome. Le rostre, très large et médiocrement allongé, dépasse à peine le pédon-
cule des antennes supérieures. Les plaques coxales des quatre premières paires, peu
élevées, portent chacune six grosses soies ciliées au bord inférieur ; celles de la
quatrième paire se prolongent en arrière pour former un lobe assez étroit, très
allongé, régulièrement arrondi à l'extrémité ; les plaques coxales de la cinquième
paire ne portent pas de soies au bord inférieur. Les plaques épimérales du troisième
segment du métasome se prolongent en arrière, et se terminent par un crochet aigu.
Il n'existe aucune trace d'organes de vision.
Le premier article du pédoncule des antennes supérieures, extrêmement large,
est deux fois aussi long que l'ensemble des deux articles suivants ; il porte trois
grosses soies bi-articulées, ciliées à l'extrémité, qui représentent les organes de
l'audition. Le second article du pédoncule, presque aussi large que long, porte, au
bord inférieur, une touffe de sept longues soies ciliées ; le troisième article est extrê-
mement court. Le flagellum principal se compose de cinq articles ; le fiagellum
accessoi--\, presque aussi long, en compte quatre. Le premier article du pédoncule
des antennes inférieures se termine par un crochet aigu ; le quatrième article, extrê-
mement large, porte, au bord postérieur, une rangée de neuf longues soies ciliées,
entremêlées de huit épines ; le bord inférieur de cet article est garni de neuf soies
simples. Le cinquième article du pédoncule porte quatre soies simples au bord
postérieur. Le flagellum se compose d'un premier article, très allongé, suivi de
quatre petits articles, d'égale taille.
Le propode des gnathopodes antérieurs, ovale allongé, présente un bord palmaire
très oblique, un peu plus long que le bord postérieur, dont il est séparé par une petite
dent, garnie d'une épine. Le propode des gnathopodes postérieurs, beaucoup plus
grand que celui de la paire précédente, est de forme un peu différente; son bord
palmaire, profondément échancré, forme, avec le bord postérieur, un angle aigu
— 38 —
très saillant, armé d'une longue épine ; le dactyle est grêle, et légèrement courbé.
Les pattes des deux paires suivantes sont remarquablement robustes ; leurs quatre
premiers articles, très larges, portent de longues soies ciliées au bord postérieur ; le
propode est grêle et presque glabre. L'article basai des pattes de la cinquième paire
n'est pas plus large que les articles suivants. Les pattes de la sixième paire, robustes
et très allongées, dépassent de beaucoup la moitié de la longueur du corps ; le propode
atteint près du double de la longueur du carpe ; le dactyle est relativement court. Les
pattes de la dernière paire, très petites, n'atteignent pas tout à fait l'extrémité du
troisième article des pattes précédentes ; le lobe de l'article basai, irrégulièrement
arrondi, se prolonge à peine jusqu'à la moitié de l'article suivant; la partie infé-
rieure de son bord postérieur est armée d'une quarantaine de petites dents aiguës,
entremêlées de quelques cils ; le dactyle, grêle et droit, est aussi long que l'ensemble
du carpe et du propode.
Les branches des uropodes de la première paire sont à peu près de la longueur
du pédoncule ; la branche externe est lisse ; la branche interne porte trois épines
latérales. Le pédoncule des uropodes de la seconde paire, beaucoup plus court que
les branches, porte une rangée de cils raides au bord externe ; la branche externe
est bordée de cinq longues soies. Le pédoncule des uropodes de la troisième paire
présente, à son extrémité inférieure, un renflement garni d'une série d'épines; la
branche interne est presque aussi longue que la branche externe, et chacune d'elles
porte quelques soies simples. Les lobes du telson affectent une forme à peu près
triangulaire, et portent, chacun, deux longues soies ciliées au bord externe, et une
soie ciliée plus courte, accompagnée d'une petite épine, à l'extrémité. La longueur de
l'exemplaire était de 6mm.
Harpinia excavata diffère de toutes les espèces connues du genre par la forme
et par les fines denticulations de l'article basai des pattes de la dernière paire. On peut
citer encore, entre autres caractères distinctifs, la forme du propode des gnatho-
podes postérieurs, la grosseur inusitée des pattes des troisième et quatrième paires,
et les longueurs relatives du carpe et du propode des pattes de la sixième paire.
Famille des AMPELISCIDiE
Genre Ampelisca, Krôyer 1842
Ampelisca tenuicornis, Lilljeborg
i855. Ampelisca tenuicornis, Lilljeborg (148), p. 123.
1868. Ampelisca lœvigata, Sp. Bâte et Westwood (18), vol. 11, p. 504.
1891. Ampelisca tenuicornis, G. O. Sars (19»), p. 167, pi. lviii, fig. 1.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur 19™. Côte occidentale de France.
-39-
Nombreux exemplaires. — Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap Finisterre.
Un exemplaire.
Habitat. — Ampelisca tenuicornis, très commune sur les côtes occidentales et
méridionales de Norvège (G. O. Sars), n'a jamais été recueillie dans l'Océan glacial
arctique. Bruzelius a signalé sa présence sur la côte de Suède, Meinert, sur celle du
Danemark, Sp. Bâte et Westwood, sur la côte septentrionale de l'Angleterre. M. Walker
l'a draguée à l'île de Man, MM. Walker et Hornell, à Jersey et à Guernesey. Sur la
côte occidentale de France Y HIRONDELLE l'a draguée près de Belle-Ile ; elle habite
aussi les baies de Concarneau et du Croisic. Elle n'a pas été trouvée, jusqu'ici, au
sud de l'embouchure de la Loire '.
Ampelisca diadema, (Costa)
1 853. Araneops diadema, Costa (81), p. 171.
1893. Ampelisca diadema, Della Valle (89), p. 479, pi. IV, fig. 2, pi. xxxvn, fig. 19, 20, 22-28, 3o-38,
et pi. xxxvni, fig. 2, 7, 8, 11, 12, 14 et i5.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur iç>m. Côte occidentale de France. Un
exemplaire.
C'est une espèce assez voisine de la précédente ; elle s'en distingue par sa tête
moins obliquement tronquée, par ses antennes supérieures plus allongées, par la
forme arrondie des plaques épimérales du troisième segment du métasome, et par la
forme anguleuse de la carène qui surmonte le premier segment de l'urosome.
Habitat. — En dehors de la Méditerranée, où Costa et M. Della Valle la signalent
dans le golfe de Naples, Ampelisca diadema n'a été trouvée que sur la côte occiden-
tale de France. L'Hirondelle l'a draguée au voisinage de Belle-Ile, et j'ai signalé
sa présence aux îles Glénans, et dans la baie du Croisic ; elle sera probablement
recueillie, tôt ou tard, dans des stations intermédiaires entre la Méditerranée et la
côte de Bretagne. Comme habitats méditerranéens, je citerai la baie de Villefranche
et le golfe d'Ajaccio.
Ampelisca spinimana, Chevreux
(PI. VI, fig. 2)
1887. Ampelisca spinimana, Chevreux (45), p. 574.
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Au large du cap Finisterre.
Trois exemplaires.
4 V Ampelisca de la Mer d'Azov, décrite et figurée par M. Sovinsky (Î08, p. 3i,pl. m) sous le nom
à' Ampelisca tenuicornis Lillj. ne me semble pas pouvoir être identifiée avec cette espèce. L' Ampelisca de
Gorée, Senégambie, décrite par M. Miers sous le nom d'Ampelisca tenuicornis est, plus probablement,
Ampelisca typica Sp. Bâte, qui a été draguée par la AÎELITA dans les mêmes parages.
— 4o —
Femelle. — La tête, conique et allongée, tronquée un peu obliquement au bord
antérieur, égale en longueur l'ensemble des trois premiers segments du mésosome.
Les plaques coxales de la première paire, beaucoup plus larges à l'extrémité qu'à la
base, n'atteignent pas tout à fait le niveau du bord antérieur de la tête; les plaques
coxales de la quatrième paire sont beaucoup plus hautes que larges. Les plaques
épimérales du premier segment du métasome sont largement arrondies ; celles du
second segment se prolongent en pointe aiguë ; celles du troisième segment, pres-
que rectangulaires, s'arrondissent légèrement à leur extrémité. Le premier segment
de l'urosome présente une carène rectiligne, coupée à angle droit au niveau du bord
postérieur. Les yeux sont bien distincts ; ceux de la paire supérieure se trouvent
près du sommet de la tête, à quelque distance de son bord antérieur ; les yeux de
la paire inférieure sont situés exactement à l'angle des bords antérieur et inférieur de
la tête. Le pigment des yeux est d'un rouge vif, et sa couleur persiste sur des exem-
plaires ayant séjourné plusieurs années dans l'alcool.
Les antennes supérieures, extrêmement courtes, n'atteignent pas tout à fait
la longueur de l'ensemble de la tête et du premier segment du mésosome ; le second
article de leur pédoncule est un peu plus long et plus grêle que le premier ; le fiagel-
lum, composé de sept articles, ne dépasse pas la longueur du pédoncule. Les
antennes inférieures, également très courtes, atteignent à peine le quart de la lon-
gueur du corps ; le cinquième article de leur pédoncule est un peu plus court que
le quatrième; le flagellum, moins long que le pédoncule, ne comprend que
neuf articles.
Les gnathopodes antérieurs sont relativement robustes ; le propode., presque
aussi long que le carpe, largement ovale, est armé, au bord palmaire, de quatre à
cinq fortes épines, entremêlées de longues soies; le dactyle, gros et court,
est assez fortement recourbé. Les gnathopodes postérieurs sont plus grêles et
plus allongés que les antérieurs; le propode, 'étroitement ovale, n'atteint pas
la moitié de la longueur du carpe ; le dactyle est grêle et légèrement courbé. Les
dactyles des pattes des troisième et quatrième paires, très grêles, sont beaucoup plus
longs que l'ensemble du carpe et du propode. Les pattes de la cinquième paire
présentent une rangée de quatre épines sur la face externe du carpe. L'article basai
des pattes de la dernière paire, beaucoup plus long que large, est peu prolongé à sa
partie inférieure, qui n'atteint pas au niveau de l'extrémité de l'article ischial ; ce
dernier, relativement allongé, porte une rangée transversale de petites épines sur sa
face externe ; le dactyle, lancéolé, est de même longueur que le propode.
Les uropodes des deux premières paires atteignent à peu près au même niveau ;
les branches des uropodes de la dernière paire, deux fois aussi longues que le
pédoncule, sont bordées de soies rares et courtes. Le telson, très allongé, est fendu
sur les trois quarts de sa longueur; chacun de ses lobes, se termine par une petite
épine, accompagnée de deux cils très courts.
Mâle. — Les plaques épimérales du second segment du métasome se prolongent
— 41 —
en pointe aiguë, comme celles de la femelle ; les plaques épimérales du troisième
segment sont largement arrondies, au lieu d'être à peu près rectangulaires. Le premier
segment de l'urosome porte une carène, de même forme que celle de la femelle,
mais plus prononcée ; le troisième segment présente une petite carène semblable.
Les antennes supérieures, assez allongées, dépassent l'extrémité du pédoncule
des antennes inférieures ; leur flagellum comprend environ dix-huit articles. Chez un
mâle bien adulte, les antennes inférieures sont beaucoup plus longues que le
corps. Le propode des gnathopodes antérieurs se rétrécit brusquement vers son
extrémité ; le bord palmaire est armé de longues et nombreuses épines. Les branches
des uropodes de la dernière paire sont bordées de longues soies ciliées.
La taille d'une femelle adulte est de 8mm ; le mâle, de forme beaucoup plus grêle
et plus élancée, atteint à peu près la même longueur.
Cette nouvelle espèce diffère de toutes les Ampelisca connues par la petitesse
des antennes inférieures de la femelle. Le mâle, très différent de la femelle,
ressemble assez au mâle d' 'Ampelisca typica Sp. Bâte. Entre autres caractères qui
l'en distinguent, on peut citer la position des yeux inférieurs, situés exactement à
l'angle inférieur de la tête, la forme de l'angle postérieur du second segment du
métasome, et l'absence d'épines à la surface du telson.
Habitat. — Ampelisca spinimana est assez commune sur les fonds de vase de
la côte océanique de France (baie de Quiberon, baie du Croisic, rade de Saint-Jean-
de-Luz), par des profondeurs de 10 à 20 mètres. U Hirondelle l'a draguée au
large du cap Finisterre, et la Melita en a recueilli de nombreux exemplaires sur la
côte du Sénégal, à Dakar et à Rufisque. Cette espèce ne semble pas habiter la
Méditerranée.
Ampelisca abyssicola, Stebbing
1888. Ampelisca abyssicola, Stebbing (*10), p. 1047, pi. civ.
Campagne de 1888 : Stn. 184, profondeur i85om. Parages des Açores. Une
femelle, trouvée dans la bouche d'un Macrurus Giïntheri Vaillant.
Habitat. — Ampelisca abyssicola a été draguée par le Challenger dans les
parages des Antilles, près de l'île Culebra, par 3go brasses (713 mètres).
Ampelisca spinipes, Boeck
1870. Ampelisca spinipes, Boeck (19), p. 143.
1891. Ampelisca spinipes, G. O. Sars (1©*), p. 173, pi. ls, fig. 2.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur igm. Côte occidentale de France. —
Stn. 42, profondeur i36ra. Golfe de Gascogne. — Stn. 44, profondeur i66m. Golfe de
Gascogne.
6
— 42 —
Habitat. — Ampelisca spinipes est assez répandue dans les mers Scandinaves, où
elle remonte au nord jusqu'aux îles Lofoten (G. O. Sars) ; le Dr Hoek la cite comme
habitant la côte de Hollande; M. Walker en parle comme étant YAmpelisca la plus
commune aux environs de Liverpool. Elle n'est pas rare sur nos côtes de la Manche
et de l'Océan, depuis Wimereux, où sa présence a été signalée par M. Giard, jusqu'à
Saint-Jean-de-Luz. On ne l'a jamais trouvée, jusqu'ici, au sud du Golfe de Gascogne.
Ampelisca brevicornis, (Costa)
i853. Araneops brevicornis, Costa (81), p. 171.
i855. Ampelisca Icevigata, Lilljeborg (1-16), p. 123.
1862. Ampelisca brevicornis, Sp. Bâte (15), p. 95.
i863. Ampelisca Belliana, Sp. Bâte et Westwood (16), vol. 1, p. 1 35.
1891. Ampelisca lœvigata, G. O. Sars (198), p. 169, pi. lis, fig. 1.
1893. Ampelisca brevicornis, Della Valle (89), p. 473, pi. iv, fig. 4 ; pi. xxxvn, fig. 29 ; pi. xxxvm, fig. 3, 5 et 6.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur 19™. Côte occidentale de France. Plu-
sieurs exemplaires.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exemplaire.
Habitat. — La répartition géographique de cette espèce s'étend à toutes les
côtes d'Europe, depuis les îles Lofoten (G. O. Sars) jusqu'à la Méditerranée. Elle
est citée dans presque tous les travaux publiés sur les Amphipodes européens ; on l'a
signalée sur les côtes de Norvège, de Suède, de Hollande, des Iles Britanniques. Elle
est commune sur nos côtes de la Manche et de l'Océan (Saint-Lunaire, Saint- Vaast-
la-Hougue, le Croisic, Arcachon, Saint-Jean-de-Luz). Elle a été draguée par la
Melita, sur les côtes du Portugal, du midi de la France, de l'Algérie et du Sénégal.
Costa et M. Della Valle l'ont trouvée dans le golfe de Naples.
Ampelisca uncinata, Chevreux
(Pi. vi, fig. 3)
1887. Ampelisca uncinata, Chevreux (45), p. 573.
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap Finisterre.
Sept exemplaires.
La tête, notablement plus longue que l'ensemble des trois premiers segments du
mésosome, est à peu près carrément tronquée; son bord antérieur, très étroit,
excède à peine la largeur du premier article du pédoncule des antennes supérieures.
Les plaques coxales de la première paire sont plus de deux fois aussi larges à l'extré-
mité qu'à la base ; leur bord inférieur, garni d'une rangée de soies ciliées assez
courtes, se termine, en arrière, par une petite dent recourbée. Les plaques coxales
de la seconde paire portent une dent semblablement située, mais beaucoup plus
-43-
petite, et peu distincte. Les plaques épimérales des deux premiers segments du méta-
some sont largement arrondies ; celles du troisième segment se prolongent en pointe
aiguë. Le premier segment de l'urosome porte une petite carène dorsale rectiligne,
carrément tronquée au bord postérieur. Aucun des exemplaires recueillis ne présente
d'organes apparents de vision.
Les antennes supérieures, très courtes, n'atteignent pas tout à fait l'extrémité de
l'avant-dernier article du pédoncule des antennes inférieures. Le pédoncule est moins
long que la tête ; le flagellum, un peu plus allongé, comprend douze articles à peine
plus longs que larges. Les antennes inférieures sont presque aussi longues que le
corps. Le pédoncule égale en longueur l'ensemble de la tête et du mésosome; son
cinquième article est un peu plus court que le quatrième. Le flagellum se compose
d'une quarantaine d'articles.
Les gnathopodes antérieurs sont assez grêles. Le propode, ovale allongé, n'atteint
pas tout à fait la longueur du carpe; le dactyle, long et mince, porte, au bord interne,
quatre petits crochets barbelés. Les gnathopodes postérieurs, beaucoup plus longs
que les précédents, sont de même forme, et leur dactyle porte aussi quatre crochets
barbelés. Le dactyle des pattes de la troisième paire est beaucoup plus long que
l'ensemble du carpe et du propode. Le dactyle des pattes de la quatrième paire atteint
à peine la longueur du carpe et du propode réunis. L'article basai des pattes de la
septième paire, large et court, régulièrement arrondi au bord postérieur, ne dépasse
pas le niveau de l'extrémité de l'article ischial. L'article méral présente, en arrière,
un prolongement lobiforme assez étroit, atteignant l'extrémité du carpe, et garni
de sept longues soies ciliées. Le propode, très grand, ovale, est presque aussi long
que l'ensemble des trois articles précédents. Le dactyle, un peu plus court que
le propode, assez large à la base, se rétrécit brusquement, pour se terminer en
crochet aigu.
Le pédoncule des uropodes de la dernière paire, court et épais, porte deux
épines et une petite soie au bord supérieur. Les branches, largement lancéolées, sont
d'égale longueur. La branche externe est complètement nue; la branche interne porte
quatre petites soies au bord supérieur. Le telson, large et court, est fortement
convexe ; chacun de ses lobes porte une rangée de cinq épines, situées à quelque
distance du bord externe.
La taille du plus grand des exemplaires recueillis est de 8mm; la couleur n'a pas
été notée, mais elle est probablement d'un vert assez intense, la teinte verte étant
encore bien visible après un long séjour des animaux dans l'alcool.
Un des exemplaires recueillis, mesurant 5mm de longueur, semble être un
jeune mâle. Le flagellum des antennes supérieures est malheureusement incom-
plet, mais les antennes inférieures dépassent de plus d'un tiers la longueur du corps,
et leur pédoncule, remarquablement grand, est beaucoup plus long que l'ensemble
de la tête et du mésosome. Les plaques coxales et les pattes des quatre premières
paires sont garnies de soies ciliées extrêmement longues et touffues. Le telson est
— 44 —
sensiblement plus étroit que chez l'exemplaire décrit ci-dessus. Je n'ai pu relever
aucun autre caractère sexuel. La carène du premier segment de l'urosome n'est pas
plus élevée, le pédoncule des antennes ne porte pas de touffes de soies, les branches
des uropodes de la dernière paire ne sont pas ciliées, comme chez les mâles adultes
des Ampelisca.
Cette nouvelle espèce, très voisine à' Ampelisca gibba G. O. Sars (19*, p. 171,
pi. lix, fig. 2), en diffère surtout par le manque d'organes apparents de vision, et par
la grande longueur des antennes inférieures. On peut citer encore, entre autres
caractères distinctifs, la dent située à l'angle postérieur des plaques coxales de la
première paire. La forme de la tête et celle de l'article basai des pattes de la dernière
paire sont aussi un peu différentes.
Ampelisca amblyops, G. O. Sars
1887. Ampelisca anomala, Chevreux (45), p. 58o.
1891. Ampelisca amblyops, G. O. Sars (193), p. 180, pi. lxiii, fig. 1.
Campagne de 1886: Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap Finisterre.
Une femelle.
Depuis la publication de ma note préliminaire sur les Amphipodes de la Cam-
pagne de 1886, le Professeur G. O. Sars a décrit, sous le nom à' Ampelisca amblyops,
une espèce qui diffère principalement d' Ampelisca anomala G. O. Sars, par le
manque d'yeux bien conformés. C'est à la première de ces deux espèces qu'il faut
rapporter la forme draguée par V Hirondelle.
Habitat. — Ampelisca amblyops n'a encore été trouvée que sur la côte de
Norvège, par d'assez grandes profondeurs: 100 à i5o brasses (i83m à 274™); elle
y est, du reste, très rare (G. O. Sars).
Ampelisca rubella, Costa
1864. Ampelisca rubella, Costa (83), p. 1 53, pi. n, fig. 7.
1888. Ampelisca serraticandata, Chevreux (51), p. 349, pi. vi, fig. 3-9.
1893. A?npelisca nibella,DEi.LA Valle (89), p. 482, pi. 11, fig. 4; pl.xxxvn, fig. 21, etpl. xxxvm,fig. 1,4, 10 et 16.
Campagne de 1888 : Stn. 196, profondeur 5m à 6m. Port de Horta, Fayal. Neuf
exemplaires. — Stn. 226, profondeur i3om. Détroit de Pico-Fayal. Deux exemplaires.
Le mâle d' Ampelisca rubella n'est pas connu. Le Professeur Délia Valle ne le
décrit pas, et aucun des nombreux exemplaires, de provenances diverses, que j'ai eu
occasion d'examiner, ne différait morphologiquement d'une femelle ovifère. Les
caractères sexuels, si importants chez la plupart des Ampeliscidœ, seraient-ils nuls ou
presque inappréciables chez Ampelisca rubella} Cette espèce offre, du reste, une
-45 -
particularité qui n'a jamais été signalée chez une Ampelisca : le pigment des yeux,
d'un rouge vif chez les exemplaires adultes, est absolument noir chez les jeunes, et
ces deux couleurs sont encore bien visibles sur des exemplaires ayant séjourné
plusieurs années dans l'alcool.
Habitat. — Ampelisca rubella a été trouvée dans le golfe de Naples par Costa et
par M. Délia Valle. Elle est assez commune sur la côte méditerranéenne de France
(Antibes, Cannes, Port-Vendres) et sur la côte d'Algérie, dans les algues du littoral.
UHlRONDELLE l'a capturée, pour la première fois, dans l'Atlantique, et, plus
récemment,, la Melita l'a draguée aux îles Canaries et à Saint-Jean-de-Luz, côte
occidentale de France, par de très petites profondeurs (4 à 8 mètres).
Genre Byblis, Boeck 1870
Byblis Guernei, Chevreux
(PI. vu, fig. 1)
1887. Byblis Guernei, Chevreux (-45), p. 576.
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap Finisterre.
Deux exemplaires.
Le corps est très comprimé. La tête, assez allongée, carrément tronquée au
bord antérieur, dépasse en longueur les trois premiers segments du mésosome. Les
plaques coxales de la première paire, largement ovales, sont bordées de longues soies
ciliées. Les plaques coxales de la seconde paire sont beaucoup plus étroites à l'extré-
mité qu'à la base, et leur bord antérieur forme avec le bord inférieur un angle aigu,
garni d'une petite soie simple; l'angle postérieur, largement arrondi, porte une longue
soie ciliée. Les plaques coxales de la troisième paire portent aussi une soie ciliée,
semblablement placée. Les plaques épimérales du troisième segment du métasome,
peu prolongées, sont largement et régulièrement arrondies. Le premier segment de
l'urosome porte une petite carène dorsale, carrément tronquée au bord postérieur.
Il n'existe pas d'organes de vision apparents.
Les antennes supérieures atteignent à peu près les trois quarts de la longueur du
corps; leur pédoncule ne dépasse pas le niveau de l'extrémité du quatrième article
du pédoncule des antennes inférieures; le fîagellum comprend vingt-quatre articles,
garnis de soies très allongées. Les antennes inférieures sont aussi longues que le corps ;
le cinquième article du pédoncule est notablement plus long que le quatrième ; le
fîagellum se compose de vingt-deux articles.
Les gnathopodes antérieurs sont assez robustes. Le propode, relativement large,
ovale, atteint les deux tiers de la longueur du carpe; son bord palmaire porte trois
longues épines barbelées. Les gnathopodes postérieurs sont beaucoup plus allongés
que les précédents; le propode, plus long et plus étroit, porte aussi trois épines
-46-
barbelées au bord palmaire. Les pattes des troisième et quatrième paires sont plus
robustes que celles des espèces voisines, et leur dactyle est presque aussi long que
l'ensemble du carpe et du propode. Le prolongement lobiforme de l'article basai des
pattes de la septième paire atteint presque au niveau de l'extrémité du carpe; ses
bords antérieur et inférieur sont garnis de longues soies ciliées. Le carpe, large et
court, n'atteint pas tout à fait la longueur de l'article méral. Le propode, ovale
allongé, est aussi long que le carpe; le dactyle est un peu plus court.
Les uropodes de la première paire dépassent un peu l'extrémité des uropodes de
la paire suivante. La branche externe des uropodes de la troisième paire, un peu plus
courte que la branche interne, est armée de deux petites épines; la branche interne
ne porte qu'une petite soie, située vers le milieu de son bord interne. Le telson,
moins long que large, fendu sur le quart de sa longueur, porte deux épines assez
allongées.
L'exemplaire décrit ci-dessus atteignait 4mm de longueur; le second exemplaire
ne mesure que 3™".
Byblis Guernei est très voisin de Byblis erythrops G. O. Sars (1»*, p. 187, pi.
lxv, fig. 3), et de Byblis intermedius Stebbing (SIS, p. 18). Il diffère de la première
de ces deux espèces parla forme plus arrondie des plaques épimérales du troisième
segment du métasome, par ses gnathopodes plus robustes, par la grande longueur
du dactyle des pattes des troisième et quatrième paires et par les longueurs relatives
des articles médians des pattes de la septième paire. Entre autres caractères, la lon-
gueur du pédoncule des antennes supérieures distingue suffisamment Byblis Guernei
de Byblis intermedius, chez qui ce pédoncule n'est guère plus long que le quatrième
article du pédoncule des antennes inférieures. Enfin, le manque d'organes apparents
de vision sépare encore bien nettement notre espèce des deux formes voisines.
Le genre Byblis n'étant représenté, jusqu'ici, en Europe, que par des formes
boréales et arctiques, la présence d'une espèce de ce genre dans les parages du cap
Finisterre présente un intérêt tout particulier.
Genre Haploops, Lilljeborg i855
Haploops tubicola, Lilljeborg
i855. Haploops tubicola, Lilljeborg (146), p. 134 (Ç).
i855. Haploops carinata, Lilljeborg (146), p. i36 (a*).
i863-68. Haploops tubicola, Sp. Bâte et Westwood (16), vol. 11, appendice, p. 5o5.
1891. Haploops tubicola, G. O. Sars (16S), p. 192, pi. lxvii.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur 19"". Côte occidentale de France.
Habitat. — Haploops tubicola est commune dans l'Océan glacial arctique, ainsi
que sur les côtes delà Scandinavie (G. O. Sars). Sp. Bâte et Westwood la citent comme
habitant Tynemouth et l'île Holy. M. Th. Scott a signalé récemment sa présence
— 47 —
dans le Firth of Forth et sur la côte occidentale d'Ecosse. M. Walker l'a draguée aux
environs de Liverpool. Son habitat le plus méridional connu est la côte ouest de
Bretagne ; elle n'est pas rare dans les baies de Concarneau et du Croisic, sur les fonds
de vase molle, par i5m à 20m de profondeur. L 'HIRONDELLE l'a draguée près
de Belle-Ile, c'est-à-dire dans les mêmes parages.
Le Professeur Délia Valle (89, p. 486, pi. m, fig. 2, et pi. xxxvn, fig. 1-18)
décrit, sous le nom de Haploops tubicola, un Amphipode du golfe de Naples, qui
diffère par de nombreux caractères de la forme de l'Océan. Chez l'espèce méditerra-
néenne, pour laquelle je propose le nom de Haploops Délia Vallei, les antennes
supérieures et inférieures sont d'égale taille et beaucoup plus longues que le corps ;
les yeux sont au nombre de quatre, tandis que Haploops tubicola n'en possède que
deux; les uropodes delà première paire présentent un caractère tout particulier,
leur branche interne n'atteignant pas la moitié de la longueur de la branche externe ;
enfin, la forme du telson est bien différente.
On sait que Haploops tubicola se construit des tubes plats, en vase agglutinée,
dont elle ne doit sortir que bien rarement; en tous cas, je ne l'ai jamais draguée à
l'état libre. M. Délia Valle ne mentionne pas cette particularité, qui n'aurait certaine-
ment pas échappé à son attention, mais il spécifie que la forme du golfe de Naples
habite des fonds de Corallines. Ces fonds semblent peu convenables à la construction
de tubes analogues à ceux de Haploops tubicola, et les mœurs de la forme méditerra-
néenne sont probablement très différentes des mœurs de l'espèce du nord de l'Europe.
Famille des STEGOCEPHALID^
Genre Stegocephaloides, G. O. Sars 1891
Stegocephaloides christianiensis, (Boeck)
1870. Stegocephalus christianiensis, Boeck (19), p. 48.
1891. Stegocephaloid.es christianiensis, G. O. Sars (198), p. 202, pi. lxx, fig. 2.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exem-
plaire.
Habitat. — En dehors des mers de la Scandinavie, où cette espèce est assez
commune, d'après le Professeur G. O. Sars, par des profondeurs de 20 à 100 brasses
(37™ à i83m), on ne l'avait signalée que sur la côte d'Ecosse, où M. Robertson
l'a trouvée dans le Firth of Clyde, par 40 à 70 brasses (73™ à i28m) de profon-
deur. L'exemplaire de YHirondelle provient du Golfe de Gascogne, et un
exemplaire de la même espèce a été récemment dragué en Méditerranée par la
Melita, sur la côte nord de Tunisie, par une profondeur de 170™.
-48-
Famille des AMPHILOCHIDyE
Genre Amphilochus, Sp. Bâte 1862
Amphilochus manudens, Sp. Bâte
1862. Amphilochus manudens, Sp. Bâte (t&), p. 107, pi. xvn, fig. 6.
1876. Amphilochus concinna, Stebbing (1814 his), p. 443, pi. xix, fig. 1.
1892. Amphilochus manudens, G. O. Sars (±9%), p. 217, pi. lxxiv.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un
exemplaire.
Habitat. — Amphilochus manudens est une forme du nord de l'Europe, dont
l'habitat s'étend jusqu'au Groenland; M. Hansen (134, p. 89) le cite, de cette pro-
venance, sous le nom d' Amphilochus concinna Stebbing. Commun sur les côtes de
Norvège (G. O. Sars) par des profondeurs de 40 à 100 brasses (73™ à i83m),
signalé dans le Cattégat par Meinert, Amphilochus manudens a été rencontré en
plusieurs localités des Iles Britanniques. Sp. Bâte Ta décrit d'après un exemplaire
provenant de Cumbray, Ecosse; le Dr Robertson et M. Th. Scott le citent comme
ayant été trouvé dans les mêmes parages. Le Rév. Stebbing Ta dragué sur la côte du
Devonshire, M. Walker, aux environs de Liverpool. MM. Walker et Hornell le
mentionnent au nombre des Amphipodes de Jersey. Il est très rare sur les côtes de
France. M. Giard a signalé sa présence à Wimereux, M. Hallez, au Portel, et quelques
exemplaires ont été dragués dans la baie du Croisic. On ne l'a jamais rencontré,
jusqu'ici, au sud de l'embouchure de la Loire.
Arnphilochus anomalus, nov. sp.
(PI. VII, fig. 2)
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Trois exem-
plaires.
Ces exemplaires étaient tous plus ou moins mutilés. Les uropodes, si fragiles
chez les Amphilochidœ, manquaient; les derniers articles des pattes des cinq dernières
paires étaient brisés. Néanmoins, la forme de la tête est tellement caractéristique
qu'elle suffirait seule à distinguer cette espèce des Amphilochus actuellement connus.
La description qui suit se rapporte à l'exemplaire le mieux conservé, une femelle
paraissant adulte.
La forme générale du corps ne diffère pas de celle du type du genre : Amphilo-
chus manudens Sp. Bâte. La tête porte un rostre allongé, légèrement courbé,
atteignant un peu au-delà de l'extrémité du premier article du pédoncule des
antennes supérieures. Les lobes latéraux, extrêmement larges, arrondis au bord
— 49 —
antérieur, dépassent le niveau de l'extrémité du rostre. Les plaques coxales de la
première paire, relativement grandes, présentent un contour arrondi, au lieu d'être
quadrangulaire. Les plaques coxales des seconde et troisième paires sont peu dis-
tinctement crénelées au bord inférieur. Les plaques coxales de la quatrième paire
ont la forme de celles d' Amphilochus manudens, mais ne présentent que quelques
crénelures, à peine visibles à l'aide d'un fort grossissement. Les plaques coxales de
la cinquième paire sont régulièrement arrondies au bord postérieur. Les plaques
épimérales du troisième segment du métasome, fortement prolongées en arrière, sont
arrondies à leur extrémité. Les yeux, très grands, à peu près circulaires, sont situés
fort loin du bord antérieur de la tête.
Les antennes supérieures, très courtes, ne dépassent pas l'extrémité du pédoncule
des antennes inférieures ; le second article de leur pédoncule est presque aussi long
que le premier ; le fiagellum comprend sept articles. Le quatrième article du pédon-
cule des antennes inférieures, court et très large, n'atteint pas tout à fait la longueur
du cinquième article; le fiagellum, relativement allongé, se compose de neuf
articles. Une profonde incision sépare la lèvre antérieure en deux lobes d'inégale
taille. Les mandibules présentent un processus molaire dentiforme, conique et assez
allongé. Le palpe, très court, est situé au même niveau ; son dernier article, un peu
plus long que le précédent, est absolument glabre. Les maxillipèdes, un peu plus
courts et plus robustes que ceux d' Amphilochus manudens, n'en diffèrent pas d'une
façon notable.
Le prolongement lobiforme du carpe des gnathopodes de la première paire
dépasse un peu le milieu du bord postérieur du propode. Ce dernier article est un
peu plus long que large et son bord palmaire forme, avec le bord postérieur, un
angle à peu près droit, garni de deux petites épines. Ce bord palmaire n'est pas
denticulé, mais porte simplement quelques cils très courts. Le dactyle est lisse, sauf
une petite dent, située au bord interne, à peu de distance de son extrémité. Les
gnathopodes de la seconde paire, beaucoup plus grands que les précédents, n'en
diffèrent que par la longueur du prolongement du carpe, qui atteint presque
l'extrémité du propode, et par le contour arrondi du bord palmaire. Dans les pattes
des trois dernières paires, l'article basai, orbiculaire, légèrement crénelé au bord
postérieur, est presque aussi large que long. Une patte de la dernière paire était
complète chez l'un des exemplaires examinés ; en dehors de la forme plus large de
l'article basai, elle ne présente rien qui la distingue d'une patte correspondante
à' Amphilochus manudens.
Un des uropodes de la seconde paire n'était pas brisé ; le pédoncule est aussi long
que la branche interne, et la branche externe n'atteint pas tout à fait la moitié de cette
longueur. Le telson, relativement court, est triangulaire, et sa longueur est double
de sa plus grande largeur.
La longueur de l'exemplaire décrit ci-dessus était de 5mm; le second exemplaire
est un peu moins grand ; le troisième, évidemment très jeune, ne mesure que 2mm.
7
5o
Genre Amphilochoides, G. O. Sars 1892
Amphilochoides longimanus, (Chèvre ux)
(PI. vu, fig. 3)
1888. Amphilochus longimanus, Chevreux (48), p. 41.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Une femelle.
Le corps est court et épais, les segments du mésosome étant relativement élevés,
par rapport à la hauteur des plaques coxales correspondantes. La tête, le rostre
compris, dépasse de beaucoup en longueur l'ensemble des deux premiers segments
du mésosome. Le rostre, très long, à peine courbé, atteint presque l'extrémité du
premier article du pédoncule des antennes supérieures ; les angles latéraux, assez
prononcés, sont aigus. Les plaques coxales de la première paire, quadrangulaires,
sont presque entièrement cachées par les suivantes. Les plaques coxales des seconde
et troisième paires, arrondies au bord antérieur, portent trois petites crénelures à
l'angle postérieur. La hauteur des plaques coxales de la quatrième paire n'excède
que d'un tiers la hauteur du segment correspondant du mésosome. Les plaques épi-
mérales du troisième segment du métasome, assez fortement prolongées en arrière, se
terminent en pointe obtuse. Les yeux, très grands, mais composés d'un petit nombre
d'ocelles, sont légèrement ovales.
Les antennes supérieures, très courtes., n'atteignent pas tout à fait l'extrémité du
pédoncule des antennes inférieures. Le premier article du pédoncule est beau-
coup plus long que l'ensemble des deux suivants ; le second article dépasse à peine le
troisième en longueur. Le fiagellum, comprenant cinq articles, est un peu plus court
que le premier article du pédoncule. Dans les antennes inférieures, le fiagellum,
composé de cinq articles, n'est pas plus long que l'avant-dernier article du pédoncule.
Les mandibules, longues et étroites, ne présentent pas trace de processus molaire.
Le palpe, très allongé, presque glabre, ne porte que deux soies à l'extrémité du troi-
sième article, qui est beaucoup plus court que le second. Le lobe externe des mâchoi-
res de la première paire, large et court, un peu renflé à l'extrémité du bord interne,
porte sept longues épines simples, suivies de cinq petits crochets aigus. Le lobe
interne, rudimentaire chez les espèces voisines, semble manquer complètement chez
Amphilochoides longimanus. Le palpe, assez allongé, s'élargit vers son extrémité, qui
porte une rangée de petites dents. Les maxillipèdes sont peu développés. Le lobe
externe, très court, n'atteignant que le milieu du premier article du palpe, est
finement denticulé au bord interne. Les trois premiers articles du palpe sont à peu
près d'égale longueur ; le quatrième article, très petit, affecte la forme d'un dactyle
grêle et aigu.
Le prolongement du carpe des gnathopodes de la première paire atteint l'extré-
mité du bord postérieur du propode. Ce propode est irrégulièrement ovale ; son bord
— 5i —
palmaire, finement crénelé, est nettement distinct du bord postérieur, qui présente
une échancrure arrondie, assez prononcée. Le dactyle, grêle et recourbé, ne porte
pas de dent, mais seulement quelques petites crénelures, à la partie basale du bord
interne. Les gnathopodes de la seconde paire sont beaucoup plus grands que les
précédents. Le prolongement du carpe, très large et concave, n'est pas plus allongé
que celui des gnathopodes de la première paire. Le bord antérieur du propode se
termine par un petit prolongement dentiforme ; le bord palmaire ne se distingue du
bord postérieur que par les fines denticulations qui le garnissent. Le dactyle ne
présente aucune trace de la dent interne qui caractérise les autres espèces du genre
Amphilochoides, mais porte simplement, comme celui des gnathopodes de la pre-
mière paire, quelques fines crénelures à la partie basale du bord interne.
Les pattes des cinq dernières paires étaient toutes plus ou moins mutilées.
L'article basai des pattes des trois dernières paires, ovale allongé, est finement
crénelé au bord postérieur. Le pédoncule des uropodes de la première paire est
beaucoup plus long que les branches. La longueur du pédoncule des uropodes de la
seconde paire est égale à celle de la branche interne ; la branche externe atteint un
peu plus de la moitié de cette longueur. Les uropodes de la dernière paire étaient
brisés. Le telson, très allongé, triangulaire, présente, de chaque côté de son extré-
mité, une petite dent, garnie d'une courte soie.
La longueur de l'unique exemplaire recueilli, une femelle ovifère, était d'un
peu plus de 3mm.
Le genre Amphilochoides, récemment établi par le Professeur G. O. Sars (1»3,
p. 220), ne comprenait, jusqu'ici que trois espèces : Amphilochoides odontonyx
(Boeck), Amphilochoides Boecki G. O. Sars (!©», appendice, p. 690), et Amphi-
lochoides intermedius Th. Scott (SOI, p. 1 5g). L'espèce décrite ci-dessus en diffère
bien nettement par l'absence d*une dent au bord interne du dactyle des gnathopo-
des postérieurs ; les proportions des articles du pédoncule des antennes supérieures
sont aussi très caractéristiques.
Genre Gitana, Boeck 1870
Gitana Sarsi, Boeck
1870. Gitana Sarsi, Boeck (19), p. 52.
1878. Amphilochus Sabrinœ, Stebbing (915), p. 364, pi. xv, fig. 1.
1892. Gitana Sarsi, G. O. Sars (193), p. 228, pi. lxxviii, fig. 1.
1893. Gitana Sarsi, Della Valle (89), p. 590, pi. xxix, fig. iS-32.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exem-
plaire.
Habitat. — La distribution géographique de cette espèce s'étend, depuis le
Spitzberg, où l'Expédition norvégienne l'a trouvée dans les algues du littoral, jusqu'à
— 52 —
la Méditerranée. Assez commune sur les côtes de Norvège (G. O. Sars), et dans
le Cattégat (Meinert), elle semble plus rare en Angleterre, où le Rév. Stebbing et
M. Walker l'ont seuls rencontrée. M. Giard la cite au nombre des Amphipodes de
Wimereux ; elle a été capturée à Luc-sur-Mer et à Saint- Vaast-la-Hougue ; elle
n'est pas très rare dans les baies de Quiberon et du Croisic. La Melita Ta
draguée à Setubal (Portugal), et, en Méditerranée, aux environs d'Antibes, à
Port-Vendres et à Bône. Le Professeur Délia Valle la mentionne comme habitant le
golfe de Naples.
Famille des STENOTHOID^E
Genre Stenothoe, Dana i852
Stenothoe marina, (Sp. Bâte)
1862. Montagua marina, Sp. Bâte (15), p. 56, pi. vin, fig. 5.
1870. Stenothoe marina, Boeck (19), p. 59.
1892. Stenothoe marina, G. O. Sars (198), p. 236, pi. lxxx.
Campagne de 1888: Stn. 226, profondeur i3om. Détroit de Pico-Fayal (Açores).
Deux exemplaires. — 18 août, baie Pim, Fayal, marée basse. Un exemplaire.
Habitat. — Stenothoe marina n'est pas rare sur les côtes occidentale et méri-
dionale de Norvège (G. O. Sars), mais n'a jamais été rencontrée dans l'Océan glacial
arctique. Elle semble assez répandue dans les eaux des Iles Britanniques, ainsi que
sur nos côtes de la Manche et de l'Océan ; presque toutes les listes d'Amphipodes
des côtes océaniques d'Europe la mentionnent. M. Bolivar la cite comme ayant été
trouvée à Guetaria (nord de l'Espagne), et M. Paulino d'Oliveira m'en a communiqué
des exemplaires provenant de la côte de Portugal. Aux Açores Stenothoe marina a.
été draguée par le Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel, et par Y Hirondelle au voisinage
de Fayal. On ne l'a pas rencontrée, jusqu'ici, en Méditerranée.
Stenothoe monoculoides, (Montagu)
i8i3. Cancer Gammarus monoculoides, Montagu (165), p. 5, pi. n, fig. 3.
1862. Montagua monoculoides, Sp. Bâte (15), p. 55, pi. vin, fig. 4.
1870. Stenothoe monoculoides, Boeck (19), p. 60.
1892. Stenothoe monoculoides, G. O. Sars (193), p. 240, pi. lxxxîi, fig. 1.
Campagne de 1888: Stn. 194, profondeur i5m. Baie de Horta, Fayal (Açores).
Vingt-deux exemplaires.
Habitat. — La distribution géographique de cette espèce est très étendue ; c'est
une des formes les plus communes dans les algues, et presque toutes les listes
— 53 —
d'Amphipodes des côtes océaniques d'Europe la mentionnent. Sa présence en Médi-
terranée n'est pas contestable, et je puis citer, au nombre de ses habitats, Cette,
Bandol, Saint-Nazaire (Var), Antibes, Cannes, Villefranche, sur la côte méridionale
de France, Cherchell et Bône, sur la côte d'Algérie. M. Sovinsky a signalé récemment
la présence de Stenothoe monoculoides dans le Bosphore, et c'est très probablement
cette même espèce que M. Nebeski (tWO, p. 33, fig. 3) a décrite sous le nom de
Probolium tergestinum. Le Dr Th. Barrois a trouvé Stenothoe monoculoides à Sâo
Miguel (Açores) ; la Meut A l'a draguée à Tenerife, à Canaria, et à Dakar (Sénégal).
Stenothoe Dollfusi, Chevreux
(PI. VIII, fig. I)
1887. Stenothoe Dollfusi, Chevreux (44), p. 327, fig. 8 du texte.
1891. Stenothoe Dollfusi, Chevredx (57), p. 260, fig. 6-10 du texte.
Campagne de 1888: Stn. 226, profondeur i3om. Détroit de Pico-Fayal (Açores).
Vingt-et-un exemplaires. — Stn. 247, profondeur 3i8m. Parages des Açores. Un
exemplaire.
Le corps, assez robuste, est peu comprimé. La tête, presque aussi longue que
l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, présente une légère projection
rostrale, et des angles latéraux assez prononcés, arrondis. Les plaques coxales de la
seconde paire, quadrangulaires, sont presque aussi hautes que celles des deux paires
suivantes. Les plaques coxales de la quatrième paire sont beaucoup plus larges que
hautes. Les plaques épimérales du troisième segment du métasome, assez fortement
prolongées en arrière, s'arrondissent légèrement à leur extrémité. Les yeux, ronds,
assez grands, se composent d'une vingtaine d'ocelles.
Les antennes du mâle ne diffèrent pas sensiblement de celles de la femelle. Les
antennes supérieures, un peu plus allongées que les antennes inférieures, atteignent
les trois quarts de la longueur du corps; les deux premiers articles du pédoncule
sont d'égale taille ; le fiagellum se compose d'une quinzaine d'articles très allongés.
Le cinquième article du pédoncule des antennes inférieures est beaucoup plus court
que le quatrième ; le fiagellum, comprenant une dizaine d'articles, atteint à peu près
la longueur du pédoncule.
Les mandibules ne présentent aucune trace de palpe. Dans les mâchoires de la
première paire, le palpe, bi-articulé, est armé d'une série d'épines au bord interne ;
le lobe externe ne porte que trois épines et une courte soie ; le lobe interne est peu
développé. Le lobe interne des mâchoires de la seconde paire, extrêmement petit,
porte quatre épines au bord interne. Le premier article du palpe des maxillipèdes
est notablement plus long que l'ensemble des deux articles suivants ; les trois derniers
articles sont à peu près d'égale longueur.
Les gnathopodes antérieurs sont bien développés. Le propode, quadrangulaire,
- 54-
beaucoup plus long que l'ensemble des deux articles précédents, est notablement plus
étroit à la base qu'à l'extrémité. Le dactyle dépasse un peu le bord palmaire en
longueur. Chez la femelle, le propode des gnathopodes postérieurs, très développé,
un peu plus long que l'article basai, affecte une forme à peu près triangulaire ; le
bord palmaire porte, au voisinage de son articulation avec le dactyle, deux petites
dents suivies d'une profonde échancrure arrondie. Le dactyle, long et recourbé, porte
quelques soies courtes au bord externe. Les gnathopodes postérieurs du mâle, beau-
coup plus grands, affectent une forme plus étroite et plus allongée, leur bord palmaire
se confondant avec le bord postérieur. A partir de son articulation avec le dactyle,
ce bord palmaire présente trois dents aiguës, de taille croissante, suivies d'une
échancrure arrondie, et d'une partie droite, garnie d'une épaisse rangée de soies.
Le dactyle, presque aussi long que le propode, régulièrement arqué, présente une
extrémité fourchue ; son bord interne est cilié dans presque toute son étendue.
Les pattes suivantes sont grêles et allongées. L'article basai des pattes de la cin-
quième paire est linéaire, comme chez les autres espèces du genre Stenothoe. Dans
les pattes des sixième et septième paires, ce même article, ovale allongé, est légère-
ment ondulé au bord postérieur. L'article méral est moins renflé, et moins prolongé
inférieurement que chez les espèces voisines. Le dactyle atteint les deux tiers de la
longueur du propode.
Les branches des uropodes de la première paire sont presque aussi longues que
le pédoncule. Dans les uropodes de la seconde paire, la branche externe n'atteint
que les deux tiers de la longueur de la branche interne. L'article médian des uropodes
de la dernière paire, un peu plus court que l'article basai, porte une rangée d'épines
au bord postérieur ; l'article terminal n'atteint pas la moitié de la longueur de l'article
basai. Le telson, ovale allongé, se termine en une pointe aiguë, qui atteint à peu près
au niveau du milieu de l'article basai des uropodes de la dernière paire ; il est armé
de quatre fortes épines.
La taille moyenne des exemplaires est de 2mm 5 ; les plus grandes femelles ne
dépassent pas 3mm.
Stenothoe Dollfusi est assez voisine de Stenothoe tenella G. O. Sars (192,
p. 238, pi. lxxxi, fig. 2) ; néanmoins, la forme des plaques coxales antérieures, celle
des gnathopodes postérieurs, les proportions relatives des articles des uropodes de la
dernière paire, différent suffisamment chez les deux espèces pour qu'il soit facile de
les distinguer l'une de l'autre. Enfin, la petitesse du dernier article du pédoncule
des antennes inférieures, chez Stenothoe Dollfusi, la sépare nettement de toutes les
formes voisines.
Habitat. — Cette espèce n'a jamais été rencontrée sur les côtes océaniques
d'Europe. Elle paraît peu commune en Méditerranée. M. A. Dollfus en a trouvé un
exemplaire à Cannes, et j'en ai dragué quelques autres à Port-Vendres et à Ville-
franche. Le grand nombre d'exemplaires obtenus dans une seule opération de
Y Hirondelle semble démontrer qu'elle est beaucoup plus abondante aux Açores.
— 55 —
Genre Stenothoides, nov. gen.
Corps robuste et peu comprimé. Plaques coxales de la première paire en grande
partie cachées par les suivantes. Plaques coxales des seconde et troisième paires
bien développées. Plaques coxales de la quatrième paire extrêmement grandes,
clypéiformes. Antennes remarquablement robustes. Lèvre antérieure bilobée. Palpe
des mandibules absolument rudimentaire, uni-articulé. Mâchoires de la première
paire peu développées, palpe uni-articulé. Lobes internes des maxillipèdes normaux,
séparés jusqu'à la base. Gnathopodes subchéliformes, les postérieurs étant de beau-
coup les plus grands. Propode des pattes des cinq dernières paires renflé à l'extrémité,
subchéliforme. Article basai des pattes des cinquième et sixième paires linéaire.
Article basai des pattes de la septième paire légèrement dilaté. Uropodes de la
dernière paire unibranchés, tri-articulés. Telson triangulaire.
La famille des Stenothoidœ ne comprenait jusqu'ici que les genres Stenothoe,
Probolium, Metopa et Cressa. Le nouveau genre Stenothoides en diffère surtout par
la forme uni-articulée des palpes des mandibules et des mâchoires de la première
paire, par l'aspect nettement subchéliforme des pattes des cinq dernières paires, et
par la forme linéaire de l'article basai des pattes de la sixième paire. Le peu de
développement de la plupart des pièces buccales et la forme préhensile des pattes
répondent bien aux habitudes de commensalisme du type du genre, qui a été trouvé
sur une Astérie.
Stenothoides Perrieri, nov. sp.
(PI. vin, fig. 2)
Campagne de 1887 : Stn. i63, profondeur i5om. Parages de Terre-Neuve. Un
exemplaire, trouvé sur une Astérie1.
Le corps, court, robuste et peu comprimé, est régulièrement arrondi. La tête ne
présente pas de projection rostrale ; ses angles latéraux, très peu saillants, sont légè-
rement aigus. Les plaques coxales de la première paire affectent une forme à peu
près quadrangulaire. Les plaques coxales de la seconde paire, largement arrondies
au bord antérieur, portent, ainsi que celles de la troisième paire, cinq petites épines
au bord postérieur. Les plaques coxales de la quatrième paire, extrêmement déve-
loppées, se prolongent en arrière jusqu'au niveau du second segment du métasome,
et recouvrent à peu près complètement les plaques coxales des trois dernières paires.
Les plaques épimérales du troisième segment du métasome, quelque peu prolongées
1 Probablement Crossaster papposus Bruz., seule espèce citée de la Stn. i63 par M. le Professeur Perrier,
dans son mémoire sur les Stellérides de VHirondelle.
— 56 —
en arrière, sont légèrement arrondies à leur extrémité. Les yeux, assez grands et
ronds, se composent d'une vingtaine d'ocelles.
Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur de l'ensemble de la
tête et des cinq premiers segments du mésosome. Le premier article du pédoncule,
extrêmement large, aussi long que la tête, dépasse un peu en longueur l'ensemble
des deux articles suivants, qui sont beaucoup plus étroits ; le troisième article est
plus gros, mais à peine plus long que le premier article du flagellum, qui comprend
treize articles absolument glabres. Les antennes inférieures sont notablement plus
longues que les antennes supérieures. Leur pédoncule est aussi extrêmement robuste ;
son quatrième article dépasse un peu en longueur le cinquième. Le flagellum se
compose de quatorze articles, garnis chacun d'une soie très courte.
Dans les gnathopodes antérieurs, le prolongement de l'article méral, peu accen-
tué, n'atteint pas le milieu du carpe. Le propode, un peu plus court que le carpe,
presque ovale, est légèrement renflé à son extrémité ; le bord palmaire porte une
rangée de petites épines. Les gnathopodes postérieurs sont très puissants. Le propode,
quadrangulaire, atteint la longueur de l'article basai. Le bord palmaire, séparé du
bord postérieur par une longue dent aiguë, porte deux dents obtuses et un tubercule
tridenté. Le dactyle, fort et recourbé, est un peu plus court que le bord palmaire.
Le propode des pattes des cinq dernières paires, renflé à l'extrémité, garni
d'épines au bord palmaire, forme avec le dactyle un organe bien nettement préhen-
sile. Les pattes de la troisième paire sont un peu plus longues que les suivantes.
L'article basai des pattes des cinquième et sixième paires, étroitement rectangulaire,
ne présente aucun renflement au bord postérieur. Les pattes de la dernière paire, un
peu plus courtes que celles des deux paires précédentes, présentent, au contraire, un
article basai ovale allongé, légèrement renflé au bord postérieur.
Le pédoncule des uropodes de la première paire, beaucoup plus long que les
branches, porte une série de petites épines au bord postérieur; les branches, d'égale
taille, portent chacune deux épines. Les branches des uropodes de la seconde paire
sont légèrement inégales en longueur, mais beaucoup moins que chez les espèces du
genre Stenothoe. Les trois articles des uropodes de la dernière paire sont d'égale
longueur. Le telson, étroitement triangulaire, atteint un peu au-delà du milieu de
l'article basai des uropodes de la dernière paire.
L'unique exemplaire recueilli, qui semble être un mâle, atteignait exactement
3mm de longueur.
Je prie M. le Professeur Edmond Perrier d'accepter la dédicace de cette
nouvelle espèce, commensale d'une des Stellérides sur lesquelles il a publié une si
magistrale étude.
5?
Genre Metopa, Boeck 1870
Metopa rubrovittata, G. O. Sars
18S2. Metopa rubrovittata, G. O. Sars (190|, p. 90, pi. iv, fig. 2.
1892. Metopa rubrovittata, G. O. Sars (19*), p. 255, pi. i.xxxix, fig. 2.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exem-
plaire.
Habitat. — Cette espèce a été capturée en plusieurs points des côtes du nord
de l'Europe, mais toujours en très petit nombre. Le Professeur G. O.Sars n'en a vu
que trois exemplaires sur la côte de Norvège, l'un provenant de Vadsô (Varan-
gerfjord), les deux autres de Christiansund. Le Dr Hoek l'a trouvée sur la côte de
Hollande, le Dr Robertson dans le Firth of Clyde, M. Walker, aux environs de
Liverpool. En France, M. Giard l'a signalée à Wimereux, et un exemplaire a été
dragué à Saint- Vaast-la-Hougue. Metopa rubrovittata n'avait été prise, jusqu'ici,
que par de petites profondeurs, 3o brasses (54m) au maximum (G. O. Sars) ;
Y Hirondelle l'a draguée par i8om, au large de Lorient.
Famille des LEUCOTHOID.E
Genre Leucothoe, Leach i 8 1 3
Leucothoe spinicarpa, (Abildgaard)
1789. Gammarus spinicarpus, Abildgaard (i), p. 66, pi. cxix, fig. 1-4 et 17.
1804. Cancer Gammarus articulosus, Montagu (16S), p. 70, pi. vi, fig. 6.
181 3-14. Leucothoe arliculosa, Leach (143), p. 403.
1 853. Leucothoe denticulata, Costa (81), p. 177.
1870. Leucothoe spinicarpa, Boeck (19), p. 78.
1892. Leucothoe spinicarpa, G. O. Sars (19*), p. 283, pi. c et pi. ci fig. 1.
1893. Leucothoe spinicarpa, Della Valle (89), p. 652, pi. vi, fig. 4, et pi. xix, fig. 1-20.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Habitat. — La distribution géographique de cette espèce est très étendue. Le
Dr Hansen a signalé sa présence au Groenland. Elle est commune sur toutes les
côtes océaniques et méditerranéennes d'Europe, ainsi que sur les côtes d'Algérie et de
Tunisie. Le Dr Th. Barrois l'a trouvée à Sâo Miguel (Açores).
8
— 58 —
Leucothoe incisa, Robertson
1887. Leucothoe furina, Chevreux (44), p. 3o5.
1892. Leucothoe incisa, Robertson (18©), p. 217.
1897. Leucothoe incisa, Stebbing (SSO), p. 35, pi. x.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur iç)"1. Rade de Palais (Belle-Ile).
Cette espèce est extrêmement voisine de Leucothoe Lilljeborgi Boeck, avec
laquelle on l'a souvent confondue. Le Rév. Stebbing a fait ressortir, dans un
mémoire récent (SSO, p. 35, pi. x), les caractères qui distinguent les deux formes.
Habitat. — Le Dr Robertson a dragué Leucothoe incisa dans le golfe de Clyde,
par 20 brasses (37m) de profondeur, et l'y a trouvée aussi à marée basse. Cette espèce
est assez commune sur la côte ouest de Bretagne, depuis la limite des basses mers
jusqu'à 20m de profondeur; elle a été draguée par M. Adrien Dollfus à Arcachon et à
Saint-Jean-de-Luz, et j'en ai trouvé quelques exemplaires à Jersey.
Famille des ŒDICERIDjE
Genre Parœdiceros, G. O. Sars 1892
Parœdiceros iynceus, (M. Sars)
i858. Œdiceros Iynceus, M. Sars (ISS), p. 143.
i883. Œdiceros Iynceus, Sparre Schneider (ISO), p. 14, pi. 11, fig. 12.
1892. Parœdiceros Iynceus, G. O. Sars (ISS), p. 292, pi. cm, fig. 2, et pi. civ, fig. 1.
Campagne de 1887 : Stn. 161, profondeur i2Ô7m. Parages de Terre-Neuve. Un
exemplaire.
Habitat. — En Europe, cette espèce n'a jamais été signalée au sud de l'Océan
glacial. Elle est commune sur la côte septentrionale de Norvège (G. O. Sars), le
Dr Hansen signale sa capture en de nombreuses localités du Groenland, l'Expédition
du Willem-Barents et l'Expédition norvégienne l'ont draguée au Spitzberg, la
Vega l'a draguée sur les côtes de la Nouvelle-Zemble.
Parœdiceros Iynceus descend beaucoup plus au sud sur la côte américaine.
M. S. I. Smith signale sa présence sur la côte du Labrador, par 10 à 20 brasses
(i8m à 37"') de profondeur; MM. Smith et Harger l'ont dragué dans les parages
du banc de Saint-Georges, par 27 à 80 brasses (49m à 146™), enfin le Challenger
l'a ramené d'une profondeur de 85 brasses (i55m), au sud d'Halifax (Nouvelle-
Ecosse). Le dragage de la Stn. 161 montre qu'il habite également les grandes
profondeurs de l'Océan.
- 59
Genre Monoculodes, Stimpson i853
Monoculodes gibbosus, Chevreux
(PI. vin, fig. 3)
1888. Monoculodes gibbosus, Chevreux (48), p. 41.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exemplaire.
Le corps est extrêmement épais et renflé ; la tête, le mésosome et le métasome
sont plus ou moins fortement carénés à la partie dorsale. La carène de la tête, très
prononcée, s'étend jusqu'à la base du rostre. La carène du mésosome, peu élevée,
n'est bien saillante qu'à la partie postérieure de chacun des segments. Les deux pre-
miers segments du métasome portent, sur leur moitié postérieure, une carène un
peu plus accentuée. Le troisième segment présente une carène très élevée, au profil
arrondi, rappelant assez celles qui ornent le premier segment de l'urosome chez un
certain nombre de Lysianassidœ et SAmpeliscidce. L'urosome n'est pas sensiblement
caréné.
La tête, très volumineuse, beaucoup plus longue que l'ensemble des quatre
premiers segments du mésosome, est fortement recourbée en avant, et se termine par
un très petit rostre, qui n'atteint pas tout à fait l'extrémité du premier article du
pédoncule des antennes supérieures ; les angles latéraux sont légèrement aigus. Les
plaques coxales des quatre premières paires, beaucoup moins hautes que les segments
correspondants du mésosome, sont bordées inférieurement de nombreuses petites
soies. Les plaques épimérales du troisième segment du métasome sont largement
arrondies. Les yeux, très grands, sont ovales, et, vus dorsalement, semblent
nettement séparés par la carène de la tête.
Les antennes supérieures, remarquablement courtes, atteignent à peine la lon-
gueur de la tête. Le premier article du pédoncule, très robuste, porte, vers l'extrémité
du bord postérieur, quatre longues soies ciliées. Le second article, un peu plus court
et moitié moins large que le premier, se termine postérieurement par une forte dent
obtuse, atteignant presque le milieu de l'article suivant, garnie de quelques cils,
et d'une longue soie ciliée. Le troisième article n'atteint pas tout à fait la moitié de la
longueur du second. Le flagellum, composé de sept articles, n'est pas plus long que
le premier article du pédoncule. Les antennes inférieures égalent en longueur l'en-
semble de la tête et des quatre premiers segments du mésosome. Le cinquième article
du pédoncule est un peu moins long et beaucoup moins gros que le quatrième. Le
flagellum se compose de dix articles, portant des soies assez allongées au bord posté-
rieur. Les pièces buccales ne présentent rien de particulier ; elles sont semblables à
celles du type du genre, Monoculodes car hiatus Sp. Bâte.
Les gnathopodes antérieurs sont assez robustes. Le bord inférieur de l'article
— 6o —
méral présente une profonde échancrure. Le carpe, très volumineux, porte un large
prolongement lobiforme. Le propode, de forme ovale, est à peu près deux fois aussi
long que large. Le dactyle, long et grêle, atteint l'extrémité du prolongement du
carpe. Les gnathopodes postérieurs sont, comme d'habitude, plus grêles et plus
allongés. Le prolongement du carpe s'étend jusqu'au bord palmaire du propode,
qui est plus large et beaucoup plus court que chez l'espèce commune, Monocidodes
carinatus Sp. Bâte. Le dactyle est un peu plus long que le bord palmaire. Toutes les
pattes suivantes étaient plus ou moins mutilées, et leurs derniers articles avaient
disparu; ceux qui subsistaient ne présentent, du reste, aucun caractère particulier.
Le pédoncule des uropodes de la première paire est garni, au bord postérieur,
d'une série de vingt-cinq petites épines; les branches sont beaucoup plus courtes que
le pédoncule. Dans les uropodes de la seconde paire, le pédoncule porte une dizaine
d'épines au bord postérieur; les branches étaient mutilées. Les uropodes de la
dernière paire manquaient complètement.
Le telson, beaucoup plus long que large, est carrément tronqué à l'extrémité;
son bord postérieur, légèrement crénelé, porte une soie médiane et deux petites soies
latérales.
L'unique exemplaire recueilli, une femelle ovifère, portant trente-deux œufs
assez petits entre ses lamelles incubatrices, mesurait 6mm de longueur.
Malgré le mauvais état de cet exemplaire, je n'ai pas hésité à le décrire comme
espèce nouvelle; en effet, de nombreux caractères le différencient de toutes les
formes de Monocidodes déjà connues. En dehors de la carène si remarquable du
troisième segment du métasome, la petitesse des antennes, la dent qui termine le
second article du pédoncule des antennes supérieures, ne se retrouvent chez aucune
des espèces précédemment décrites. Monocidodes tuberculatus Boeck possède, il est
vrai, un prolongement nodiforme à l'extrémité du second article du pédoncule des
antennes supérieures, mais ce tubercule, peu allongé, est situé au bord antérieur de
l'article. Cette espèce est, du reste, absolument différente de Monocidodes gibbosus.
Genre Halimedon, Boeck 1870
Halimedon Mùlleri, Boeck
1862
1862
i863
1870
1889
l8û2
Westwoodilla cœcula, Sp. Bâte (15), p. 102, pi. xvi, fig. 5.
Westwoodilla hyalina, Sp. Bâte (15), p. io3, pi. xvn, fig. 5.
Œdiceros parvimanus, Sp. Bâte et Westwood (16), vol. 1, p. 161.
Halimedon Mïtlleri, Boeck (19), p. 89.
Halimedon parvimanus, Norman (lîS), p. 455, pi. xx, fig. W14.
Halimedon Mïtlleri, G. O. Sars (193), p. 327, pi. cxv.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Sept exem-
plaires : un mâle et six femelles.
- 6i —
Habitat. — Halimedon Mùlleri est une forme du nord de l'Europe, dont l'habi-
tat s'étend jusqu'au Groenland (Hansen). Très commun sur les côtes de Norvège
(G. O. Sars), il a été signalé aux îles Shetland par le Rév. Norman, et en plusieurs
localités des Iles Britanniques par Sp. Bâte, le Dr Robertson, et M. Th. Scott.
On ne l'avait jamais capturé au sud de l'Angleterre avant les campagnes de
Y Hirondelle, qui l'a dragué au large de la côte occidentale de France'.
Halimedon rectirostris, Délia Valle
1893. Halimedon rectirostris, Della Valle (8»), p. 537, pi. iv, fig. 6 et pi. xxxm, fig. i-i5.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur 19™. Côte occidentale de France.
Un exemplaire.
Habitat. — En dehors du golfe de Naples, où Halimedon rectirostris est peu
commun (Della Valle), je ne puis citer, comme habitats de cette rare espèce, que la
rade de Brest et la baie de Concarneau, sur la côte océanique de France, le golfe
de Bône, sur la côte d'Algérie, et la côte nord de Tunisie, où la Melita l'a draguée
par i8om, au voisinage de l'île de la Galite.
Genre Perioculodes, G. O. Sars 1892
Perioculodes longimamis, (Sp. Bâte et Westwood)
1868. Monoculodes longimanus, Sp. Bâte et Westwood (16), vol. 2, p. 507.
1870. Monoculodes Grubei, Boeck (IO), p. 85.
1887. Monoculodes longimanus, Chevreux (44), p. 3oo, pi. v, fig. 1-2.
1892. Perioculodes longimanus, G. O. Sars (ÎOS), p. 3i3, pi. ex, fig. 2, et pi. exi, fig. 1.
1893. Œdiceros longimanus, Della Valle (8»), p. 547, pi. iv, fig. 9, et pi. xxxui, fig. 32-36.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exemplaire.
Campagne de 1888 : Stn. 194, profondeur i5m. Baie de Horta, Fayal (Açores).
Trois exemplaires.
Habitat. — Cette espèce n'est pas rare sur les côtes océaniques d'Europe, à
partir du nord de la Norvège (G. O. Sars). Bâte et Westwood, le Dr Robertson,
M. Walker, l'ont signalée sur les côtes des Iles Britanniques. Elle est assez commune
sur les côtes françaises de la Manche et de l'Océan (Villers-sur-Mer, Brest, le Croisic,
Arcachon, Saint-Jean-de-Luz). La Melita l'a draguée à Setubal (Portugal), et,
en Méditerranée, sur les côtes de Provence, de Corse, et d'Algérie. Le Professeur
1 C'est par erreur que j'ai cité cette forme (44, p. 3oo) comme habitant Concarneau et Belle-Ile ; je
l'avais confondue avec l'espèce suivante : Halimedon rectirostris Della Valle.
— 62 —
G. O. Sars la trouvée à la Spezzia, M. Délia Valle, à Naples. Elle a été draguée,
pour la première fois, aux Açores, par Y Hirondelle.
La distribution bathymétrique de Perioculodes longimanus oscille entre la
limite des basses mers, où on le rencontre assez rarement, et la profondeur de
i8om, à laquelle Y Hirondelle l'a dragué dans le Golfe de Gascogne.
Famille des PARAMPHITHOIDjE
Genre Stenopleustes, G. O. Sars i8o,3
Stenopleustes nodifer, (G. O. Sars)
1882. Amphithopsis nodifera, G. O. Sars (19©), p. io3, pi. v fig. 6.
1893. Stenopleustes nodifer, G. O. Sars (19*), p. 356, pi. cxxv, fig. 2.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Une femelle
ovifère.
Habitat. — Stenopleustes nodifer n'est pas rare sur les côtes occidentale et
méridionale de Norvège (G. O. Sars), par des profondeurs de 3o à 100 brasses
(55m à i83m). En dehors des mers norvégiennes, il n'avait encore été signalé que dans
le Firth of Clyde, par le Dr Robertson, et dans les parages de Liverpool, par
M. Walker.
Famille des EPIMERID^E
Genre Epimeria, Costa i85i
Epimeria cornigera, (Fabricius)
1779. Gammarus corniger, Fabricius (93), p. 383.
i85i. Epimeria tricristata, Costa (133), p. 46.
i856. Acanthonotus Oweni, Sp. Bâte (11), p. 58.
1862. Acanthonotus testudo, Sp. Bâte (15), p. 127, pi. xxm, fig. 3.
1893. Epimeria cornigera, G. O. Sars (19*), p. 364, pi- cxxvni.
Campagne de 1886: Stn. 44, profondeur i66m. Golfe de Gascogne. Un
exemplaire. — Stn. 45, profondeur i6om. Un exemplaire. — Stn. 46, profondeur i55m.
Deux exemplaires. — Stn. 58, profondeur i34m. Un exemplaire. — Stn. 66,
profondeur 5 10 m- 363 m. Parages du cap Finisterre. Deux exemplaires.
Habitat. — Commune sur la côte occidentale de Norvège (G. O. Sars), Epimeria
cornigera a été trouvée aux îles Shetland, par le Rév. Norman, et en plusieurs
— 63
localités des Iles Britanniques, par Sp. Bâte, le Dr Robertson, et M. Walker. Costa
l'indique comme très rare dans le golfe de Naples ; le Professeur Délia Valle ne l'y
a pas retrouvée, et elle n'a été signalée en aucun autre point de la Méditerranée.
Les captures de YHirondelle montrent que cette espèce n'est pas rare dans les
profondeurs moyennes du Golfe de Gascogne.
Genre Acanthozone, Boeck 1870
Acanthozone cuspidata, (Lepechin)
1778. Oniscus caspidatits, Lepechin (144), p. 247, pi. vm, fig. 3.
1862. Paramphithoe hystrix, Sp. Bâte (lô), p. 147, pi. xxvm, fig. 1.
1870. Acanthozone cuspidata, Boeck (1»), p. 104.
1893. Acanthozone cuspidata, G. O. Sars (IBS), p. 370, pi. cxxx.
Campagne de 1887: Stn. i63, profondeur i5om. Parages de Terre-Neuve.
Un exemplaire.
Habitat. — Cette espèce est commune dans l'Océan glacial arctique, et presque
toutes les listes d'Amphipodes des mers polaires la mentionnent. Sa station la plus
méridionale connue, en Europe, est le Trondhjemsfjord, sur la côte occidentale de
Norvège (G. O. Sars). M. S. I. Smith a signalé sa présence sur la côte du Labrador,
où elle a été draguée par 10 brasses (i8m), et MM. Smith et Harger la citent
comme ayant été recueillie sur le banc de Saint-Georges, par des profondeurs de
5 à 40 brasses (o,m à 73 m).
Famille des IPHIMEDIDjE
Genre Iphimedia, Rathke 1843
Iphimedia obesa, Rathke
1843. Iphimedia obesa, Rathke (185), p. 85, pi. m, fig. i.
1846. Microcheles armata, Kroyer (140), p. 58.
1893. Iphimedia obesa, G. O. Sars (IBS), p. 377, pi. cxxxn.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Habitat. — Très commune sur les côtes de Norvège (G. O. Sars), Iphimedia
obesa a été signalée en de nombreux points des Iles Britanniques par Sp. Bâte, le
Dr Robertson et M. Walker. Elle est plus rare sur les côtes de France, où une forme
très voisine, Iphimedia minuta G. O. Sars, est au contraire assez répandue.
L'habitat de cette dernière espèce, très étendu, comprend toutes les côtes d'Europe,
depuis la Norvège jusqu'au fond de la Méditerranée occidentale, le littoral de
l'Algérie, et les côtes des Canaries et du Sénégal. L'habitat d'Iphimedia obesa
semble plus restreint, puisqu'elle n'a pas été signalée, jusqu'ici, au sud de l'embou-
chure de la Loire ; je puis pourtant affirmer qu'elle existe en Méditerranée, un
exemplaire bien authentique de cette espèce ayant été dragué par la Melita sur la
côte nord de Tunisie, par 170™.
Famille des SYNOPIDiE
Genre Synopia, Dana i852
Synopia scheeleana, Bovallius
1886. Synopia Scheeleana, Bovallius (31), p. 16. pi. n, fig. 22-29.
1888. Synopia Scheeleana, Stebbing (91©), p. 799, pi. lu.
Campagne de 1887 : Stn. 142, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un
exemplaire.
Habitat. — Le Dr Bovallius assigne comme habitat à Synopia scheeleana la zone
tropicale de l'Océan atlantique ; le Challenger a capturé cette même espèce dans
les parages des îles du Cap-Vert, et dans trois stations différentes de l'Océan
pacifique : deux, au voisinage de l'Equateur, et la troisième, par 240 29' de latitude
nord. Les espèces connues du genre Synopia n'avaient, du reste, été trouvées
jusqu'ici, que dans les mers les plus chaudes du globe, et la capture de l'une d'entre
elles par 420 de latitude nord présente, par cela même, un grand intérêt.
Famille des PARDALISCID/E
Genre Nicippe, Bruzelius i85o,
Nicippe tumida, (Bruzelius)
1859. Nicippe tumida, Bruzelius (•lO), p. 99, pi. iv, fig. 19.
1862. Nicippe tumida, Sp. Bâte (15), p. 874.
1893. Nicippe tumida, G. O. Sars (199), p. 410, pi. cxliv, et pi. cxlv, fig. 1.
Campagne de 1886: Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap
Finisterre. Deux exemplaires.
Habitat. — Cette espèce n'est pas rare sur les côtes de Norvège (G. O. Sars), où
elle habite par 60 à 3oo brasses (uom à 549"') de profondeur. Le Dr Hansen l'a
recueillie au Groenland, et Sp. Bâte en a vu un exemplaire., dragué par M. Jeffreys
aux îles Shetland. On ne l'avait encore jamais rencontrée dans les eaux tempérées
des mers d'Europe.
— 65 —
Famille des EUSIRIDjE
Genre Eusirus, Krôyer 1845
Eusirus longipes, Boeck
1870. Eusirus longipes, Boeck (19), p. 77.
1888. Eusirus longipes, Stebbing (919), p. 965, pi. lxxxvii.
i8g3. Eusirus longipes, G. O. Sars (108), p. 420, pi. cxlviii, fig. 1.
1893. Eusirus cuspidatus, Della Valle (89), p. 669, pi. xvm, fig, 4i-5o, et pi. ux, fig. 79-82.
Campagne de 1886: Stn. 44, profondeur 166 m.' Golfe de Gascogne.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Eusirus longipes n'est pas rare sur les côtes de Norvège (G. O. Sars),
par des profondeurs de 3o à 100 brasses (55m à i83m). Le Dr Robertson,
M. Th. Scott et M. Walker ont signalé sa présence en plusieurs localités des Iles
Britanniques ; MM. Walker et Hornell Font dragué à Guernesey. Il est très rare
sur les côtes de France, où je n'en ai dragué qu'un seul exemplaire, au voisinage des
îles Glénans, sur la côte ouest de Bretagne. Heller l'a trouvé dans l'Adriatique,
et il a été décrit par M. Della Valle, sous le nom ftEusirus cuspidatus Krôyer,
comme provenant du golfe de Naples. Enfin, cette même espèce a été draguée par
le Challenger en deux localités différentes de l'hémisphère sud, au voisinage de
l'île Kerguelen.
Genre Eusiroides, Stebbing 1888
Eusiroides Sarsi, nov. sp.
(PI. IX, fig. 2)
Campagne de 1888 : Stn. 196, profondeur 5m à 6m. Fayal (Açores). Trois
exemplaires.
Le corps, modérément comprimé, est très robuste. La tête, aussi longue que
l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, porte un petit rostre recourbé;
ses angles latéraux, larges et courts, sont carrément tronqués au bord antérieur.
Les plaques coxales des quatre premières paires dépassent un peu en hauteur les
segments correspondants du mésosome. Les plaques coxales de la première paire,
beaucoup plus larges que les suivantes, sont fortement prolongées vers le bord
antérieur de la tête, et atteignent tout près de l'extrémité des angles latéraux ; leur
bord inférieur porte une petite dent peu distincte, suivie de quelques cils extrê-
mement courts. Le bord inférieur des plaques coxales de la seconde paire porte
également une petite dent et quelques cils. Les plaques coxales de la quatrième paire,
9
— 66 —
beaucoup plus hautes que larges, sont profondément échancrées pour recevoir les
plaques coxales suivantes, qui sont notablement plus larges que hautes.
Les plaques épimérales du premier segment du métasome sont régulièrement
arrondies; celles du second segment se terminent par un angle légèrement aigu. Les
plaques épimérales du troisième segment, quelque peu prolongées en arrière, sont
carrément tronquées, leur bord inférieur, armé de trois épines, étant à peu près
perpendiculaire au bord postérieur, qui porte huit dents d'inégale taille, entremêlées
de cils très courts.
Les yeux, très grands, réniformes, occupent presque toute la hauteur de la tête,
et comprennent un très grand nombre d'ocelles. Les antennes supérieures sont à
peu près aussi longues que le mésosome. Le premier article du pédoncule, très
volumineux, n'atteint pas tout à fait la longueur de la tête ; le second article est
beaucoup plus court et plus étroit que le premier ; le troisième article est presque
aussi large que long. Le flagellum principal se compose de nombreux articles,
presque tous plus larges que longs, et fortement renflés au bord postérieur, qui
porte de nombreuses soies, entremêlées de tigelles olfactives ; la plupart de ces
articles sont garnis d'une petite calcéole, difficilement visible au milieu des soies
touffues qui l'entourent. Il existe un petit flagellum secondaire uni-articulé, un peu
moins long que le premier article du flagellum principal. Les antennes inférieures
sont notablement plus courtes que les antennes supérieures. Le cinquième article du
pédoncule n'atteint pas tout à fait la longueur du quatrième. Le flagellum, un
peu plus court que le pédoncule, comprend de nombreux articles, portant presque
tous, au bord antérieur, une calcéole assez volumineuse.
Les mandibules sont remarquables par leur palpe, gros et court, dont le second
article, fortement renflé en son milieu, est presque aussi long que le troisième. Le
lobe interne des mâchoires de la première paire, bien développé, largement arrondi à
son extrémité, ne porte qu'une soie ; le lobe externe est armé de neuf épines ; le
palpe, grêle et allongé, se termine par une touffe de longues soies. Les autres pièces
buccales ne diffèrent pas de celles de l'espèce voisine : Eusiroides Pompei Stebbing.
Les gnathopodes antérieurs sont courts et robustes. L'article basai, peu allongé,
porte un faisceau de cinq longues épines à l'extrémité du bord antérieur. Le carpe se
prolonge en arrière en un large lobe, garni d'une rangée de soies. Le propode,
presque aussi large que long, affecte une forme à peu près triangulaire, le bord
palmaire se confondant avec le bord postérieur ; quelques épines, entremêlées de
longs cils, garnissent le bord palmaire, avec lequel le dactyle, grêle et recourbé,
peut se croiser. Les gnathopodes postérieurs, à peu près de même forme que les
gnathopodes antérieurs, sont beaucoup plus allongés. Le propodé est un peu plus
long, relativement à sa largeur, que dans les pattes précédentes. Le dactyle peut
aussi se croiser avec le bord palmaire. Les pattes des cinq paires suivantes, robustes
et allongées, portent de nombreux faisceaux d'épines ; les dactyles sont forts et
recourbés. L'article basai, lisse au bord postérieur dans les pattes des cinquième et
-67 -
sixième paires, est légèrement crénelé dans celles de la septième paire, qui sont les
plus longues de toutes.
Le pédoncule des uropodes de la première paire porte, au bord postérieur, une
rangée de dix petites épines ; la branche interne, notablement plus longue que la
branche externe, est un peu plus courte que le pédoncule. Dans les uropodes de la
seconde paire, la branche externe est de la longueur du pédoncule ; la branche
interne est beaucoup plus allongée ; les deux branches sont garnies de nombreuses
épines. La branche interne des uropodes de la troisième paire dépasse un peu la
branche externe en longueur ; ces branches, étroitement lancéolées, sont armées
d'une double rangée d'épines. Le telson n'est fendu que sur un peu plus du quart
de sa longueur ; cette fente est légèrement ouverte, et chacun des lobes qu'elle
forme se termine par une petite échancrure, garnie d'un cil très court ; deux cils
un peu plus longs partent de chacun des bords latéraux du telson.
L'exemplaire décrit ci-dessus mesurait à peine 4mm de longueur ; c'était une
femelle adulte, et trois embryons assez volumineux se trouvaient entre ses lamelles
incubatrices. Les deux autres exemplaires, un peu moins grands, semblent être de
jeunes femelles. Je suis heureux de dédier cette intéressante espèce à l'éminent
zoologiste norvégien G. O. Sars.
Le genre Eusiroides ne comprenait, jusqu'ici, que trois espèces, provenant des
dragages du Challenger. Eusiroides Cesaris Stebbing, caractérisé par le prolon-
gement dentiforme du bord dorsal des deux premiers segments du métasome,
provient de la côte d'Australie. Eusiroides Pompei Stebbing, a été dragué dans le
sud de l'Océan indien, par 75 brasses (i37m). Eusiroides Crassi Stebbing, qui diffère
des deux espèces précédentes par l'absence de denticulations au bord postérieur
des plaques épimérales du troisième segment du métasome, a été dragué au large de
Montevideo, par 600 brasses (1097™). La nouvelle espèce, très voisine d'Eusiroides
Pompei, en diffère surtout par sa taille beaucoup plus petite (les trois espèces du
Challenger atteignent à peu près i2mm de longueur), et par la fente très réduite de
son telson.
Le Professeur Délia Valle (80, p. 672) considère les trois espèces du
Challenger comme synonymes, et les assimile à une forme du golfe de Naples,
qu'il décrit sous le nom ôl Eusiroides Cesaris Stebbing. J'ai eu occasion de recueillir
un certain nombre d'exemplaires de cette forme sur les côtes de Provence, d'Espagne,
de Portugal, et sur quelques points de la côte océanique de France ; elle est, à mon
avis, bien distincte de toutes celles dont il est question ci-dessus, ce qui porte à
cinq le nombre des espèces connues du genre Eusiroides. i
Habitat. — Quelques exemplaires d' Eusiroides Sarsi ont été dragués par la
Melita à Tenerife et à Canaria, à peu de distance de la côte, par une quinzaine de
mètres de profondeur.
1 Dans une note actuellement en cours d'impression (65 bis), j'ai proposé, pour la forme décrite par
M. Délia Valle, le nom d' Eusiroides Délia Vallei.
— 68 —
Genre Rachotropis, S. I. Smith i883
Racliotropis Grimaldii, (Chevreux)
(PL ix, fig. i)
1S87. Tritropis Grimaldii, Chevreux (45), p. 571.
1888. Rachotropis Grimaldii, Stebbing (SIO), p. 1641.
Campagne de 1886: Stn. 66, profondeur 5 iora-363m. Parages du cap Finisterre.
Un exemplaire.
Le corps est extrêmement épais et renflé. Chacun des segments du mésosome
offre un relief très accentué, affectant la forme d'un bourrelet arrondi, sans
présenter ni carènes ni dents. Les trois segments du métasome portent une forte
carène dorsale et deux carènes latérales ; chacune de ces carènes se termine par une
dent longue et aiguë, qui, dans le troisième segment, se dresse à peu près perpen-
diculairement au corps. Le premier segment de l'urosome porte une carène dorsale
mince et arrondie ; une dent triangulaire, aiguë, prolonge chacun des côtés de ce
segment. Le bord postérieur du second segment de l'urosome porte une petite épine
à sa partie dorsale.
La tête, aussi longue que l'ensemble des trois premiers segments du mésosome,
porte un rostre assez court ; les angles latéraux, un peu recourbés inférieurement, se
terminent en pointe obtuse. Les plaques coxales sont peu élevées. Celles de la
première paire, étroites et triangulaires, se prolongent jusqu'à l'extrémité des
angles latéraux de la tête ; leur extrémité antérieure présente une légère échan-
crure, garnie d'un cil, leur bord inférieur se termine en arrière par une petite
dent. Les plaques coxales des trois paires suivantes présentent également une
échancrure, garnie d'un cil au bord antérieur, et une dent au bord postérieur.
Les plaques coxales des trois dernières paires sont crénelées au bord postérieur.
Les plaques épimérales des deux premiers segments du métasome sont fortement
prolongées en arrière et arrondies; celles du troisième segment portent des
denticulations très accentuées.
Les yeux, très grands, réniformes, étaient bien visiblement colorés en rouge
après plusieurs mois de séjour dans l'alcool, mais ils sont imparfaitement constitués,
et ne présentent pas traces d'ocelles. Les antennes supérieures dépassent à peine
l'extrémité du pédoncule des antennes inférieures. Le premier article de leur
pédoncule, très volumineux, se termine par deux petits prolongements dentiformes ;
son bord postérieur porte quatre longues soies ciliées. Le second article, un peu plus
long, mais beaucoup moins large que le premier, porte deux soies ciliées à l'extrémité
du bord postérieur. Le troisième article n'est pas beaucoup plus gros ni plus long
que le premier article du fiagellum principal. Ce flagellum, composé de dix articles,
n'atteint pas tout à fait la longueur de l'ensemble des deux premiers articles du
-69-
pédoncule. Il existe un petit flagellum secondaire, visible seulement à l'aide d'un
fort grossissement ; il est bi-articulé, et porte quelques cils et une petite soie
plumulée. Les antennes inférieures atteignent environ la moitié de la longueur du
corps. Le cinquième article du pédoncule est aussi long, mais beaucoup plus grêle,
que le quatrième; tous deux portent quelques soies ciliées. Le flagellum, comprenant
quinze articles, atteint la longueur de l'ensemble des deux derniers articles du
pédoncule.
Presque toutes les pattes étaient mutilées, ainsi que cela arrive fréquemment
aux espèces du genre Rachotropis, chez lequel ces organes sont extrêmement longs
et grêles. Seuls, les gnathopodes antérieurs et une patte de la troisième paire étaient
intacts. L'article basai des gnathopodes antérieurs, relativement grêle et presque
cylindrique, porte une rangée de petites épines à l'extrémité du bord postérieur. Le
carpe se prolonge en un lobe allongé, garni d'une touffe de soies. Le propode est
grand et ovale ; son bord postérieur, très court, se termine par une petite dent
obtuse, surmontée de deux épines ; le bord palmaire est garni de deux rangées de
soies, les unes très courtes et simples, les autres plus longues et ciliées. Le dactyle
mince et arqué, est aussi long que le bord palmaire. L'article basai des gnathopodes
postérieurs diffère beaucoup de l'article correspondant des gnathopodes antérieurs ;
il est très large, recourbé, épais au bord antérieur, très mince au bord postérieur,
affectant la forme d'un couperet ; l'extrémité du bord postérieur est armée d'un rang
de petites épines. Les pattes de la troisième paire, grêles et allongées, dépassent en
longueur l'ensemble de la tête et du mésosome; les trois derniers articles sont à
peu près d'égale taille. L'article basai des pattes de la cinquième paire, étroitement
rectangulaire, se termine, au bord postérieur, par une dent légèrement courbée.
L'article basai des pattes de la sixième paire est à peine plus large que celui des
pattes précédentes, mais son bord postérieur offre un contour arrondi. Dans les
pattes de la septième paire, l'article basai, pyriforme, est denticulé au bord
postérieur ; l'article méral est robuste et très allongé.
Les branches des uropodes de la première paire, beaucoup plus courtes que le
pédoncule, sont d'égale taille. Dans les uropodes de la seconde paire, la branche
interne dépasse d'un tiers la longueur de la branche externe. Le pédoncule des
uropodes de la troisième paire est très court ; la branche interne, un peu plus
longue que l'autre, porte une rangée de petites épines au bord interne. Le telson,
triangulaire, n'atteint pas tout à fait l'extrémité des uropodes de la dernière paire,
et ne porte ni soies ni épines ; il est étroitement fendu sur près de la moitié de sa
longueur.
L'exemplaire, une femelle ovifère, mesurait i imm de longueur, et 3mm d'épaisseur,
au point le plus large du mésosome ; une quinzaine d'ceufs assez volumineux se
trouvaient entre ses lamelles incubatrices.
Parmi les nombreuses espèces de Rachotropis actuellement connues, une seule,
Rachotropis elegans Bonnier («?, p. 658, pi. xxxix, fig. 4), provenant d'un dragage
— 70 —
du Caudan dans le Golfe de Gascogne, par une profondeur de o,5om, se rapproche
de Rachotropis Grimaldii par la forme ondulée des segments du mésosome.
L'espèce de YHirondelle s'en distingue, entre autres caractères, par la forme des
dents qui terminent les carènes du métasome, par la présence d'une carène au
premier segment de l'urosome, par le prolongement considérable des plaques
coxales de la première paire, et par les dents dont toutes les plaques coxales sont
armées.
Famille des CALLIOPID^
Genre Apherusa, Walker 1891
Apherusa bispinosa, (Sp. Bâte)
1857. Dexamine bispinosa, Sp. Bâte (118), p. 142.
i85g. Paramphithoe elegans, Bruzelius (40), p. -jb, pi. m, fig. 14.
1862. Atyhts bispinosus, Sp. Bâte (15), p. 140, pi. xxvn, fig. 1.
1870. Halirages bispinosus, Boeck (1»), p. n5.
1893. Apherusa bispinosa, G. O. Sars (ISS), p. 439, pi. clv, fig. 1.
1893. Acantho^one bispinosa, Della Valle (8S), p. 609, pi. ni, fig. 5, et pi. xvn, fig. 22-36.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile). — Stn.
40, profondeur 63m. Parages de Belle-Ile. Nombreux exemplaires.
Habitat. — C'est une des espèces les plus communes sur les côtes océaniques
d'Europe, à partir du nord de la Norvège. En Méditerranée, sa présence a été
signalée à Naples, par M. Della Valle, et à la Goulette, Tunisie, par le Professeur
G. O. Sars. Elle est commune sur les côtes du midi de la France et en Algérie. La
Melita l'a draguée à Tenerife, à Canada, et sur la côte du Sénégal.
Genre Bouvierella, nov. gen.
Corps régulièrement arrondi et lisse; mésosome assez épais, métasome beaucoup
plus comprimé. Tête armée d'un petit rostre, angles latéraux peu accentués. Aucune
trace d'organes de vision. Antennes supérieures un peu plus longues que les antennes
inférieures; pédoncules des deux paires d'antennes extrêmement courts ; flagellums
multiarticulés ; flagellum accessoire manquant. Lèvre antérieure échancrée; lèvre
postérieure simple, sans lobes internes. Mandibules de taille moyenne; lobe tranchant
très allongé, terminé par trois fortes dents, accompagné, dans la mandibule gauche
seulement, d'un petit lobe accessoire; processus molaire bien développé; palpe
robuste, troisième article large, falciforme, plus court que l'article précédent. Lobe
— T'-
interne des mâchoires de la première paire large et court; lobe externe assez étroit;
palpe grêle, un peu plus long que le lobe externe, bi-articulé. Lobe interne des
mâchoires de la seconde paire armé de petites épines à l'extrémité du bord interne.
Lobes interne et externe des maxillipèdes bien développés; palpe gros et court,
troisième article renflé à l'extrémité, quatrième article dactyliforme. Gnathopodes
très grêles et peu différents en forme. Pattes des cinq paires suivantes longues et
assez robustes, propode élargi à l'extrémité, subchéliforme. Branche externe des
uropodes un peu plus courte que la branche interne. Telson très court, légèrement
échancré à l'extrémité.
Je prie M. E. L. Bouvier, Professeur au Muséum de Paris, de vouloir bien
accepter la dédicace de ce genre d'Amphipodes, dont le type a été recueilli sur une
des espèces nouvelles décrites par MM. A. Milne-Edwards et E. L. Bouvier, dans
leur beau mémoire sur les Crustacés décapodes de Y Hirondelle.
Bouvierella carcinophila, (Chevreux)
(PL ix, fig. 3)
1889. Paramphithoe carcinophila, Chevreux (58), p. 288.
Campagne de 1887 : Stn. 114, profondeur 62om. Parages des Açores. Nombreux
exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 219, profondeur 1 386™. Parages des Açores. Trois
exemplaires. — Stn. 222, profondeur 844"". Parages des Açores. Un exemplaire.
Le corps, lisse et arrondi, est épais et renflé dans sa partie antérieure; le
métasome et l'urosome sont plus comprimés. La tête atteint à peu près la longueur
de l'ensemble des deux premiers segments du mésosome; elle porte un petit rostre,
et ses angles latéraux, très peu saillants, sont largement arrondis. Les plaques
coxales des quatre premières paires dépassent de beaucoup en hauteur les segments
correspondants du mésosome. Les plaques coxales de la quatrième paire sont très
largement échancrées pour recevoir les suivantes. Les plaques coxales des cinquième
et sixième paires sont relativement très grandes et très hautes. Les plaques épimé-
rales du troisième segment du métasome, régulièrement arrondies, ne se prolongent
pas en arrière. Le troisième segment du métasome déborde un peu sur le premier
segment de l'urosome, qui est profondément échancré à sa partie dorsale.
Il n'existe aucune trace d'organes de vision. Les antennes supérieures atteignent
à peu près la longueur de l'ensemble de la tête et des quatre premiers segments du
mésosome. Le pédoncule, un peu plus court que la tête, se compose de trois articles
décroissant progressivement en longueur et en grosseur. Le flagellum comprend une
vingtaine d'articles très courts, garnis de tigelles olfactives assez allongées, et de
quelques soies minuscules. Il n'existe pas de flagellum accessoire. Les antennes
inférieures sont un peu plus courtes que les antennes supérieures. Le second article
— 72 —
du pédoncule est visible en dehors de la tête; le quatrième article est un peu plus
long et beaucoup plus gros que le cinquième. Le flagellum comprend une quinzaine
d'articles presque glabres.
Les gnathopodes sont grêles et d'inégale taille. Dans les gnathopodes antérieurs,
l'article méral porte, au bord postérieur, une rangée de petites épines. Le carpe s'élargit
postérieurement pour former un lobe arrondi, garni d'une rangée de petites épines,
et de quelques longues soies. Le propode, étroitement ovale, est un peu plus long que
le carpe; son bord postérieur ne se distingue du bord palmaire que par la présence
d'une petite épine, située au niveau de l'extrémité du dactyle, qui est grêle et
presque droit. Les gnathopodes postérieurs sont un peu plus grands que les pré-
cédents. Le carpe, très allongé, ne présente pas de renflement, et ses bords antérieur
et postérieur sont parallèles. Le propode, de même forme mais un peu plus long que
celui des gnathopodes antérieurs, est néanmoins plus court que le carpe; son bord
postérieur porte une rangée de petites épines. Les pattes des troisième et quatrième
paires sont grêles et allongées. Le propode, beaucoup plus long que le carpe,
se termine par un renflement garni d'épines, qui forme avec le dactyle un petit organe
préhensile. Les pattes des trois dernières paires sont de même forme, et augmentent
progressivement de longueur, de la cinquième à la septième. L'article basai, ovale
allongé, ne présente pas de denticulations au bord postérieur. Le propode, comme
dans les pattes précédentes, est subchéliforme, ce qui doit permettre à l'Amphipode
de se cramponner facilement à son commensal.
Les uropodes atteignent à peu près au même niveau. Dans les uropodes de la
première paire, le pédoncule, robuste et allongé, porte deux rangs de petites épines.
La branche interne est notablement plus courte que le pédoncule; la branche externe
n'atteint pas tout à fait la longueur de la branche interne. Le pédoncule des uropodes
de la seconde paire est à peu près de même longueur que la branche externe ; la
branche interne est beaucoup plus longue. Chacune des branches de ces deux paires
d'uropodes se termine par deux fortes épines. Le pédoncule des uropodes de la
troisième paire est très court. Les branches, étroitement lancéolées., garnies d'épines
sur leur bord interne, sont de taille un peu inégale, la branche interne étant la plus
longue. Le telson, très court, n'atteint pas l'extrémité du pédoncule des uropodes de
la dernière paire ; il est aussi large que long, et son extrémité présente une légère
échancrure arrondie; il ne porte ni soies ni épines.
L'exemplaire décrit ci-dessus était une femelle mesurant 6mm de longueur. Le
dimorphisme sexuel est probablement nul, ou bien peu appréciable chez cette espèce;
tous les exemplaires que j'ai examinés étaient semblables, et il semble peu probable
qu'il ne se soit trouvé aucun mâle parmi eux. Ces Amphipodes ont tous été recueillis
sur la carapace de Crustacés décapodes appartenant à une espèce nouvelle, décrite
par MM. Milne-Edwards et Bouvier (159, p. 41, pi. 1), sous le nom de Geryon
affinis.
La forme décrite ci-dessus avait été classée parmi les Paramphithoe dans une
-73-
note préliminaire. Un examen plus attentif m'a démontré la nécessité de créer pour
elle un genre nouveau, et de la séparer complètement de la famille des Paramphi-
thoidœ, plusieurs caractères, l'échancrure du telson entre autres, ne concordant pas
avec la définition donnée de cette famille par le Professeur G. O. Sars, dans son
ouvrage fondamental sur les Amphipodes de Norvège (199, p. 343). Le nouveau
genre Bouvierella doit, à mon avis, prendre place parmi les Calliopidœ, auprès du
genre Leptamphopus G. O. Sars, avec lequel il présente quelques affinités.
Genre Dautzenbergia, nov. gen.
Corps assez robuste, comprimé, plaques coxales peu élevées. Tête armée d'un
petit rostre; angles latéraux carrément tronqués. Antennes supérieures beaucoup
plus longues que les antennes inférieures, fiagellum accessoire manquant. Lèvre
antérieure échancrée; lèvre postérieure simple, sans lobes internes. Mandibules assez
robustes, celle de gauche portant un petit lobe accessoire; processus molaire bien
développé; palpe robuste et allongé, le dernier article étant beaucoup plus long que
l'ensemble des deux premiers. Palpe des mâchoires de la première paire bi-articulé,
plus long que le lobe externe; lobe interne peu développé. Lobe externe des
maxillipèdes atteignant le milieu du second article du palpe ; dernier article du palpe
dactyliforme. Gnathopodes subchéliformes, très dissemblables; propode des gna-
thopodes postérieurs extrêmement volumineux, articles médians remarquablement
courts. Article basai des pattes des trois dernières paires largement ovale. Uropodes
allongés, atteignant au même niveau. Branche externe des uropodes des deux
dernières paires plus courte que la branche interne. Telson petit, légèrement fendu.
C'est avec une certaine hésitation, et d'une façon toute provisoire, que je classe
ce nouveau genre dans la famille des Calliopidœ, dont il s'écarte notablement par la
grande différence de taille qui existe entre les gnathopodes antérieurs et postérieurs.
Ce même caractère ne permet pas non plus de le ranger parmi les Paramphithoidœ,
avec lesquelles il a cependant quelques rapports, mais dont il diffère absolument
par la forme du telson.
Je suis heureux de dédier ce nouveau genre d'Amphipodes à mon excellent ami
M. Dautzenberg, ancien Président de la Société zoologique de France, dont les
travaux sur les Mollusques marins sont bien connus.
Dautzenbergia grandimana, (Chevreux)
(PI. x, fig. i.)
1887. Amphithopsis grandimana, Chevreux (45), p. 570.
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap Finisterre.
Un exemplaire.
— 74 —
Le corps, assez robuste et modérément comprimé, est lisse. La tête, aussi longue
que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, porte un petit rostre
recourbé ; les angles latéraux, très peu saillants, sont carrément tronqués. Les
plaques coxales de la première paire se prolongent antérieurement en un lobe
triangulaire, aigu, qui atteint au delà du milieu de la tête. Les plaques coxales des
deux paires suivantes sont à peu près aussi hautes que les segments correspondants
du mésosome. Les plaques coxales de la quatrième paire, beaucoup plus grandes que
les précédentes, sont légèrement échancrées au bord postérieur. Les plaques coxales
de la cinquième paire sont beaucoup plus larges que hautes. Les plaques coxales de la
sixième paire, bien nettement bilobées, sont presque aussi grandes que les précédentes.
Les plaques épimérales du premier segment du métasome sont arrondies; celles des
deux segments suivants se terminent en pointe aiguë. Le premier segment de l'uro-
some présente, à sa partie dorsale, une dépression assez accentuée.
Les yeux, bien conformés, sont grands et ovales. Les antennes supérieures
atteignent les trois quarts de la longueur du corps. Le pédoncule, court et robuste,
est à peine aussi long que l'ensemble de la tête et du premier segment du mésosome.
Le flagellum, grêle et allongé, comprend un très grand nombre d'articles presque abso-
lument glabres; il n'y a pas de trace de flagellum accessoire. Les antennes inférieures
atteignent à peine la moitié de la longueur des antennes supérieures. Le cinquième
article du pédoncule est beaucoup plus court que le quatrième. Le flagellum, très
grêle, se compose d'une trentaine d'articles absolument glabres.
Les gnathopodes antérieurs sont beaucoup plus petits que les suivants. Le carpe,
très développé, presque aussi long que le propode, est largement arrondi au bord
postérieur. Le propode affecte une forme presque orbiculaire ; son bord palmaire se
confond avec le bord postérieur, et forme avec lui une courbe régulière. Le dactyle
est grêle et allongé. Les gnathopodes postérieurs sont extrêmement robustes. L'article
basai, très volumineux, mais peu allongé, est loin d'atteindre la longueur du propode.
Les trois articles suivants son extrêmement courts. Le carpe se prolonge en arrière
pour former un petit lobe étroit et allongé. Le propode, très volumineux, est ovale;
son bord antérieur se termine, à son articulation avec le dactyle, par une petite dent
aiguë; le bord palmaire, nettement délimité du bord postérieur, porte une rangée
d'épines; le bord postérieur, à peu près aussi long que le bord palmaire, est garni de
touffes de soies. Le dactyle est fort et recourbé, et son extrémité peut se loger dans
l'échancrure qui sépare le bord palmaire du bord postérieur.
Les pattes de la troisième paire sont grêles et allongées. Le carpe égale à peu près
l'article méral en longueur. Le propode, un peu plus long, est armé de nombreuses
épines sur toute la longueur de son bord postérieur. Le dactyle, très robuste, porte
une petite dent au voisinage de l'extrémité du bord interne. Les pattes de la
quatrième paire sont de même forme, mais un peu plus robustes et plus allongées
que les précédentes. Le bord postérieur du propode porte de petits bouquets d'épines
plus clairsemées. Le dactyle est également armé d'une dent. L'article basai des pattes
-75-
de la cinquième paire, ovale allongé, porte une série d'épines sur toute la longueur
de son bord antérieur; le bord postérieur est lisse. Le bord antérieur des articles
suivants est garni de nombreuses épines. Le propode dépasse de beaucoup le carpe
en longueur. Le dactyle, très robuste, porte deux petites dents au bord interne. Dans
les pattes des deux dernières paires, l'article basai, largement ovale, est régulièrement
arrondi au bord postérieur, qui ne présente aucune trace de denticulations. L'article
méral est assez fortement dilaté en arrière. Les articles suivants manquaient.
Les uropodes, très allongés, atteignent à peu près au même niveau. Les branches
des uropodes de la première paire sont d'égale taille, et de même longueur que le
pédoncule. La branche interne des uropodes des deux dernières paires est notable-
ment plus longue que la branche externe. Dans les trois paires d'uropodes, les
branches sont styliformes et absolument glabres. Le telson, assez court, à peu près
triangulaire, n'atteint pas l'extrémité du pédoncule des uropodes de la dernière
paire ; il est légèrement fendu à son extrémité, chacun de ses lobes se terminant par
une petite échancrure ; il ne porte ni soies, ni épines.
L'unique exemplaire recueilli, une femelle paraissant adulte, mesurait 7mm, 5.
Famille des ATYLIDjE
Genre Dexamine, Leach 1814
Dexamine spinosa, (Montagu)
1 8 1 3. Cancer Gammarus spinosits, Montagu (185), p. 3, pi. n, fig. i.
1814. Dexamine spinosa, Leach (143), p. 433.
i83o. Amphithoe Marionis, H. Milne-Edwards (180), p. 37?.
1857. Amphithonotus Marionis, Costa (88), p. 195.
1893. Dexamine spinosa, G. O. Sars (1»S), p. 475, pi. clxvi, fig. 2, et pi. clxvii.
1893. Dexamine spinosa, Della Valle (8»), p. 573, pi. v, fig, 9 et 12, et pi. xvm, fig. 1 - 19.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Campagne de 1888 : Stn. 167, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile). —
Stn. 196, profondeur 5m à 6m. Horta, île de Fayal (Açores).
Habitat. — Cette espèce est commune sur toutes les côtes océaniques et méditer-
ranéennes d'Europe, depuis le nord de la Norvège (G. O. Sars), jusqu'à l'Adriatique
(Heller). M. Sovinsky a signalé sa présence dans le Bosphore et dans la Mer Noire.
Aux Açores, YHirondelle l'a trouvée à Fayal, et le Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel.
Enfin, la Melita l'a draguée à Tenerife et à Canaria.
-76-
Famille des GAMMARIDjE
Genre Gammarus, Fabricius 1776
Gammarus locusta, (Linné)
1761. Cancer locusta, Linné (148), N° 2042.
1775. Gammarus locusta, Fabricius (9*), p. 418.
i8g3. Gammarus locusta, G. O. Sars (IBS), p. 499, pi. clxxvi, fig. 1.
i8g3. Gammarus locusta, Della Valle (89), p. 759, pi. n, fig. 1, pi. xxiv, fig. 20-34, et P'- XLV> fig- r-H.
Campagne de 1887: Stn. io3, profondeur i5m. Fayal (Açores).
Campagne de 1888 : Stn. i65. Mouillage de l'île de Groix. — Stn. 167, pro-
fondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Habitat. — Très commune dans l'Océan glacial arctique, où elle atteint la taille
énorme de48ram (G. O. Sars), cette espèce se rencontre sur toutes les côtes océaniques
et méditerranéennes d'Europe, ainsi que sur les côtes d'Algérie et de Tunisie.
M. Sovinsky signale sa présence dans le Bosphore, dans la Mer Noire, et dans la
Mer d'Azov. La Melita l'a draguée à Canada.
Gammarus Guernei, (Chevreux)
(PI. X, fig. 2)
1889. Gammarus Guernei, Chevreux (53), p. 294.
Campagne de 1888. Flores (Açores), dans les ruisseaux et les torrents de
l'intérieur de l'île. Nombreux exemplaires.
Mâle. — Le corps, assez robuste, est très comprimé. La tête, large et courte,
beaucoup moins longue que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome,
présente des lobes latéraux peu prolongés, carrément tronqués à la partie antérieure ;
leur bord inférieur se continue par une profonde échancrure., suivie d'un petit angle
aigu. La hauteur des plaques coxales des quatre premières paires dépasse de beaucoup
celle des segments correspondants du mésosome. Le bord postérieur des plaques
coxales de la quatrième paire est garni de quelques cils raides. Les plaques coxales
de la septième paire portent aussi quelques cils au bord postérieur. Les plaques
épimérales des deux derniers segments du mésosome se terminent par des angles
légèrement aigus; chacune de ces plaques porte cinq petites épines au bord inférieur.
L'urosome porte quelques petites épines à sa partie dorsale; on en compte quatre
sur le premier segment, six sur le second, et six sur le troisième.
Les yeux, petits, réniformes, sont situés obliquement, par rapport au bord
antérieur de la tête. Les antennes supérieures égalent à peu près le mésosome en
— 77 —
longueur. Les articles du pédoncule diminuent progressivement en longueur et en
grosseur, du premier au troisième; leur bord postérieur porte quelques longues
soies. Le flagellum principal se compose de vingt-quatre articles assez courts. Le
flagellum secondaire comprend quatre articles1 de taille différente. Ces articles
augmentent progressivement de longueur, du premier au troisième, tandis que le
quatrième est rudimentaire. Les antennes inférieures sont beaucoup plus courtes que
les antennes supérieures. Le cinquième article du pédoncule dépasse un peu en
longueur le quatrième. Le flagellum, plus court que le pédoncule, se compose d'une
dizaine d'articles.
Les pièces buccales ne diffèrent pas de celles des espèces communes du genre
Gammarus. Les gnathopodes, relativement robustes, sont à peu près de même forme.
Le carpe est bien développé; le propode, un peu plus long que le carpe, est
pyriforme. Les gnathopodes postérieurs sont beaucoup plus longs et plus gros que
les gnathopodes antérieurs, et s'en distinguent encore par les nombreux faisceaux
d'épines barbelées qui garnissent le bord postérieur du carpe. Les pattes de la
troisième paire sont très remarquables par leur grande taille, et par les longues soies
qui les garnissent. L'article méral, extrêmement développé, porte, au bord interne,
une épaisse bordure de soies longues et fines. Le carpe, également très large, porte
une bordure de soies semblables. Le propode, un peu plus court et beaucoup plus
étroit que le carpe, est bordé de soies beaucoup moins allongées. Les pattes de la
quatrième paire, beaucoup plus courtes et plus grêles que les précédentes, ne sont
pas bordées de soies, et portent simplement quelques petites épines. Les pattes des
trois dernières paires sont, à peu de chose près, de même taille, et de même forme.
L'article basai, dilaté à sa partie supérieure, se rétrécit ensuite brusquement; le bord
postérieur présente, en ce point, une légère échancrure, suivie, dans les pattes de la
septième paire seulement, d'un petit renflement garni d'épines. Les articles suivants,
assez fortement épineux, ne présentent rien de particulier.
Les uropodes des deux premières paires atteignent à peu près au même niveau.
Les branches des uropodes de la première paire sont beaucoup plus courtes que le
pédoncule ; celles des uropodes de la seconde paire égalent le pédoncule en longueur.
La branche externe des uropodes de la dernière paire, très longue et très robuste,
est armée d'une double rangée de faisceaux d'épines, mais ne porte pas les soies qui
garnissent cet appendice chez la plupart des Gammarus d'eau douce; cette branche
est suivie d'un petit article terminal spiniforme. La branche interne, rudimentaire,
est représentée par une petite lame ovale, garnie de deux épines. Le telson est fendu
jusqu'à la base; chacun des lobes porte deux épines au milieu de son bord externe,
une épine, au voisinage du bord interne, et trois épines terminales.
1 La diagnose préliminaire de cette espèce a été faite d'après une femelle dont le flagellum accessoire des
antennes était mutilé, et ne présentait plus qu'un article.
-78-
Femelle. — Le dimorphisme sexuel est peu accentué. Chez une femelle ovifère,
les gnathopodes sont moins robustes, mais à peu près de même forme que ceux du
mâle; néanmoins, les propodes affectent un contour plus régulièrement ovale. Le
carpe des gnathopodes postérieurs est armé, comme chez le mâle, de faisceaux
d'épines barbelées. Les pattes de la troisième paire sont garnies de longues soies, au
bord postérieur de l'article méral et du carpe, mais le propode ne présente pas la
bordure de soies qui est constante chez le mâle. Enfin, la branche externe des
uropodes de la dernière paire est un peu moins allongée.
La longueur d'un mâle adulte est de 6mm ; la taille de la femelle, un peu moindre,
ne dépasse pas 5mm.
Le seul Gammarus avec lequel Gammarus Guernei présente quelque ressem-
blance est Gammarus rhipidiophorus Catta (4 S), trouvé près de la Ciotat (Bou-
ches-du-Rhône), dans un puits dont l'eau est saumâtre, en été. Ce Gammarus a
malheureusement été décrit d'une façon très incomplète, et n'a pas été figuré. Il est
paraît-il, très remarquable par l'abondance des soies plumeuses qui garnissent le carpe
et le propode du premier péréiopode, et ce premier péréiopode est beaucoup plus
long que le second ; mais, chez Gaynmarus rhipidiophorus, « le quatrième pléopode
(uropode de la première paire) est beaucoup plus court et plus réduit que le suivant.»
Ce dernier caractère sépare absolument la forme de La Ciotat, non seulement de
Gammarus Guernei, mais de tous les Gammarus connus.
Genre Melita, Leach i8i3
Melita palmata, (Montagu)
1804. Cancer Gammarus palmatus, Montagu (16S), p. 69, pi. vi, fig. 4.
1814. Melita palmata, Leach (143), p. 403.
1889. Melita palmata, Norman (lïfi), p. i32.
1893. Melita palmata, Della Valle (89), p. 713, pi. 1, fig. 6, et pi. xxm, fig. 24-40.
1894. Melita palmata, G. O. Sars (198), p. 5o8, pi. clxxix.
Campagne de 1887 : 24 juin, Fayal (Açores), marée basse. — Stn. 1 36, surface,
sur les Sargasses, Océan atlantique.
Campagne de 1888 : Stn. 236, Graciosa (Açores), marée basse.
Habitat. — Cette espèce n'a jamais été rencontrée dans l'Océan glacial arctique.
Sur les côtes de Norvège, un unique exemplaire a été capturé dans le fjord de
Christiania (G. O. Sars). Sa présence a été signalée dans la Baltique, par Zaddach,
dans le Cattégat, par Meinert. Elle est beaucoup plus répandue dans les eaux des Iles
Britanniques (Norman). C'est une forme extrêmement commune sur tout le littoral
de la France, ainsi que sur les côtes d'Algérie et de Tunisie. Le Professeur Della Valle
— 79 —
la signale à Naples, M. Sovinsky, dans le Bosphore, la Mer Noire et la Mer d'Azov.
L'Hirondelle l'a rencontrée aux Açores, et, dans l'Océan atlantique, sur les
Sargasses. La Melita l'a trouvée à Lisbonne et à Setubal (Portugal), aux îles
Canaries, et à Rufisque (Sénégal).
Melita obtusata, (Montagu)
1804. Cancer Gammarus obtusatus, Montagu (199), p. 5, pi. n, fig. 7.
1862. Melita obtusata, Sp. Bâte (15), p. i83, pi. xxxm, fig. 3.
1862. Melita proxima, Sp. Bâte (15), p. 184, pi. xxxm, fig. 4.
1862. Megamœra Alderi, Sp. Bâte (15), p. 228, pi. xl, fig. 1.
1894. Melita obtusata, G. O. Sars (199), p. 5 10, pi. clxxx, fig. 1.
Campagne de 1887: Sin. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Nombreux
exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 193, profondeur 20™. Fayal (Açores).
Tous les exemplaires de la Stn. 85, ont été trouvés entre les ambulacres
d'Astéries : Cribrella oculata Pennant, ramenées en grand nombre par le chalut.
Le Dr Robertson, qui a déjà signalé ce fait de commensalisme, nous apprend que
Melita proxima {Melita obtusata) se trouve communément entre les ambulacres
à'Uraster rubens et de Solaster papposus, dans le Firth of Clyde.
Habitat. — Cette espèce, assez rare sur les côtes occidentale et méridionale de
Norvège (G. O. Sars), n'a jamais été signalée dans l'Océan glacial arctique. Elle a été
trouvée en Suède par Bruzelius, dans le Cattégat par Meinert, en Hollande par le
Dr Hoek. Elle est citée dans toutes les listes d'Amphipodes des Iles Britanniques, et
n'est pas rare sur nos côtes de la Manche et de l'Océan. La Melita l'a draguée sur
la côte du Sahara, et, au Sénégal, entre Dakar et Rufisque. On ne connaît pas de
capture authentique de Melita obtusata en Méditerranée, et la forme décrite sous ce
nom par le Professeur Délia Valle (89, p. 711, pi. 1, fig. 7, et pi. xxm, fig. 1-19),
doit être rapportée à Melita gladiosa Sp. Bâte.
Melita gladiosa, (Sp. Bâte)
1862. Melita gladiosa, Sp. Bâte (15), p. i85, pi. xxxm, fig. 6.
1876. Melita gladiosa, Stebbing (814), p. 77, pi. iv, fig. 2.
1889. Melita gladiosa, Norman (1Ï9), p. 134.
1893. Melita obtusata, Della Valle (89), p. 711, pi. 1, fig. 7, et pi. xxm, fig. 1-19.
Campagne de 1886: Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile). —
Stn. 45, profondeur i6ora. Golfe de Gascogne. — Stn. 59, profondeur 248™. Golfe de
Gascogne.
— 8o —
Campagne de 1888 : Stn. 226, profondeur i3ora. Détroit de Pico-Fayal, Açores.
Un exemplaire.
Le nombre des dents qui garnissent les segments du métasome et de l'urosome
est assez variable chez cette espèce, mais l'examen des plaques épimérales du troisième
segment du métasome permet de la distinguer facilement des formes voisines; leur
angle postérieur, fortement denticulé des deux côtés chez Melita gladiosa, est lisse
chez Melita obtusata et chez Melita dentata.
Habitat. — La station la plus septentrionale connue de Melita gladiosa est le
Firth of Clyde, où sa présence a été signalée par le Dr Robertson. Le Rév. Norman
nous apprend qu'elle a été trouvée, sur la côte d'Angleterre, à Salcombe, à Falmouth
et à Plymouth. MM. Walker et Hornell l'ont rencontrée à Guernesey. En France,
elle n'est pas rare sur la côte de Bretagne. La Melita l'a draguée à Setubal
(Portugal), et, en Méditerranée, sur la côte de Corse, et au large de la côte nord de
Tunisie. Le Professeur Délia Valle la cite (sous le nom de Melita obtusata), comme
habitant le golfe de Naples. Le Dr Th. Barrois Fa trouvée à Sâo Miguel (Açores). Sur
la côte de Bretagne, cette espèce se trouve quelquefois à la limite des basses mers,
mais elle est surtout abondante sur les fonds de iom à 20m. Les dragages de
YHirondelle ont montré qu'elle habite aussi des profondeurs beaucoup plus
grandes.
Melita dentata, (Krôyer)
1842. Gammarus dentatus, Kroyer (138), p. 159.
1862. Megamœra dentata, Sp. Bâte (15), p. 225, pi. xxxix, fig. 4.
1870. Melita dentata, Boeck (1»), p. i3i.
1894. Melita dentata, G. O. Sars (±99), p. 5i3, pi. clxxxi, fig. 1.
Campagne de 1887: Stn. i63, profondeur i5om. Parages de Terre-Neuve. Un
exemplaire.
Habitat. — Melita dentata est une forme des mers froides de l'hémisphère nord,
très commune dans l'Océan glacial arctique, où tous les auteurs l'ont signalée. Elle
n'est pas rare sur les côtes septentrionale et occidentale de Norvège (G. O. Sars), par
des profondeurs de 10 à 5o brasses (i8m à 91"). M. Th. Scott l'a draguée dans le Firth
of Forth, et le Rév. Norman en a reçu trois exemplaires, provenant de la côte de
Northumberland. On ne lui connaît pas d'habitat plus méridional, dans les mers
d'Europe. Sur la côte orientale de l'Amérique du Nord, Melita dentata a été draguée
à plusieurs reprises dans les parages du banc de Saint-Georges (Smith et Harger),
par des profondeurs variant entre 45 et 43o brasses (82m et j8jm), et M. Smith la cite
au nombre des Amphipodes dragués par l'Expédition américaine de 1882, sur la côte
du Labrador.
81 —
Melita Richardi, nov. sp.
(PI. x, fig. 3)
Campagne de 1887 : Stn. 1 12, profondeur 1287™. Parages des Açores. Vingt-huit
exemplaires. — Stn. 1 14, profondeur 620™. Parages des Açores. Un exemplaire,
trouvé sur un Geryon affinis Milne-Edwards et Bouvier, capturé dans une nasse.
Femelle. — Le corps est grêle et très comprimé, le mésosome, lisse et arrondi.
Chacun des segments du métasome se prolonge dorsalement pour former une dent
longue et aiguë. Le premier segment de l'urosome présente une dent semblable ; le
second segment porte cinq petites dents au bord dorsal postérieur. La tête à peu près
aussi longue que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, présente des
lobes latéraux très courts, à peine arrondis au bord antérieur. Les plaques coxales
des trois premières paires, beaucoup plus hautes que les segments correspondants du
mésosome, portent une petite dent à l'angle postérieur. Les plaques coxales de la
quatrième paire sont légèrement crénelées au bord postérieur. Dans les plaques
coxales des deux paires suivantes, le lobe antérieur est petit et anguleux, le lobe
postérieur est grand et largement arrondi. Les plaques épimérales du premier
segment du métasome sont régulièrement arrondies; celles du second segment sont
légèrement prolongées et aiguës ; celles du troisième segment, fortement prolongées
en arrière, se terminent en crochets aigus, denticulés au bord supérieur.
Il n'existe aucune trace d'organes de vision. Les antennes supérieures atteignent
à peu près les trois quarts de la longueur du corps. Le premier article du pédoncule,
un peu plus long que la tête, se termine, au bord inférieur, par une petite dent, à
côté de laquelle se trouve une longue épine. Le second article est beaucoup plus
grêle et plus allongé que le premier. Le troisième article, très court, n'atteint pas tout
à fait le tiers de la longueur du second. Le flagellum principal comprend de vingt-
cinq à trente articles, garnis de soies assez allongées. Le flagellum accessoire, à peu
près aussi long que l'ensemble des deux premiers articles du flagellum principal, se
compose de deux articles d'égale longueur, suivis d'un petit article rudimentaire.
Les antennes inférieures, beaucoup plus courtes que les antennes supérieures, égalent
en longueur l'ensemble de la tête et des cinq premiers segments du mésosome. Le
cinquième article du pédoncule est presque aussi long que le quatrième. Le flagellum
comprend huit articles assez allongés.
Les gnathopodes antérieurs, assez robustes, sont amplement garnis de longues
soies. Le propode, plus court que le carpe, est largement ovale, son bord postérieur
se confondant avec le bord palmaire. Les bords postérieurs de l'article méral, du
carpe et du propode, sont garnis d'une rangée de petites épines. Le dactyle est
grêle et peu courbé. Les gnathopodes postérieurs sont beaucoup plus grands que
les précédents. L'article méral se termine par un petit prolongement dentiforme. Le
carpe atteint à peu près la moitié de la longueur du propode, qui est quadrangulaire;
11
— 82 —
son bord palmaire, garni de quelques dents d'inégale taille, est séparé du bord
postérieur par une forte dent accompagnée d'une longue épine. Le dactyle,
modérément fort et régulièrement courbé, atteint la longueur du bord palmaire. Les
pattes des troisième et quatrième paires sont grêles et allongées. Les pattes des trois
dernières paires affectent à peu près la même forme, celles de la cinquième paire
étant beaucoup plus courtes que les pattes des deux paires suivantes, qui sont
presque d'égale longueur. Dans ces trois paires de pattes, l'article basai, relativement
étroit, presque quadrangulaire, est légèrement crénelé au bord postérieur.
Le pédoncule des uropodes de la première paire porte quatre épines au bord
postérieur; une longue épine est fixée à la jonction des deux branches. Les branches,
d'égale taille, assez fortement épineuses, sont de la longueur du pédoncule. Dans les
uropodes de la seconde paire, la branche externe est un peu plus courte que la
branche interne ; toutes deux sont garnies d'épines au bord postérieur. La branche
externe des uropodes de la dernière paire, robuste et très allongée, est armée, sur
chacun de ses bords, de quatre faisceaux d'épines; de nombreuses épines entourent
le petit article terminal. La branche externe, absolument rudimentaire, n'est pas plus
longue que large. Le telson est fendu presque jusqu'à sa base ; ses lobes, triangulaires,
se terminent en pointe aiguë; chacun d'eux porte une épine, située vers le milieu du
bord externe, et une épine au bord interne, à peu de distance de l'extrémité.
Mâle. — Le dimorphisme sexuel ne porte que sur la forme des gnathopodes
postérieurs. Ces pattes sont beaucoup plus grandes chez le mâle que chez la femelle.
L'article méral se termine par une projection dentiforme. Le carpe, triangulaire, est
extrêmement court. Le propode, très volumineux, quadrangulaire, porte, au bord
palmaire, des dents plus nombreuses et beaucoup plus accentuées que celles de la
femelle. Le dactyle, brusquement coudé à la base, est gros et court.
La taille d'une femelle adulte est de 6mm; les mâles que j'ai eus entre les mains
sont un peu plus petits.
Cette nouvelle espèce, assez voisine de Melita dentata (Krôyer), en diffère
néanmoins par de nombreux caractères, dont les principaux sont l'absence d'organes
de vision, la présence d'une seule dent sur chacun des segments du métasome et sur
le premier segment de l'urosome, la denticulation des angles postérieurs des plaques
épimérales du troisième segment du métasome, et le grand développement du
propode et du dactyle des gnathopodes postérieurs, chez le mâle.
Je dédie cette espèce nouvelle à M. le Dr Jules Richard, le dévoué collaborateur
scientifique de S. A. le Prince de Monaco.
-83 -
Genre Maera, Leach i8i3
Maera Othonis, (H. Milne-Edwards)
i83o. Gammarus Othonis, H. Milne-Edwards (1GO), p. 3j3, pi. x. fig. ii-i3 (Q).
1847. Gammarus longimamis, Thompson (839), p. 242.
1859. Gammarus lœvis, Bruzelius (40), p. 60, pi. 11, fig. 10.
1862. Megamœra longimana, Sp. Bâte (15), p. 227, pi. xxxix, fig. 7 (o*).
1862. Megamœra Othonis, Sp. Bâte (15), p. 227, pi. xxxrx, fig. 8 (9).
1868. Mœra longimana, Norman (194), p. 284.
1889. Mœra Othonis, Norman (ÎÏO), p. 1 25.
1894. Mœra Othonis, G. O. Sars (19S), p. 5i8, pi. clxxxii, fig. 1.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur iam. Côte occidentale de France. —
Stn. 44, profondeur i66m. Golfe de Gascogne. — Stn. 53, profondeur i35m. Golfe de
Gascogne.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Rare sur les côtes de Norvège (G. O. Sars), signalée en Suède par
Bruzelius, cette espèce a été citée, comme habitant les Iles Britanniques, par Sp. Bâte,
le Dr Robertson, le Rév. Norman et M. Walker. MM. Walker et Hornell l'ont
draguée à Guernesey. Elle est assez commune sur nos côtes de la Manche et de
TOcéan. La Melita l'a draguée à Setubal (Portugal). Elle semble peu répandue en
Méditerranée, où sa présence n'a encore été signalée qu'à Marseille, par M. Marion;
plus récemment, j'ai eu l'occasion d'en draguer quelques exemplaires à Port-Vendres
et à Antibes.
Maera Batei, Norman
1868. Mœra Batei, Norman (1*3), p. 416, pi. xxii, fig. i-3.
1868. Megamœra multidentata, Sp. Bâte et Westwood (16), vol. 11, p. 5i5.
1889. Mœra Batei, Norman (1*6), p. 127.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Cette rare espèce a été draguée pour la première fois à Guernesey,
parle R.év. Norman. M. Fowler et M. Walker l'ont retrouvée depuis dans la baie de
Liverpool, et M. Th. Scott, dans le Firth of Forth. Sur la côte de France, elle n'a été
rencontrée, jusqu'ici, qu'à Saint-Vaast-la-Hougue, et dans la baie du Croisic.
UHirondelle l'a draguée au large de Lorient, par la profondeur relativement
considérable de i8om.
— 84 —
Msera semiserrata, (Sp. Bâte)
1862. Megamœra semiserrata, Sp. Bâte (15), p. 226, pi. xxxix, fig. 6.
186g. Mcera semiserrata, Norman, in Brady et Robertson (89), p. 35g.
1889. Mœra semiserrata, Norman (196), p. 127.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Habitat. — Ainsi que la précédente, cette espèce ne semble pas exister au nord
des Iles Britanniques. Le Rév. Norman indique sa capture en plusieurs localités des
côtes d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, et à Guernesey ; M. Walkerl'a draguée aux
environs de Liverpool. Elle est très rare sur les côtes de France, et n'y avait été
signalée, jusqu'ici, que dans la baie de Quiberon (44, p. 3o6); V HIRONDELLE l'a
draguée dans les mêmes parages.
Msera Hirondellei, nov. sp.
(PL xi, fig. 1)
Campagne de 1888 : Stn. 226, profondeur i3om. Détroit de Pico-Fayal, Açores.
Vingt-deux exemplaires.
Femelle. — Le corps, grêle et très comprimé, est lisse. La tête atteint la longueur
de l'ensemble des deux premiers segments du mésosome ; les lobes latéraux, très
larges et peu saillants, sont obliquement tronqués au bord antérieur. Les plaques
coxales, très petites, n'atteignent pas la hauteur des segments correspondants du
mésosome. Le bord inférieur des plaques coxales de la première paire se prolonge
en avant, et forme., avec le bord antérieur, un angle aigu, garni d'un cil. Les plaques
coxales des trois paires suivantes sont régulièrement arrondies ; celles de la quatrième
paire ne présentent qu'une échancrure à peine sensible au bord postérieur. Le lobe
antérieur des plaques coxales de la cinquième paire est beaucoup plus haut que le
lobe postérieur. Les angles postérieurs des plaques épimérales du second segment du
métasome sont presque droits. Dans le troisième segment ces angles se prolongent un
peu en arrière, et se terminent en pointe aiguë.
Les yeux, bien conformés, très grands, réniformes, comprennent environ
trente-cinq ocelles. Les antennes supérieures atteignent à peu près les trois quarts de
la longueur du corps. Le premier article du pédoncule, très robuste et renflé au bord
postérieur, est beaucoup plus long que la tête. Le second article, encore plus allongé,
est grêle et cylindrique. Le troisième article n'atteint que le tiers de la longueur du
second. Le flagellum principal, un peu plus court que le pédoncule, se compose
d'une trentaine d'articles, garnis de soies assez allongées. Le flagellum accessoire
comprend huit articles, portant de longues soies au bord antérieur. Les antennes
inférieures dépassent un peu la longueur du pédoncule des antennes supérieures.
Les deux premiers articles de leur pédoncule sont visibles en dehors de la tête. Le
— 85 —
cinquième article est beaucoup plus court que le quatrième. Leflagellum, un peu plus
long que le dernier article du pédoncule, se compose de onze articles, garnis de
petites touffes de soies.
Les pièces buccales ne diffèrent pas sensiblement de celles des autres espèces
du genre Mœra. La lèvre inférieure possède des lobes internes bien définis. Les
mandibules, très robustes, portent un palpe assez court, garni de cils nombreux et
allongés. Le lobe interne des mâchoires de la première paire, grêle et court, se
termine par trois petites soies ciliées. Le lobe interne des mâchoires de la seconde
paire est aussi long, mais beaucoup plus étroit que le lobe externe. Le lobe externe
des maxillipèdes, bien que beaucoup plus long que le lobe interne, est loin d'atteindre
l'extrémité du second article du palpe.
Les gnathopodes antérieurs sont modérément robustes. Le bord antérieur du
carpe se termine par une légère dépression', suivie d'une dent assez accentuée, qui
déborde sur le propode; le bord postérieur est garni de nombreuses touffes de soies,
et d'une rangée de cils très allongés. Le propode, à peu près de la longueur du carpe,
est ovale, et son bord palmaire se confond avec le bord postérieur; cet article est
également garni de cils nombreux et allongés. Le dactyle, assez grêle, ne présente
qu'une légère courbure.
Les gnathopodes postérieurs sont très développés. Le bord postérieur de l'article
méral se prolonge pour former un angle aigu avec le bord inférieur, qui est
profondément échancré. Le carpe, très court, affecte une forme à peu près triangulaire.
Le propode très volumineux, est quadrangulaire; son bord palmaire, irrégulièrement
crénelé, porte une dent obtuse au voisinage du dactyle ; une dent aiguë le sépare
du bord postérieur. Le dactyle,, très gros et recourbé, aussi long que le bord
palmaire, porte une rangée de cils au bord externe. Les pattes des deux paires
suivantes sont grêles et courtes, celles de la quatrièmepaire étant un peu plus allongées
que les précédentes. L'article basai des pattes des trois dernières paires, bien
développé, est de forme ovale; son bord postérieur ne présente pas de crénelures, mais
est garni d'une rangée de cils. Les articles suivants, robustes et allongés, bordés
de longues soies, ne portent pas d'épines. Le dactyle est armé, vers l'extrémité de son
bord interne, d'une petite dent arrondie, accompagnée d'un cil.
Les uropodes de la seconde paire n'atteignent pas tout à fait au niveau de
l'extrémité des uropodes de la première paire. Les uropodes de la troisième paire
sont très allongés. Les branches, lancéolées, d'égale taille, sont garnies d'épines,
plus longues et plus nombreuses dans la branche externe, et portent un faisceau de
longues épines à leur extrémité. Le telson est fendu sur plus des deux tiers de sa
longueur; cette fente est brusquement ouverte vers son extrémité; les lobes,
presque rectangulaires, se terminent par deux dents aiguës, accompagnées de deux
épines d'inégale taille.
K II existe une dépression analogue, au bord antérieur du carpe des gnathopodes antérieurs, chez Mcera
iruncatipes (Spinola). Voir Délia Valle (89, pi. xxn, fig. 3o).
- 86 —
Mâle. — Les gnathopodes antérieurs sont semblables à ceux de la femelle, le
bord antérieur du carpe présentant, comme chez cette dernière, une petite dépression,
suivie d'une forte dent. Le dimorphisme sexuel ne porte que sur la forme des gna-
thopodes postérieurs, beaucoup plus volumineux chez le mâle. Le propode, très
allongé, est relativement plus étroit; la dent du bord palmaire, voisine du dactyle,
beaucoup plus forte et plus saillante, -est suivie d'une profonde échancrure. Le dactyle,
fort et recourbé, porte, au bord interne, une échancrure correspondant à la dent du
bord palmaire; il est garni, comme celui de la femelle, d'une rangée de cils au bord
externe.
La taille moyenne des femelles est de jmm; les mâles, un peu plus petits, ne sont
peut-être pas complètement adultes.
Parmi les nombreuses espèces du genre Mœra, une forme littorale des mers
d'Europe, Mœra grossimana (Montagu), est la plus voisine de Mœra Hirondellei;
cette dernière espèce est caractérisée par la grande longueur du flagellum principal
de ses antennes supérieures, relativement à la longueur du flagellum accessoire, par
la forme un peu différente des gnathopodes postérieurs, par la grosseur de leur
dactyle, et par la forme du telson.
Genre Elasmopus, Costa i856
Elasmopus rapax, Costa
i853. Elasmopus rapax, Costa (81), p. 175.
1862. Megamœra brevicaudata, Sp. Bâte (15), p. 228, pi. xl, fig. 2.
1870. Elasmopus latipes, Boeck (19), p. i32.
1888. Mœra rapax, Barrois (ÎO), p, 39, fig. 3-8.
1893. Elasmopus rapax, Della Valle (89), p. 736, pi. xxn, fig. 16-22.
1894. Elasmopus rapax, G. O. Sars (19»), p. 5ar, pi. clxxxiii.
Campagne de 1887 : Stn. 104. Horta, Fayal (Açores), marée basse. — 14 août,
baie Pim, Fayal, marée basse. Nombreux exemplaires.
Habitat. — Cette espèce est extrêmement rare sur les côtes de Norvège ; Boeck
l'a trouvée dans le fjord de Christiania, mais le Professeur G. O. Sars ne l'y a
jamais rencontrée. Elle est aussi très rare dans les eaux des Iles Britanniques, où elle
n'a été signalée qu'à Plymouth et dans le Moray Firth (Sp. Bâte). J'ai fait connaître
(44, p. 3o8) ses habitudes très curieuses de cômmensalisme sur la côte ouest de
Bretagne, où on ne la trouve jamais dans les algues littorales, tandis qu'elle est
commune sur la carapace des Maia squinado dragués par des profondeurs de 5om
à ioora. Sur la côte sud-ouest de France, à Saint-Jean-de-Luz et à Guéthary, on
commence à la trouver dans les algues du rivage. Elle y est extrêmement commune,
en Méditerranée, sur toute la côte méridionale de France, et sur les côtes d'Algérie
et de Tunisie, depuis Oran jusqu'à Gabès. Costa et M. -Della Valle la signalent à
Naples. La Melita l'a trouvée à Tenerife et à Canaria, et, au Sénégal, à Dakar et
-87-
à Rufisque, dans les algues; elle a aussi été recueillie sur la carapace d'un Maia
dragué dans la baie de Dakar. Aux Açores, Y Hirondelle a trouvé Elasmopus rapax
à Fayal, et le Dr Th. Barrois a signalé sa présence à Sâo Miguel.
Genre Cheirocratus, Norman i865
Cheirocratus Sundevalli, (Rathkej
1843. Gammarus Sundevalli, Rathke (185), p. 65, pi. m, fig. 2.
i863. Lilljeborgia shetlantica, Sp. Bâte et Westwood (18), p. 206.
1870. Cheirocratus Sundevalli, Boeck (1»), p. 1 33 .
1889. Cheirocratus Sundevalli, Norman (178), p. i3o, pi. xi, fig. 9-10, et pi. xxii, fig. :-3.
1893. Cheirocratus Sundevalli, Della Valle (8»), p. 690, pi. xx, fig. 3, 4, 24, 25, 27 et 3o.
1894. Cheirocratus Sundevalli, G. O. Sars (189), p. 524, pi. clxxxiv, et pi. clxxxv, fig. 1.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile). —
Stn. 58, profondeur i34m. — Stn. 5g, profondeur 248™. Golfe de Gascogne.
Habitat. — A partir de la Norvège, où elle remonte jusqu'aux îles Lofoten,
(Boeck), cette espèce est assez commune sur les côtes océaniques d'Europe. Bruzelius
la signale en Suède, Meinert, dans le Cattégat, le Dr Hoek, en Hollande, Sp. Bâte,
le Rév. Norman, le Dr Robertson, M. Walker, M. Th. Scott, dans les eaux des Iles
Britanniques. MM. Walker et Hornell l'ont trouvée à Jersey et à Guernesey. Sur la
côte française de la Manche, elle n'a encore été rencontrée qu'à Saint-Vaast-la-Hougue,
mais elle est commune sur la côte ouest de Bretagne. En Méditerranée, la Melita
l'a draguée sur les côtes de Provence, de Corse et d'Algérie. Le Professeur Della
Valle la signale à Naples, M. Sovinsky, dans le Bosphore. Le Professeur G. O. Sars
a dragué Cheirocratus Sundevalli par des profondeurs atteignant jusqu'à 70 brasses
(91™), mais on ne l'avait jamais capturé dans des eaux plus profondes. L: 'Hirondelle
l'a ramené de 248™, dans le Golfe de Gascogne.
Genre Lilljeborgia, Sp. Bâte 1862
Lilljeborgia pallida, (Sp. Bâte)
1857. Gammarus pallidus, Sp. Bâte (19), p. .145.
1862. Lilljeborgia pallida, Sp. Bâte (15), p. 118, pi. xx, fig. 5.
1889. Lilljeborgia pallida, Norman (ÎWS), p. 116, pi. x, fig. 10.
1894. Lilljeborgia pallida, G. O. Sars (183), p. 53o, pi. clxxxvii.
Campagne de 1886 : Stn. 58, profondeur i34ra. Golfe de Gascogne.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Cette espèce est commune sur les côtes de Norvège (G. O. Sars), par
des profondeurs de 40 à 3oo brasses (73™ à 549m). Le Rév. Norman, le Dr Robertson,
M. Walker, ont signalé sa présence dans les eaux des Iles Britanniques. Elle est
— 88 —
assez rare sur la côte ouest de Bretagne, où on ne l'a draguée que par des profon-
deurs d'au moins 5om. En Méditerranée, la Melita l'a draguée à Port-Vendres,
Villefranche, Ajaccio, Porto-Vecchio et dans le golfe de Gabès. Tous les exemplaires
méditerranéens, provenant de ces dragages sont semblables au type de l'Océan, et ne
portent pas de dent dorsale au troisième segment du métasome. La forme décrite
par le professeur Délia Valle (8», p. 658, pi. i, fig. i et pi. xix, fig. 35-52,) sous le
nom de Nicippe pallida (Sp. Bâte), avec Lilljeborgia pallida comme synonyme, forme
qui possède des dents dorsales à tous les segments du métasome, est probablement
une espèce nouvelle.
Lilljeborgia picta, Norman
1889. Lilljeborgia picta, Norman (iïG), pi. x, fig. 5-9.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Habitat. — Cette rare espèce a été décrite par le Rév. Norman, d'après des
exemplaires provenant de Guernesey, seule localité où elle ait été signalée jusqu'ici.
Bien qu'elle y soit peu commune, elle existe cependant sur nos côtes de la Manche
et de l'Océan. M. A. Dollfus l'a trouvée à Saint-Lunaire (Côtes-du-Nord), ÏHiRON-
DELLE l'a capturée à Belle-Ile., et j'ai eu occasion d'en draguer quelques exemplaires
dans la baie de Quiberon et à Saint-Jean-de-Luz. C'est une forme littorale, dont la
distribution bathymétrique oscille entre om et 14™, en l'état actuel de nos connais-
sances.
Lilljeborgia fissicornis, (M. Sars)
(PI. xiv, fig. 6)
1 858. Gammarus fissicornis, M. Sars (103), p. 147.
1860. Iduna fissicornis, Boeck (18), p. 657.
i865. Gammarus pallidus, Goës (105), p. 529, fig. 27.
1870. Lilljeborgia fissicornis, Boeck (19), p. 75.
1S94. Lilljeborgia fissicornis, G. O. Sars (1918), p. 534, P^ clxxxix.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exemplaire.
Campagne de 1888 : Stn. 211, profondeur i372m. Parages des Açores. Un exem-
plaire.
Chez l'exemplaire de la Stn. 211, le corps, translucide, était d'un jaune légère-
ment teinté de rose, sur lequel l'appareil digestif se détachait en brun.
Habitat. — Cette espèce n'est pas rare sur les côtes de Norvège (G. O. Sars), par
des profondeurs de 5o à 200 brasses (91 m à 366m). Goës l'a draguée au Spitzberg, le
Dr Hansen, au Groenland, Malm, sur la côte de Suède. On ne l'avait jamais ren-
contrée, jusqu'ici, que dans les mers boréales et arctiques, et les dragages de
VHirondelle ont donné une grande extension à ses distributions géographique et
bathymétrique.
-89-
Famille des PHOTID.E
Genre Microdeutopus, Costa i853
Microdeutopus versiculatus, (Sp. Bâte)
i856. Lembos versiculatus, Sp. Bâte (lt), p. 58.
1862. Microdeutopus versiculatus, Sp. Bâte (lft), p. i65, pi. xxx, fig. 5.
1874. Microdeuteropus versiculatus, Stebbing (911), p. 12, pi. 1, fig. 2.
Campagne de 1888 : Stn. 193, profondeur 2om. — Stn. 194, profondeur i5m.
Fayal (Açores).
Habitat. — Cette espèce n'a jamais été rencontrée sur les côtes de Norvège; sa
station la plus septentrionale connue est aux îles Shetland, où le Rév. Norman l'a
draguée par 70 à 80 brasses (128™ à 146™). Sp. Bâte et le Rév. Stebbing l'ont signalée
sur les côtes anglaises, le Dr Robertson, dans le Firth of Clyde, MM. Walker et
Hornell, à Jersey. En France, elle a été trouvée, dans la Manche, à Saint-Vaast-la-
Hougue et à Dinard, dans l'Océan, à Quiberon, au Croisic, et à Saint-Jean-de-Luz.
La Melita l'a draguée à Setubal, à Cadiz, aux Canaries, au Sénégal, et, en
Méditerranée, sur les côtes de Provence, de Corse, d'Algérie et de Tunisie. M. Délia
Valle ne l'a pas trouvée dans le golfe de Naples, mais le DrNebeski signale sa présence
dans l'Adriatique.
On a vu plus haut que Microdeutopus versiculatus avait été dragué, aux îles
Shetland, par une assez grande profondeur ; il n'est pas sans intérêt de noter que cette
espèce peut s'adapter à des conditions de milieu bien différentes, et qu'elle vit, à
l'occasion, dans l'eau saumâtre. J'ai dragué des mâles adultes et des femelles ovifères
de Microdeutopus versiculatus dans la petite rivière de Grimaud, à quelques centaines
de mètres de son embouchure dans le golfe de Saint-Tropez. En Tunisie, j'ai trouvé
des exemplaires adultes, des deux sexes, dans des touffes d'algues, au bord de l'Oued
Tindja, canal qui relie le lac de Bizerte au lac Iskel, en un point où la quantité de
sels contenue dans l'eau atteignait à peine i5 grammes par litre.
Genre Stimpsonella, Délia Valle i8g3
Stimpsonella armata, (Chevreux)
1887. Microdeutopus armants, Chevreux (44), p. 3i2, pi. v, fig. 11-12 et fig. 6-7 du texte.
1893. Stimpsonella armata, Della Valle (8»), p. 422, pi. iv, fig. 8, et pi. xi, fig. 13-24.
Campagne de 1886 : Stn. 56, profondeur gom. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Stimpsonella armata est une rare espèce, dont l'habitat le plus
— 9o —
septentrional connu est la baie du Croisic, sur la côte océanique de France.
U Hirondelle l'a draguée dans une seule station du Golfe de Gascogne, la Melita
en a obtenu quelques exemplaires en Méditerranée, au large de Bonifacio (Corse), et
le Professeur Délia Valle signale sa présence dans le golfe de Naples. Ce sont les seules
localités où on l'ait rencontrée, jusqu'ici.
Genre Aora, Krôyer 1844
Aora gracilis, (Sp. Bâte)
i856. Lonchomeres gracilis, Sp. Bâte (II), p. 58.
[862. Aora gracilis, Sp. Bâte (ft&), p. 160, pi. xxvix, fig. 7.
1893. Aora gracilis, Della Valle (89), p. 407, pi. 11, fig. 9; pi. xn, fig. 25-3g, et pi. lvi, fig. 37.
1894. Aora gracilis, G. O. Sars (198), p. 545, pi. cxci.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Campagne de 1887 : Stn. io3, profondeur i5m. Fayal (Açores).
Campagne de 1888 : Stn. 194, profondeur i5m. — Stn. 196, profondeur 5 m- 6 m.
Fayal, (Açores).
Habitat. — Aora gracilis est commune sur toutes les côtes océaniques d'Europe,
à partir de l'ouest de la Norvège, où elle remonte jusqu'au Trondhjemsfjord (G. O.
Sars). La Melita l'a draguée aux îles Canaries. En Méditerranée, elle n'est pas rare
sur les côtes de France et d'Algérie, et le Professeur Della Valle l'a trouvée à Naples;
M. Sovinsky la cite au nombre des Amphipodes du Bosphore. Aux Açores Y Hiron-
delle l'a draguée à Fayal, et le Dr Th. Barrois signale sa présence à Sâo Miguel.
Genre Leptocheirus, Zaddach 1844
Leptocheirus pilosus, Zaddach
(PI. XI, fig. 2)
1844. Leptocheirus pilosus, Zaddach (841), p. 8.
1868. Protomedeia pectinata, Norman (1Ï4), p. 283.
1895. Leptocheirus pilosus, Walker (833), p. 3io.
Campagne de 1886: Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile.) —
Stn. 41, profondeur igm. Côte occidentale de France.
Je me suis rangé à l'opinion de M. Walker (333, p. 3io), et je crois que l'espèce
de Zaddach doit être assimilée à Protomedeia pectinata Norman, et non à Proto-
medeia hirsutimana Sp. Bâte. En dehors des caractères morphologiques sur lesquels
M. Walker s'est basé, on remarquera que Leptocheirus pilosus diffère notablement,
par sa petite taille, de toutes les autres formes connues du même genre. Zaddach lui
assigne comme longueur i ligne 1/2, c'est-à-dire environ 3mm. La plus grande femelle
ovifère, draguée par M. Walker aux environs de Liverpool, mesurait 2mm, 5. Aucun
des nombreux exemplaires que j'ai recueillis sur la côte ouest de Bretagne et à Jersey
ne dépassait 3 mm, 5. Leptocheirus hirsutimanus, au contraire, atteint jusqu'à 8 mm de
longueur. Enfin, cette petite espèce est la seule qui ait été rencontrée dans la zone
des marées. Elle est très commune sur certaines plages des environs du Croisic, dans
le sable un peu gros, au niveau des basses mers moyennes, et je l'ai rencontrée, à ce
même niveau, sur la grève d'Azette, à Jersey. Elle a dû être trouvée, sur les côtes de
Prusse, dans des conditions analogues, les six autres espèces, citées par Zaddach,
étant toutes des formes littorales.
L'Amphipode du golfe de Naples, décrit par le Professeur Délia Valle (89,
p. 427, pi. xn, fig. 1-14), sous le nom de Leptocheirus pilosus Zaddach, ne peut être
assimilé à cette espèce; l'examen des gnathopodes antérieurs permet de l'en distinguer
facilement. Chez le véritable Leptocheirus pilosus, la plaque coxale, quadrangulaire,
ne présente qu'un petit prolongement obtus à l'angle antéro-inférieur; le bord
palmaire du propode, très petit, légèrement concave, n'atteint pas le tiers de la
longueur du dactyle. Chez l'espèce décrite comme Leptocheirus pilosus par M. Délia
Valle, espèce que j'ai retrouvée en plusieurs points de la Méditerranée occidentale,
la plaque coxale se prolonge en un angle très aigu et très allongé (Délia Valle, 89,
pi. xn, fig. 6), et le bord palmaire, beaucoup plus grand, est légèrement convexe,
et moins nettement distinct du bord postérieur que chez la forme de l'Océan1.
Habitat. — Zaddach a rencontré Leptocheirus pilosus sur la côte de Prusse ; le
Rév. Norman en a dragué un exemplaire aux îles Shetland, M. Walker l'a retrouvé
aux environs de Liverpool, MM. Walker et Hornell signalent sa présence à Jersey
et à Guernesey. UHlRONDELLE l'a dragué près de Belle-Ile, et j'ai eu occasion d'en
recueillir de nombreux exemplaires sur la côte ouest de Bretagne, dans les parages
des îles Glénans, de Lorient et du Croisic.
Leptocheirus hirsutimanus, (Sp. Bâte)
1862. Protomedeia hirsutimanus, Sp. Bâte (15), p. 168, pi. m, fig. 6.
i863. Protomedeia hirsutimana, Sp. Bâte et Westwood (16), p. 298.
1868. Protomedeia hirsutimana, Norman (1Ï4), p. 284.
1894. Leptocheirus pilosus, G. O. Sars (ÎOS), p. 555, pi. cxcvn.
1895. Leptocheirus hirsutimanus, Walker (£38), p. 3io.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Cette espèce, si bien caractérisée par la grande longueur du flagellum
accessoire de ses antennes supérieures, et par les énormes épines dont ses uropodes
1 La forme méditerranéenne ne me semble pas différer spécifiquement de l'Amphipode décrit par Costa
(83, p. 1 55, pi. 11, fig. 8), sous le nom de Protomedeia fasciata nob., et, par Grube (110, p. 402, pi. x, fig. 2),
sous le nom de Protomedeia hirsutimana Sp. Bâte?, et doit, par conséquent, prendre la dénomination de Lepto~
cheirus fasciatus Costa.
— 92 —
de la seconde paire sont armés, semble très rare sur les côtes de Norvège, où, seul,
Boeck l'a rencontrée. Sp. Bâte l'a décrite d'après un exemplaire mutilé, provenant de
Banff (Ecosse), et le Rév. Norman, qui l'a retrouvée aux îles Shetland, en a complété
la description. Meinert la signale dans le Cattégat, M. Walker l'a draguée dans les
parages de Liverpool. Dans la Manche, Leptocheirus hirsutimanus n'a encore été
signalé qu'a Saint- Vaast-la-Hougue (6G, p. i32). Il est assez commun sur les fonds
de vase des environs du Croisic, par i5mà20m de profondeur ; Y Hirondelle Ta
dragué beaucoup plus au large, par i8om, ce qui est à peu près la profondeur à
laquelle on Ta capturé aux îles Shetland. Cette espèce n'a jamais été rencontrée au sud
de l'embouchure de la Loire.
Leptocheirus guttatus, (Grube)
1866. Protomedeia guttata, Grube (ItO), p. 408, pi. x, fig. 3.
1887. Ptilocheirus tricristatus, Chevreux (41), p. 3io, pi. v, fig. 3-4, et fig. 4 du texte.
1888. Leptocheirus guttatus, Stebbing (81B), p. 366.
1893. Leptocheirus guttatus, Della Valle (8S), p. 43o, pi. xn, fig. 15-24.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile). Trois
exemplaires.
Habitat. — Le Rév. Norman m'a obligeamment envoyé quelques exemplaires de
cette espèce provenant de Falmouth, qui est sa station la plus septentrionale, en l'état
actuel de nos connaissances. On ne l'a jamais rencontrée sur la côte française de la
Manche, mais elle n'est pas rare sur la côte ouest de Bretagne. L'Hirondelle l'a
draguée à Belle-Ile, et j'ai eu occasion d'en recueillir des exemplaires dans les baies
de Concarneau, de Quiberon et du Croisic, par des profondeurs de iom à 2ora ; elle n'a
jamais été rencontrée, dans l'Océan, au sud de l'embouchure de la Loire. En Médi-
terranée, Leptocheirus guttatus n'est pas rare sur les côtes de France (Port-Vendres,
Cannes), et sur les côtes d'Algérie et de Tunisie (Bougie, Bône, Sousse, Gabès). Le
Professeur Della Valle l'a trouvé à Naples, Grube, dans l'Adriatique.
Genre Gammaropsis, Lilljeborg 1854
Gamniaropsis maculata, (Johnston)
1828. Gammarus maculatus, Johnston (134), p. 176.
1 855. Gammarus erythrophthalmus, Lilljeborg (14©), p. 124.
1870. Gammaropsis erythrophthalmus, Boeck (19), p. 161.
1888. Gammaropsis maculatus, Stebbing (818), p. 1699.
1893. Protomedeia maculata, Della Valle (89), p. 436, pi. xiv, fig. 20-40, et pi. lvii, fig. 8-11.
1894. Gammaropsis erythrophthalma, G. O. Sars (1»S), p. 558, pi. cxcvm.
Campagne de 1886 : Stn. 46, profondeur i55m. — Stn. 57, profondeur 248"
Stn. 58, profondeur i34m. Golfe de Gascogne.
-93-
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Campagne de 1888 : Stn. 193, profondeur 2om. Fayal (Açores). Six exemplaires.
— Stn. 196, profondeur 5m à 6m. Fayal. — Stn. 217, profondeur 40"1. Flores (Açores).
Habitat. — La répartition géographique de cette espèce est très étendue. A partir
de l'ouest de la Norvège, elle a été signalée sur toutes les côtes océaniques de l'Europe.
La Melita l'a draguée à Cadiz, aux Canaries, et à Dakar (Sénégal). En Méditerranée
elle est commune sur les côtes de Provence, mais n'a pas encore été rencontrée sur
celles d'Algérie et de Tunisie. Le Professeur Délia Valle l'a trouvée à Naples,
M. Sovinsky, dans le Bosphore. Aux Açores, Y HIRONDELLE l'a draguée à Fayal et à
Flores, le Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel. Sa distribution bathymétrique oscille entre
la limite des basses mers et la profondeur de 240™, à laquelle Y HIRONDELLE l'a dra-
guée dans le Golfe de Gascogne.
Gammaropsis dentata, nov. sp.
(PL xn, fig. 1)
Campagne de 1888 : Stn. 226, profondeur i3om. Détroit de Pico-Fayal (Açores).
Cinq exemplaires.
Femelle. — Le corps, modérément comprimé, est un peu plus grêle que celui
de l'espèce précédente. La tête, très allongée, dépasse de beaucoup en longueur
l'ensemble des deux premiers segments du mésosome ; les angles latéraux, très peu
saillants, se terminent par une petite dent aiguë. Les plaques coxales sont moins
hautes que les segments correspondants du mésosome. Les plaques coxales de la
première paire, beaucoup plus courtes que les suivantes, sont garnies, au bord infé-
rieur, de quatre à cinq dents, d'inégale taille. L'angle inféro-postérieur des plaques
coxales de la seconde paire présente quelques crénelures peu distinctes. Les plaques
coxales des deux paires suivantes portent une petite dent, semblablement située. Les
plaques épimérales du troisième segment du métasome se prolongent en un lobe
arrondi, dont le bord inférieur est armé d'une petite dent aiguë. Le premier segment
de l'urosome se termine, à sa partie dorsale, par trois dents : une dent médiane,
assez petite, et deux dents latérales, notablement plus grandes. Le second segment
de l'urosome ne porte que deux dents latérales, plus petites que les dents corres-
pondantes du segment précédent.
Les yeux, grands et réniformes, comprennent de nombreux ocelles. Les antennes
supérieures sont de la longueur du mésosome. Le premier article du pédoncule,
beaucoup plus gros que le second, n'atteint que la moitié de sa longueur ; le troisième
article est un peu plus long que le premier. Le flagellum, assez court, se compose
d'une dizaine d'articles. Le flagellum accessoire, comprenant cinq articles, atteint près
de la moitié de la longueur du flagellum principal. Les antennes inférieures sont de
la longueur des antennes supérieures. Les deux derniers articles du pédoncule sont
— 94 —
d'égale taille. Le flagellum, composé de huit articles, n'est guère plus long que le
dernier article du pédoncule.
La lèvre antérieure se termine en avant par une projection spiniforme très
allongée. Les autres pièces buccales ne diffèrent pas sensiblement des organes corres-
pondants de l'espèce commune : Gammaropsis maculata. Les gnathopodes antérieurs
sont assez robustes. Le carpe, très développé, dépasse un peu le propode en longueur.
La forme du propode est ovalaire, le bord palmaire se confondant avec le bord posté-
rieur. Le dactyle, long et grêle, présente une courbure régulière. Le carpe des gna-
thopodes postérieurs est large et court. Le propode, quadrangulaire, atteint près du
double de la longueur du carpe ; le bord palmaire porte une petite dent, située vers
son milieu; une dent un peu plus forte le sépare du bord postérieur. Le dactyle aussi
long que le bord palmaire, présente une courbure très accentuée.
Les pattes des deux paires suivantes sont grêles et assez allongées. Les pattes de
la cinquième paire dépassent un peu les précédentes en longueur. Les pattes des deux
dernières paires, très allongées, sont d'égale taille. L'article basai, étroitement ovale,
porte, au bord postérieur, quelques crénelures peu accentuées. Le dactyle est fort et
recourbé. Les branches des uropodes de la dernière paire, très épineuses, sont à peu
près de la longueur du pédoncule. Le telson,un peu plus large que long, régulièrement
arrondi, se termine par un prolongement obtus, de chaque côté duquel se trouvent
une épine remarquablement longue et forte, et deux petites soies.
Mâle. — Les antennes, plus allongées, atteignent les deux tiers de la longueur du
corps. Les plaques coxales de la première paire portent six fortes dents au bord
inférieur. Les plaques coxales de la seconde paire portent deux dents bien distinctes
à l'angle inféro-postérieur. Les gnathopodes de la seconde paire sont beaucoup plus
robustes que ceux de la femelle. Le carpe, triangulaire, est très court. Le propode
très volumineux, un peu plus long que large, affecte une forme quadrangulaire; le
bord palmaire est armé de trois fortes dents. Le dactyle, gros et recourbé, est aussi
long que le bord palmaire.
La taille moyenne des exemplaires des deux sexes est de 5mm.
Les dents, qui garnissent les plaques coxales antérieures et les deux premiers
segments de l'urosome de cette espèce, la différencient bien nettement de toutes les
formes connues du genre Gammaropsis.
Habitat. — U Hirondelle a capturé Gammaropsis dentata dans les parages des
Açores, entre Pico et Fayal. Cette espèce habite également les îles Canaries; la
Melita en a dragué quelques exemplaires, en 1890, en rade de la Luz (Canada), par
une profondeur de i8m.
-95-
Genre Megamphopus, Norman 1868
Megamphopus comutus, Norman
1868. Megamphopus comutus, Norman (194), p. 282.
1870. Protomedeia longimana, Boeck (19), p. 160.
1873-76. Protomedeia longimana, Boeck (S©), p. 578, pi. xxv, fig. 4, et pl.xxix, fig. 5.
1878. Podoceropsis intermedia, Stebbing (S1&), p. 367, pi. xv, fig. 3.
1894. Megamphopus comutus, G. O. Sars (108), p. 564, pi. ce.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Deux
exemplaires.
Habitat. — Cette espèce n'est pas rare sur les côtes de Norvège, où son habitat
s'étend, au nord, jusqu'aux îles Lofoten (Boeck). Le Rév. Norman en a dragué un
exemplaire aux îles Shetland ; Meinert la cite comme abondante dans le Cattégat.
Le Rév. Stebbing, le Dr Robertson, M. Walker, l'ont trouvée dans les mers de la
Grande-Bretagne ; MM. Walker et Hornell signalent sa présence à Jersey et à
Guernesey. Elle semble peu commune sur les côtes de France, et les seules localités
où on l'y ait rencontrée, jusqu'ici, sont Luc-sur-Mer, les parages des îles Glénans, et
la baie du Croisic. \J Hirondelle Ta capturée dans le Golfe de Gascogne, au large
de la côte occidentale de France ; la Melita en a dragué quelques exemplaires aux
îles Canaries. Elle ne semble pas habiter la Méditerranée.
Genre Microprotopus, Norman 1866
Microprotopus maculatus, Norman
1866. Microprotopus maculatus, Norman (191), p. 2o3.
1879. Orthopalame Terschellingi, Hoek (130), p. 123, pi. ix, fig. 4-7.
1890. Microprotopus maculatus, Chevreux (50), p. 148, fig. 2, 4, 6-7.
1894. Microprotopus maculatus, G. O. Sars (1»*), p. 567, pi. cci.
Campagne de 1887 : Stn. io3, profondeur i5m. Fayal (Açores).
Campagne de 1888 : Stn. 194. Même localité.
Habitat. — Cette espèce est assez répandue sur les côtes océaniques d'Europe, à
partir de la Norvège occidentale, où elle a été rencontrée par Boeck et par le Pro-
fesseur G. O. Sars ; Meinert l'a trouvée dans le Cattégat, le Dr Hoek, en Hollande.
Elle ne semble pas rare dans les mers de la Grande-Bretagne ; sa présence y est
signalée par le Rév. Norman, le Dr Robertson, M. Walker et M. Th. Scott.
MM. Walker et Hornell la citent dans leur liste des Amphipodes de Jersey. Sur la
côte de France, elle a été trouvée à Villers, Luc-sur-Mer, Cherbourg, le Croisic,
Arcachon et Saint-Jean-de-Luz. La Melita l'a draguée à Setubal (Portugal), et, en
- 96-
Méditerranée, à Antibes, Bonifacio et Bône. M. Sovinsky signale sa présence dans
le Bosphore. Aux Açores, V Hirondelle l'a draguée à Fayal, et le Dr Th. Barrois, à
Sao Miguel.
Genre Photis, Krôyer 1842
Photis longicaudata, (Bâte et Westwood)
i863. Eiscladus longicaudatus, Bâte et Westwood (16), vol. i, p. 412.
1870. Photis Lutkeni, Boeck (19), p. 1 53.
1877. Photis longicaudata, Meinert (159), p. 142.
1893. Photis Reinhardi, Della Valle (89), p. 3a5, pi. m, fig. 3, et pi. x, fig. 1-19.
1894. Photis longicaudata, G. O. Sars (199), p. 571, pi. ccm, fig. 1.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur igm. Côte occidentale de France.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Rare sur la côte occidentale de Norvège, cette espèce a été signalée
dans le Cattégat, par Meinert, aux îles Shetland, par le Rév. Norman, et sur les
côtes de la Grande-Bretagne, par Sp. Bâte, le Dr Robertson et M. Walker. MM.
Walker et Hornell en ont dragué un exemplaire à Jersey. On ne l'a jamais rencontrée,
jusqu'ici, sur la côte française de la Manche, mais elle est commune sur les fonds de
vase de la côte océanique de France, par iomà 20m de profondeur. LaMELlTA l'a
draguée par i20m, au large de Saint-Jean-de-Luz, et en Méditerranée, à Saint-Tropez,
Villefranche et Bône. Le Professeur Della Valle l'a trouvée dans le golfe de Naples.
Genre Podoceropsis, Boeck 1860
Podoceropsis Sophise, Boeck
1860. Podoceropsis Sophiœ, Boeck (18), p. 666.
1862. Nœnia tuberculosa, Sp. Bâte (15), p. 271, pi. xlvi, fig. 2.
1894. Podoceropsis Sophiœ, G. O. Sars (19*), p. 574, pi. cciv.
Campagne de 1886 : Stn. 5g, profondeur 248™. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Cette espèce n'est pas rare sur les côtes occidentale et méridionale de
Norvège (G. O. Sars), par des profondeurs de 3oà i5o brasses (55m à 274 m). Meinert
signale sa présence dans le Cattégat, le Dr Robertson, dans le Firth of Clyde, Sp. Bâte,
sur les côtes d'Angleterre et d'Irlande. En France, M. Giard l'a trouvée àWimereux,
M. Bonnier, à Concarneau, sur un Maia squinado, et j'ai signalé son habitat sur la
carapace des Maia dragués par 6omàioom, sur la côte occidentale de France.
L'Hirondelle l'a draguée dans le Golfe de Gascogne, la Melita, à Tenerife. Le
Professeur Paulino d'Oliveira m'en a obligeamment communiqué un exemplaire,
provenant de la côte de Portugal. Jusqu'ici, Podoceropsis Sophiœ n'a jamais été
rencontrée en Méditerranée.
97 —
Genre Bonnierella, nov. gen.
Corps grêle et comprimé, plaques coxales petites. Tête ne présentant ni projec-
tion rostrale, ni organes apparents de vision. Antennes longues et d'égale taille;
troisième article du pédoncule des antennes supérieures très allongé, flagellum
accessoire rudimentaire. Pièces buccales peu différentes de celles des espèces appar-
tenant aux genres Gammaropsis et Podoceropsis. Gnathopodes antérieurs bien déve-
loppés, presque aussi grands que les suivants. Gnathopodes postérieurs dissemblables
chez le mâle, le propode du gnathopode droit étant plus large et mieux armé que
celui du gnathopode gauche. Pattes des cinq paires suivantes à peu près de même
forme, l'article basai des pattes des trois dernières paires étant étroitement rectangu-
laire, à peine plus large que les suivants. Pattes de la septième paire notablement
plus longues que les précédentes. Uropodes de la dernière paire très courts; branches
d'égale taille, beaucoup moins longues que le pédoncule. Telson petit, triangulaire.
L'Amphipode pour lequel ce nouveau genre est établi avait été sommairement
décrit, dans une note préliminaire (45, p. 577), sous le nom de Podoceropsis abyssi,
mais la forme étroite de l'article basai de ses pattes des trois dernières paires, la
dissemblance qui existe entre les gnathopodes postérieurs droit et gauche du mâle.,
la forme triangulaire du telson, constituent des caractères bien spéciaux et suffisam-
ment importants, à mon avis, pour justifier la création d'un genre nouveau. Je suis
heureux de dédier ce genre à M. Jules Bonnier, Directeur-adjoint de la Station
Zoologique de Wimereux-Ambleteuse, dont les importants travaux sur les Crustacés
sont bien connus.
Bonnierella abyssi, Chevreux
(PI. xi, fig. 3)
1887. Podoceropsis abyssi, Chevreux (415), p. 577.
Campagne de 1886 : Stn. 66, profondeur 5iom-363m. Parages du cap Finisterre.
Un exemplaire.
Le corps, grêle et comprimé, est lisse. La tête, très haute, aussi longue que
l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, ne porte pas de rostre ; ses
angles latéraux, assez peu saillants, sont aigus. Les plaques coxales des quatre pre-
mières paires atteignent à peu près la hauteur des segments correspondants du
mésosome. Le lobe antérieur des plaques coxales de la cinquième paire atteint plus
du double de la hauteur du lobe postérieur. Les plaques épimérales du troisième
segment du métasome sont prolongées en arrière et largement arrondies.
Il n'existe aucune trace d'organes de vision. Les antennes supérieures sont
presque aussi longues que le corps. Le premier article du pédoncule, assez volu-
i3
-98-
mineux, est aussi long que la tête ; le second article atteint près du double de la
longueur du premier ; le troisième article est à peine plus court que le second. Le
flagellum principal se compose de sept articles assez allongés. Leflagellum accessoire,
rudimentaire, n'atteint que la moitié de la longueur du premier article du flagellum
principal ; il est bi-articulé, mais son second article n'est représenté que par un petit
nodule, à peine visible à l'aide d'un fort grossissement. Les antennes inférieures
atteignent à peu près la longueur des antennes supérieures. Le cinquième article du
pédoncule est un peu plus long que le quatrième. Le flagellum comprend cinq articles
très allongés. Les deux paires d'antennes sont garnies de longues soies au bord
postérieur.
Les pièces buccales diffèrent à peine de celles des espèces appartenant aux genres
Gammaropsis et Podoceropsis. Le dernier article du palpe des mandibules porte, au
bord interne, une rangée de longues soies. Le quatrième article du palpe des maxilli-
pèdes affecte la forme d'un dactyle cylindrique et presque droit, beaucoup plus long
que l'article précédent. Les autres pièces buccales ne présentent rien de particulier.
Les gnathopodes antérieurs sont très puissants. Le carpe, assez volumineux,
beaucoup plus large à l'extrémité qu'à la base, atteint les deux tiers de la longueur
du propode. Ce dernier article est quadrangulaire ; son bord palmaire, remarqua-
blement armé, présente, à partir de l'articulation du dactyle, une grosse dent obtuse
et quelque peu fourchue, suivie d'une profonde échancrure, puis de deux dents
d'inégale taille, et d'une dent aiguë, qui le sépare nettement du bord postérieur. Le
dactyle, grêle et régulièrement courbé, est beaucoup plus long que le bord palmaire.
Les gnathopodes postérieurs sont absolument dissemblables. Dans le gnathopode
droit, le carpe, triangulaire et très court, porte un petit prolongement lobiforme,
garni d'une rangée de soies. Le propode, quadrangulaire, est très large ; son bord
palmaire présente, à partir de l'articulation du dactyle, une partie presque droite,
suivie d'une dent aiguë et de deux dents arrondies, d'inégale taille ; la seconde de ces
dents le sépare du bord postérieur, qui est légèrement crénelé. Le dactyle est beau-
coup plus long que le bord palmaire. Le carpe du gnathopode gauche est à peu près
de même forme, mais un peu plus long que celui du gnathopode droit. Le propode
est, au contraire, absolument différent ; de forme étroitement ovale, il présente un
bord palmaire légèrement crénelé, qui n'est séparé du bord postérieur que par une
petite dépression. Le dactyle, très long et régulièrement courbé, peut s'appliquer sur
le côté externe du propode.
Les pattes des troisième et quatrième paires sont courtes et robustes. L'article
méral et le carpe sont assez fortement renflés. Le dactyle, légèrement courbé, atteint
la longueur du propode. Les pattes des trois dernières paires diffèrent très peu des
précédentes ; leur article basai n'est pas plus large, et ne présente aucun renflement
au bord postérieur. Les pattes des cinquième et sixième paires sont d'égale taille ;
celles de la septième paire sont notablement plus allongées. Les uropodes des deux
premières paires atteignent à peu près au même niveau ; dans chacun d'eux, le
— 99 —
pédoncule porte, à son extrémité, une forte épine recourbée. Les branches des
uropodes de la seconde paire atteignent la longueur du pédoncule. Dans les uropodes
de la dernière paire, le pédoncule, très volumineux, est beaucoup plus large à la
base qu'à l'extrémité. Les branches, extrêmement courtes et d'égale taille, n'atteignent
qu'un peu plus de la moitié de la longueur du pédoncule, et ne portent ni soies ni
épines. Le telson, très petit, de forme triangulaire, est presque aussi large que long.
L'unique exemplaire recueilli, un mâle, n'atteignait pas tout à fait 3mm de
longueur.
M. Bonnier ($9, p. 661, pi. xl, fig. 2) a récemment décrit, sous le nom de
Gammaropsis abyssorum, une espèce très voisine, bien que spécifiquement distincte,
de la forme dont il est question ci-dessus, et qui doit également prendre place
dans le genre Bonnierella. Trois exemplaires de cette espèce, deux mâles et une
femelle ovifère, ont été dragués par le Caudan, par 950 m de profondeur, dans
le Golfe de Gascogne. Les antennes de ces exemplaires étaient mutilées, et nous
ignorons s'ils possédaient un fiagellum accessoire aux antennes supérieures, mais on
retrouve chez ces Amphipodes les caractères si spéciaux : étroitesse de l'article basai
des pattes postérieures, dissemblance de forme dans les gnathopodes postérieurs du
mâle, et contour triangulaire du telson, qui m'ont conduit à classer l'espèce draguée
par VHirondelle dans un genre nouveau. Néanmoins, il n'est pas douteux que les
deux formes ne soient spécifiquement distinctes. Chez l'Amphipode du Caudan, les
plaques coxales sont beaucoup plus petites que chez Bonnierella abyssi, et la forme
des propodes des gnathopodes est absolument différente.
Famille des PODOCERIDiE
Genre Amphithoe, Leach i8i3
i8i3
i843
1845
i856
1874
1894
Amphithoe rubricata, (Montagu)
Cancer Gammarus rubricatus, Montagu (164), p. 99.
Amphithoe rubricata, Leach (143), p. 402.
Amphithoe podoceroid.es, Rathke (185), p. 79, pi. iv, fig. 4.
Amphithoe albomaculata, Krôyer (139), p. 67.
Amphithoe littorina, Sp. Bâte (11), p. 59.
Amphithoe rubricata, Stebbing (813), p. n3, pi. xi, fig. 2.
Amphithoe rubricata, G. O. Sars (198), p. 579, pi. ccvi.
Campagne de 1886: Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile).
Habitat. — L'aire de dispersion de cette espèce s'étend sur toutes les côtes du
nord de l'Europe, depuis la Mer Blanche (exemplaires du Muséum de Saint-Péters-
IOO
bourg), jusqu'à l'entrée du Golfe de Gascogne. Le Dr Hansen l'a trouvée au
Groenland, M. S. I. Smith, sur la côte orientale des Etats-Unis d'Amérique. Très
commune sur nos côtes de la Manche et de l'ouest de la Bretagne, elle n'a pas encore
été rencontrée au sud de l'embouchure de la Loire. L'espèce suivante la remplace
sur la côte sud-ouest de France.
Amphitlioe Vaillanti, Lucas
1849. Amphithoe Vaillanti, Lucas (149), p. 54, pi. v, fig. 3.
i853. Amphithoe penicillata, Costa (81), p. 174.
1862. Amphithoe Desmaresti, Sp. Bâte (15), p. 238, pi. xli, fig. 8.
1866. Amphithoe penicillata, Heller (188), p. 43, pi. m, fig. 29-34.
1893. Amphithoe rubricata, Della Valle (89), p. 436, pi. 11, fig. 2, pi. xm, fig. 1-17, et pi. lvii, fig. 25-26.
Campagne de 1888 : Stn. 194, profondeur i5m. — Stn. 196, profondeur 5m à 6m.
Fayal (Açores).
Cette espèce est très voisine à' Amphithoe rubricata, et les deux formes ont été
quelquefois confondues. En dehors de ses antennes plus allongées, Amphithoe
Vaillanti est surtout caractérisée par la branche interne, très large et garnie de cinq
à six épines distales, de ses uropodes de la dernière paire, et par les deux petites
épines crochues dont l'extrémité du telson est armée. Le bord palmaire du propode
des gnathopodes postérieurs., assez profondément échancré chez la femelle, la diffé-
rencie de celle de l'espèce voisine, chez laquelle ce bord palmaire est à peu près droit.
Enfin, les antennes inférieures du mâle sont nettement différentes. Leur flagellum
égale à peu près en longueur l'ensemble des deux derniers articles du pédoncule, et
comprend au moins vingt-cinq articles très courts ; j'en ai compté jusqu'à cinquante
chez des mâles bien adultes. Chez le mâle Ôl Amphithoe rubricata, ce même flagellum,
beaucoup plus court, est à peu près de la longueur du dernier article du pédoncule,
et se compose de douze articles environ.
Habitat. — Amphithoe Vaillanti est commune dans toute la Méditerranée occi-
dentale. Lucas a signalé sa présence en plusieurs localités de la côte d'Algérie; Costa
et M. Della Valle l'ont trouvée dans le golfe de Naples, Heller, dans l'Adriatique.
Elle est assez répandue sur la côte méridionale de France (Port-Vendres, Cette,
Bandol, Cannes, Antibes, Villefranche). La Melita l'a draguée sur les côtes de
Corse et dans le golfe de Gabès. Dans l'Océan, son habitat s'étend, au nord, jusqu'à
la côte sud-ouest de France, où elle est commune à Saint-Jean-de-Luz et à Guéthary.
Aux Açores, YHirondelle l'a draguée à Fayal, et c'est probablement cette espèce
dont le Dr Th. Barrois signale la présence à Sâo Miguel, sous le nom d' 'Amphithoe
podoceroides Rathke.
101
Genre Pleonexes, Sp. Bâte 1857
Pleonexes gammaroides, Sp. Bâte
1857. Pleonexes gammaroides, Sp. Bâte (18), p. 147.
1857. Sunamphithoe hamitlus, Sp. Bâte (18), p. 147.
1870. Sunamphithoe longicornis, Boeck (19), p. 1 65.
1874. Sunamphithoe gammaroides, Stebbing (818), p. 144, pi. xi-xn, fig. 3, 3a-3f.
1S94. Pleonexes gammaroides, G. O. Sars (198), p. 582, pi. ccvu.
Campagne de 1887 : Stn. 104, marée basse. Fayal (Açores).
Campagne de 1888 : 6 août, marée basse. Corvo (Açores).
Habitat. — Rare sur les côtes de Norvège, où Boeck l'a seul rencontrée, cette
espèce est plus répandue dans les mers des Iles Britanniques. Sp. Bâte signale sa
présence à Penzance, le Rév. Stebbing à Torquay, le Dr Robertson et M. Th. Scott,
sur la côte occidentale d'Ecosse, M. Walker, à Liverpool, MM. Walker et Hornell,
à Jersey. Elle est commune sur nos côtes de la Manche et de l'Océan. Le Professeur
Bolivar la mentionne comme habitant Guetaria (Espagne). La Melita l'a trouvée
aux îles Canaries. Aux Açores, Y Hirondelle l'a rencontrée à Fayal et à Corvo, le
Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel. Bien qu'aucun auteur n'ait signalé sa présence en
Méditerranée, elle n'est pas rare sur le littoral du midi de la France (Cette, l'étang
de Berre, Bandol, Antibes, Villefranche); elle a été aussi trouvée à Ajaccio, et, sur
la côte d'Afrique, à Bône et dans le golfe de Gabès.
Le telson de mes exemplaires méditerranéens est semblable à celui du type
de l'Océan, et ne porte que deux épines crochues, ce qui concorde bien avec la
description et la figure de Y Amphithoe bicuspis Heller (ISS, p. 44, pi. iv, fig. 1).
M. Nebeski (ISO, pi. xm, fig. 42) a semblablement figuré le telson de cette forme, qui
est, à mon avis, très probablement synonyme de Pleonexes gammaroides. L'espèce
décrite, sous le nom à' Amphithoe bicuspis Heller, par le Professeur Délia Valle (89,
p. 461, pi. Lvir, fig. 33-35), espèce caractérisée par la présence de quatre épines
crochues au telson, et chez laquelle le propode des pattes des trois dernières
paires est peu dilaté à l'extrémité, doit être considérée comme spécifiquement
différente.
102
Genre Sunamphithoe, Sp. Bâte i85y
Sunamphithoe pelagica, (H. Milne- Edwards)
(PI. xi, fig. 4)
i83o. Amphithoe pelagica, H. Milne-Edwards (160), p. 3j8.
1840. Amphithoe Gaudichaiidi, H. Milne-Edwards (161), vol. in, p. 3i (Ç>).
1840. Amphithoe pelagica, H. Milne-Edwards (161), vol. ni, p. 36 (a*).
1845. Amphithoe pelagica, Goodsir (106), p. y5, pi. vu, fig. 4.
i852. Amphithoe orientalis, Dana (8?), p. 937, pi. lxiv, fig. 2.
1857. Sunamphithoe conformata, Sp. Bâte (1*), p. 148 (o").
1860. Amphithoe grandimana, Boeck (18), p. 668.
1862. Amphithoe pelagica, Sp. Bâte (15), p. 235, pi. xli, fig. 3*
1874. Sunamphithoe conformata, Stebbing (SIS), p. 116, pi. xn, fig. 4.
1894. Sunamphithoe conformata, G. O. Sars (19*), p. 585, pi. ccvm.
Campagne de 1887 : Stn. 1 36, surface, sur les Sargasses. Océan atlantique.
Nombreux exemplaires des deux sexes. — Stn. 148, chalut de surface, Océan
atlantique. Un exemplaire.
Campagne de 1888 : Stn. 237, profondeur iom. Graciosa (Açores).
L'Amphipode commun sur les algues de la Mer des Sargasses a été décrit pour
la première fois, en i83o, par Milne-Edwards, sous le nom d' Amphithoe pelagica,
d'après des exemplaires trouvés à la surface de l'Océan atlantique, dans les parages
des îles Canaries. En 1845, Goodsir en a repris la description, d'après des types
provenant de la Mer des Sargasses. Au cours de sa campagne de 1887, Y Hirondelle
a rencontré de nombreux exemplaires de cette même espèce, sur les Sargasses, et
j'ai pu constater qu'ils étaient absolument identiques avec Sunamphithoe conformata
Sp. Bâte, forme littorale assez répandue sur les côtes d'Europe. L'examen de
nombreux exemplaires absolument semblables, trouvés par le Talisman et par la
Chazalie sur les algues de la Mer des Sargasses, et, par la Melita, sur des
Sargasses, au large de la côte occidentale d'Afrique, ne me laisse aucun doute sur
l'identité de cette forme avec Y Amphithoe pelagica de Milne-Edwards et de Goodsir.
Les figures 4a-4' de la Planche xi représentent les principales caractéristiques de la
Sunamphithoe des Sargasses; la courte description qui suit montre qu'il n'existe
aucune différence spécifique entre elle et la Sunamphithoe conformata du littoral
européen.
L'Amphipode des Sargasses est bien une Sunamphithoe; le manque de palpe
aux mandibules ne permet pas de le comprendre dans aucun des genres voisins :
Amphithoe, Pleonexes et Grubia1.
1 Le Professeur Délia Valle (89, p. 464) assimile Sunamphithoe conformata Sp. Bâte, à Grubia crassi-
cornis Czerniawski, mais les Grubia, dont il existe deux espèces en Méditerranée, se différencient des
Sunamphithoe par la présence, aux antennes supérieures, d'un fiagellum accessoire, uni-articulé chez l'une
de ces espèces, bi-articulé chez l'autre, et par le palpe bien conformé de leurs mandibules.
— io3 —
Chez un mâle, provenant de la Stn. i36, les antennes supérieures atteignent les
deux tiers de la longueur du corps. Le premier article du pédoncule est beaucoup
plus gros et un peu plus long que le second ; le troisième article ne diffère pas du
premier article du flagellum. Il n'y a pas trace de flagellum accessoire. Les antennes
inférieures sont beaucoup plus courtes que les antennes supérieures, et le dernier
article de leur pédoncule n'atteint pas tout à fait la longueur de l'article précédent.
Le propode des gnathopodes antérieurs est rectangulaire ; le dactyle dépasse de
beaucoup la longueur du bord palmaire. Le propode des gnathopodes postérieurs,
très développé, est ovalaire, son bord palmaire se confondant avec le bord posté-
rieur ; ce bord palmaire présente, au voisinage de l'articulation du dactyle, une
protubérance arrondie, garnie d'une touffe de soies. Le dactyle, fort et recourbé,
est presque aussi long que le propode. Les pattes des troisième et quatrième paires
sont remarquables par le renflement du bord antérieur des articles basai et méral.
Les pattes de la cinquième paire sont inverties, c'est-à-dire tournées en sens inverse
des suivantes. L'article basai des pattes des sixième et septième paires, ovale allongé,
ne présente pas de crénelures au bord postérieur. Les branches des uropodes de la
dernière paire sont beaucoup moins longues que le pédoncule. La branche externe,
finement crénelée au bord externe, se termine par deux crochets recourbés ; la
branche interne, beaucoup plus large, porte, à son extrémité, deux petites épines et
quelques longues soies. Le telson est beaucoup plus large que long; son extrémité,
régulièrement arrondie chez la femelle, présente, chez le mâle, une légère échan-
crure; une petite protubérance obtuse existe, dans les deux sexes, de chaque côté de
l'extrémité du telson.
Les gnathopodes antérieurs de la femelle sont semblables à ceux du mâle ; les
gnathopodes postérieurs ne diffèrent des précédents que par la forme triangulaire du
carpe, et par la largeur un peu plus grande du propode.
Habitat. — Cette espèce a été citée, sous le nom de Sunamphithoe conformata,
en de nombreux travaux sur les Amphipodes d'Europe. Le Professeur G. O. Sars
la signale comme rare sur les côtes de Norvège. Sp. Bâte lui assigne comme prove-
nances les îles Shetland et Plymouth. Le Rév. Stebbing, qui nous a fait connaître ses
caractères sexuels, l'a trouvée à Salcombe et à Torquay ; le Dr Robertson, dans le
Firth of Clyde ; MM. Walker et Hornell, à Jersey. Sur les côtes de France, M.
Bonnier signale sa présence à Wimereux et à Concarneau. M. E. L. Bouvier l'a
trouvée à Saint-Vaast-la-Hougue ; M. A. Dollfus, à Saint-Lunaire, à Arcachon et à
Guéthary. Je l'ai rencontrée à Douarnenez, aux îles Glénans, au Croisic et à Saint-
Jean-de-Luz. Le Professeur Bolivar a signalé sa présence à Guetaria (nord de
l'Espagne), et le Professeur Paulino d'Oliveira m'en a communiqué des exemplaires
provenant de la côte de Portugal. En Méditerranée, je l'ai trouvée en plusieurs
localités de la côte d'Algérie (Cherchell, Alger, le cap Tédlès). Sur le littoral des
Açores, le Dr Th. Barrois l'a rencontrée à Sâo Miguel, et Y Hirondelle, à Graciosa.
Les types pélagiques, dont la présence a été signalée dans l'Atlantique par
— 104 —
H. Milne-Edwards, puis par Goodsir, y ont été retrouvés par le Talisman,
Y Hirondelle, la Melita, et la Chazalie. L'habitat de cette espèce sur des algues
flottantes, entraînées par les courants, a dû favoriser sa dispersion géographique, et
il ne me paraît pas douteux que Y Amphithoe orientalis Dana ($¥, p. 937, pi. lxiv,
fig. 2), trouvée aux Philippines, sur des algues flottantes, soit un mâle de Sunam-
phithoe pelagica. L' Amphithoe Gaudichaudi H. Milne-Edwards (161, vol. m, p. 3i),
rencontrée en mer, près du Brésil, est certainement une femelle de la même espèce.
Il en est probablement de même pour Y Amphithoe peregrina Dana (87, p. 940,
pi. lxiv, fig. 4), trouvée sur des algues flottantes, à 3o milles dans le sud-ouest de
Valparaiso.
Genre Ischyrocerus, Krôyer i838
Ischyrocerus megacheir, (Boeck)
1870. Podocerus megacheir, Boeck (19), p. 167.
1873-1876. Podocerus megacheir, Boeck (SO), p 602, pi. xxix, fig. 4.
1894. Ischyrocerus megacheir, G. O. Sars (I»S), p. 592, pi. ccxi.
1895. Ischyrocerus megacheir, Norman (lï6bis), p. ^g2.
Campagne de 1887 : Stn. 161, profondeur 1267™. Parages de Terre-Neuve. Un
mâle adulte.
Habitat. — Ischyrocerus megacheir est une forme des mers boréales et arctiques,
dont l'habitat s'étend jusqu'au Spitzberg. L'Expédition norvégienne l'a dragué dans
huit stations de l'Océan glacial arctique, par des profondeurs variant de 146 à 767
brasses (267m à i402m). Le Muséum de Saint-Pétersbourg en possède des exemplaires
provenant de la Mer Blanche. Boeck le cite des îles Lofoten. Il n'est pas très rare sur
la côte occidentale de Norvège (G. O. Sars), par des profondeurs dépassant 5o brasses
(9im). On ne l'a jamais rencontré dans les eaux des Iles Britanniques.
Ischyrocerus commensalis, nov. sp.
(PI. XII, fig. 2)
Campagne de 1887: Stn. i63, profondeur i5om. Parages de Terre-Neuve.
Quinze exemplaires.
Mâle. — Le corps est fortement comprimé. La tête, assez courte, n'atteint pas
tout à fait la longueur de l'ensemble des deux premiers segments du mésosome ; les
angles latéraux, peu saillants, sont aigus. La hauteur des plaques coxales des quatre
premières paires dépasse de beaucoup celle des segments correspondants du méso-
some ; le lobe antérieur des plaques coxales de la cinquième paire atteint le double
de la hauteur du lobe postérieur. Les plaques épimérales du troisième segment du
métasome, quelque peu prolongées en arrière, sont largement arrondies.
— io5 —
Les yeux, très grands, bien conformés, sont légèrement ovales. Les antennes
supérieures, un peu plus courtes que la moitié de la longueur du corps, dépassent à
peine l'extrémité du pédoncule des antennes inférieures. Le troisième article du
pédoncule n'atteint pas tout à fait la longueur du second. Le fiagellum principal
comprend six articles, garnis de touffes de soies au bord postérieur. Le fiagellum
accessoire, un peu plus court que le premier article du fiagellum principal, se
compose d'un article très allongé, suivi d'un petit article rudimentaire. Les antennes
inférieures sont très robustes. Le cinquième article du pédoncule est beaucoup plus
long que le quatrième. Le fiagellum, comprenant six articles, n'atteint pas tout à fait
la longueur du dernier article du pédoncule. Les pièces buccales ne diffèrent pas
sensiblement de celles des autres espèces du genre Ischyrocerus.
Les gnathopodes antérieurs sont relativement robustes. Le carpe atteint à peu
près les deux tiers de la longueur du propode. Ce dernier article est largement ovale,
et son bord palmaire, garni de petites épines et de quelques soies, se confond avec
le bord postérieur. Le dactyle, grêle et allongé, porte de fines denticulations au bord
interne. Le carpe des gnathopodes postérieurs, très court, affecte une forme trian-
gulaire. Le propode, très volumineux, à peu près quadrangulaire, est plus de deux
fois aussi long que large ; son bord palmaire, garni d'une épaisse rangée de longues
soies ciliées, porte, au voisinage de l'articulation du dactyle, un gros tubercule
bidenté. Le dactyle, très robuste, brusquement coudé près de sa base, présente,
au bord interne, deux renflements qui correspondent aux dents du bord palmaire.
Les pattes des troisième et quatrième paires sont courtes et robustes. L'article basai
des pattes des trois dernières paires ne présente pas de denticulations au bord
postérieur. Les articles suivants, très forts et relativement courts, garnis de touffes
de soies, ne portent pas d'épines. Les dactyles sont grands et recourbés.
La branche interne des uropodes des deux premières paires est notablement
plus longue que la branche externe. Le pédoncule des uropodes de la troisième
paire, robuste et très allongé, ne porte pas d'épines latérales ; trois petites épines
sont situées au voisinage de son extrémité. La branche interne, grêle et droite, ne
présente ni soies ni épines. La branche externe, légèrement courbée, porte, à
l'extrémité du bord externe, une rangée de six dents aiguës, précédées de petites
denticulations, à peine visibles à l'aide d'un fort grossissement. Le telson, nota-
blement plus large que long, arrondi à l'extrémité, est armé de deux grosses épines,
situées au voisinage du milieu de ses bords latéraux.
Femelle. — La femelle ne diffère du mâle que par son corps beaucoup moins
comprimé, et par la forme du propode de ses gnathopodes postérieurs. Cet article,
beaucoup plus large à la base qu'à l'extrémité, présente un contour irrégulièrement
pyriforme. Le bord postérieur est distinct du bord palmaire, qui porte, comme celui
du mâle, un gros tubercule bidenté, au voisinage de l'articulation du dactyle ; deux
petites épines sont situées au point de rencontre des bords palmaire et postérieur.
Le bord interne du dactyle présente une dépression, suivie d'un renflement corres-
pondant au tubercule du bord palmaire du propode. i4
— io6 —
Quinze exemplaires de cette espèce, quatre mâle et onze femelles, pour la
plupart ovifères, ont été trouvés sur des Astéries ' ramenées par le chalut. La taille
des mâles était de 4mm; la plus grande femelle mesurait 5mm de longueur.
C'est avec beaucoup d'hésitation, et d'une façon toute provisoire, que je classe
cette espèce dans le genre Ischyrocerus. Le mâle lui appartient certainement par la
forme de ses gnathopodes postérieurs, dont le propode ressemble beaucoup à celui
à' Ischyrocerus anguipes Krôyer, mais, d'autre part, ces mêmes gnathopodes, très
puissants chez la femelle, la rapprochent du genre Podocerus. Enfin, la forme
arrondie du telson distingue cet Amphipode de toutes les espèces connues des genres
Ischyrocerus et Podocerus, chez lesquelles ce segment est toujours terminé en pointe.
Genre Podocerus, Leach i8i5
Podocerus falcatus, (Montagu)
1808. Cancer Gammarus falcatus, Montagu (164), p. 100, pi. v, fig. 2.
i83o. Podocerus pulchellus, H. Milne-Edwards (16©), p. 384.
1862. Podocerus falcatus, Sp. Bâte (15), p. 255, pi. xliv, fig. 1 (o*).
1862. Podocerus pelagicus, Sp. Bâte (15), p. 255, pi. xliv, fig. 2 (Ç).
1888. Podocerus falcatus, Stebbing (S16), p. 11 32, pi. exix.
1893. Podocerus falcatus, Della Valle (89), p. 445, pi. xiv, fig. 1 - 10, et pi. lvii, fig. i3-i6.
1894. Podocerus falcatus, G. O. Sars (19S), p. 594, pi. ccxn.
Campagne de 1887: Stn. i83, profondeur i5m. Fayal (Açores). Trois jeunes
exemplaires.
Habitat. — Cette espèce n'a jamais été rencontrée dans l'Océan glacial arctique,
et son habitat ne semble pas dépasser, au nord, la côte occidentale de Norvège.
Bruzelius la cite comme habitant les côtes de Suède, Meinert l'a trouvée dans le
Cattégat, le Dr Hoek, sur le littoral de la Hollande. Elle est commune dans les eaux
des Iles Britanniques, ainsi que sur nos côtes de la Manche et de l'Océan. Le
Professeur Bolivar a signalé sa présence sur la côte nord de l'Espagne, à Santander
et à Guetaria. En Méditerranée, elle est assez commune sur les côtes de France et
d'Algérie. M. Della Valle l'a trouvée à Naples, M. Nebeski, dans l'Adriatique,
M. Sovinsky, dans le Bosphore. La Melita l'a draguée en rade de Tenerife. Aux
Açores, Y Hirondelle l'a trouvée à Fayal, le Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel.
La forme méditerranéenne, qui a été décrite par le Professeur Della Valle, doit
être considérée tout au moins comme une variété du type du nord de l'Europe.
Les différences portent principalement sur le nombre des articles du flagellum des
antennes. En Méditerranée, le mâle adulte possède cinq articles au flagellum des
antennes supérieures, le premier de ces articles, très allongé, atteignant la longueur
des quatre suivants réunis ; ces articles sont au nombre de sept chez la forme du nord
1 Probablement Crossaster papposas Bruz.; c'est également sur une de ces Astéries qu'a été trouvé
l'exemplaire de Stenothoides Perrieri décrit dans le présent travail.
— 107 —
de l'Europe. Cette dernière présente six articles au flagellum des antennes infé-
rieures, tandis que les exemplaires de Naples n'en possèdent que deux ; j'en ai
compté trois chez quelques grands exemplaires de la côte de Provence. On trouve,
du reste, dans l'Océan, des formes intermédiaires. Les mâles d'une nombreuse
colonie de Podocerus falcatus, rencontrée sur une bouée, au voisinage de l'embou-
chure de la Loire, présentaient de six à sept articles au flagellum des antennes
supérieures, tandis que celui des antennes inférieures n'en comprenait que trois.
On remarquera aussi que, chez le mâle adulte de la Méditerranée, le bord interne
du dactyle des gnathopodes postérieurs est toujours crénelé dans sa moitié basale;ce
même bord est., au contraire, entièrement lisse chez les exemplaires de Norvège et
de la côte océanique de France.
Podocerus ocius, Sp. Bâte
1862. Podocerus ocius, Sp. Bâte (15), p. 257, pi. xliv, fig. 5.
1868. Podocerus dentex, Czerniawski (86), p. 100, pi. vi, fig. 35.
1880. Podocerus ocius, Nebeski (17©), p. 154, pi. xm, fig. 43.
1893. Podocerus ocius, Della Valle (89), p. 448, pi. xiv, fig. 11-27.
1895. Podocerus ocius, Walker (1833), p. 3 1 6.
Campagne de 1888 : Stn. 226, profondeur i3om. Détroit de Pico-Fayal (Açores),
Neuf exemplaires.
Habitat. — Cette petite espèce n'a jamais été rencontrée au nord des Iles Britan-
niques. Sp. Bâte l'a décrite d'après des exemplaires provenant d'Ilfracombe ; le
Dr Robertson l'a draguée dans le Firth of Clyde, M. Walker, à Port-Erin, près
Liverpool, MM. Walker et HornelL à Jersey. On ne l'a pas encore trouvée sur nos
côtes de la Manche. Elle semble assez rare sur la côte océanique de France, et n'y a
été rencontrée, jusqu'ici, qu'au Croisic et à Guéthary. En Méditerranée, je puis
citer Port-Vendres et Cette comme habitats de Podocerus ocius. Le Professeur
Della Valle l'a trouvé à Naples, Heller et Nebeski, dans l'Adriatique, Czerniawski,
dans la Mer Noire. M. Sovinsky signale sa présence dans le Bosphore, la Mer Noire
et la Mer d'Azov.
Genre Erichthonius, H. Milne-Edwards i83o
Erichtùonius abditus, (Templeton)
i836
i853
1862
1887
i893
1894
Cerapus abditus, Templeton (£36), p. iSS, pi. xx, fig. 5.
Erichthonius bidens, Costa (81), p. 229, pi. iv, fig. 9.
Dercothoe punctatus, Sp. Bâte (15), p. 260, pi. xliv, fig. 10 ($).
Erichthonius abditus, Chevreux (44), p. 3 16.
Erichthonius difformis, Della Valle (89), p. 38i, pi. 1, fig. 10 et pi. ix, fig. 1-20.
Erichthonius abditus, G. O. Sars (19*J), p. 602, pi. ccxv.
Campagne de 1886 : Stn. 40, profondeur 63m. Golfe de Gascogne.
— io8 —
Campagne de 1887: Stn. io3, profondeur i5m. — Stn. 104, marée basse. Fayal
(Açores).
Campagne de 1888 : Stn. ig3, profondeur 2om. — Stn. 194, profondeur i5m. —
Stn. 196, profondeur 5m à 6m. Fayal (Açores). — Stn. 226, profondeur i3om. Détroit
de Pico-Fayal (Açores).
Habitat. — A partir de la côte occidentale de Norvège, qu'elle ne semble pas
dépasser au nord, cette espèce a été signalée dans toutes les mers d'Europe. Elle est
commune sur les côtes océanique et méditerranéenne de France, ainsi que sur les
côtes dAlgérie et de Tunisie. Le Professeur Délia Valle l'a trouvée à Naples,
M. Sovinsky, dans le Bosphore. J'en ai reçu des exemplaires provenant d'Alexan-
drie, de Fort-de-France (Martinique), et de Porto-Cabello (Venezuela). La Melita
l'a draguée à Cadiz., et dans onze stations différentes de la côte du Sénégal. Aux
Açores, YHirondelle l'a trouvée à Fayal, le Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel. En
l'état actuel de nos connaissances, la distribution bathymétrique d'Erichthonius
abditus oscille entre la limite des basses mers et la profondeur de i3om, à laquelle
YHirondelle l'a dragué dans le chenal de Fayal.
Famille des COROPHIDjE
Genre Siphonœcetes, Krôyer 1845
Siphonœcetes Colletti, Boeck
1870. Siphonœcetes Colletti, Boeck (19), p. 258.
1871. Siphonœcetes cuspidatus, Metzger (159 bis), p. 3o.
1893. Siphonœcetes typicus, Della Valle (89), p. 358, pi. rv, fig. ii-i3, et pi. vu, fig. 23-38.
1894. Siphonœcetes Colletti, G. O. Sars (1915), p. 610, pi. ccxviii, fig. 1.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur igm. — Stn. 42, profondeur i36m. —
Stn. 44, profondeur i66m. — Stn. 46, profondeur i55m. Golfe de Gascogne.
Campagne de 1887 : Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Cette espèce n'a jamais été rencontrée dans l'Océan glacial arctique;
elle y est remplacée par une forme très voisine : Siphonœcetes typicus Krôyer. Peu
commun sur les côtes occidentale et méridionale de Norvège (G. O. Sars), Siphonœ-
cetes Colletti a été signalé dans le Cattégat, par Meinert, et sur la côte occidentale de
la Frise, par Metzger, sous le nom de Siphonœcetes cuspidahts. Les exemplaires des
îles Shetland et du Firth of Clyde, désignés par Sp. Bâte et par le Dr Robertson sous
le nom de Siphonœcetes typicus, sont plus probablement des Siphonœcetes Colletti.
M. Walker a dragué cette espèce dans les parages de Liverpool, MM. Walker et
Hornell signalent sa présence à Jersey et à Guernesey. Sur la côte de France,
— 109 —
M. Bonnier l'a trouvée à Concarneau ; elle est très commune sur les fonds de sable de
la baie du Croisic et de la rade de Saint-Jean-de-Luz, par des profondeurs de 6m-iom.
La MELITA en a recueilli de nombreux exemplaires sur la côte du Sénégal, dans cinq
stations des environs de Dakar.
Genre Corophium, Latreille 1807
Coropkium acherusicum, Costa
i853. Corophium acherusicum, Costa (81), p. 178.
1857. Corophium acherusicum, Costa (8*), p. 232.
1866. Corophium acherusicum, Heller (188), p. Si, pi. iv, fig. 14.
1893. Corophium acherusicum, Della Valle (89), p. 364, pi. 1, fig. 11, et pi. vnr, fig. 17-18 et 20-41.
Campagne de 1887 : Stn. 126, surface. Parages des Açores. Un exemplaire.
Campagne de 1888 : Stn. i65, mouillage de Groix. Nombreux exemplaires. —
Stn. 167, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile). Un exemplaire. — Stn. 172,
surface, Océan atlantique. Un exemplaire. — Stn. 181, surface, Océan atlanti-
que. Un exemplaire. — 21 septembre, port militaire de Lorient, sur une chaîne de
Y Hirondelle. Nombreux exemplaires.
Dans un travail antérieur (44, p. 3 16), j'ai confondu cette espèce avec deux
formes du nord de l'Europe, prenant le mâle de Corophium acherusicum pour
Corophium crassicorne Bruz., et la femelle pour Corophium Bonellii M. Edw. En
réalité, Corophium acherusicum et Corophium grossipes Linné sont les seules espèces
qui ont été rencontrées, jusqu'ici, sur les côtes océanique et méditerranéenne de
France. ' Les mâles des Corophium acherusicum et Corophium crassicorne sont, il est
vrai, assez difficiles à distinguer l'un de l'autre, sauf par l'examen des angles latéraux
de la tête, obtus et crénelés à l'extrémité, chez la première de ces deux espèces, très
allongés et terminés en pointe aiguë, chez la seconde. Corophium crassicorne n'a pas
encore été trouvé sur la côte française de la Manche, mais MM. Walker et Hornell
signalent sa présence à Jersey et à Guernesey.
Habitat. — Corophium acherusicum, décrit par Costa d'après des exemplaires
provenant du golfe de Naples, est assez répandu en Méditerranée. Il est commun sur
la côte méridionale de France, et sur plusieurs points de la côte d'Afrique (Bône,
Tunis, Alexandrie). M. Sovinsky signale sa présence dans le Bosphore. Très répandu
sur la côte occidentale de France, depuis Arcachon jusqu'à Lorient, il habite égale-
ment nos côtes de la Manche (Cherbourg, le Havre). La Melita Ta dragué à
Lisbonne, à Cadiz, et sur la côte du Sénégal. L'Hirondelle l'a rencontré dans
l'Océan atlantique, à la surface et sur une épave.
1 Une espèce du golfe de Naples, Corophium runcicorne Della Valle, draguée par la Meut A à Bonifacio,
à Alger, à Setubal, et sur la côte occidentale d'Afrique, sera probablement trouvée, tôt ou tard, sur la côte
méditerranéenne de France.
I IO
Genre Unciola, Say 1818
Unciola crenatipalmata, (Sp. Bâte)
1862. Dryope crenatipalmata, Sp. Bâte (15), p. 277, pi. xlvii, fig. 2 (2).
1862. Dryope irrorata, Sp. Bâte (15), p. 276, pi. xlvii, fig. 1 (o*).
1889. Unciola crenatipalmata, Bonnier (183), p. 229, pi. xn et pi. xiii.
1893. Unciola crenatipalmata, Chevreux et Bouvier (66), p. 1 38, pi. 11, fig. 12.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur ic)m. Quinze exemplaires. — Stn. 42,
profondeur i36m. Un exemplaire. — Stn. 44, profondeur i66m. Un exemplaire. —
Stn. 56, profondeur gom. Trois exemplaires. — Stn. 59, profondeur 248111. Un exem-
plaire. Golfe de Gascogne.
Habitat. — Cette espèce n'a jamais été rencontrée au nord des Iles Britanniques.
Elle semble assez rare sur les côtes anglaises. Les exemplaires décrits par Sp. Bâte
provenaient de Weymouth ; M. Walker l'a draguée aux environs de Liverpool. Elle
est plus commune sur nos côtes de la Manche et de l'Océan. M. Bonnier et M. Hallez
Font trouvée dans le Pas-de-Calais ; elle a été draguée à Luc-sur-Mer, Saint- Vaast-
la-Hougue, Dinard ; elle est commune dans la baie du Croisic. La Melita l'a
draguée dans l'ouest de Belle-Ile, par i3om, et dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.
h 'Hirondelle l'a recueillie dans cinq stations du Golfe de Gascogne, par des
profondeurs atteignant jusqu'à 248™.
Unciola planipes, Norman
1867. Unciola planipes, Norman (1ÎS), p. 3, pi. vu, fig. 9-i3.
1870. Glauconome Krbyeri, Boeck (19), p. 179 (cf).
1870. Glauconome Steenstrupi, Boeck (19), p. 280 (Ç).
1889. Unciola planipes, Bonnier (S3), p. 25o.
1894. Unciola planipes, G. O. Sars (198), p. 621, pi. ccxxm.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Onze
exemplaires.
Habitat. — Le Dr Hansen a dragué cette espèce sur la côte du Groenland, par
48 brasses (88m) de profondeur. Elle n'est pas rare sur les côtes de Norvège, depuis
Vadsô jusqu'à Christiania (G. O. Sars), par des profondeurs de 5o à 3oo brasses
(91111 à 549m). Meinert signale sa présence dans le Cattégat ; le Rév. Norman l'a
draguée aux îles Shetland, M. Walker, aux environs de Liverpool. J'ai eu occasion
d'en recueillir quelques exemplaires sur la côte océanique de France, entre Belle-Ile
et l'île d'Yeu, par 5om et par 75m. L Hirondelle l'a draguée un peu plus au large,
par i8om.
I I I
Unciola petaloeera, G. O. Sars
1880. Glauconome petaloeera, G. O. Sars (189 bis), p. 462.
i885. Unciola petaloeera, G. O. Sars (191), p. 212, pi. xvn, fig. 5.
1889. Unciola petaloeera, Bonnier (93), p. 252.
Campagne de 1887: Stn. 161, profondeur i2Ô7m. Parages du banc de Terre-
Neuve. Six exemplaires.
Habitat. — Cette espèce a été draguée par l'Expédition norvégienne en sept
stations de l'Atlantique nord et de l'Océan glacial arctique. Six de ces stations se
trouvaient au large des côtes occidentale et septentrionale de Norvège ; la septième,
dans le sud du Spitzberg. Les profondeurs variaient de 35o à 658 brasses (640111 à
i2o3m). L' Hirondelle a dragué Unciola petaloeera par une profondeur un peu plus
grande, à l'est du banc de Terre-Neuve.
Genre Seba, Sp. Bâte 1862
Les auteurs ne sont pas d'accord sur la place qui doit être assignée au genre
Seba dans la classification. Sp. Bâte (15, p. 159) le range entre les genres Pardalisca
et Gossea, et MM. Thomson et Chilton (%HH bis, p. 148), immédiatement après le
genre Leucothoe. Le Rév. Stebbing (316, p. 783) reconnaît qu'il n'est pas possible
de le classer dans les Leucothoidœ, mais lui assigne une position sur les confins de
cette famille. M. Bonnier (184, p. 297) crée la famille des Microprotopidœ, pour
recevoir les deux genres Microprotopus et Grimaldia ( = SebaJ, et place cette famille
dans les Corophina. Enfin, le Professeur Délia Valle (8», p. 773) range le genre Seba
dans la famille des Lysianassidœ. Il est certain que ce genre ne peut prendre place
correctement dans aucune des familles de la tribu des Gammarina, mais, à mon avis,
c'est de la famille des Corophidœ qu'il se rapproche le plus. Les Seba diffèrent, il est
vrai, des Corophidœ par la grandeur de leurs plaques coxales., et par le faible
développement de leurs antennes postérieures, mais elles s'en rapprochent par la
forme déprimée de leur corps, par leurs uropodes de la dernière paire uni-branchés,
par leur telson entier et lamelliforme. L'importance de ces caractères m'a conduit à
placer, dans le présent travail, le genre Seba à la suite des Corophidœ.
Seba armata, (Chevreux)
(PI. XIII, fig. I).
1889. Grimaldia armata, Chevreux (&9), p. 284.
Campagne de 1887: Stn. 85, profondeur i8om. Golfe de Gascogne. Un exemplaire.
— Stn. 1 12, profondeur i287m. Parages des Açores. Quarante-quatre exemplaires.
112
Femelle. — Le corps, assez fortement déprimé, est lisse ; le mésosome et le
métasome, bien développés, sont suivis d'un urosome très court. La tête, un peu plus
longue que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, porte un petit rostre
aigu, et des angles latéraux arrondis à l'extrémité. Les plaques coxales des quatre
premières paires sont beaucoup plus hautes que les segments correspondants du
mésosome. Les plaques coxales de la première paire, régulièrement arrondies au bord
antérieur, se prolongent en avant jusqu'au niveau du bord antérieur de la tête. Les
plaques coxales de la troisième paire affectent la même forme que les plaques coxales
suivantes, leur bord inférieur formant un angle légèrement aigu avec le bord posté-
rieur, qui est un peu concave. Les plaques coxales de la septième paire portent, au
bord inférieur, deux petites échancrures arrondies. Les plaques épimérales du
premier segment du métasome sont régulièrement arrondies en arrière. Le bord infé-
rieur des plaques épimérales du second segment forme un angle légèrement aigu
avec le bord postérieur. Dans le troisième segment, l'angle postérieur des plaques
épimérales est assez fortement prolongé en arrière, et arrondi à l'extrémité. Le pre-
mier segment de l'urosome est un peu plus long que l'ensemble des deux suivants.
Il n'existe aucune trace d'organes de vision. Les antennes supérieures, très
courtes, n'atteignent pas tout à fait la longueur de l'ensemble de la tête et des trois
premiers segments du mésosome. Le premier article du pédoncule, assez volumineux,
est un peu plus long que large. Le second article est beaucoup plus long et plus grêle
que le premier. Le troisième article, très court, n'atteint pas la moitié de la longueur
du premier. Le flagellum, qui atteint à peu près la longueur du second article du
pédoncule, comprend cinq articles. Les trois articles médians, d'égale taille, sont un
peu plus courts que le premier. Le dernier article, très grêle, n'atteint que la moitié
de la longueur de l'article précédent. Les quatre premiers articles portent quelques
longs filaments olfactifs. Le flagellum accessoire n'atteint pas tout à fait la longueur
du premier article du flagellum principal; il se compose d'un article étroit et cylin-
drique, suivi d'un petit article rudimentaire. Les antennes inférieures, assez grêles,
sont un peu plus courtes que les antennes supérieures. Le cinquième article de leur
pédoncule, beaucoup plus étroit que le quatrième, n'atteint que les deux tiers de
sa longueur. Le flagellum comprend trois articles. Le second de ces articles est
notablement plus long que le premier; le troisième article est très petit, presque rudi-
mentaire.
La lèvre antérieure est légèrement échancrée. La lèvre postérieure, assez large,
présente des angles latéraux peu prononcés, arrondis. Les mandibules sont larges et
courtes. Le bord tranchant est armé de cinq dents aiguës, suivies d'une dent large et
fourchue. Le lobe accessoire, très développé, se termine par un bord droit, garni de
six dents coniques dans la mandibule droite, et finement crénelé dans la mandibule
gauche. A partir du bord tranchant, on trouve trois épines grosses et courtes, suivies
d'une rangée de petites soies, puis, d'un renflement étroit et recourbé, terminé par une
grosse épine fourchue, et qui semble représenter un rudiment de processus molaire.
Le palpe est très court ; son troisième article, un peu moins long que le premier, se
termine par deux soies ciliées. Le lobe interne des mâchoires de la première paire,
peu développé, porte deux petites épines. Le lobe externe, assez allongé, se termine
par sept fortes épines. Le palpe, formé d'un seul article, dépasse de beaucoup l'extré-
mité du lobe externe, et porte deux épines grêles et allongées. Le lobe interne des
mâchoires de la seconde paire est un peu plus court que le lobe externe. Le lobe
interne des maxillipèdes atteint un peu au-delà du niveau de la base du palpe. Le lobe
externe, relativement court, dépasse à peine l'extrémité du premier article du palpe.
Le palpe est très robuste. Son second article, extrêmement large, porte de longues
épines au bord interne. Le troisième article, un peu plus court que le second, n'atteint
que la moitié de sa longueur. L'article terminal, affectant la forme d'un dactyle
recourbé, est un peu moins long que le troisième article.
L'article basai des gnathopodes antérieurs, assez allongé, est suivi de deux
articles très courts, à peu près d'égale taille. Le carpe se prolonge en arrière pour
former un lobe arrondi, bordé de soies ciliées. Le propode porte un long prolonge-
ment pyriforme, armé d'un groupe de petites épines, à son extrémité, et formant
avec le dactyle un robuste organe préhensile. Le bord palmaire de ce propode est
lisse ; son bord postérieur porte quelques longues soies ciliées. Les gnathopodes
postérieurs, beaucoup plus grêles que les précédents, affectent une forme analogue.
Le propode, étroit et allongé, un peu plus long que l'ensemble des deux articles qui le
précèdent, se termine par un prolongement digitiforme, de la longueur du dactyle, et
garni de trois petites épines. Ces pattes sont à peu près complètement glabres. Les
pattes des troisième et quatrième paires sont assez grêles ; leur article méral, quelque
peu renflé à l'extrémité, se prolonge en avant jusqu'au tiers de la longueur du carpe.
Les pattes des trois dernières paires sont de même forme. L'article basai, un peu
plus large dans les pattes de la septième paire que dans celles des deux paires précé-
dentes, est ovale, et porte quelques crénelures au bord postérieur. L'article méral se
prolonge en arrière jusqu'au niveau du milieu du carpe. Les pattes de la sixième
paire, beaucoup plus longues que les pattes précédentes, dépassent un peu en
longueur les pattes de la dernière paire.
Les pléopodes sont gros et courts ; on compte cinq articles à leur branche
externe, et quatre à leur branche interne. La branche externe des uropodes de la
première paire atteint à peu près la longueur du pédoncule ; la branche interne est
plus longue d'un tiers. Le pédoncule des uropodes de la seconde paire est plus court
que celui des uropodes précédents. Les branches, beaucoup plus longues que le
pédoncule, sont d'inégale taille, la branche externe n'atteignant pas tout à fait la
longueur de la branche interne. Le pédoncule des uropodes de la dernière paire est
beaucoup plus large que long. La branche unique, lancéolée, finement crénelée au
bord interne, atteint au niveau de l'extrémité des uropodes précédents, et se termine
par une petite épine. Le telson, de forme ovale, se rétrécit brusquement vers son
extrémité, qui est obtuse et garnie de quelques crénelures peu distinctes ; deux petites
épines sont situées au voisinage de ses bords latéraux. i5
— 114 —
Mâle. — Le dimorphisme sexuel ne porte que sur les antennes supérieures et
sur les gnathopodes. Les antennes supérieures du mâle ne sont pas plus longues que
celles de la femelle, et les proportions relatives des articles du pédoncule sont les
mêmes. Le flagellum se compose également de cinq articles, mais le premier de ces
articles n'est pas plus long que le suivant. Le flagellum accessoire, plus allongé, atteint
presque l'extrémité du second article du flagellum principal. Les gnathopodes
antérieurs sont beaucoup plus robustes. Le propode, très volumineux, présente un
prolongement digitiforme, et son bord palmaire est armé de deux fortes dents
obtuses. Le bord interne du dactyle porte un léger renflement, qui correspond à la
dent antérieure du bord palmaire. Les proportions des articles des gnathopodes
postérieurs sont également quelque peu différentes chez le mâle, et le propode,
beaucoup plus allongé, est .presque aussi long que l'ensemble des trois articles
précédents.
La taille des femelles varie entre 3mm,5 et 4mm. Les mâles, plus petits, atteignent
à peine 3mm.
Les quarante-quatre exemplaires de la Stn. 112 comprenaient trente mâles et
quatorze femelles. Chez tous ces exemplaires, sans exception, le corps affecte la
position complètement allongée, représentée PI. xin, fig. ia, la ligne dorsale étant
quelque peu concave au niveau du sixième segment du mésosome, et l'extrémité de
l'urosome étant légèrement relevée. C'est très probablement la position habituelle de
Seba armata ; elle lui donne un aspect tout spécial, et qui rappelle un peu celui d'un
Isopode chélifère.
L'exemplaire de la Stn. 85 est une jeune femelle, mesurant à peine 2mm.
Le genre Seba comprend deux autres espèces : Seba innominata Sp. Bâte (15,
p. 159, pi. xxix, fig. 5), très sommairement décrite, d'après un exemplaire provenant
du golfe de Naples, et Seba Saundersi Stebbing. Nous ne possédons que peu de
renseignements sur Seba innominata, la diagnose de Sp. Bâte étant fort insuffisante,
et l'espèce n'ayant jamais été retrouvée, mais elle est suffisamment différenciée des
deux autres par la grande longueur de ses antennes. Seba Saundersi a été décrite par
le Rév. Th. Stebbing (1813, p. 2, pi. xv, fig. 2), d'après un exemplaire de provenance
incertaine, trouvé dans une collection d'animaux marins, provenant, en partie de la
baie d'Algoa (Afrique australe), en partie de l'Australie. Un autre exemplaire de la
même espèce a été dragué par le Challenger, par 55 brasses (ioom), sur la côte
orientale de la Patagonie, et le Rév. Stebbing (1816, p. 783, pi. xlix) en a repris
et complété la description. D'autre part, en 1884, M. Chilton (SO, p. 257, pi. xvm,
fig. 1) décrivit, sous le nom de Teraticum lypicum, un Amphipode de la Nouvelle-
Zélande, qui appartient incontestablement au genre Seba; MM. Thomson et Chilton
ont, du reste, cité le même Amphipode, sous le nom de Seba typica, dans leur liste
des Crustacés de la Nouvelle-Zélande («S*bis, p. 148). Enfin, en 1891, M. Chilton
(SI, p. 260), se rangeant à l'opinion du Rév. Stebbing, identifie Seba typica avec
Seba Saundersi. Les exemplaires décrits par le Rév. Stebbing sont des femelles ;
M. Chilton a trouvé les deux sexes sur les côtes de la Nouvelle-Zélande.
— 1 1 5 —
Les femelles de Seba armata sont tellement voisines, au premier abord, de celle
du Challenger, qu'il est indispensable de faire ressortir les principaux caractères
qui les différencient. Les plaques épimérales du premier segment du métasome, à peu
près rectangulaires chez Seba Saundersi, sont régulièrement arrondies chez Seba
armata. Le troisième article du pédoncule des antennes supérieures, qui atteint la
moitié de la longueur du second article, chez l'espèce du Challenger, n'atteint même
pas la moitié de la longueur du premier article, chez l'espèce de Y Hirondelle. Le
dernier article du palpe des maxillipèdes, un peu plus court que l'article précédent,
chez Seba armata, est plus long que le précédent chez l'espèce du Challenger.
Enfin, chez Seba Saitndersi, le pédoncule des uropodes de la première paire est
plus court que celui des uropodes de la seconde paire ; il en est tout autrement
chez Seba armata. Les mâles des deux espèces diffèrent encore entre eux par d'autres
caractères importants, parmi lesquels il faut citer la forme du propode des gnatho-
podes antérieurs, qui est quadrangulaire et ne présente pas de prolongement digiti-
forme, dans les types de la Nouvelle-Zélande, et les dimensions du premier article
du pédoncule des antennes supérieures ; cet article est de la longueur du second chez
le mâle de Seba Saundersi, tandis qu'il est beaucoup plus court chez celui de l'espèce
voisine. Enfin, la taille de Seba Saundersi est presque double de celle de Seba armata.
Famille des DULICHID.E
Genre Platophium, Dana i852
Platophium chelonophilum, (Chevreux et de Guerne)
(PI. xni, fig. 2, et PI. xiv, fig. 7).
1888. Cyrtophium chelonophilum, Chevreux et de Guerne (89), p. 623.
1888. Platophium cheloniœ, Stebbing (818), p. 1190, pi. cxxx1.
1892. Platophium chelonophilum, Chevreux et de Guerne (88), p. n5.
Campagne de i885 : Stn. 7 et Stn. 18, surface, sur Thalassochelys caretta Lin.
Parages des Açores. Nombreux exemplaires.
Campagne de 1887: Stn. 101, surface, sur Thalassochelys caretta. Parages des
Açores. Soixante-dix-sept exemplaires (26 mâles, 22 femelles et 29 jeunes).
Campagne de 1888 : Stn. 221, surface, sur Thalassochelys caretta. Parages des
Açores. Nombreux exemplaires.
Mâle. — Le corps, extrêmement robuste, un peu déprimé, présente un mésosome
très développé, un métasome et un urosome relativement courts. L'urosome, forte-
4 La description de Cyrtophium chelonophilum a été lue à l'Académie des Sciences dans sa séance du
27 février 1888, et l'ouvrage du Rév. Stebbing est daté de décembre 1888.
— n6 —
ment recourbé, est presque entièrement caché entre les pattes des trois dernières
paires. L'épaisseur des téguments est très grande. Les segments du mésosome,
fortement renflés, sont séparés les uns des autres par de larges articulations. La tête,
beaucoup plus longue que le premier segment du mésosome, porte un petit rostre
aigu ; les angles latéraux, assez saillants, sont carrément tronqués à l'extrémité. Les
plaques coxales de la première paire, à peu près aussi hautes que le segment
correspondant du mésosome, se prolongent en une pointe obtuse, atteignant au
niveau des yeux. Les plaques coxales suivantes, de forme ovalaire, sont beaucoup
moins hautes que les segments qui leur correspondent. Les plaques épimérales de
chacun des segments du métasome présentent un contour arrondi. Le premier
segment de l'urosome est très allongé ; les deux segments suivants sont extrêmement
courts.
Les yeux, grands et arrondis, très proéminents, font saillie en dehors de la tête.
Les antennes supérieures, très courtes, dépassent à peine en longueur l'ensemble de
la tête et des deux premiers segments du mésosome. Le premier article du pédoncule
est gros et court. Le second article, beaucoup plus grêle, est notablement plus allongé.
Le troisième article atteint à peu près la longueur du premier. Le fiagellum, à peine
aussi long que le dernier article du pédoncule, comprend de six à sept articles. Il
existe un petit fiagellum accessoire uniarticulé, un peu plus court que le premier
article du fiagellum principal. Les antennes inférieures sont beaucoup plus longues
et plus robustes que les antennes supérieures. Le second article du pédoncule est
entièrement visible en dehors de la tête. Le cinquième article dépasse de beaucoup le
quatrième en longueur. Le fiagellum, extrêmement court, ne comprend que trois
articles, le premier atteignant le double de la longueur des deux suivants réunis.
La lèvre antérieure, arrondie, se rétrécit légèrement vers son extrémité, qui
présente une échancrure assez profonde. Les lobes externes de la lèvre postérieure se
prolongent en arrière en pointes obtuses, assez allongées ; les lobes internes sont larges
et bien développés. Les mandibules, très robustes, présentent un processus molaire
assez saillant. Le bord tranchant est armé de six dents arrondies, le lobe accessoire
porte quatre petites dents aiguës; entre ce lobe et le processus molaire se trouvent
quatre épines ciliées. Le palpe est gros et court. Son troisième article, beaucoup moins
long que le second, renflé à l'extrémité, porte un rang de longues soies ciliées. Le palpe
et le lobe externe des mâchoires de la première paire sont normalement développés.
Le lobe interne, rudimentaire, est représenté par un petit tubercule, qui porte une
courte soie. Les lobes des mâchoires de la seconde paire sont à peu près d'égale
longueur, mais le lobe externe est beaucoup plus large que le lobe interne. Le lobe
interne des maxillipèdes, bien développé, atteint à peu près au milieu du lobe externe;
ce dernier ne s'étend pas tout à fait jusqu'à l'extrémité du second article du palpe.
Le premier et le troisième article du palpe, à peu près d'égale longueur, sont
beaucoup plus courts que le second article ; le quatrième article, obtus à l'extrémité,
n'atteint que la moitié de la longueur du troisième.
— II7 —
Les gnathopodes antérieurs, beaucoup plus courts et plus faibles que les suivants,
sont néanmoins assez robustes, et portent de nombreuses touffes de soies. L'article
méral, quadrangulaire, est légèrement échancréau bord inférieur. Le carpe à peu près
triangulaire, se prolonge en arrière pour former un lobe arrondi. Le propode, pyri-
forme, est suivi d'un dactyle aigu, légèrement courbé, armé de trois petites dents au
bord interne. Les gnathopodes postérieurs sont très puissants. L'article basai, large et
fort, est suivi de trois articles extrêmement courts. Le propode, très volumineux,
affecte une forme ovalaire. Le bord palmaire porte, à partir de l'articulation du
dactyle, un gros tubercule arrondi, échancré en son milieu, et suivi d'une dent aiguë;
une dent plus petite sépare le bord palmaire du bord postérieur. Le dactyle, gros et
court, est fortement courbé.
Les pattes des troisième et quatrième paires sont remarquables par la forme de
leur article basai, qui est ovale, et fortement renflé au bord antérieur. Les pattes des
trois dernières paires, robustes et allongées, augmentent progressivement de longueur,
de la cinquième à la septième. L'article basai, assez court, n'est guère plus long que
celui des pattes de la quatrième paire. Le dactyle, fort et crochu, permet à l'Amphi-
pode de se cramponner solidement à son commensal.
La branche externe des uropodes de la première paire est un peu plus courte
que le pédoncule. La branche interne, beaucoup plus allongée, porte une rangée de
nombreuses petites épines au bord interne. Les uropodes de la seconde paire sont plus
petits, mais de même forme que ceux de la première paire. Les uropodes de la troisième
paire ne portent qu'une branche unique, de forme ovalaire, à peine plus longue que
le pédoncule, et dépassant légèrement l'extrémité du telson. Ce dernier segment, très
volumineux, un peu plus long que large, est armé de deux fortes épines.
La longueur du mâle, dans la position où il est figuré, est de 7"™; sa plus grande
largeur atteint 3ram, au niveau du troisième segment du mésosome.
Femelle. — Un peu moins grande que le mâle, la femelle n'en diffère que par ses
antennes plus courtes, et par ses gnathopodes plus petits, et de forme un peu diffé-
rente. La forme générale des gnathopodes antérieurs est la même, mais le carpe,
relativement plus grand, atteint à peu près la longueur du propode, dont le contour
est plus régulièrement ovale. Le carpe des gnathopodes postérieurs est également
plus volumineux que chez le mâle. Le propode est relativement plus large et plus
court, et son bord palmaire, dépourvu de dents, se confond avec le bord postérieur.
Le dactyle est plus grêle et moins courbé. Les œufs assez volumineux, sont au nombre
d'une quarantaine.
Examinés à l'œil nu, les animaux sont d'un brun verdâtre; un faible grossisse-
ment montre qu'ils sont finement pointillés de noir sur le corps et sur les membres.
Ces taches noires, déforme irrégulière, tantôt arrondies, tantôt allongées, ou en forme
d'étoiles, existent sur presque toutes les parties de l'animal ; seuls, le flagellum des
antennes et les mâchoires de la seconde paire en sont dépourvus. Sur des exemplaires
conservés depuis plus de dix ans dans l'alcool, ces taches sont aussi nettement
distinctes que sur les animaux récemment capturés.
— n8 —
Habitat. — Platophium chelonophilum n'a été rencontré, jusqu'ici, que sur des
Tortues marines. L' Hirondelle en a trouvé de nombreux exemplaires des deux
sexes sur quatre Tortues (Thalassochelys caretta Lin.) capturées au voisinage des
Acores. Une jeune femelle de cette espèce a été trouvée, au cours de l'Expédition du
Challenger, sur une Chelonia imbricata Lin., dans l'Atlantique 1 ; cet exemplaire a
été décrit par le Rév. Stebbing, sous le nom de Platophium cheloniœ. Enfin l'habitat
de Platophium chelonophilum sur les Thalassochelys caretta de la Méditerranée a été
constaté par la Melita (1G8, p. 1 16). Une de ces Tortues, capturée le 7 juillet 1892,
entre les Baléares et la côte d'Algérie, portait une femelle adulte de Platophium chelo-
nophilum. Un mâle adulte a été trouvé sur une autre Tortue, prise à peu près dans les
mêmes parages, le 2 août 1892. Sur leur hôte, ces animaux se tiennent de préférence
sous la queue et à la base des pattes, régions dont ils semblent avoir pris à peu près la
couleur. Leur présence exclusive sur des Tortues, en des localités bien différentes,
au-dessus d'eaux profondes et à une assez grande distance de terre, permet de les
considérer comme de véritables commensaux.
Tribu des CAPRELLINA
Famille des CAPRELLIDE
Genre Phtisica, Slabber 1769
Phtisica marina, Slabber
1769. Phtisica marina, Slabber (SOS), p. 79.
1776. Squilla ventricosa, O.-F. Mûller (168), p. 260.
1813-1814. Proto pedata, Leach (148), p. 437.
1857. Proto Goodsiri, Sp. Bâte (1S), p. i5i.
1882. Proto ventricosa, Mayer (154), p. 22, pi. 1, fig. 1; pi. m, fig. 16-29; pi. iv, fig. i2-i3, et pi. v, fig. i-5.
1890. Proto ventricosa, Mayer (155), p. 12, pi. m, fig. 4-6; pi. v, fig. 3-6; pi. vi, fig. 1, et pi. vu, fig. 1.
1894. Phtisica marina, G. O. Sars (ÎOS), p. 646, pi. ccxxni.
Campagne de 1886 : Stn. 41, profondeur 19™. Parages de Belle-Ile.
Campagne de 1887: Stn. io3, profondeur i5m. Fayal (Açores).
Campagne de 1888 : Stn. 193, profondeur 2om. — Stn. 194, profondeur i5m. —
Stn. 195, profondeur 4™. — Stn. 196, marée basse. — Stn. 218, profondeur 40™. —
Stn. 225, profondeur 129™. — Stn. 226, profondeur i3om. Parages des Açores.
Habitat. — Cette espèce est très commune dans toutes les mers d'Europe, à
' La provenance exacte n'est pas indiquée.
— i ig —
partir du nord de la Norvège, jusqu'en Méditerranée. Elle n'est pas rare sur la côte
d'Algérie. La Melita l'a draguée à Tenerife, sur la côte du Sahara, et dans neuf
stations de la côte du Sénégal. Aux Açores, Y HIRONDELLE l'a trouvée à Fayal et à
Flores, le DrTh. Barrois, à Sâo Miguel.
Genre Protella, Dana i852
Protella phasma, (Montagu)
1804. Cancer phasma, Montagu (163), p. 66, pi. vi, fig. 3.
1862. Protella phasma, Sp. Bâte (15), p. 35 1, pi. lv, fig. 4.
1870. Aïgina phasma, Boeck (1»), p. 191.
1882. Protella phasma, Mayer (154), p. 29, pi. 1, fig. 2; pi. iv, fig. 1-8 et 34-37, et pi. v, fig. 19-21.
1890. Pseudoprotella phasma, Mayer (155), p. 19, pi. 1, fig. 12-18 ; pi. m, fig. 21-25; pi. v, fig. 14, et pi. vi, fig. 5.
1894. Protella phasma, G. O. Sars (199), p. 649, pi. ccxxxiv, fig. 1.
Campagne de 1888 : Stn. 226, profondeur i3om. Détroit de Pico-Fayal (Açores).
Un exemplaire.
Habitat. — Assez rare sur les côtes occidentale et méridionale de Norvège
(G. O. Sars), signalée dans le Cattégat par Meinert, cette espèce est assez répandue
dans les mers des Iles Britanniques ; elle a été rencontrée en de nombreuses localités
de nos côtes de la Manche et de l'Océan. En Méditerranée, Protella phasma n'est
pas rare sur la côte méridionale de France (Port-Vendres, Cette, Antibes, Ville-
franche), et le Dr P. Mayer la cite comme habitant Naples, Cagliari, Lipari et Trieste.
La Melita l'a draguée à Bône, et, dans l'Océan, à La Luz (Canaria), sur la côte du
Sahara, et dans la baie de Dakar. Aux Açores, le Dr Th. Barrois a signalé sa présence
à Sâo Miguel, et Y Hirondelle l'a draguée par i3om, entre Fayal et Pico.
Genre Gaprella, Lamarck 1801
Caprella acutifrons, Latreille
1816. Caprella acutifrons, Latreille (148), vol. v, p. 433.
1849. Caprella tabida, Lucas (14»), p. 58, pi. v, fig. 6.
1882. Caprella acutifrons, Mayer (154), p. 48, pi. r, fig. 9; pi. 11, fig. 12-22; pi. iv, fig. 26-28, et pi. v,
fig. l5, 22-23.
1890. Caprella acutifrons, Mayer (155), p. 5o, pi. 11, fig. 34-41; pi. iv, fig. 52-71, et pi. vu, fig. 16-17.
Campagne de 1887 : Stn. 104, marée basse. Fayal (Açores).
Campagne de 1888 : Stn. 196, marée basse. Fayal. — 6 août, marée basse. Corvo
(Açores).
120
Habitat. — La distribution géographique de Caprellaacutifrons est très étendue.
Sa station la plus septentrionale, en Europe, est la côte sud d'Angleterre, où elle
semble assez rare. MM. Walker et Hornell Font draguée à Jersey. Sur la côte
française de la Manche, elle a été signalée à Wimereux, par M. Giard, et à Roscoff,
par M. Delage. Elle a aussi été trouvée à Saint-Vaast-la-Hougue (66, p. 443) et aux
îles Saint-Marcouf (»'ïbis, p. 348). Sur la côte océanique de France, M. Bonnier
Fa trouvée à Concarneau ; elle est très commune au Croisic, et a été rencontrée
à Royan, Arcachon, Saint-Jean-de-Luz, et Guéthary. Le Professeur Bolivar a signalé
sa présence, sur la côte d'Espagne, à Guetaria et à Santander. Elle est très répandue
en Méditerranée. Le Dr P. Mayer lui assigne comme habitats,, en dehors de
l'Europe, plusieurs localités de la côte orientale des Etats-Unis d'Amérique, Rio
Janeiro, Coquimbo, l'Océan pacifique, entre le Japon et les îles Sandwich, la Mer du
Japon, le détroit de Corée. Aux Açores, Y HIRONDELLE a trouvé cette espèce à Fayal
et à Corvo, et le Dr. Th. Barrois, à Sâo Miguel. Les types des Açores appartiennent
à la variété décrite par le Dr P. Mayer, sous le nom de Caprella acutifrons, forma
lusitanica.
Caprella sequilibra, Say
1818. Caprella œquilibra, Say (19-4), p. 400.
1860. Caprella Esmarki, Boeck (18), p. 674.
1866. Caprella monacantha, Heller (1S8), p. 54, pi. iv, fig. 17-19.
1882. Caprella équilibra, Mayer (154), p. 45, pi. 1, fig. 7; pi. n, fig. 1-1 1; pi. iv, fig. 20-25, et pi. v, fig. 16-18.
1890. Caprella équilibra, Mayer (155), p. 48, pi. 11, fig. 42-43; pi. iv, fig. 35-37, et pi. vi, fig. i8a et 37.
1894. Caprella équilibra, G. O. Sars (ÎOS), p. 663, pi. ccxxxvm, fig. 3.
Campagne de 1888 : port militaire de Lorient, sur une chaîne de {Hirondelle.
Nombreux exemplaires.
Habitat. — Caprella œquilibra est une espèce cosmopolite, dont l'habitat, en
Europe, s'étend depuis la Norvège jusqu'en Méditerranée. Très rare sur les côtes de
Norvège, où seul Boeck l'a rencontrée dans le Trondhjemsfjord, elle semble également
peu commune sur les côtes des Iles Britanniques, où elle n'a été signalée que par
Sp. Bâte, et par le Rév. Norman. En France, elle a été trouvée au Havre, à Lorient,
à Arcachon, et à Saint-Jean-de-Luz. M. Bolivar signale sa présence à Santander;
M. P. d'Oliveira l'a trouvée à Setubal. Elle est assez commune en Méditerranée, sur
les côtes d'Europe et d'Algérie. Le Dr P. Mayer lui assigne, comme provenances
extra-européennes, la Caroline du Sud, Panama, Rio Janeiro, Valparaiso, Hong-Kong,
les Philippines, l'Australie, la Tasmanie, et la Nouvelle-Zélande. Le Dr Th. Barrois
Fa trouvée à Sâo Miguel (Açores).
— 121 —
Caprella acantliifera, Leach
181 3-1814. Caprella acanihifera, Leach (113), p. 404.
1882. Caprella acantliifera, Mayer (154), p. 39, pi. 1, fig. 6, et pi. ni, fig. io-i5.
1882. Caprella grandimana, Mayer (154), p. 43, pi. 1, fig. 5; pi. 11, fig. 23-29, et P'- IV> ng- 2Ç)-3i.
1890. Caprella acantliifera, Mayer (155), p. 44, pi. ir, fig. i-5; pi. iv, fig. 1 1-1 5; pi. v, fig. 36, et pi. vr,
fig. iSb, 35-36.
1894. Caprella acantliifera, G.-O. Sars (19®), p. 666, pi. ccxxxix, fig. 3.
Campagne de 1886 : Stn. 38, profondeur iom. Rade de Palais (Belle-Ile.)
Campagne de 18S8 : Stn. 1 65, mouillage de l'île de Groix. — Stn. 167, profon-
deur iom. Rade de Palais (Belle-Ile). — Stn. 196, profondeur 5m à 6m. Fayal (Açores).
Habitat. — Très rare en Norvège, où le Professeur G. O. Sars ne l'a trouvée
qu'en une seule localité de la côte occidentale, Caprella acantliifera est commune
dans les mers de la Grande Bretagne, ainsi que sur nos côtes de la Manche et de
l'Océan. En Méditerranée, elle est très répandue sur le littoral de la France (Port- Ven-
dres, Cette, Bandol, Antibes, Villefranche), et sur les côtes de Corse. Le Dr P. Mayer
lui assigne comme provenances : Naples, Cagliari, Messine, et l'Adriatique. M. So-
vinsky a signalé sa présence dans la Mer Noire. Elle semble plus rare sur la côte
d'Algérie, où elle n'a été trouvée, jusqu'ici, qu*à Cherchell. La Melita Ta draguée
à Vivero (Espagne), à Setubal (Portugal), et à La Luz (Canaria). Aux Açores, YHlRON-
DELLE l'a trouvée à Fayal, et le Dr Th. Barrois, à Sâo Miguel.
Tribu des HYPERINA
Famille des SCINID^E
Genre Scina, Prestandrea 1 833
Scina cornigera, (H. Milne-Edwards)
i83o. Hyperia cornigera, H. Milne-Edwards (160), p. 3S-.
1840. Tyro cornigera, H. Milne-Edwards (161), vol. m, p. 80.
i885. Tyro Sarsi, Bovallius (86), p. i5, fig. 3.
1887. Tyro Sarsi, Bovallius (35), p. 9, pi. 1, fig. 1-17, et pi. 11, fig. 1-10.
1888. Scina cornigera, Stebbing (816), p. 1273, pi. cxlvi.
1895. Scina cornigera, Stebbing (816), p. 365.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Trois
exemplaires. — Stn. 137, surface. Un jeune exemplaire.
Habitat. — La distribution géographique de Scina cornigera est très étendue.
16
122
Le Challenger Va capturée en deux stations différentes de l'Atlantique sud; le
Dr Bovallius lui assigne comme habitat tout l'Océan atlantique. Le Rév. Stebbing
signale sa capture au large de la côte occidentale d'Afrique, par 5° 88' de latitude
nord, et 140 20' de longitude ouest du méridien de Greenwich. Les exemplaires de
Y Hirondelle ont été recueillis entre les Acores et Terre-Neuve.
Scina marginata, (Bovallius)
(PI. xiv, fig. 8 et PI. xv, fig. 1)
i885
1887
1887
1889
1895
Tyro marginata, Bovallius (S9), p. i5.
Tyro marginata, Bovallius (34), p. 5.
Tyro marginata, Bovallius (35), p. 21, pi. ni, fig. i8-33.
Scina lepisma, Chun (99), p. 4.
Scina marginata, Stebbing (919), p. 35 1 .
Scina marginata, Garbowski (ÎOO), p. 100, pi. n et pi. m, fig. 17-15
Campagne de 1888 : Stn. 253, profondeur i3oom. Océan atlantique. Une femelle.
Le corps et tous les appendices de cet exemplaire étaient translucides et
incolores, sauf un certain nombre de petites taches d'un rouge carmin, disposées en
lignes transversales; deux taches de même couleur existaient sur chacune des
antennes.
Habitat. — Scina marginata a été décrite par le Dr Bovallius, d'après un exem-
plaire mâle, provenant de Messine. Le spécimen trouvé par le Professeur Chun,
dans la baie d'Orotava (Tenerife), à la surface, et décrit sous le nom de Scina
lepisma, était une femelle. Enfin le Dr Garbowski a étudié trois exemplaires de cette
espèce, provenant des Expéditions de la POLA dans la Méditerranée orientale.
Scina lepisma ne me semble pas différer spécifiquement de Scina marginata. Les
caractères qui séparent les deux formes ne sont probablement pas bien constants. Le
Dr Garbowski (flOO, p. 67) a déjà constaté la variabilité des uropodes de cette espèce ;
sous ce rapport, l'exemplaire de YHirondelle diffère beaucoup plus du type que
l'exemplaire décrit par le Dr Chun.
Chez l'exemplaire de Messine, la branche interne des uropodes de la première
paire est plus longue que le pédoncule. Il en est de même chez les exemplaires de la
Pola et chez celui des Canaries. Cette branche est plus courte que le pédoncule chez
l'exemplaire de YHirondelle. La branche interne des uropodes de la seconde paire
est plus longue que le pédoncule chez l'exemplaire de Messine; cette branche est
un peu plus courte que le pédoncule chez les exemplaires de la Pola, et beaucoup plus
courte, chez celui des Canaries ; elle n'atteint pas le tiers de la longueur du pédoncule
chez la femelle capturée par YHirondelle. Enfin, chez cette dernière, les branches
des uropodes de la troisième paire sont plus inégales que chez les types méditer-
ranéens.
— 123 —
Scina Rattrayi, Stebbing
(PI. XV, fig. 2}
1895. Scina Rattrayi, Stebbing (819), p. 358, pi. lui a.
Campagne de 1888 : Stn. 258, profondeur 781111. Océan atlantique. Quatre exem-
plaires : deux mâles adultes, un jeune mâle et une femelle.
Les antennes inférieures de l'un des mâles dépassent la longueur du corps. Le
premier article du pédoncule, très volumineux, à peine plus long que large à la base,
est suivi d'un petit article très court. Le troisième article n'atteint pas tout à fait le
double de la longueur du premier. Le quatrième article, très allongé, renflé en son
milieu, est près de trois fois aussi long que l'article précédent. L'article basai des
pattes de la cinquième paire de cet exemplaire porte deux dents au bord antérieur et
quatorze dents au bord postérieur. Chez l'autre mâle adulte, dont les antennes infé-
rieures sont un peu plus courtes, on compte trois dents au bord antérieur de l'article
basai des pattes de la cinquième paire, et treize dents au bord postérieur. La longueur
de ces exemplaires est de 4mm, non compris les antennes et les uropodes.
Habitat. — ■ Cette espèce a été décrite par le Rév. Stebbing, d'après un unique
exemplaire, une femelle, capturée pendant le voyage du BUCCANEER, par une pro-
fondeur de 36o brasses (658m), près de la côte occidentale d'Afrique, au voisinage de
l'équateur. Les exemplaires de Y Hirondelle ont été pris dans la zone tempérée de
l'Atlantique, par 47°42' de latitude nord.
Scina incerta, nov. sp.
(PI. xiv, fig. 9 et 12)
Campagne de 1888 : Stn. 253, profondeur i3oom. Océan atlantique. Un exem-
plaire.
L'unique exemplaire recueilli, un mâle adulte, était en très mauvais état.
L'étiquette du tube qui le contenait mentionne qu'il est arrivé mort à la surface. Le
troisième article des antennes supérieures manquait; l'urosome ne possédait plus
qu'un seul segment, et les uropodes avaient disparu. La plupart des pattes étaient
heureusement intactes, et quelques unes d'entre elles présentent des caractères assez
importants pour qu'il soit possible d'affirmer que cette forme n'est assimilable à
aucune des nombreuses espèces connues du genre Scina.
La tête et le corps sont lisses et ne portent pas de carènes. Le bord antérieur de
la tête offre une légère échancrure arrondie. Les yeux, petits et circulaires, font
saillie en dehors de la tête. L'ensemble des deux premiers articles des antennes
supérieures atteint à peu près la longueur de la tête et du mésosome réunis. Le second
— 124 —
article est garni, au bord interne, d'une épaisse rangée de soies, et porte de très petites
épines au bord externe. Complètes, ces antennes doivent atteindre à peu près les
deux tiers de la longueur du corps. Les antennes inférieures, très allongées, doivent
être presque aussi longues que le corps. Le premier article du pédoncule, très
robuste, deux fois aussi long que large, est suivi d'un petit article très court; le
quatrième article est un peu plus long que le troisième.
Les gnathopodes antérieurs sont assez grêles. Les articles ischial et méral sont
très courts. Le propode, de forme ovalaire, un peu moins long que le carpe, porte,
à l'extrémité du bord antérieur, une petite dent, armée d'une épine; le dernier tiers
du bord postérieur est finement denticulé. Le dactyle, grêle et droit, atteint un peu
plus du tiers de la longueur du propode. Les gnathopodes postérieurs sont plus
grêles et plus allongés que les gnathopodes antérieurs. Le propode, un peu plus long
et plus étroit que le carpe, porte une petite dent, munie d'une épine, à l'extrémité
du bord antérieur. Le dactyle n'atteint guère que le quart de la longueur du propode.
Les pattes des troisième et quatrième paires sont beaucoup plus longues que
celles de la seconde paire. Le propode, extrêmement grêle, atteint la même longueur
que le carpe. Le dactyle est très court. Les pattes de la cinquième paire doivent être
au moins aussi longues que le corps. L'article basai, un peu courbé, porte, au bord
postérieur, une rangée d'une vingtaine de petites dents ; son bord antérieur se termine
par une dent aiguë, qui atteint plus du double de la longueur de l'article ischial. Les
articles suivants sont extrêmement grêles. L'article méral et le propode sont d'égale
longueur; le carpe est un peu plus allongé. Le dactyle est très petit. Les pattes de la
sixième paire sont un peu plus courtes et plus robustes que les pattes précédentes.
Le carpe, beaucoup plus long que l'article méral, n'atteint pas tout à fait la longueur
du propode. Les pattes de la septième paire, très petites, sont à peine plus longues que
l'article basai des pattes précédentes. L'article méral, le carpe et le propode sont
d'égale longueur. Le dactyle manquait.
La longueur du corps, mesurée du bord antérieur de la tête à l'extrémité du
premier segment de l'urosome, était de 8mra 5. Le corps et tous les appendices étaient
colorés en rouge assez clair, un peu plus foncé sur la tête et le premier segment du
mésosome. La couleur des yeux n'a pas été notée.
Parmi les nombreuses espèces du genre Scina, une seule, Scina marginata
(Bovallius), porte un prolongement dentiforme à l'extrémité des propodes des deux
paires de gnathopodes. Sous tous les autres rapports, elle diffère absolument de Scina
incerta. Chez Scina stenopus Stebbing, le propode des gnathopodes antérieurs se
termine par une très petite dent; Scina incerta en diffère, entre autres caractères,
par la petite taille de ses pattes de la dernière paire. Les longueurs relatives des
articles des pattes de la cinquième paire suffiraient, du reste, à distinguer la nouvelle
espèce de toutes les formes connues du genre Scina.
I 2D
Famille des VIBILIDjE
Genre Vibilia, H. Milne-Edwards i83o
Vibilia Jeangerardi, Lucas
(PI. xv, fig. 3)
1845. Vibilia Jeangerardi, Lucas (149), p. 56, pi. v, fig. 4.
1874. Vibilia Jeangerardi, Marion (15S), p. 5, pi. 1, et pi. 11, fig. i«.
1887. Vibilia Jeangerardi, Bovallius (35), p. 47, pi. vu, fig. 1-11.
Campagne de i885 : Stn. 7, surface. Parages des Açores. Un exemplaire.
Campagne de 1887 : Stn. 02, surface. Océan atlantique. Trois exemplaires. —
Stn. i3q, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Vingt-sept exemplaires. — Stn.
i36, surface. Un exemplaire. — Stn. 137, surface. Neuf exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 2i5, surface. Parages des Açores. Neuf exemplaires. —
Stn. 249, surface. Océan atlantique. Trois exemplaires.
Les exemplaires recueillis par YHlRONDELLE dans l'Océan atlantique sont
exactement semblables au type méditerranéen décrit par Lucas, et dont M. Marion
a complété la description. Je n'ai pu relever aucune différence entre ces exemplaires
et ceux que j'ai trouvés sur les côtes de Provence et d'Algérie. L'Amphipode décrit
par le Dr Bovallius sous le nom de Vibilia Jeangerardi est, au contraire, quelque
peu différent de l'espèce de Lucas. Chez la forme méditerranéenne, ainsi que chez
tous les exemplaires de l'Océan, capturés par V Hirondelle, le dactyle des pattes
de la septième paire n'atteint que les deux tiers de la longueur du propode ; les deux
derniers segments de l'urosome, complètement soudés ensemble à la partie dorsale,
sont séparés sur les côtés par une échancrure assez profonde. Chez la V. Jeangerardi
du Dr Bovallius, le dactyle des pattes de la septième paire est beaucoup plus long
que le propode, et les deux derniers segments de l'urosome ne sont pas soudés entre
eux1.
Les auteurs qui ont décrit cette espèce n'ont fait aucune mention de ses carac-
tères sexuels. Le dimorphisme ne porte que sur la grandeur des yeux, et sur la
longueur des antennes inférieures. Les yeux de la femelle sont de taille moyenne ;
ceux du mâle atteignent près du double de cette taille, et occupent une grande partie
de la tête. Les antennes inférieures de la femelle, un peu plus courtes que les
antennes supérieures, comprennent six articles, dont les deux derniers peuvent être
1 « The transformed dactylus is much longer than the metacarpus The second and third lirai segments
are free, not coalesced.»
— 126 —
considérés comme représentant le flagellum ; les antennes inférieures du mâle
possèdent un article de plus, et sont notablement plus longues que les antennes
supérieures.
Habitat. — Vibilia Jeaugerardi, décrite par Lucas, d'après des exemplaires
provenant de la rade de Bône, a été retrouvée par M. Marion dans le golfe de
Marseille ; elle est commune, en hiver, dans la baie de Villefranche et aux environs
d'Antibes, où, comme à Marseille, elle habite toujours la cavité branchiale de Salpa
maxima. La Melita l'a prise, au chalut de surface, sur la côte d'Algérie et dans le
sud des Açores, en même temps qu'une grande quantité de Salpes de petite taille,
dont elle est probablement commensale. Les exemplaires de YHlRONDELLE pro-
viennent des parages de l'Atlantique compris entre le 39e et le 45e degré de latitude
nord, et entre le 20e et le 40e degré de longitude ouest.
Vibilia Hirondellei, nov. sp.
(PI. xv, fig. 4)
Campagne de 1887 : Stn. 92, surface. Océan atlantique. Une centaine d'exem-
plaires.— Stn. 1 3q, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Quatre exemplaires.
— Stn. 137, surface. Cinq exemplaires. — Stn. 1 5 1, surface. Seize exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 249, surface. Océan atlantique. Onze exemplaires.
Le corps, épais et robuste, est lisse et arrondi. La tête, notablement plus longue
que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, présente une petite pro-
jection rostrale, atteignant presque au niveau de l'extrémité du premier article du
pédoncule des antennes supérieures, et terminée en pointe obtuse. Le bord antérieur
de la tête, à peu près droit, est suivi d'une profonde échancrure, au fond de laquelle
se trouve l'insertion de l'antenne inférieure. Les plaques coxales sont relativement
grandes, celles des seconde, troisième et quatrième paires, atteignant près de la
moitié de la hauteur des segments correspondants du mésosome. Les plaques épi-
mérales des deux premiers segments du métasome sont régulièrement arrondies en
arrière ; celles du troisième segment sont presque rectangulaires. Les deux derniers
segments de l'urosome, soudés dorsalement, sont nettement délimités sur les côtés
par une échancrure assez profonde. Le dernier segment ne présente pas de prolon-
gements latéraux.
Les yeux du mâle, assez grands, sensiblement réniformes, comprennent une
centaine d'ocelles ; ceux de la femelle sont plus petits. Les antennes supérieures
n'atteignent pas tout à fait la longueur de l'ensemble de la tête et des deux premiers
segments du mésosome. Le premier article du pédoncule, assez allongé, est suivi de
deux articles extrêmement courts. Chez les adultes des deux sexes, le flagellum se
compose d'un article unique, largement lancéolé. Chez les jeunes exemplaires, on
peut constater, à l'aide d'un fort grossissement, la présence de deux articles rudi-
— 127 —
mentaires, à l'extrémité du flagellum. Les antennes inférieures du mâle, un peu plus
longues que les antennes supérieures, se composent de huit articles libres, précédés
d'un petit article, en partie soudé à la tête. Tous ces articles sont glabres, sauf le
dernier, qui porte une rangée de petites soies au bord inférieur. Les antennes infé-
rieures de la femelle, beaucoup plus courtes que celles du mâle, comprennent un
article de moins.
La lèvre antérieure présente une échancrure assez profonde, bordée de cils très
courts. Chacun des lobes externes de la lèvre postérieure porte une petite dent aiguë,
située à l'extrémité du bord interne. Les lobes internes sont peu développés. Les
mandibules, très robustes, présentent un bord tranchant garni de nombreuses petites
dents, un processus molaire large et proéminent. Le palpe, situé à la même hauteur
que le processus molaire, est bien développé ; son troisième article, beaucoup plus
long que le second, porte une rangée de soies au bord externe, et se termine par une
petite dent aiguë. Le lobe interne des mâchoires de la première paire, relativement
grand, ne porte ni soies ni épines. Le lobe externe est armé de huit fortes épines,
accompagnées de nombreuses soies. Le palpe, assez grêle et composé d'un seul article,
dépasse quelque peu l'extrémité du lobe externe. Les mâchoires de la seconde paire,
peu développées, se composent de deux lobes d'égale longueur, garnis de nombreuses
petites soies ; le lobe interne est plus large que le lobe externe. Les maxillipèdes
comprennent, comme chez les autres espèces du genre Vibilia, un lobe interne
unique, et deux lobes externes, composés chacun d'un seul article ; il n'y a pas trace
de palpe. Le lobe interne, légèrement festonné à l'extrémité, est armé, à sa base, de
treize épines extrêmement longues et fortes. Les lobes externes, très allongés, portent
de nombreuses dents au bord interne ; leur surface présente un certain nombre de
petites épines et de courtes soies, situées sur deux rangs parallèles au bord interne.
L'article basai des gnathopodes antérieurs affecte une forme étroitement ovale ;
il porte deux épines au bord inférieur. L'article méral est également armé de deux
fortes épines. Le carpe, un peu plus long que large, porte deux petites épines au
bord antérieur, et trois grandes épines au bord postérieur. Le propode, de forme à
peu près rectangulaire, et près de deux fois aussi long que large, offre un bord
palmaire arrondi, garni de petites dents aiguës ; le bord postérieur est également
denticulé. Le dactyle, légèrement courbé, atteint plus du double de la longueur du
bord palmaire ; il est denticulé sur les deux premiers tiers de son bord interne. Les
gnathopodes postérieurs sont notablement plus grands que les gnathopodes anté-
rieurs. L'article basai, plus allongé, est moins renflé en son milieu. L'article méral,
à peu près triangulaire, se prolonge jusqu'au niveau de l'extrémité du bord antérieur
du carpe ; il porte quelques épines au bord postérieur, et huit épines à l'extrémité.
Le carpe se prolonge en une pointe aiguë, qui dépasse légèrement l'extrémité infé-
rieure du propode, et dont le bord antérieur est fortement denticulé. Le bord posté-
rieur du propode présente des denticulations semblables. Le dactyle, presque droit,
porte également quelques petites dents au bord interne.
— 128 —
Les pattes des troisième et quatrième paires, semblables entre elles, sont assez
robustes. L'article méral est fortement renflé au bord antérieur. Le dactyle, très
allongé, atteint à peu près les deux tiers de la longueur du propode. L'article basai
des pattes de la cinquième paire, assez large, ovale allongé, porte une rangée de six
épines, situées vers l'extrémité du bord antérieur. Le propode, très long, légèrement
courbé, est finement denticulé au bord antérieur. Le dactyle, grêle et droit, atteint
le tiers de la longueur du propode. L'article basai des pattes de la sixième paire,
plus allongé que celui des pattes précédentes, porte trois épines au bord antérieur.
Ce même bord est garni de quatre épines, dans l'article méral, et de huit épines,
dans le carpe. Le propode, plus court que celui des pattes précédentes, est finement
denticulé tout le long du bord antérieur. Le dactyle atteint un peu plus du tiers de
la longueur du propode. L'article basai des pattes de la septième paire est largement
ovale. Le carpe présente, à l'extrémité du bord antérieur, un renflement assez
accentué. Le dactyle, très étroit, notablement plus court que le propode, se termine
par une sorte de palette entièrement garnie de petites écailles.
Le pédoncule des uropodes de la première paire, beaucoup plus long que les
branches, est finement denticulé au bord externe ; la partie de son bord inférieur qui
s'articule avec la branche interne est garnie d'une rangée de petites épines. La
branche interne, assez large, porte cinq grandes dents au bord interne, et de nom-
breuses petites dents au bord externe. La branche externe, plus étroite et un peu
plus courte, est denticulée sur ses deux bords. Le pédoncule des uropodes de la
seconde paire, large et court, est à peu près de même longueur que la branche
interne ; la branche externe est un peu plus courte. Ces branches sont denticulées
sur leurs deux bords. Le pédoncule des uropodes de la troisième paire, assez allongé,
est légèrement renflé à la partie médiane du bord interne. La branche interne, assez
large, est denticulée au bord externe, et sur le dernier tiers du bord interne. La
branche externe, un peu plus courte et plus étroite, n'est denticulée qu'au bord
interne. Le telson, cordiforme, un peu plus long que large, égale en longueur les
deux tiers du pédoncule des uropodes de la troisième paire.
Les plus grands mâles ne dépassent pas jmm de longueur ; les femelles sont un
peu plus petites.
Cette nouvelle espèce est assez voisine de Vibilia viatrix Bovallius. La présence
d'une projection rostrale au bord antérieur de la tête, la forme arrondie des plaques
épimérales des deux premiers segments du métasome, la coalescence presque
complète des deux derniers segments de l'urosome, la grande longueur du prolonge-
ment du carpe des gnathopodes postérieurs, constituent des caractères suffisamment
nets pour permettre de l'en distinguer facilement.
Habitat. — Vibilia Hirondellei semble être la forme la plus commune du
genre, dans les parages de l'Atlantique nord explorés par Y HIRONDELLE. Une pêche
de nuit, au chalut de surface, effectuée par la Melita, en mai 1890, à l'est
— 129 —
des Açores, a ramené un grand nombre d'exemplaires de cette espèce. Le yacht
Chazalie en a également capturé quelques exemplaires dans les parages des Açores,
en avril 1896.
Vibilia dentata, nov. sp.
(PI. XV!, fig. I)
Campagne de 1887 : Stn. 92, surface. Océan atlantique. Treize exemplaires.
Le corps, assez allongé, est un peu moins robuste que celui des espèces précé-
dentes, mais les segments du mésosome sont plus nettement délimités. La tête, aussi
longue que l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, ne présente pas de
projection rostrale. Les plaques coxales sont relativement grandes ; celles de la qua-
trième paire atteignent près de la moitié de la hauteur du segment correspondant.
Les plaques épimérales des segments du métasome présentent un contour irrégulier;
l'angle postérieur des plaques du troisième segment, à peu près droit, est précédé
d'un angle obtus, arrondi à l'extrémité. Les deux derniers segments de l'urosome
sont complètement soudés entre eux. Le dernier segment ne présente pas de prolon-
gements latéraux.
Les yeux, assez petits, légèrement ovales, comprennent de trente à trente-cinq
ocelles. Les antennes supérieures sont un peu plus longues que l'ensemble de la tête
et du premier segment du mésosome. Le premier article du pédoncule atteint plus
du double de la longueur de l'ensemble des deux articles suivants. Le flagellum,
renflé en son milieu, se rétrécit brusquement, pour se terminer en pointe un peu
obtuse ; il est exactement de la longueur de la tête, et ne comprend qu'un seul article.
Les antennes inférieures, beaucoup plus courtes que les antennes supérieures, ne
possèdent que cinq articles.
La lèvre antérieure porte une profonde échancrure oblique, qui la partage en
deux lobes d'inégale taille. Les lobes externes de la lèvre postérieure présentent
une petite dent au bord distal ; les lobes internes sont larges et bien développés. Les
mandibules sont assez robustes. Le bord tranchant est finement denticulé; le lobe
secondaire de la mandibule gauche se termine par une dizaine de dents aiguës
d'inégale taille. Le palpe est assez allongé; son troisième article, beaucoup plus long
que l'ensemble des deux articles précédents, porte quatre petites soies à son extrémité.
Le lobe interne des mâchoires de la première paire est complètement glabre. Le lobe
externe est armé de sept épines simples. Le palpe, très volumineux, conique, se
termine par deux petites épines. Les mâchoires de la seconde paire sont relativement
bien développées. Le lobe interne présente une extrémité arrondie, garnie de quelques
petites épines. Le lobe externe, triangulaire, porte quelques grosses soies, et de
nombreux cils très fins. Le lobe interne des maxillipèdes, très court, s'élargit à son
extrémité, qui porte quatre grosses dents arrondies. Les lobes externes présentent
— i3o —
six dents aiguës au bord interne. Leur surface est garnie de sept fortes épines; une
autre épine est située vers l'extrémité du bord externe.
L'article basai des gnathopodes antérieurs, très large, presque aussi long que
l'ensemble des quatre articles suivants, porte une forte épine à l'extrémité du bord
postérieur. L'article ischial et l'article méral présentent chacun deux épines au bord
postérieur. Le carpe, assez court, porte une épine au bord antérieur, et deux épines
au bord postérieur. Le propode est beaucoup plus long que le carpe ; son bord
antérieur, fortement courbé, est armé d'une longue épine; le bord postérieur, presque
droit, porte six fortes dents aiguës. Le dactyle atteint un peu plus de la moitié
de la longueur du propode; il porte quatre petites dents au bord interne. L'article
basai des gnathopodes postérieurs est plus long et plus étroit que celui des gnatho-
podes précédents. L'article ischial porte, au bord postérieur, une longue épine
recourbée. L'article méral ne se prolonge pas tout à fait jusqu'au niveau de l'extrémité
du bord antérieur du carpe; il 'porte trois grandes épines au bord postérieur, et trois
épines à l'extrémité. Le carpe présente un prolongement triangulaire extrêmement
aigu, atteignant au niveau de l'extrémité du propode; ce prolongement porte quelques
petites denticulations au bord interne. Le propode étroitement ovale, est armé, au
bord postérieur, de neuf dents d'inégale taille. Le dactyle, grêle et presque droit,
atteint les deux tiers de la longueur du propode ; il porte deux petites dents au bord
interne.
Les pattes des troisième et quatrième paires, courtes et robustes, ne portent pas
d'épines. Le carpe est très court. Le propode, plus long d'un tiers, et fortement
recourbé, est beaucoup plus étroit à l'extrémité qu'à la base. Le dactyle atteint près
des deux tiers de la longueur du propode.
L'article basai des pattes de la cinquième paire, étroitement ovale, est un peu
plus long que l'ensemble des deux articles suivants. Le carpe, aussi long que l'article
méral, porte une épine à l'extrémité du bord antérieur. Le propode, très allongé,
présente une fine denticulation sur toute la longueur de son bord antérieur. Le
dactyle, grêle et légèrement courbé, atteint le tiers de la longueur du propode. Les
pattes de la sixième paire sont aussi longues que les pattes précédentes. L'article
basai est plus grand et plus volumineux, mais cette différence est compensée par la
moindre longueur du propode. Le carpe porte quatre épines au bord antérieur; ce
même bord est finement denticulé dans le propode. Le dactyle, un peu plus long que
le tiers du propode, présente quelques petites denticulations à la partie basale de son
bord interne. Les pattes de la septième paire atteignent à peu près les deux tiers de
la longueur des pattes précédentes. L'article basai est largement ovale. Le carpe et
le dactyle sont d'égale longueur ; le propode est un peu plus allongé.
Le pédoncule des uropodes de la première paire, un peu plus long que les
branches, est denticulé sur la moitié distale de son bord interne. La branche externe,
étroite et légèrement courbée en dehors, porte quelques dents peu accentuées au
bord externe, et des dents, plus longues et plus aiguës, au bord interne. La branche
— i3i —
interne, un peu plus longue que la branche externe, porte cinq dents au bord interne
et trois dents au bord externe. Le pédoncule des uropodes de la deuxième paire est
un peu plus long que la branche interne. La branche externe ne porte que trois dents
au bord externe, et deux dents au bord interne. La branche interne, un peu plus
allongée, porte neuf dents au bord externe et deux dents au bord interne. Le pédon-
cule des uropodes de la troisième paire, beaucoup plus long que les branches, est
quelque peu renflé en son milieu. La branche externe, lisse au bord externe, est
finement denticulée au bord interne. La branche interne, un peu plus allongée, est
denticulée sur ses deux bords. Le telson, aussi large que long, atteint à peu près la
longueur de la branche externe des uropodes de la dernière paire.
Aucun mâle ne se trouvait parmi les exemplaires recueillis. Les plus grandes
femelles, mesurant 4mm 5 de longueur, semblent adultes, à en juger, du moins, par le
flagellum uniarticulé de leurs antennes supérieures. Chez deux exemplaires, attei-
gnant à peine 3mm, on peut constater la présence de deux petits articles rudimentaires,
à l'extrémité de ce flagellum.
Cette espèce se distingue de la plupart des formes voisines par les dents, longues
et aiguës, qui garnissent le bord palmaire du propode des gnathopodes antérieurs,
et par la grande longueur du prolongement du carpe des gnathopodes postérieurs.
Ce dernier caractère n'existe que chez un petit nombre d'espèces. Vibilia gracilis Bov.,
Vibilia gracilenta Bov., Vibilia armata Bov. et Vibilia erratica Chev., chez qui le
prolongement du carpe est à peu près aussi long que le propode, différent de Vibilia
dentata par les prolongements latéraux du dernier segment de leur urosome. Vibilia
antarctica Stebbing s'en distingue facilement par la forme de son telson. Enfin Vibilia
Hirondellei est absolument différente.
Vibilia grandicornis, nov. sp.
(PL XVI, fig. 2)
Campagne de 1887 : Stn. 92, surface. Océan atlantique. Un mâle.
Campagne de 1888 : Stn. 170, surface. Océan atlantique. Une femelle.
Mâle. — Le corps est grêle et allongé. La tête, plus courte que l'ensemble des
deux premiers segments du mésosome, présente une petite projection rostrale
arrondie, un peu moins longue que le premier article du pédoncule des antennes
supérieures ; les bords latéraux de la tête sont légèrement concaves. Les plaques
coxales sont petites. Les plaques épimérales du premier segment du métasome offrent
un contour arrondi ; celles des deux segments suivants sont à peu près rectangulaires.
Les deux derniers segments de l'urosome, complètement soudés ensemble, sont
délimités dorsalement par une dépression assez profonde. Le dernier segment
présente deux petits prolongements latéraux, larges et arrondis.
— 132 —
Les yeux, petits et ovales, ne comprennent que vingt-trois ocelles. Les antennes
supérieures, remarquablement grandes, dépassent de beaucoup en longueur l'en-
semble de la tête et des premiers segments du mésosome. Le premier article du
pédoncule, très développé, atteint les deux tiers de la longueur de la tête. Les deux
articles suivants sont courts et d'égale taille. Le flagellum, très volumineux, renflé
vers son extrémité, atteint plus du double de la longueur du pédoncule ; on ne
distingue, à son extrémité, aucune trace d'articles rudimentaires. Les antennes
inférieures, très robustes, un peu plus longues que les antennes supérieures, se
composent de sept articles.
La lèvre antérieure présente, à sa partie distale, une échancrure oblique, formant
deux lobes d'inégale taille, bordés de cils peu nombreux. Le bord tranchant des
mandibules, carrément tronqué à l'extrémité, est armé d'une dizaine de petites dents;
le lobe accessoire en porte six. Le palpe est robuste et allongé ; son dernier article
légèrement courbé, se rétrécit brusquement à l'extrémité, pour former une dent
aiguë, garnie de quelques cils. Le processus molaire est situé à la même hauteur
que le palpe. Le lobe interne des mâchoires de la première paire, bien développé,
ne présente ni soies ni épines. Le lobe externe porte dix épines et quelques petites
soies. Le palpe, très robuste, uni-articulé, est un peu plus long que le lobe interne ;
de nombreuses petites soies garnissent son extrémité. Le lobe interne des mâchoires
de la seconde paire est beaucoup plus long que le lobe externe. Les maxillipèdes se
composent d'un lobe interne, présentant, au bord distal, une dent arrondie, garnie
de quelques cils, et de deux lobes externes, armés, au bord interne, de quelques
grandes dents aiguës, suivies de petites denticulations très fines ; le bord externe
porte trois épines.
L'article basai des gnathopodes antérieurs, très robuste, est beaucoup plus large
que les articles suivants. L'article méral et le carpe portent chacun une forte épine
au bord interne. Le propode est un peu plus court que le carpe ; son bord externe
présente une courbure assez accentuée ; le bord palmaire, confondu avec le bord
postérieur, porte cinq petites dents à sa partie distale. Le dactyle, légèrement courbé,
terminé en pointe aiguë, atteint les deux tiers de la longueur du propode ; il porte
trois petites dents, situées vers le milieu de son bord interne. Les gnathopodes
postérieurs sont un peu plus longs que les gnathopodes antérieurs. L'article basai
atteint la longueur de l'ensemble des quatre articles suivants. L'article méral se
prolonge jusqu'au milieu du carpe ; ce prolongement, largement arrondi à l'extré-
mité, est armé de trois fortes épines. Le carpe présente un prolongement triangulaire,
notablement plus long que la moitié du bord postérieur du propode ; ce prolon-
gement ne présente pas traces de denticulations. Le bord palmaire du propode,
confondu avec le bord postérieur, est finement denticulé. Le dactyle atteint près
des deux tiers de la longueur du propode, et porte trois petites dents au bord
interne.
— i33 —
Les pattes des troisième et quatrième paires, assez courtes, ne portent ni soies
ni épines. L'article méral et le carpe sont à peu près d'égale longueur ; le propode est
un peu plus allongé. Le dactyle n'atteint pas tout à fait la moitié de la longueur du
propode. Dans les pattes de la cinquième paire, l'article basai est aussi long que
l'ensemble des deux articles suivants. Le carpe, très allongé, porte deux petites soies
au bord antérieur. Le propode, excessivement long, n'est pas denticulé. Le dactyle
n'atteint pas la septième partie de la longueur du propode. Les pattes de la sixième
paire sont à peu près de même longueur que les pattes précédentes, mais les pro-
portions de leurs articles sont bien différentes. L'article basai est beaucoup plus long
que l'ensemble des deux articles suivants. Le carpe, assez court, porte trois épines
au bord antérieur. Le propode, bien que notablement plus long que le carpe, est
beaucoup plus court que l'article correspondant des pattes de la cinquième paire;
son bord antérieur est lisse. Le dactyle atteint la sixième partie de la longueur du
propode. Les pattes de la septième paire sont aussi longues que l'ensemble des quatre
premiers articles des pattes précédentes. Le dactyle est aussi large, mais beaucoup
plus court, que le propode.
Le pédoncule des pléopodes, très volumineux, est beaucoup plus court que les
branches ; ces dernières, remarquablement larges, comprennent douze articles. Le
pédoncule des uropodes de la première paire est beaucoup plus long que les branches.
La branche externe porte sept dents au bord externe, et deux grandes dents au bord
interne. La branche interne, un peu plus courte, porte deux dents au bord externe,
et deux dents, suivies de fines denticulations, au bord interne. Dans les uropodes de
la deuxième paire, la branche externe porte quatre dents peu accentuées au bord
externe, et deux dents, suivies de fines denticulations, au bord interne. La branche
interne, un peu plus courte, présente une seule dent, suivie de fines denticulations,
au bord externe, et deux dents au bord interne. Le pédoncule des uropodes de la
troisième paire, un peu moins long que les branches, est plus de deux fois aussi large
à l'extrémité qu'à la base. La branche externe, lisse au bord externe, est finement
denticulée au bord interne. La branche interne est denticulée sur les deux derniers
tiers de son bord externe, et sur le dernier tiers de son bord interne. Le telson,
beaucoup plus large que long, est plus court que le pédoncule des uropodes de la
dernière paire.
La longueur de cet exemplaire était de 5mm.
Femelle. — La femelle, plus petite que le mâle, ne mesurait que 4mm. En dehors
de la présence de lamelles incubatrices, le dimorphisme sexuel ne porte que sur les
antennes inférieures, qui sont beaucoup plus courtes et plus grêles chez la femelle, et
comprennent un article de moins.
La forme si remarquable du pédoncule des uropodes de la dernière paire
rapproche Vibilia grandicornis d'une espèce décrite par le Dr Bovallius (35, p. 71,
pi. x, fig. 23-3o) sous le nom de Vibilia py ripes.
— 1 34 —
Le tableau suivant fait ressortir les principaux caractères qui différencient les
deux espèces.
Vibilia pyripes
Tête ne présentant pas de projection rostrale.
Deuxième et troisième segments de l'urosome
en partie coalescents.
Ensemble des deuxième et troisième segments
de l'urosome aussi long que le premier segment.
Flagellum des antennes supérieures plus long
que la tête.
Prolongement du carpe des gnathopodes pos-
térieurs plus court que la moitié du bord posté-
rieur du propode.
Dactyle des gnathopodes postérieurs plus court
que le tiers du propode, non denticulé.
Propode des pattes des troisième et quatrième
paires plus court que le carpe.
Carpe et propode des pattes des cinquième et
sixième paires denticulés au bord antérieur.
Pédoncule des pléopodes plus long que les
branches.
Telson un peu plus long que le pédoncule des
uropodes de la dernière paire.
Vibilia grandicornis
Tête présentant une projection rostrale.
Deuxième et troisième segments de l'urosome
complètement coalescents.
Ensemble des deuxième et troisième segments
de l'urosome beaucoup plus long que le premier
segment.
Flagellum des antennes supérieures atteignant
le double de la longueur de la tête.
Prolongement du carpe des gnathopodes pos-
térieurs plus long que la moitié du bord posté-
rieur du propode.
Dactyle des gnathopodes postérieurs beaucoup
plus long que la moitié du propode, denticulé au
bord interne.
Propode des pattes des troisième et quatrième
paires plus long que le carpe.
Carpe et propode des pattes des cinquième et
sixième paires lisses au bord antérieur.
Pédoncule des pléopodes plus court que les
branches.
Telson beaucoup plus court que le pédoncule
des uropodes de la dernière paire.
Famille des LANCEOLIDjE
Genre Lanceola, Say 1818
Lanceola sayana, Bovallius
(PI. XIV, fig. 10)
i885. Lanceola Sayana, Bovallius (99), p. 7, fig. 1.
1887. Lanceola Sayana, Bovallius (35), p. 3o, pi. iv, fig. 1-19, et pi. v, fig. 1.
Campagne de i885 : Stn. 9, surface. Parages des Açores, dans une Méduse. Un
exemplaire.
Campagne de 1887 : Stn. i38, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve, sous
une Méduse fPelagiaJ. Un exemplaire.
Campagne de 1888 : Stn. 177, surface. Océan atlantique, sous une Méduse
(Pelagia). Un exemplaire.
— i3b —
Les trois exemplaires sont des femelles ovifères, dont la taille varie entre 28mra
et 3omm.
L'exemplaire de la Stn. 1 38 'a été trouvé sous une Méduse fPelagiaJ, prise au
haveneau, à la surface, à 10 heures du matin. L'Amphipode mesurait 3omm; la Méduse,
à peine plus grande, n'avait que 4jmm de diamètre. M. de Guerne a fait une aquarelle
de cet exemplaire vivant, et une autre aquarelle a été faite par M. Marius Borrel,
d'après l'exemplaire de la Stn. 177. Les œufs, en quantité considérable, forment une
masse volumineuse d'un rouge brun, et communiquent cette teinte à l'ensemble du
mésosome. La tête, le métasome et l'urosome sont roses, ainsi que tous les appen-
dices. Les yeux sont rouge vermillon. Une note de M. de Guerne, annexée à l'aqua-
relle, mentionne que « sur le dos, les anneaux apparaissent en lignes claires bleu
opalescent, sur le ton foncé de l'abdomen (mésosome). Les articulations des pattes
sont du même bleu opalescent ». M. de Guerne ajoute : « nage, sans remuer les pattes,
avec les palettes de l'abdomen (pléopodes). L'animal paraît se tenir de préférence sur
le dos ».
Habitat. — Le D1 Bovallius assigne comme habitat à Lanceola sayana le nord et
le sud de l'Atlantique.
Famille des PARAPHRONIMID^
Genre Paraphronima, Claus 1879
Paraphronima gracilis, Claus
1879. Paraphronima gracilis, Claus (98), p. 65, pi. i, fig. 4-5.
i885. Paraphronima gracilis, Bovallius (89), p. io.
i885. Paraphronima Edwardsi, Bovallius ("39), p. 12.
1888. Paraphronima cuivis, Stebbing (SIS), p. 1 337, P^ clvii.
1889. Paraphronima gracilis, Bovallius (36), p. 27, pi. 11, fig. 1-10.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un mâle,
deux femelles. — Stn. 137. Un mâle. — Stn. 142. Deux mâles. — Stn. 148. Un mâle,
trois femelles.
Campagne de 1888 : Stn. 212, surface. Parages des Açores. Un mâle.
Habitat. — Je n'hésite pas à me ranger à l'opinion du Dr Bovallius, et l'identité
de Paraphronima gracilis et de Paraphronima cuivis ne me semble pas douteuse. Le
Challenger a pris cette espèce en de nombreuses stations du Pacifique, et, dans
l'Atlantique, au large de la côte de Guinée, et dans le sud-ouest des Açores. Le
Dr Bovallius lui assigne pour habitat les régions tropicales et tempérées de l'Atlantique
et du Pacifique nord.
— i36 —
Paraplironima clypeata, Bovallius
i885. Paraphronima clypeata, Bovallius (99), p. n, fig. 3.
1887. Paraphronima pectinata, Bovallius (34), p. i3.
1889. Paraphronima clypeata, Bovallius (36), p. 33, pi. 11, fig. 16-40.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Deux
mâles, sept femelles. — Stn. 137. Deux mâles, deux femelles. — Stn. 139. Une
femelle. — Stn. 142. Deux mâles.
Habitat. — Le Dr Bovallius assigne comme habitat à cette espèce la région
tempérée du nord de l'Atlantique et la région tropicale du Pacifique.
Famille des PHRONIMIDjE
Genre Phronima, Latreille 1802
Phronima sedentaria, (Forskâl)
1775. Cancer sedentarius, Forskal (95), p. 95.
i8o3. Phronima sedentaria, Latreille (141), vol. vi, p. 291.
1816. Phronima custos, Risso (186), p. 121, pi. 11, fig. 3.
1849. Phronima sedentaria, Lucas ('149), p. 5j, pi. v, fig. 5.
1862. Phronima sedentaria, Claus (94), p. 195, pi. xix, fig. 1 et fig. 4-6.
1875. Phronima novœ-^ealandiœ, Powell (188), p. 294, pi. xxi, fig. 1-2.
1888. Phronima sedentaria, Stebbing (816), p. i357, pi. clxii,b.
1889. Phronima sedentaria, Bovallius (36), p. 354, pi- XVI> fig- I-3-
Campagne de 1888 : Stn. 220, profondeur 1445™. Parages des Açores. Une
femelle. — Stn. 224, profondeur 121 3m. Une femelle. — Stn. 262. Océan atlantique.
Dans l'estomac d'un Germon. Une femelle. — Stn. 263. Dans l'estomac d'un Germon.
Une femelle.
Les exemplaires des Stations 220 et 224 ont été très probablement capturés,
entre deux eaux ou à la surface, pendant la remonte du chalut.
Habitat. — Le Dr Bovallius assigne comme habitat à cette espèce la Méditerranée
et les régions tempérées et tropicales de l'Atlantique, du Pacifique et de l'Océan
indien. On en a pris plusieurs exemplaires dans les parages des îles Shetland (Bâte
et Westwood, 16, vol. 11, p. 26).
- i37
Phronima atlantica, Guérin
i836. Phronima atlantica, Guérin (115), p. 7, pi. xvm, fig. 1.
1862. Phronima atlantica, Sp. Bâte fl5), p. 3 18, pi. li, fig. 4.
1888. Phronima atlantica, Stebbing (SI©), p. i35i, pi. clx.
1889. Phronima atlantica, Bovallius (3©), p. 374, pi. xvi, fig. 19-26.
Campagne de 1887 : Stn. 1 34, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Quinze
mâles, vingt-deux femelles. — Stn. 1 37. Dix-huit mâles, trente femelles. — Stn. i3g.
Quatre mâles, huit femelles. — Stn. 142. Un mâle, deux femelles. — Stn. 145. Trois
jeunes exemplaires. — Stn. 148. Deux mâles, neuf femelles.
Campagne de 1888 : Stn. 174, dans l'estomac d'un Germon. Océan atlantique.
Une femelle. — Stn. 187, surface. Parages des Açores. Une femelle. — Stn. 200. Un
mâle, une femelle. — Stn. 208. Deux mâles, quatre femelles. — Stn. 212. Huit mâles,
huit femelles. — Stn. 21 5. Cinq mâles, cinq femelles. — Stn. 253, profondeur i3oom.
Océan atlantique. Une femelle. — Stn. 258, profondeur 78im. Un mâle.
Habitat. — Le Dr Bovallius assigne pour habitat à cette espèce les parties
tropicales et subtropicales de l'Atlantique, du Pacifique et de l'Océan indien. Le
Challenger l'a capturée entre le Japon et Honolulu. Phronima atlantica habite
aussi la Méditerranée. J'ai eu occasion d'en examiner un exemplaire, femelle adulte,
de i8mm de longueur, accompagnée d'une douzaine d'embryons, qui se trouvait au
Laboratoire russe de Villefranche, dans un bocal contenant quelques Salpa maxima
pêchées dans la baie. La Melita en a pris quelques exemplaires, à la surface, au
large de la côte de Provence. Les deux dents qui garnissent le bord inférieur du carpe
des pattes de la cinquième paire, et l'absence de prolongement dentiforme à l'extré-
mité des plaques épimérales du troisième segment du métasome, ne permettent pas
de confondre cette espèce avec Phronima sedentaria, qui passait, jusqu'ici, pour
l'unique espèce méditerranéenne du genre Phronima.
Phronima Colletti, Bovallius
1887. Phronima Colletti, Bovallius (34), p. 25.
1887. Phronima bacephala, Giles (ÎO-I), p. 21 5, pi. m, fig. 1-2.
1889. Phronima Diogenes, Chun (Ï3), p. 379.
1889. Phronima Colletti, Bovallius (3G), p. 378, pi. xvi, fig. 27-47.
Campagne de i885 : Stn. 16, surface. Parages des Açores. Deux mâles, neuf
femelles.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Deux
mâles, cinq femelles. — Stn. 137. Deux femelles. — Stn. 139. Un mâle.
Habitat. — D'après le Dr Bovallius, cette espèce serait cantonnée dans l'Océan
— i38 —
indien et dans les régions tropicales et subtropicales de l'Atlantique. Son habitat est
beaucoup plus étendu. V HIRONDELLE Ta capturée dans l'Atlantique, par 4i°39' 34"
de latitude nord, et la Melita en a pris deux exemplaires en Méditerranée, au large
de la côte d'Algérie.
Genre Phronimella, Claus 1872
Phronimella elongata, (Claus)
1862. Phronima elongata, Claus (**), p. 193, pi. xix, fig. 2-3 et 7.
1871. Phronimella elongata, Claus (Ï6), p. 149.
1877. Anchylonix hamatus, Streets (**»), p. 1 3 1 .
1887. Phronimella filiformis, Bovallius (34), p. 26.
1887. Phronimella hippocephala, Giles (104), p. 217, pi. m, fig. 3.
1888. Phronimella elongata, Stebbing (816), p. i362, pi. clxiii.
1889. Phronimella elongata, Bovallius (36), p. 389, pi. xvi, fig. 51-67.
Campagne de i885 : Stn. 16, surface. Parages des Açores. Un mâle.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Quatre
mâles, deux femelles. — Stn. 137. Quatre mâles, cinq femelles. — Stn. i3g. Vingt
mâles, dix-sept femelles. — Stn. 142. Trois mâles. — Stn. 145. Une femelle. —
Stn. 148. Trois mâles, sept femelles.
Habitat. — Phronimella elongata est une espèce cosmopolite, qui habite les mers
chaudes et tempérées des deux hémisphères.
Famille des HYPERIDiE
Genre Phronimopsis, Claus 1879
Phronimopsis spinifera, Claus
1879. Phronimopsis spinifer, Claus (9H), p. 5, pi. i, fig. i-3.
1889. Phronimopsis spinifera, Bovallius (36), p. 326, pi. xiv, fig. 3o-35.
Campagne de 1887 : Stn. 142, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un
mâle adulte et un jeune exemplaire. — Stn. 148. Un mâle, une femelle.
Habitat. — Cette rare espèce a été trouvée pour la première fois à Messine. Le
Dr Bovallius lui assigne comme habitat les régions tropicales et tempérées de l'Atlan-
tique nord; la provenance des exemplaires qu'il a examinés ne dépassait pas, au
nord, le 32e degré de latitude. h' Hirondelle a capturé Phronimopsis spinifera par
420 5o'. La Melita en a pris un exemplaire en Méditerranée, au voisinage de
Minorque, et un autre, dans l'Atlantique, en vue de Tenerife.
— i3g —
Genre Hyperia, Latreille 1825
Hyperia galba, (Montagu)
181 3. Cancer Gammarus galba, Montagu (165), p. 4, pi. n, fig. 2.
i83o. Hyperia Latreillei, H. Milne-Edwards (160), p. 388, pi. xi, fig. 1-7.
i838. Lestrigonus exulans, Kroyer (f 35"), p. 68.
1889. Hyperia Latreillei, Bovallius (36), p. 164, pi. ix, fig. 3 1 -4 3 , et pi. x, fig. 1-17.
1889. Hyperia galba, Bovallius (88), p. 180, pi. x, fig. 2 5-32.
1890. Hyperia galba, G. O. Sars (ÎOS), p. 7, pi. n et pi. m, fig. 1.
Campagne de 1 885 : Stn. 10, surface. Parages des Açores. Une femelle. — Stn. 16,
surface. Un mâle, trois femelles. — Stn. 26, surface. Océan atlantique. Une femelle.
— Stn. 28. Un mâle, quatre femelles.
Campagne de 1886 : Stn. 83, surface. Océan atlantique. Nombreux exemplaires.
Campagne de 1887 : Stn. 100, surface. Parages des Açores. Une femelle.
Campagne de 1888 : Stn. 25o, surface. Océan atlantique. Nombreux exemplaires.
— Stn. 253, profondeur i3oom. Deux femelles. — Stn. 256, profondeur 2200™. Deux
femelles.
En dehors des stations citées ci-dessus, Hyperia galba a été fréquemment
capturée à la surface, sous des Méduses (3). Les exemplaires des Stn. 253 et 256 ont
été très probablement pris pendant la remonte du filet; les tubes qui les contenaient
portaient l'étiquette : «revenus vivants », tandis que la plupart des autres Amphi-
podes des mêmes stations étaient morts en arrivant à la surface. Le fonctionnement
du filet à gouvernail employé par Y Hirondelle n'était pas aussi assuré que celui du
filet bathypélagique à rideau qui a servi à bord de la Princesse-Alice (5, p. 1 38).
Habitat. — Hyperia galba est très répandue dans l'Atlantique et dans l'Océan
glacial arctique. Le Dr Bovallius la cite comme ayant été prise en Méditerranée, et
nous savons par M. Caïman (41his, p. 265) qu'elle habite le nord de l'Océan pacifique,
où elle a été rencontrée dans le Puget-Sound (Etats-Unis).
Hyperia schizogeneios, Stebbing
(PI. XVII, fig. 1)
i865. ? Lestrigonus mediterranens, Costa (84), p. 34.
1888. Hyperia schizogeneios, Stebbing (Si6), p. i3()i, pi. clxviii.
1889. Hyperia schizogeneios, Bovallius (36), p. 221.
1892. Hyperia schizogeneios, Chevreux (S6), p. 233.
Campagne de i885 : Stn. i5, surface. Parages des Açores. Vingt-deux mâles,
trois femelles. — Stn. 16, surface. Trois mâles, dix-huit femelles. — Stn. 18, surface.
Une femelle. ■ — Stn. 19, surface. Océan atlantique. Un mâle, deux femelles.
— 140 —
Campagne de 1887 : Stn. 126, surface. Parages desAçores. Quatre mâles, vingt-
six femelles. — Stn. 129, surface. Trois mâles. — Stn. 134, surface. Entre les Açores
et Terre-Neuve. Vingt-sept mâles, quatorze femelles. — Stn. 137, surface. Trois mâles.
— Stn. i3q, surface. Six mâles, une femelle. — Stn. 142, surface. Onze mâles, sept
femelles. — Stn. 145, surface. Un mâle. — Stn. 148, surface. Sept mâles.
Campagne de 1888 : Stn. 179, surface. Océan atlantique. Un mâle, deux femelles.
— Stn. 187, surface. Parages des Açores. Un mâle. — Stn. 208, surface. Deux mâles,
seize femelles. — Stn. 212. Deux femelles. — Stn. 2i5, surface. Cinq mâles, quatre
femelles. — Stn. 246, surface. Un mâle. — Stn. 258, profondeur 78 im. Océan atlan-
tique. Une femelle.
Le Rév. Stebbing a publié une excellente et très complète description de la
femelle à'Hyperia schi\ogeneios, mais l'auteur des Challenge?- Amphipoda n'a eu
entre les mains que de jeunes mâles, dont les articles du fiagellum des antennes
n'avaient pas encore pris la forme allongée qu'ils affectent chez les mâles adultes des
Hyperia. L'examen d'un très grand nombre d'exemplaires de divers âges m'a démon-
tré que le mâle, complètement adulte, différait beaucoup, non seulement de la
femelle, mais du jeune mâle. En dehors des 98 mâles et des 97 femelles, capturés par
Y Hirondelle dans dix-neuf stations de l'Atlantique nord, j'ai pu examiner 40 mâles
et 46 femelles, pris par la MELITA dans trois stations, au voisinage des îles Canaries,
et dans huit stations de la Méditerranée occidentale. Dans presque toutes les opéra-
tions, ces exemplaires étaient les seuls représentants de la famille des Hyperidœ; il
est donc bien évident que ce sont les mâles et les femelles d'une même espèce.
Le Dr Bovallius (36, p. 221) a décrit, comme mâle adulte à' Hyperia schi\oge~
neios, une forme, aux antennes moins longues que le corps, que j'assimile, avec
quelque doute, à un mâle, incomplètement adulte, de cette espèce. La couleur
indiquée par le Dr Bovallius : « almost hyaline ivith small red spotts » est bien diffé_
rente de celle des exemplaires que j'ai eu occasion d'examiner vivants. Dans l'Océan,
comme dans la Méditerranée, le corps de ces exemplaires présentait une coloration
uniforme, d'un brun violacé, et tous les appendices étaient d'un blanc translucide;
les yeux étaient noirs.
Mâle adulte. — Le corps est beaucoup moins épais que celui des femelles. La
tête, un peu plus haute que le premier segment du mésosome, se termine, à sa partie
inférieure, par un prolongement assez aigu. Tous les segments du mésosome sont
bien délimités dorsalement. Les plaques coxales, déjà peu distinctes chez la femelle
et chez le jeune mâle, sont complètement soudées avec les segments correspondants,
chez le mâle adulte. Les plaques épimérales du premier segment du métasome
présentent un contour arrondi; celles des deux segments suivants sont à peu près
rectangulaires. Le premier segment de l'urosome atteint le double de la longueur des
deux segments suivants, qui sont soudés ensemble.
Les yeux, comprenant un très grand nombre d'ocelles, occupent presque toute
la surface de la tête. Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur du
— 141 —
corps. Le premier article du pédoncule est beaucoup plus long que l'ensemble des
deux suivants. Le premier article du flagellum, à peu près aussi long que le pédon-
cule, porte, au bord postérieur, une épaisse rangée de fines tigelles olfactives. Le
second article, très court, présente, au bord postérieur, un petit tubercule arrondi,
garni de deux grosses tigelles olfactives ; ce même bord se termine par une forte dent,
atteignant au niveau du milieu de l'article suivant, et portant quatre volumineuses
tigelles olfactives. Le troisième article, renflé à l'extrémité, porte deux tigelles sem-
blables aux précédentes. Les articles suivants, de trois à quatre fois aussi longs que
larges, sont au nombre de vingt-cinq chez l'exemplaire qui a servi à cette description.
Les antennes inférieures sont beaucoup plus longues que le corps. Le cinquième
article du pédoncule, beaucoup plus long que le quatrième, porte une dent obtuse à
l'extrémité du bord postérieur. Le flagellum comprend trente-deux articles très
allongés.
L'article basai des gnathopodes antérieurs, très robuste, est à peu près aussi long
que l'ensemble des quatre articles suivants. L'article méral porte deux épines au
bord postérieur. Le carpe, presque aussi large que long, présente une épine à l'extré-
mité du bord antérieur, et deux épines au bord postérieur; il ne se prolonge pas tout
à fait jusqu'au niveau du milieu du propode, et ce prolongement, anguleux, porte
deux épines au bord antérieur, et se termine par une grande épine. Le propode,
beaucoup plus long que le carpe, se rétrécit graduellement, de la base à l'extrémité ;
son bord antérieur est armé de deux épines, et de fines denticulations garnissent son
bord postérieur. Le dactyle, grêle et recourbé, atteint les deux tiers de la longueur
du propode. L'article basai des gnathopodes postérieurs, beaucoup plus grêle et plus
allongé que celui des pattes précédentes, est presque aussi long que l'ensemble des
quatre articles suivants. L'extrémité du bord postérieur de l'article méral est armée
de trois petites épines. Le carpe se prolonge inférieurement un peu au-delà du milieu
du propode ; ce prolongement, de forme concave, est bordé de nombreuses épines.
Le propode, étroit et allongé, porte deux épines au bord antérieur; son bord posté-
rieur est lisse. Le dactyle, grêle et droit, n'atteint guère que la moitié de la longueur
du propode.
Les pattes des troisième et quatrième paires sont beaucoup plus longues que les
pattes précédentes. L'article basai égale en longueur l'ensemble des trois articles
suivants. L'article méral porte une épine, située près de l'extrémité du bord postérieur.
Le carpe, très robuste, est aussi long que l'ensemble des deux articles précédents;
son bord postérieur porte deux épines et de fines denticulations. Le propode, beau-
coup plus long et plus grêle que le carpe, présente également de fines denticulations
sur toute la longueur du bord postérieur. Le dactyle, grêle et faiblement courbé,
n'atteint pas tout à fait la moitié de la longueur du propode. Les pattes de la
cinquième paire sont un peu plus longues que les pattes précédentes. L'article basai,
assez large, égale en longueur l'ensemble de l'article méral et du carpe; il porte
quatre petites épines au bord antérieur. L'article méral et le carpe sont finement
— 142 —
denticulés au bord antérieur. Le propode, beaucoup plus long que le carpe et
légèrement courbé, porte également de fines denticulations sur toute la longueur du
bord antérieur. Le dactyle, très grêle et presque droit, n'atteint que le quart de la
longueur du propode. Les pattes de la sixième paire ne diffèrent des précédentes que
par leur longueur un peu plus grande. Les pattes de la septième paire sont un peu
plus courtes que celles de la cinquième paire. L'article basai, plus large, porte deux
épines au bord antérieur. Les articles suivants sont un peu plus robustes que ceux
des pattes précédentes. L'article méral, le carpe et le propode sont denticulés au bord
antérieur.
Les pléopodes sont remarquablement robustes; chacune de leurs branches
comprend neuf articles. Les branches des uropodes de la première paire atteignent
un peu plus de la moitié de la longueur du pédoncule. Dans les uropodes de la seconde
paire, la branche interne est presque aussi longue que le pédoncule. Les branches des
uropodes de la troisième paire n'atteignent pas la moitié de la longueur du pédoncule.
Dans les trois paires d'uropodes, les bords contigus des branches sont fortement
échancrés à la partie basale, et finement denticulés sur toute leur longueur. Le telson,
aussi large que long, est beaucoup plus court que les branches des uropodes de la
troisième paire.
La longueur des mâles les plus grands est de 4mm.
Chez les jeunes mâles, dont les antennes atteignent à peu près la moitié de la
longueur du corps, les deux premiers segments du mésosome sont soudés ensemble à
leur partie dorsale, et les uropodes de la dernière paire ressemblent à ceux des
femelles, les branches étant presque aussi longues que le pédoncule. A un stade plus
avancé, la taille égale presque celle de l'adulte, tous les segments du mésosome sont
bien délimités, les antennes inférieures dépassent la longueur du corps. Le premier
article du flagellum des antennes supérieures porte une rangée de tigelles olfactives,
mais les deuxième et troisième articles sont cylindriques et semblables aux suivants.
Le pédoncule des uropodes de la dernière paire est beaucoup plus long que les bran-
ches, et les denticulations des bords contigus des branches, à peine visibles à l'aide
d'un fort grossissement, dans les stades précédents, sont bien nettement distinctes.
Habitat. — Les exemplaires du Challenger ont été pris au voisinage des îles
du Cap Vert et ceux qui ont été étudiés par le Dr Bovallius provenaient des parages
des Antilles. 'L'Hirondelle a capturé Hyperia schi\ogeneios dans la zone tempérée
de l'Atlantique, en de nombreuses stations, comprises entre 38° et 480 de latitude
nord et 190 et 45° de longitude ouest. La Melita a pris cette même espèce dans
l'Atlantique, au voisinage des îles Canaries et au large du banc d'Arguin, et, en
Méditerranée, au large du cap de Très Forças, au voisinage de Minorque, à
Antibes et dans quatre stations de la côte d'Algérie.
C'est le seul Amphipode du genre Hyperia qui ait été rencontré par la MELITA
dans la Méditerranée occidentale. Le Dr Bovallius cite, il est vrai, Hyperia Latreillei
(= Hyperia galba Montagu) comme ayant été capturée en Méditerranée, sans en
— 143 —
donner la provenance exacte, mais cette capture a pu être faite au voisinage du
détroit de Gibraltar, où YHyperia aurait été entraînée par les courants, avec les
Méduses dont elle est commensale. Il semble assez probable que le Lesirigonus
méditer raneus, dont Costa (84, p. 34) a donné une courte diagnose, d'après un exem-
plaire provenant du golfe de Naples, n'est autre qu'un mâle & Hyperia schi^ogeneios.
Au cas où cette hypothèse serait reconnue exacte, l'espèce dont il vient d'être question
devrait prendre le nom à'Hyperia mediterranea (Costa).
Genre Hyperioides, nov. gen.
Corps beaucoup plus comprimé que chez les espèces du genre Hyperia. Tête
prolongée antérieurement, au-dessus de l'insertion des antennes supérieures. Yeux
n'occupant que la partie supérieure de la tête. Palpe des mandibules remarquable-
ment long. Partie basale des maxillipèdes très allongée; lobe interne peu développé.
Carpe des gnathopodes fortement prolongé dans les deux paires. Pattes des cinquième
et sixième paires très longues, d'égale taille ; pattes de la septième paire beaucoup
plus courtes. Uropodes assez allongés. Telson beaucoup plus large que long, semi-
circulaire.
Hyperioides longipes, nov. sp.
(PI. XVII, fig. 2)
Campagne de 1888 : Stn. 169, profondeur 494m. Océan atlantique. Un mâle
adulte. — Stn. 253, profondeur i3oom. Un jeune mâle, une femelle. — Stn. 256,
profondeur 22oom. Un jeune mâle. — Stn. ?58, profondeur 78im. Une femelle.
Mâle. — Le corps, assez grêle, est moins épais que celui des espèces du genre
Hyperia. La tête, très allongée, presque aussi longue que l'ensemble des six premiers
segments du mésosome, se prolonge antérieurement pour former une sorte de pro-
jection rostrale obtuse, sous laquelle les antennes supérieures sont insérées. Les deux
premiers segments du mésosome sont soudés ensemble à la partie dorsale. Les
plaques coxalesne sont pas nettement délimitées des segments qui leur correspondent.
Les plaques épimérales des deuxième et troisième segments du métasome sont
quelques peu prolongées en arrière et légèrement aiguës. Le premier segment de
l'urosome est beaucoup plus long que les deux suivants réunis; comme d'habitude,
ces derniers sont soudés ensemble.
Les yeux n'occupent qu'une portion de la partie supérieure de la tête. Les
antennes supérieures atteignent à peu près les deux tiers de la longueur du corps. Le
premier article du pédoncule, très volumineux, est suivi de deux articles extrême-
ment courts. Le premier article du flagellum, beaucoup plus long que le pédoncule,
porte, au bord postérieur, une épaisse rangée de tigelles olfactives. Les articles
— 144 —
suivants, au nombre d'une vingtaine, présentent de nombreuses petites soies au bord
postérieur. Les antennes inférieures sont à peu près aussi longues que le corps. Le
dernier article du pédoncule est beaucoup plus long et plus étroit que l'article précé-
dent. Le flagellum comprend une trentaine d'articles très allongés, dont les cinq
premiers sont ciliés au bord antérieur.
L'article basai des gnathopodes antérieurs est aussi long que l'ensemble des cinq
articles suivants. L'article ischial, plus large que long, porte une épine au bord posté-
rieur. L'article méral, quadrangulaire, présente, au bord inférieur, une forte épine,
suivie de six épines très petites. Le carpe, très volumineux, porte une longue épine
à l'extrémité du bord antérieur, et une épine un peu plus courte, située vers le milieu
du bord postérieur; son prolongement, triangulaire, s'étend jusqu'au niveau du
milieu du propode, et se termine par une forte épine; trois petites épines sont situées
le long du bord antérieur de ce prolongement. Le propode, finement denticulé le
long du bord postérieur, porte trois grandes épines au bord antérieur. Le dactyle.,
grêle et légèrement courbé, n'atteint pas tout à fait les deux tiers de la longueur du
propode. Les gnathopodes postérieurs sont un peu plus longs que les gnathopodes
antérieurs. L'article basai, très robuste, égale en longueur l'ensemble des cinq articles
suivants. L'article méral porte deux épines à l'extrémité du bord postérieur. Le
carpe, armé de deux épines au bord antérieur, se prolonge, en arrière, en un lobe
assez étroit, atteignant à peu près les deux tiers de la longueur du propode, et garni
de quatre épines au bord antérieur. Le propode, étroit et allongé, porte trois épines
au bord antérieur. Le dactyle, légèrement courbé, atteint la moitié de la longueur du
propode.
Les pattes des troisième et quatrième paires, grêles et allongées, atteignent un
peu plus du double de la longueur des gnathopodes antérieurs. L'article basai, assez
fortement renflé en son milieu, est aussi long que l'ensemble des trois articles suivants.
Le propode est un peu plus long et beaucoup plus grêle que le carpe. Le dactyle,
mince et aigu, atteint près des deux tiers de la longueur du propode. Les pattes de la
cinquième paire sont beaucoup plus allongées que les pattes précédentes. L'article
basai, presque aussi long que l'ensemble des trois articles suivants, se prolonge anté-
rieurement jusqu'au milieu de l'article ischial. L'article méral n'atteint que les deux
tiers de la longueur du carpe, qui est, lui même, beaucoup plus court que le propode.
Le dactyle, très grêle, atteint le quart de la longueur du propode. Les pattes de la
sixième paire, de même longueur que les précédentes, n'en diffèrent que par la
rangée d'épines dont le bord antérieur de leur article basai est armé. Les pattes de la
septième paire, très courtes, n'atteignent qu'au niveau de l'extrémité du carpe des
pattes précédentes. L'article basai est beaucoup plus long que l'ensemble des trois
articles suivants; son bord antérieur, armé de huit petites épines, se prolonge au-delà
du milieu de l'article ischial; son bord postérieur forme un angle droit avec le bord
inférieur. L'article méral, un peu plus long que le carpe, est notablement plus court
que le propode. Le dactyle atteint plus du tiers de la longueur du propode.
— 145 —
Les branches des pléopodes se composent de dix articles. Le pédoncule des
uropodes de la première paire est beaucoup plus long que les branches. La branche
externe, un peu plus courte que la branche interne, porte quelques grandes dents au
bord externe, et présente, vers la base du bord interne, une profonde échancrure
arrondie. La branche interne, lancéolée, est finement denticulée au bord externe.
Les branches des uropodes de la deuxième paire, un peu plus courtes que le pédon-
cule, sont de même forme que les précédentes, et semblablement armées, mais la
branche externe est un peu plus longue que la branche interne. Le pédoncule des
uropodes de la troisième paire est très volumineux et très allongé. La branche
externe atteint un peu plus de la moitié de la longueur du pédoncule; son bord
externe porte quatre dents peu accentuées ; son bord interne, profondément échancré,
est finement denticulé. La branche interne, un peu plus courte que l'autre, est lisse
au bord interne et finement denticulée au bord externe. Le telson, beaucoup plus
large que long, à peu près semi-circulaire, n'atteint pas le tiers de la longueur du
pédoncule des uropodes de la troisième paire.
La longueur de l'exemplaire décrit ci-dessus était de 6mm.
Femelle. — Le corps est assez comprimé, bien qu'un peu plus volumineux que
celui du mâle. Les yeux offrent à peu près le même aspect que ceux du mâle, mais
comprennent un beaucoup moins grand nombre d'ocelles. Les antennes supérieures
se composent d'un pédoncule bi-articulé, dont le second article n'atteint pas le tiers
de la longueur du premier, et d'un flagellum uni-articulé, conique, très allongé,
garni de huit rangées transversales de tigelles olfactives, et portant deux petites soies
à son extrémité. Les antennes inférieures, un peu plus courtes que les antennes supé-
rieures, se composent également de trois articles, et sont complètement glabres. Les
autres appendices ne diffèrent pas de ceux du mâle. La femelle atteint 5™™ de
longueur.
Genre Parathemisto, Boeck 1870
Parathemisto oblivia, (Krôyer)
i838. Hyperia oblivia, Kroyer (139), p. 70, pi. iv, fig. 19.
1870. Parathemisto abyssorum, Boeck (19), p. 86.
1887. Parathemisto oblivia, Bovallius (34), p. 20.
1889. Parathemisto oblivia, Bovallius 136), p. 25 1, pi. xn, fig. n-16.
1890. Parathemisto oblivia, G. O. Sars (198), p. 10, pi. v, fig. 1.
1896. Parathemisto oblivia, Bonnier (89), p. 611, pi. xxxv, fig. 1.
1898. Parathemisto oblivia, Chevreux (S5bis), p. 475.
Campagne de 1887 : Stn. go, surface. Golfe de Gascogne. Un mâle.
Campagne de 1888 : Stn. 168, surface. Golfe de Gascogne. Trois mâles, treize
femelles. — Stn. 169, profondeur 494m. Quatre femelles.
«9
— 146 —
Habitat. — Cette espèce est assez commune dans les mers boréales et arctiques,
mais sa présence, au sud des Iles Britanniques, n'a été signalée que récemment (S S,
p. 611), à la suite de la capture d'un exemplaire, provenant des dragages effectués
dans le Golfe de Gascogne par l'aviso le Caudan. La Melita l'a prise en grand
nombre, au large de la côte occidentale de France, depuis l'île de Sein jusqu'à la
frontière d'Espagne, en traînant un filet fin entre deux eaux, par 5om à gom au-dessous
de la surface.
Genre Euthemisto, Bovallius 1887
Euthemisto compressa, (Goës)
i865. Themisto compressa, Goes (IO&), p. 533, pi. xli, fig. 34.
1870. Parathemisto compressa, Boeck (19), p. 7.
1890. Euthemisto compressa, G. O. Sars (198), p. 12, pi. v, fig. 2.
Campagne de 1887 : Stn. 1 55, surface? Parages du banc de Terre-Neuve. Une
femelle. — Stn. 1 58, surface? Trois femelles.
Habitat. — Cette espèce n'avait été rencontrée, jusqu'ici, que dans l'Océan
glacial arctique, au Groenland, au Spitzberg, à Jan Mayen. Sa station la plus méri-
dionale connue était la côte de Finmark (G. O. Sars).
Euthemisto bispinosa, (Boeck)
1870. Themisto bispinosa, Boeck (19), p. 8.
1887. Euthemisto bispinosa, Bovallius (34), p. 22.
1888. Euthemisto bispinosa, Stebbing (916), p. 1408.
1889. Euthemisto compressa, Bovallius (36), p. 3o5, pi. xn, fig. 46-57 et pi. xm, fig. 32-43.
l8nr>. Euihpmistn hism'nn<:,i H O Çarc /■«*! n t ,1 ni vr fia •>
1890. Euthemisto bispinosa, G. O. Sars (19S), p. 14, pi. vi, fig.
Campagne de 1887 : Stn. 154, surface? Parages 'du banc de Terre-Neuve. Une
femelle. — Stn. 1 58, surface? Une femelle.
Habitat. — Le Challenger a pris de nombreux exemplaires de cette espèce au
large d'Halifax (Nouvelle-Ecosse). On ne l'avait rencontrée, jusqu'alors, que dans
l'Océan glacial arctique, au Groenland et sur la côte septentrionale de Norvège.
— H7 —
Famille des PHROSINID^E
Genre Phrosina, Risso 1822
Phrosina semilunata, Risso
1822. Phrosina semilunata, Risso (18*), p. 245.
1S40. Phrosina nicetensis, H. Milne-Edwards (IOI), vol. ni, p. 91, pi. xxx, fig. 21.
1862. Phrosina longispina, Sp. Bâte (15), p. 320, pi. li, fig. 7.
1888. Phrosina semilunata, Stebbing (£16), p. 1425, pi. clxxvi.
1889. Phrosina semilunata, Bovallius |S8), p. 426, pi. xvm, fig. 3-3o.
Campagne de i885 : Stn. 16, surface. Parages des Açores. Un mâle, une femelle.
Campagne de 1887: Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Neuf
mâles, quinze femelles. — Stn. 1 37, surface. Un mâle, une femelle. — Stn. 142, surface.
Deux mâles, six femelles. — Stn. 145. Une femelle. — Stn. 148, surface. Deux mâles,
une femelle.
Campagne de 1888 : Stn. 174. Dans l'estomac des Germons. Océan atlantique.
Vingt-deux femelles. — Stn. 212, surface. Parages des Açores. Deux femelles. —
Stn. 21 5, surface. Une femelle. — Stn. 252, dans l'estomac d'un Germon. Océan
atlantique. Six femelles. — Stn. 262, dans l'estomac d'un Germon. Une femelle.
Tous les exemplaires pris au filet fin ou au chalut de surface sont de très petite
taille, et ne dépassent pas 5mm à 6mm de longueur, tandis que tous ceux qui ont été
trouvés dans l'estomac des Germons atteignent les dimensions des exemplaires adultes
de la Méditerranée.
Habitat. — Phrosina semilunata est une espèce cosmopolite; elle a été rencon-
trée dans la Méditerranée, l'Atlantique, le Pacifique, et l'Océan indien (Bovallius).
Genre Anchylomera, H. Milne-Edwards i83o
Anchylomera Blossevillei, H. Milne-Edwards
i83o. Anchylomera Blossevillei, H. Milne-Edwards (1BO), p. 394.
i836. Hieraconyx abbreviatus, Goérin (115), p. 5, pi. xvn, fig. 2.
i85o. Cheiropristes messanensis, de Natale (108), p. 8, pi. 1, fig. 2.
i852. Anchylomera purpurea, Dana (8*), p. 1001, pi. lxviii, fig. 9.
i852. Anchylomera thyropodes, Dana (8Ï), p. 1004, pi. lxviii, fig. 10.
1862. Anchylomera antipodes, Sp. Bâte (15), p. 322, pi. li, fig. 9-10.
1862. Anchylomera abreviata, Sp. Bâte (15), p. 324, pi. lu, fig. 3.
1888. Anchylomera Blossevillei, Stebbing (Slfi), p. 1433, pi. clxxvii.
1889. Anchylomera Blossevillei, Bovallius (86), p. 412, pi. xvn, fig. 1-22.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Une
— 148 —
femelle. — Stn. 142, surface. Un mâle, une femelle. — Stn. 145, surface. Une femelle.
— Stn. 148, surface. Une femelle.
Habitat. — Cette espèce a été rencontrée dans toutes les mers du globe, sauf
dans TOcéan glacial arctique.
Genre Euprimno, Bovallius 1889
Euprimno macropus, (Guérin)
i836. Primno macropa, Guérin (lf 5), p. 4, pi. xvn, fig. 1.
1862. Primno macropa, Sp. Bâte (15), p. 322, pi. li, fig. 8.
1888. Primno macropa, Stebbing (S1G), p. 1441, pi. clxxviii.
1889. Euprimno macropus, Bovallius (3©), p. 400, pi. xvn, fig. 23-40.
Campagne de 1888 : Stn. 253, profondeur i3oom. Océan atlantique. Une femelle.
— Stn. 258, profondeur 78 im. Deux femelles.
Habitat. — Cette espèce a été décrite par Guérin, d'après un exemplaire prove-
nant des mers du Chili. Le Dr Bovallius lui assigne pour habitat les régions tropicale
et subtropicale de l'Atlantique et du Pacifique, et l'Océan indien. Le Challenger
en a pris un exemplaire dans le Pacifique sud, par 36° 32' de latitude. L'Hirondelle
l'a rencontrée entre les 47e et 48e degrés de latitude nord.
Famille des PHORCIDiE
Genre Phorcorrhaphis, Stebbing 1888
Phorcorrhaphis Zamboangae, Stebbing
(PI. XVIII, fig. I.)
1888. Phorcorrhaphis Zamboangœ, Stebbing (S1G), p. 1452, pi. clxxx.
Campagne de i885 : Stn. 16, surface. Parages des Açores. Deux exemplaires.
Habitat. — On ne connaissait, jusqu'ici, que deux exemplaires de cette remar-
quable espèce, provenant de l'expédition du CHALLENGER. L'un de ces exemplaires
a été capturé aux îles Philippines, au voisinage de Zamboanga; l'autre fut pris dans
l'Atlantique, à peu de distance de Madère. Les exemplaires de YHirondelle sont
identiques à la forme de Madère, qui diffère quelque peu de celle des Philippines.
Les pattes de la cinquième paire sont extrêmement longues et fragiles chez cette
espèce, et leur extrémité manquait dans les exemplaires du Challenger. Ces pattes
— 149 —
étaient intactes chez un des exemplaires de Y Hirondelle; elles sont caractérisées
par les dimensions inusitées du propode, qui dépasse en longueur l'ensemble des
trois articles précédents. L'extrémité du propode est garnie de deux petites soies; il
n'y a pas trace de dactyle. La longueur de cet exemplaire était de 4mm.
Famille des TYPHIDjE
Genre Platyscelus, Sp. Bâte 1861
Platyscelus serratulus, Stebbing
1879. Eutyphis serratus, Claus (99), p. n.
1887. Eutyphis serratus, Claus (80), p. 3j, pi. ni, fig. 5-14.
1888. Platyscelus serratulus, Stebbing (£10), p. 1470.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Deux
mâles. — Stn. 137, surface. Un mâle. — Stn. 148, surface. Quatre mâles, trois femelles.
Habitat. — Claus a décrit cette espèce d'après des exemplaires provenant de
Messine, et lui assigne également pour habitat l'Océan indien. Le Challenger en a
pris plusieurs exemplaires dans la zone tropicale de l'Atlantique nord. La Melita
l'a trouvée en Méditerranée, au large de la côte méridionale de France.
Genre Hemityphis, Claus 1879
• ' Hemityphis tenuimanus, Claus
1879. Hemityphis tenuimanus, Claus (90), p. 12.
1887. Dithyrus tenuimanus, Bovallius (34), p. 46.
1887. Hemityphis tenuimanus, Claus (8O), p. 38, pi. iv, fig. i-i3.
1888. Hemityphis tenuimanus, Stebbing (810), p. 1472, pi. clsxxhi.
Campagne de 1887 : Stn. 142, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Neuf
mâles. — Stn. 145, surface. Un mâle.
Habitat. — Claus indique, comme habitat de cette espèce, l'Océan atlantique
et le cap de Bonne Espérance. Le Challenger l'a capturée au sud de l'Australie et
dans la région tropicale de l'Atlantique nord.
i5o —
Genre Paratyphis, Claus 1879
Paratyphis parvus, Claus
1887. Paratyphis parvus, Claus (80), p. 40, pi. vu, fig. 1 3-2 1.
Campagne de 1887 : Stn. 142, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un
mâle.
Habitat. — Les exemplaires étudiés par Claus provenaient de Lagos et de
l'Océan atlantique.
Genre Tetrathyrus, Claus 1879
Tetrathyrus forcipatus, Claus
1879. Tetrathyrus forcipatus, Claus [99), p. 14.
1887. Tetrathyrus forcipatus, Bovallius (34), p. 47.
1887. Tetrathyrus forcipatus, Claus (8©), p. 40, pi. v, fig. 10-18 et pi. vi, fig. i-3.
1888. Tetrathyrus forcipatus, Stebbing (SIS), p. 1484.
Campagne de 1887: Stn. 1 34, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Quatre
mâles. — Stn. 145, surface. Un mâle. — Stn. 148, surface. Une femelle.
Habitat. — Les exemplaires étudiés par Claus provenaient de l'Océan atlantique
et du cap de Bonne Espérance. Le Challenger a pris cette espèce dans la zone
tropicale de l'Atlantique nord. Le Rév. Stebbing (816, p. 1485) signale sa présence
en Méditerranée, près de Malte.
Genre Amphithyrus, Claus 1879
Amphithyrus bispinosus, Claus
1879. Amphithyrus bispinosus, Claus (99), p. i5.
1887. Amphithyrus bispinosus, Bovallius (34), p. 48.
1887. Amphithyrus bispinosus, Claus (80), p. 41, pi. vi, fig. 4-16.
1888. Amphithyrus bispinosus, Stebbing (918), p. 1489.
Campagne de i885 : Stn. i5, surface. Parages des Açores. Un mâle. — Stn. 16,
surface. Un mâle.
— i5i —
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Sept
mâles. — Stn. 148, surface. Dix-huit mâles.
Habitat. — Les exemplaires de cette espèce, décrits par Claus, provenaient de
FOcéan atlantique. Le Challenger en a pris un spécimen, à la surface, dans l'Atlan-
tique; la provenance exacte n'est pas indiquée.
Claus assigne à cette espèce la taille, très petite, de 2mm 5, et l'exemplaire du
Challenger mesurait à peu près cette longueur. La plupart des exemplaires de
Y Hirondelle sont plus grands, et quelques uns d'entre eux atteignent 4mm.
Famille des SCELID^E
Genre Parascelus, Claus 1879
Parascelus typhoides, Claus
1879. Parascelus typhoïdes, Claus (19), p. 19.
1887. Parascelus typhoïdes, Bovallius (34), p. 44.
1887. Parascelus typhoïdes, Claus (80), p. 46, pi. ix, fig. 12-16 et pi. x, fig. i2-i3.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Une
femelle, avec des embryons. — Stn. 148, surface. Deux mâles.
Habitat. — Les seuls exemplaires connus de cette espèce ont été trouvés en
Méditerranée, à Naples et à Messine (Claus).
Genre Schizoscelus, Claus 1879
Schizoseelus ornatus, Claus
1879. Schizoscelus ornatus, Claus (19), p. 21.
1887. Schizoscelus ornatus, Bovallius (34), p. 44.
1887. Schizoscelus ornatus, Claus (89), p. 44, pi. x, fig. 1-11.
1888. Schijoscelus ornatus, Stebbing (£16), p. 1504.
Campagne de 1887 : Stn. i3c), surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Une
femelle ovifère.
Habitat. — Claus n'a eu entre les mains que deux exemplaires, un mâle et une
femelle de cette rare espèce; ces exemplaires provenaient de l'Océan atlantique. Le
Challenger a pris un mâle de Schiioscelus ornatus, à la surface, dans la baie de
Zebu (îles Philippines).
I 52
Famille des PRONOID^E
Genre Eupronoe, Claus 1879
Eupronoe armata, Claus
1887. Eupronoe armata, Claus (8©), p. 52, pi. xm, fîg. 7-17.
Campagne de i885 : Stn. i5, surface. Parages des Açores. Un mâle.
Campagne de 1887 : Stn. 145, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un
jeune exemplaire. — Stn. 148, surface. Un mâle, une femelle, plusieurs jeunes
exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 2i5, surface. Parages des Açores. Douze jeunes exem-
plaires.
Chez les exemplaires adultes, conservés dans l'alcool, les yeux sont rouges,
la partie dorsale du métasome porte cinq rangées longitudinales de petites taches
noires arrondies, le métasome est maculé de taches rouges en forme d'étoiles.
Habitat. — Claus assigne pour habitat à cette espèce l'Océan atlantique, Zanzibar,
et le détroit d'Ombaai, près Timor.
Genre Parapronoe, Claus 1879
Parapronoe crustulum, Claus
1879. Parapronoe crustulum, Claus (ÏS), p. 3i.
1887. Parapronoe crustulum, Bovallius (34), p. 42.
1887. Parapronoe crustulum, Claus (80), p. 55, pi. xv, fig. i-i5.
1888. Parapronoe crustulum, Stebbing (810), p. i53o, pi. cxciii, A.
Campagne de 1888 : Stn. 262, surface. Océan atlantique. Dans l'estomac d'un
Germon. Une femelle.
Habitat. — Claus cite, comme provenances des exemplaires qu'il a examinés,
l'Océan atlantique, Lagos et Zanzibar. Le Challenger a pris cette espèce dans
quatre stations de l'Atlantique nord.
Parapronoe Campbelli, Stebbing
1888. Parapronoe Campbelli, Stebbing (StO), p. r522, pi. clxxxix.
Campagne de i885 : Stn. i5, surface. Parages des Açores. Un mâle.
Habitat. — Les exemplaires du Challenger ont été pris à la surface, entre le
Japon et Honolulu.
1870
i887
1887
1888
1890
— i53
Famille des LYCEID.E
Genre Tryphsena, Boeck 1870
Tryphœna Malmi, Boeck
Tryphœna Malmi, Boeck (19), p. g.
Tryphœna Malmi, Bovallius (34), p. 3o.
Tryphœna Nordenskiôldi, Bovallius (34), p. 3o.
Tryphxna Boecki, Stebbing (91S), p. 1 5 3g, pi. cxciv.
Tryphxna Malmi, G. 0. Sars (tOS), p. 17, pi. vu.
Campagne de 1887 : Stn. 1 34, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un mâle.
Habitai. — Décrite par Boeck et par le Professeur G. O. Sars d'après des exem-
plaires provenant de la côte occidentale de Norvège, cette espèce a été rencontrée
près des îles Far-Ôer, par la SOFIA (83, p. 573), et au voisinage des îles du Cap Vert,
par le Challenger.
Genre Brachyscelus, Sp. Bâte 1861
Brachyscelus crusculum, Sp. Bâte
1861
1862
1887
1888
i893
Brachyscelus crusculum, Sp. Bâte )14), p. 7, pi. ir, fig. 1-2.
Brachyscelus crusculum, Sp. Bâte (15), p. 333, pi. Lin, fig. 2-3.
Thamyris crusculum, Bovallius ($4), p. 3i.
Brachyscelus crusculum, Stebbing (SUS), p. 1544, pi. cxcv.
Brachyscelus crusculum, Chevreux (SO), p. 70, fig. 1-8 du texte.
Campagne de 1888 : Stn. 174, surface. Océan atlantique. Dans l'estomac des
Germons (Thynnus alalonga). Dix mâles, soixante-sept femelles. — Stn. 252, surface.
Vingt-huit mâles, quarante-deux femelles. — Stn. 254, surface. Un mâle, une femelle.
— Stn. 262, surface. Deux mâles, dix-sept femelles. — Stn. 263, surface. Un mâle,
cinq femelles.
Tous ces exemplaires sont adultes. La taille des mâles varie entre i5mm et 17""";
les femelles,, un peu plus grandes, mesurent jusqu'à io.mm. Plusieurs d'entre elles
portaient de nombreux embryons entre leurs lamelles incubatrices.
Habitat. — Cette espèce a été décrite par Sp. Bâte d'après une femelle de prove-
nance inconnue, mesurant 19°"". Le Challenger en a capturé, dans deux stations
de l'Océan pacifique, quelques exemplaires de taille relativement petite, et ne
dépassant pas iomm.
20
1 54 —
Brachyscelus mediterraneus, (Claus)
1887. Thamyris mediterranea, Claus (80), p. 60, pi. xvi, fig. 11-18.
1S88. Brachyscelus mediterranea, Stebbing ($16), p. 1 556.
Campagne de i885 : Stn. 7, surface. Parages des Açores. Une femelle.
Campagne de 1887: Stn. \2>^, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Trois
femelles, trois jeunes exemplaires.
Campagne de 1888 : Stn. 253, profondeur i3oom. Océan atlantique. Deux femelles.
— Stn. 256, profondeur 2200™. Un mâle, trois jeunes exemplaires.
Habitat. — Les exemplaires examinés par Claus provenaient du golfe de Naples.
Le Challenger a pris un spécimen de cette espèce au voisinage des îles du Cap
Vert. La Melita en a recueilli un certain nombre d'exemplaires en Méditerranée, à
Villefranche et sur les côtes du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie.
Genre Thamneus, Bovallius 1887
Thamneas recurvirostris, nov. sp.
(PI. XVIII, fig. 2)
Campagne de 1886: Stn. 79, surface. Océan atlantique. Une femelle. — Stn. 83,
surface. Un mâle, deux femelles.
Campagne de 1887: Stn. 100, surface, dans les Pélagies. Parages des Açores. Un
mâle, cinq femelles.
Campagne de 1888 : Stn. 25o, surface. Océan atlantique. Une femelle.
Le corps, très déprimé, est extrêmement épais ; la largeur du mésosome, à sa
partie médiane, dépasse de beaucoup sa hauteur. Les plaques coxales sont peu
élevées. Dans les trois segments du métasome, les angles postérieurs des plaques
épimérales, à peu près droits, sont légèrement arrondis à leur extrémité. Tous les
segments du corps et la plus grande partie des appendices sont garnis de nombreuses
petites taches rouges, curieusement ramifiées, parfaitement visibles après un séjour
de plusieurs années dans l'alcool. La tête du mâle, très déprimée, présente une
projection rostrale aplatie, très large, retroussée, carrément tronquée au bord
antérieur. La tête de la femelle ne porte pas de projection rostrale, mais se termine
antérieurement par un prolongement obtus et arrondi.
Chez la femelle, le premier article du flagellum des antennes supérieures, beau-
coup plus long que le pédoncule, porte, au bord antérieur, une rangée de tigelles
olfactives. Le second article n'atteint pas le quart de la longueur du premier ; il porte
trois tigelles, situées à l'extrémité de son bord antérieur. Le troisième article, un
— i55 —
peu plus court et beaucoup plus grêle que le second, porte quelques petites soies.
Chez le mâle, le premier article du flagellum des antennes supérieures, très large et
fortement convexe, atteint à peu près le double de la longueur du pédoncule ; son
bord postérieur est garni d'une épaisse bordure de longues tigelles olfactives. Le
second article, étroit et cylindrique, porte, au bord antérieur, trois longues épines,
suivies de quatre tigelles. Le troisième article porte également quelques tigelles au
bord antérieur. Le quatrième article se termine par deux petites soies. L'ensemble
des troisième et quatrième articles n'atteint pas tout à fait la longueur du second.
Chez tous les exemplaires des deux sexes, les antennes supérieures sont courbées, et
leur extrémité est dirigée en avant. La femelle ne possède pas d'antennes inférieures.
Chez le mâle, ces antennes ne sont pas plus longues que les antennes supérieures ;
leurs trois derniers articles portent une rangée de soies au bord antérieur.
Les gnathopodes antérieurs sont courts et robustes. L'article basai est un peu
plus long que l'ensemble des trois articles suivants. Le carpe, quadrangulaire, porte
une longue soie au bord antérieur. Le bord postérieur, séparé du bord inférieur par
une dent longue et aiguë, porte deux dents un peu plus petites et de fines denticu-
lations. Le bord inférieur, également denticulé, ne présente qu'une seule dent. Le
propode, ovale allongé, atteint à peu près l'extrémité du carpe, avec lequel il forme
un robuste organe préhensile ; son bord postérieur porte dix petites dents, et se
termine par une dent beaucoup plus grande. Le dactyle atteint le tiers de la longueur
du propode ; il porte deux petites épines au bord interne. Les gnathopodes postérieurs
sont plus allongés que les gnathopodes antérieurs. L'article basai est plus long que
l'ensemble des quatre articles suivants. Le bord antérieur du carpe porte cinq soies
d'inégale taille. Le prolongement inférieur de cet article, plus accentué que dans
les pattes précédentes, se termine par une dent plus longue et plus aiguë. Le bord pos-
térieur est armé de deux dents et de petites crénelures ; le bord inférieur ne porte
que trois dents. Le bord postérieur du propode est garni de dents d'inégale taille.
Le dactyle n'atteint pas tout à fait la moitié de la longueur du propode ; il porte une
petite dent au bord interne.
Les pattes des troisième et quatrième paires sont beaucoup plus grandes que les
gnathopodes postérieurs. Le carpe, un peu plus long et plus gros que l'article méral,
n'atteint pas tout à fait la longueur du propode. Le dactyle est très court. Les pattes
des cinquième et sixième paires, semblables entre elles, sont plus longues et plus
robustes que les pattes précédentes. L'article basai affecte une forme étroitement
ovale. L'article méral, le carpe et le propode sont de même longueur. Tous ces articles
sont garnis, au bord antérieur, d'une rangée de petites épines. Le dactyle n'atteint
pas le tiers de la longueur du propode. L'article basai des pattes de la septième paire,
irrégulièrement pyriforme, brusquement rétréci vers son extrémité, atteint la lon-
gueur de l'ensemble des articles suivants. Le carpe et le propode sont d'égale
longueur. Le dactyle, très fortement recourbé, se croise avec le prolongement, aigu et
bidenté, du bord antérieur du propode.
— i56 —
Les uropodes de la première paire atteignent un peu au-delà de l'extrémité des
uropodes de la troisième paire. La branche externe est à peu près de la longueur du
pédoncule ; la branche interne est un peu plus allongée. Dans les uropodes de la
deuxième paire, la branche externe est un peu plus longue que le pédoncule ; la
branche interne atteint le double de la longueur du pédoncule. Les branches de ces
deux paires d'uropodes sont finement crénelées sur leurs deux bords. Les branches
des uropodes de la troisième paire sont de taille assez inégale. La branche externe,
très étroite, n'est denticulée qu'au bord interne ; la branche interne, beaucoup plus
large et plus longue, est denticulée sur ses deux bords. Le telson, notablement plus
long que large, affecte une forme ovalaire ; son extrémité atteint à peu près aux deux
tiers de la branche interne des uropodes de la troisième paire.
La plus grande femelle atteint gmm de longueur ; le plus grand des deux mâles ne
dépasse pas jmm.
Cette espèce a de nombreux caractères communs avec Thamnens platyrrhynchus
Stebbing (1816, p. 1 558, pi. cxcvm), de l'Océan pacifique, mais la forme de la tête est
tout à fait différente. Il n'existe qu'une diagnose très courte de Thamneus rostratus
Bovallius (84, p. 3i), de l'Atlantique sud ; les quatre proéminences situées sur le
bord postérieur du carpe des gnathopodes postérieurs de cette espèce, l'inégalité des
pattes des cinquième et sixième paires, la grande largeur du telson, sont des caractères
suffisants pour la distinguer de Thamneus recurvirostris. Enfin, la forme de l'Océan
pacifique, décrite par Dana (83, p. 991, pi. lxviii, fig. 3), sous le nom de, Daim ?
debilis, et qui est certainement un Thamneus, se rapprocherait assez, par la forme de
sa tête, de la femelle du Thamneus recurvirostris, mais, chez l'espèce de l'Océan
pacifique, tous les articles des antennes sont courts, le bord postérieur du propode
des gnathopodes postérieurs ne porte pas de dents, mais des soies très fines, et l'article
basai des pattes de la septième paire est un peu moins long que l'ensemble des autres
articles.
Habitat. — Un mâle de cette espèce a été pris, en 1896, par le yacht Chazalie,
à la surface de l'Atlantique, par 370 48' de latitude nord et 33° 47' de longitude ouest.
Genre Lycœa, Dana i852
Lycœa pulex, Marion
1874. Lycœa pulex, Marion (158), p. i3, pi. n, fig. 2.
1879. Lycœa robusta, Claus (99), p. 186.
1887. Lycœa pulex, Bovallius (34), p. 32.
1887. Lycœa robusta, Bovallius (34), p. 32.
1887. Lycœa robusta, Claus (80), p. 63, pi. xix, fig. 2-10.
1888. Lycœa pulex, Stebbing (S16), p. 1567.
Campagne de i885 : Stn. 5, surface. Océan atlantique. Un jeune exemplaire.
— 1 57 —
Campagne de 1 887 : Stn. 1 5 1 , surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un mâle,
deux femelles.
Campagne de 1888 : Stn. i83, surface. Parages des Açores. Un jeune exemplaire.
— Stn. 2i5, surface. Un mâle, sept femelles.
Habitat. — Le Professeur Marion a décrit cette espèce d'après de jeunes exem-
plaires, trouvés dans des Salpes, au large de Marseille. Claus, tout en reconnaissant
l'identité des deux formes, a décrit, sous le nom de Lycœa robusta, des types adultes,
provenant de Naples et de Messine. Lycœa pulex est assez commune dans les eaux
de la Provence et sur la côte d'Algérie, dans Salpa maxima et, plus rarement, dans les
Pyrosomes. Le CHALLENGER en a pris un exemplaire, au large de la côte occidentale
d'Afrique, par 90 09' de latitude nord.
Lycsea Bovallii, nov. sp.
(PL xvni, fig. 3)
Campagne de i885 : Stn. 16, surface. Parages des Açores. Trois mâles, deux
femelles. — Stn. 3o, surface. Océan atlantique. Un jeune exemplaire.
Campagne de 1887: Stn. 148, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un
jeune exemplaire.
Le corps du mâle est un peu moins obèse que celui de l'espèce précédente ; le
corps de la femelle, extrêmement épais, est aussi large que haut, au niveau du milieu
du mésosome. La tête du mâle, très volumineuse, presque aussi longue que l'en-
semble des cinq premiers segments du mésosome, est légèrement prolongée au bord
antérieur. La tête de la femelle, beaucoup plus courte, affecte un profil à peu près
semi-circulaire. Les plaques coxales sont peu nettement délimitées des segments
correspondants du mésosome. Les plaques épimérales des deux premiers segments
du métasome sont largement arrondies en arrière ; celles du troisième segment, à peu
près rectangulaires, sont néanmoins quelque peu arrondies à l'angle postérieur.
Le premier segment de l'urosome n'atteint pas tout à fait la moitié de l'ensemble
des deux segments suivants, qui sont soudés entre eux.
Les yeux occupent tout l'ensemble de la tête. Chez le mâle, le pédoncule des
antennes supérieures, très court et peu visiblement bi-articulé, n'est pas entièrement
distinct du reste de l'antenne. Le premier article du fiagellum, très volumineux,
porte de nombreuses touffes de longues soies au bord antérieur, qui est fortement
convexe, et se prolonge pour former, avec le bord inférieur, une dent obtuse, suivie
d'une échancrure arrondie. Quelques touffes de soies existent au voisinage du bord
postérieur. Le second article, étroit et cylindrique, n'atteint pas la cinquième partie
de la largeur du premier; quatre grosses tigelles olfactives sont situées vers l'extrémité
de son bord postérieur. Le troisième article, plus court et plus étroit que le second,
porte deux tigelles olfactives. Le quatrième article est presque aussi long que le
troisième.
— i5S —
Chez la femelle, le second article du pédoncule n'atteint pas tout à fait la moitié
de la longueur du premier. Le flagellum est tri-articulé ; son premier article, un peu
plus long que l'ensemble des deux suivants, porte trois tigelles olfactives ; le second
article porte deux de ces tigelles, et le troisième article se termine par deux petites
soies. Les antennes inférieures du mâle sont excessivement longues ; complètement
étendues, elles atteindraient près du double de la longueur du corps. Le troisième
article du pédoncule, assez volumineux, fortement recourbé à la partie basale, atteint
le tiers de la longueur de l'article suivant. Le cinquième article est aussi long que le
quatrième. Le flagellum, un peu plus long que le dernier article du pédoncule, se
compose d'un article très allongé, suivi d'un petit article rudimentaire, qui porte une
touffe de soies très fines à son extrémité. Tous ces articles sont garnis, au bord anté-
rieur, d'une rangée de petites soies. La femelle ne possède pas d'antennes inférieures.
Le bord tranchant des mandibules porte une forte dent à chacune de ses extré-
mités. Le premier article du palpe, très volumineux, est presque aussi long que
l'ensemble des deux articles suivants ; le troisième article, assez fortement courbé,
dépasse un peu en longueur le second. Ces trois articles ne portent ni soies ni épines.
Les maxillipèdes sont larges et courts. Le lobe interne est lisse et arrondi. Chacun
des lobes externes porte une rangée de trois petites épines, située à peu près à égale
distance des bords latéraux.
L'article basai des gnathopodes antérieurs, très robuste, assez fortement dilaté à
à sa partie médiane, est à peu près aussi long que l'ensemble des quatre articles
suivants. Le carpe présente un petit renflement au bord antérieur; son angle infé-
rieur, assez aigu, est finement crénelé sur ses deux côtés. Une rangée de sept petites
épines est située obliquement, à l'origine de cet angle. Le propode, assez allongé,
quadrangulaire, présente un bord antérieur convexe et un bord postérieur rectiligne,
qui forme avec le bord palmaire un angle à peu près droit, finement crénelé sur ses
deux côtés. Le dactyle, grêle et légèrement courbé, atteint les deux tiers de la longueur
du propode. Les gnathopodes postérieurs sont, à peu de chose près, semblables aux
gnathopodes antérieurs, mais leur carpe porte seulement quatre épines.
Dans les pattes des troisième et quatrième paires, l'article basai atteint la longueur
de l'ensemble des trois articles suivants. L'article méral est de beaucoup le plus large
de tous. Le carpe, très court, n'atteint qu'un peu plus de la moitié de la longueur de
l'article méral. Le propode est beaucoup plus grêle et plus long que le carpe. Le
dactyle, très allongé, atteint plus de la moitié de la longueur du propode. Les pattes
de la cinquième paire sont aussi longues que l'ensemble de la tête et du mésosome.
L'article basai, peu dilaté, égale en longueur l'ensemble des trois articles suivants.
L'article méral et le propode sont d'égale taille; le carpe est moitié moins long. Le
dactyle atteint plus du tiers de la longueur du propode. Ces pattes, ainsi que les
précédentes, ne portent ni denticulations, ni épines. L'extrémité des pattes de la
sixième paire atteint le milieu du carpe des pattes précédentes. L'article basai est
assez dilaté, sa plus grande largeur égalant à peu près les deux tiers de sa longueur.
— 1 59 —
Le bord antérieur de l'article méral porte quelques fines denticulations, situées au
voisinage de son extrémité. Le carpe atteint un peu plus de la moitié de la longueur
de l'article méral ; son bord interne est finement denticulé. Le propode, grêle et
droit, un peu plus court que l'article méral, est denticulé sur toute la longueur de
son bord interne. Le dactyle atteint près de la moitié de la longueur du propode.
L'article basai des pattes de la septième paire, un peu plus long que large, présente
un bord antérieur peu courbé, un bord postérieur fortement convexe. Les articles
suivants sont extrêmement réduits et leur ensemble n'atteint pas la cinquième partie
de la longueur de l'article basai. Le propode, un peu plus long que l'ensemble des
deux articles précédents, présente, à sa partie inférieure, un prolongement denti-
forme, avec lequel le dactyle, long et recourbé, peut se croiser.
Les uropodes de la première paire dépassent de beaucoup l'extrémité du telson.
Le pédoncule, très robuste, dilaté en son milieu, est finement crénelé le long du tiers
inférieur de son bord externe. Les branches, très courtes et d'égale taille,, n'atteignent
que la cinquième partie de la longueur du pédoncule ; elles sont denticulées sur leurs
bords contigus. Les uropodes de la seconde paire sont loin d'atteindre l'extrémité du
pédoncule des uropodes précédents. La branche interne est complètement soudée
avec le pédoncule ; elle porte de fines denticulations sur ses deux bords. La branche
externe, plus courte et plus étroite, n'est denticulée qu'au bord interne. La branche
interne des uropodes de la troisième paire, soudée avec le pédoncule, atteint un peu
au-delà de l'extrémité du telson ; elle est denticulée sur ses deux bords. La branche
externe, très étroite, atteint à peu près au niveau de l'extrémité du telson ; elle n'est
denticulée qu'au bord interne. Le telson, complètement soudé avec le dernier segment
de l'urosome, est un peu plus long que large, et arrondi à l'extrémité.
La longueur des mâles est de 5mm; les femelles, peut-être incomplètement adultes,
ne dépassent pas 3mm.
Cette espèce est bien nettement caractérisée par la grande longueur des
dactyles de ses pattes des troisième, quatrième, cinquième et sixième paires, par
la taille rudimentaire des cinq derniers articles de ses pattes de la septième paire,
par les longueurs relatives du pédoncule et des branches des uropodes de la
première paire, et par la soudure de la branche interne des uropodes de la seconde
paire avec le pédoncule. Ce dernier caractère ne se retrouve que chez Lycœa nasuta
Claus, bien différente, sous d'autres rapports, de Lycœa Bovallii. Cette espèce
nouvelle est dédiée au Dr Bovallius, dont les beaux et nombreux travaux sur les
Amphipodes pélagiques sont bien connus.
— 160 —
Genre Pseudolycaea, Claus 1879
Pseudolycaea pachypoda, Claus
1879. Pseudolyccea pachypoda, Claus (Î9), p. 187.
1887. Pseudolyccea pachypoda, Bovallius (84), p. 34.
18S7. Pseudolyccea pachypoda, Claus (S©), p. 64, pi. xx, fig. 12-22.
Campagne de 1887: Stn. 137, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Deux
femelles.
Habitat. — Les exemplaires examinés par Claus provenaient de Messine et de
Zanzibar. Cette espèce est très commune sur la côte de Provence (Villefranche,
Antibes), dans les Salpes, et surtout dans les Pyrosomes.
Chez les Psendolycœa pachypoda, commensales des Pyrosomes delà Méditerra-
née, le mésosome est teinté de rose assez vif, le métasome, l'urosome et tous les
appendices sont d'un blanc violacé translucide, les yeux sont noirs.
Genre Simorliynchotus, Stebbing 1888
Simorliynchotus Lilljeborgi, (Bovallius)
1887. Simorhynchus Lilljeborgi, Bovallius (34), p. 34.
188S. Simorliynchotus Lilljeborgi, Stebbing (SSO), p. 1721.
1890. Simorliynchotus Lilljeborgi, Bovallius (Sï), p. 52, pi. 1, fig. 1-7, et fig. 25, 23, 34, 67, 70 et 76 du texte.
Campagne de 1887 : Stn. 139, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Un mâle.
Habitat. — Le Dr Bovallius indique, comme habitat de cette espèce, les régions
tropicales de l'Océan atlantique. L'Hirondelle Ta capturée par 410 3o/ de latitude
nord.
Famille des OXYCEPHALID^
Genre Oxycephalus, H. Milne-Edwards i83o
Oxycephalus piscator, H. Milne-Edwards
i83o. Oxycephalus piscatoris, H. Milne-Edwards (!«©), p. 3g6.
1840. Oxycephalus piscator, H. Milne-Edwards (i©l), p. ioo, pi. xxx, fig. 10.
1879. Oxycephalus similis, Claus (Sî»), p, ig3.
1887. Oxycephalus similis, Claus (80), p. 71, pi. xxm, fig. 9.
1890. Oxycephalus piscator, Bovallius (S1?), p. 56, pi. 1, fig. 8-16, et fig. 33, 35-37,41-42,66,68-69 et 75 du texte.
Campagne de i885 : Stn. 4, surface. Océan atlantique. Un mâle, deux femelles.
i6i
Habitat. — Le Dr Bovallius cite, comme provenances de cette espèce, les régions
tempérées et tropicales de l'Océan atlantique, la Méditerranée, l'Océan indien et
l'Océan pacifique.
1878
i879
1887
1887
188S
1890
Oxycephalus Clausi, Bovallius
Oxycephalus tuberculatus, Streets (9S3), p. 278, pi. n, fig. 1.
Oxycephalus piscator, Claus (19), p. 190.
Oxycephalus piscator, Claus (80), p. 69, pi. xxii, fig. 1-9 et pi. xxm, fig. 1-8.
Oxycephalus Clausi, Bovallius (34), p. 35.
Oxycephalus Clausi, Stebbing (SIS), p. 1 583, pi. ccii.
Oxycephalus Clausi, Bovallius (31), p. 60, pi. 1, fig. 19-24, pi. 11, fig. 1, et fig. 4, 7-8, 22, 54 et 6b
du texte.
Campagne de 1887: Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Une
femelle.
Habitat. — Le Dr Bovallius indique, comme provenances de cette espèce, toutes
les mers des régions tropicales et subtropicales. Le Challenger l'a capturée dans
l'Océan pacifique, entre le Japon et Honolulu. La Melita en a pris un exemplaire
dans les parages des îles Canaries.
Genre Streetsia, Stebbing 1888
Streetsia Stebbingi, nov. sp.
(Pi. XVIII, fig. 4)
Campagne de 1887: Stn. 145, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Deux
femelles.
Le corps est lisse et arrondi. Les plaques coxales, relativement grandes, attei-
gnent plus de la moitié de la hauteur des segments correspondants du mésosome.
Les plaques épimérales des deux premiers segments du métasome sont rectangulaires;
celles du troisième segment se terminent par un angle aigu, quelque peu prolongé en
arrière. La tête, y compris le rostre, égale en longueur l'ensemble du mésosome et
du premier segment du métasome. Le rostre est aussi long que le reste de la tête, qui
est presque entièrement occupée par les yeux.
Le premier article du pédoncule des antennes supérieures est beaucoup plus
long que l'ensemble des deux suivants. Le premier article du flagellum, presque
aussi long que le premier article du pédoncule, diminue graduellement de largeur,
de la base à l'extrémité, qui porte cinq grandes tigelles olfactives. Les deux articles
suivants, d'égale longueur, portent chacun une petite touffe de soies. Il n'existe pas
d'antennes inférieures.
— IÔ2 —
L'article basai des gnathopodes antérieurs, assez fortement contourné, est aussi
long que l'ensemble des trois articles suivants. Le carpe, quadrangulaire, à peu près
aussi large que long, est finement denticulé au bord inférieur ; ce bord forme un
angle aigu avec le bord postérieur, qui porte deux petites dents ; la surface de l'article
est armée de neuf épines. Le propode, de forme ovalaire, porte quatre grandes dents
au bord postérieur, et six épines, situées au voisinage du bord antérieur. Le dactyle
n'atteint pas la moitié de la longueur du propode. Les gnathopodes postérieurs sont un
peu plus longs que les gnathopodes antérieurs. L'article basai est beaucoup plus court
que l'ensemble des trois articles suivants. Le carpe, très volumineux, se prolonge
inférieurement en une pointe aiguë, qui dépasse l'extrémité du propode. Le bord
inférieur porte trois épines et une petite dent ; le bord postérieur est armé de trois
épines. Le propode, quadrangulaire, deux fois aussi long que large, porte trois
petites dents au bord inférieur et cinq épines au bord antérieur ; deux autres épines
existent au voisinage du bord inférieur. Le dactyle, grêle et allongé, atteint la moitié
de la longueur du propode.
Les pattes des troisième et quatrième paires, très grêles, sont d'égale longueur.
L'article méral porte quatre épines au bord postérieur. Le carpe est de la longueur
de l'article méral. Le propode, un peu plus allongé, porte trois petites épines au bord
postérieur. Le dactyle, grêle et faiblement courbé, atteint près de la moitié de la lon-
gueur du propode. La longueur de l'article basai des pattes de la cinquième paire est à
peu près double de sa plus grande largeur ; le bord antérieur est droit, le bord postérieur
présente une courbure régulière. L'article méral est presque aussi long que le
propode; le carpe est beaucoup plus court. Le dactyle atteint le tiers de la longueur
du propode. L'article basai des pattes de la sixième paire est pyriforme. Son bord
antérieur se termine par une dent arrondie, qui atteint au niveau du milieu de
l'article ischial. Le bord postérieur se prolonge en un lobe anguleux, arrondi à
l'extrémité, atteignant presque au milieu de l'article méral. Le propode est un peu
plus court que l'article méral, et le carpe est moitié moins long; ces trois articles sont
finement denticulés au bord antérieur. Le dactyle atteint la moitié de la longueur du
propode. L'article basai des pattes de la septième paire, pyriforme, est aussi long
que l'ensemble des articles suivants. L'article méral et le propode, d'égale taille,
sont un peu plus longs que le carpe. Le dactyle est très petit.
Le pédoncule des uropodes de la première paire atteint à peu près la longueur
de la branche interne; la branche externe est un peu plus courte; toutes deux sont
denticulées sur leurs deux bords. Le pédoncule des uropodes de la seconde paire
est presque aussi long que la branche externe; la branche interne est notablement
plus allongée. Ces deux branches sont armées de dents. Le pédoncule des uro-
podes de la troisième paire est beaucoup plus court que les branches. La branche
externe, assez étroite, n'est denticulée qu'au bord interne; la branche interne, plus
large et plus longue, porte des dents sur ses deux bords. Le telson, triangulaire,
dépasse un peu l'extrémité de la branche interne des uropodes de la troisième paire;
— i63 —
il est aussi long que l'ensemble des deux derniers segments de l'urosome. Ces trois
segments sont complètement soudés entre eux.
La longueur des exemplaires est de i2mm.
Streetsia Stebbingi se rapproche de Streetsia carinata Bovallius {37, p. 87,
pi. ni, fig. i3-i5, pi. iv, fig. 1-2, et fig. 58 du texte) par les proportions de la tête et
du telson, mais, chez la dernière de ces deux espèces, le corps porte une carène
dorsale, le bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs est lisse, le bord
antérieur du carpe des gnathopodes postérieurs est lisse et ne dépasse pas l'extrémité
du propode, les pattes de la quatrième paire sont plus longues que celles de la
troisième paire, et l'article basai des pattes de la septième paire est beaucoup plus
court que l'ensemble des articles suivants.
Cette espèce nouvelle est dédiée à l'éminent carcinologiste anglais Th. R. R.
Stebbing.
Genre Dorycephalus, Bovallius 1890
Doryceplialus Lindstrômi, Bovallius
1887. Leptocotis Lindstroemi, Bovallius IS-i), p. 38.
1890. Dorycephalus Lindstroemi, Bovallius (Sï), p. 76, pi. 11, fig. 16-18, pi. m, fig. 1, et fig. 3i, 39, 44,
56, 73 et 77 du texte.
Campagne de 1887 : Stn. 137, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Une
femelle. — Stn. 139, surface. Un mâle. — Stn. 148, surface. Une femelle.
Habitat. — Le Dr Bovallius indique comme provenances de cette espèce les
régions subtropicales de l'Océan atlantique.
Famille des RHABDOSOMIDvE
Genre Rhabdosoma, Adams et White 1847
Rhabdosoma brevicaudatum, Stebbing
1888. Rhabdosoma brevicaudatum, Stebbing (Slfi), p. 1612, pi. ccvm.
1890. Xiphocephalus brevicaudatus, Bovallius (S?), p. 1 33.
1895. Rhabdosoma brevicaudatum, Stebbing (SIS), p. 368.
Campagne de 1887 : Stn. 134, surface. Entre les Açores et Terre-Neuve. Quatre
femelles.
— 164 —
Habitat. — Le Challenger a pris un exemplaire de cette espèce dans la zone
tropicale de l'Océan atlantique, par io° 55' de latitude nord et 170 46' de longitude
ouest du méridien de Greenwich.
Cette espèce diffère de toutes les formes connues du genre Rhabdosoma par la
taille de son telson, qui atteint à peine le tiers de la longueur du pédoncule des
uropodes de la troisième paire. Le rostre était brisé chez l'exemplaire du Challenger;
ceux de Y Hirondelle possèdent un rostre extrêmement grêle et allongé, atteignant
à peu près la longueur de l'ensemble du reste de la tête et du mésosome.
ADDENDA
Ajouter, p. 22: Genre Gyphocaris, Lùtken et Boeck 1870
Cyphocaris micronyx, Stebbing
(PI. XIV, fig. 11)
1888. Cyphocaris micronyx, Stebbing (*!•), p. 656, pi. xvi.
Campagne de 1888: Stn. 253, profondeur i3oom. Océan atlantique. Un exemplaire.
Cet exemplaire a été pris dans un filet bathypélagique, en compagnie de plusieurs
Hypérines. D'après une aquarelle, faite immédiatement après sa capture, le corps et
les uropodes de la troisième paire étaient vivement colorés en rouge orangé, la tête,
les plaques coxales, les plaques épimérales, l'article basai des pattes des trois der-
nières paires et les uropodes des deux premières paires étaient d'un jaune plus ou
ou moins teinté de rose, les antennes et les pattes affectaient une couleur d'un
brun jaunâtre, les yeux étaient colorés en rouge orangé.
Habitat. — Le Challenger a capturé deux exemplaires de cette espèce ; l'un,
par i5oo brasses (2743™), dans l'Océan pacifique, au voisinage de la côte du Chili ;
l'autre, dans l'Atlantique sud, près de Tristan d'Acunha, par 1425 brasses (26o7m).
Meera semiserrata, Sp. Bâte
Ajouter, p. 84: Stn. 44, profondeur i66m. Golfe de Gascogne. Un exemplaire.
Ajouter, p. 106: Genre Podocerus, Leach 181 5
Dans un mémoire récemment paru, le Rév. Stebbing (S30bis, p. 237) a démontré
que l'Amphipode, désigné par Leach sous le nom de Podocerus pariegatus, n'est
autre que l'espèce décrite par Sp. Bâte sous le nom de Cyrtophium (Platophium)
Darxpini. C'est le genre Jassa Leach qui correspond au genre Podocerus des auteurs
contemporains. Les espèces citées dans le présent travail, comme appartenant au
genre Podocerus, doivent donc être classées dans le genre Jassa.
— i66
Ajouter, p. 1 1 5 :
Genre Platophium, Dana i852
Il résulte de ce qui a été dit, ci-dessus, que le Platophium chelonophilum
(Chevreux et de Guerne), commensal des Tortues marines, doit prendre le nom de
Podocerus chelonophilus.
Paraphronima gracilis, Claus
Ajouter, p. 1 35 : Stn. 145, surface. Deux femelles.
Paraphronima clypeata, Bovallius
Ajouter, p. 1 36 : Stn. 145, surface. Une femelle.
Tïiamneus recurvïrostris, nov. sp.
P. 154: lire Stn. 81 au lieu de Stn. 79.
TABLEAUX
DES
ESPÈCES RECUEILLIES
AUX
DIFFERENTES STATIONS
— i68
CAMPAGNE
NUMÉRO
LOCALITÉ
PROFONDEUR
des
STATIONS
DATE
en
MÈTRES
NATURE DU FOND
LATITUDE LONGITUDE
4
14 juillet
410 15' N.
18° 48' 0.
Surface
5
i5 juillet
400 07' N.
220 45' 0.
Surface
7
17 juillet
17 juillet
3g° 06' N.
28° 29' 0.
Surface
Surface
9
17 juillet
390 12' N.
28° 20' O.
Surface
10
17 juillet
3go N.
29° 40' 0.
Surface
i5
2 août
38° i5' 20" N.
3o° 43' 0.
Surface
16
3 août
38» 06' N.
29° 18' 0.
Surface
18
20 août
20 août
37o 40' N.
270 5o' O.
Surface
Surface
»9
22 août
400 5o' N.
25» 48' O.
Surface
26
25 août
460 5i' N.
22» 45' O.
Surface
28
26 août
48° 37' N.
21» IO' O.
Surface
3o
27 août
480 19' N.
19» 3i' O.
Surface
' — 169 —
DE i885
PROCÉDÉ
de
ESPÈCES RECUEILLIES
RÉCOLTE
Filet fin
Oxycephalus piscator H. Milne-Edwards.
Filet fin
Lycœa pulex Marion.
Filet fin
Vibilia Jeangerardi Lucas, Brachyscelus mediterraneus (Claus).
Platophium chelonophilum (Chevreux et de Guerne). Sur une Tortue.
Filet fin
Lanceola sayana Bovallius.
Filet fin
Hyperia galba (Montagu).
Filet fin
Hyperia schi^ogeneios Stebbing, Amphithyrus bispinosus Claus, Eupronoe armata Claus, Parapronoe Camp-
belli Stebbing.
Filet fin
Phronima Colletti Bovallius, Phronimella elongata Claus, Hyperia galba Montagu, Hyperia schi^ogeneios
Stebbing, Phrosina semilunata Risso, Phorcorrhaphis Zamboangœ Stebbing, Amphithyrus bispinosus
Claus, Lycœa Bovallii nov. sp.
Filet fin
Hyperia schi^ogeneios Stebbing.
Platophium chelonophilum (Chevreux et de Guerne). Sur une Tortue.
Filet fin
Hyperia schi^ogeneios Stebbing.
Filet fin
Hyperia galba (Montagu).
Filet fin
Hyperia galba (Montagu).
Filet fin
Lycœa Bovallii nov. sp.
— 170 —
CAMPAGNE
NUMERO
des
STATIONS
DATE
LOCALITE
LATITUDE
LONGITUDE
PROFONDEUR
NATURE DU FOND
38
40
41
42
44
45
46
53
56
57
58
59
66
81
83
14 juillet
i5 juillet
17 juillet
18
juillet
20
juillet
21
juillet
26
juillet
2
août
4
août
5
août
7
août
août
24 août
2 septembre
4 septembre, 3h soir
47" 21' 12" N.
470 n' 35" N.
470 19' 45" N.
46° 47' N.
46° 27' N.
45o 48' N.
46° 24' 42" N.
43o 44' 5o" N.
43« 38' 3o" N.
43° 44' 3o" N.
43° 40' N.
43o 53'
N.
43° 12' 5o" N.
430 12' i5" N.
470 52' 20" N.
490 41' 21" N.
5° 20' 38" O.
5° 27' 3o" O.
5o 25' O.
6° 12' 3o" O.
60 3o' O.
5o 58' O.
5o 55' 3o" O.
80 12' O.
80 28' 3o" O.
80 32' 3o" O.
8» 55' O.
90 01'
O.
110 53' 3o" O.
11° 52* O.
190 44' 16" O.
20° 07' 3o" O.
i36
166
160
i55
i35
90
240
i34
248
5io
363
Surface
Surface
Nullipores
63 1 Sable, gravier, coquilles brisées
19 Vase
Sable fin
Sable vaseux, alênes jaunes
Sable fin, pointes d'alênes
Sable gris, alênes jaunes et blanches
Sable gris et roche
Sable et galets
Roche, galets, sable
Sable, galets, coquilles brisées
Sable fin
Vase
DE 1886
— 171 —
PROCEDE
de
RÉCOLTE
ESPECES RECUEILLIES
Drague en toile
Chalut
Drague en toile
Chalut
Chalut
Chalut
Chalut
Chalut
Drague en toile
Chalut
Chalut
Chalut
Chalut
Haveneau
Grand filet fin
Lysianax ceratinus Walker, Leucothoc spinicarpa (Abildgaard), Iphimedia obesa Rathke, Apherusa bispinosa
(Sp. Bâte), Dexamine spinosa (Montagu), Melita gladiosa Sp. Bâte, Mcera semiserrata Sp. Bâte, Cheiro-
cratus Sundevalli Rathke, Lilljeborgia picta Norman, Aora gracilisSp. Bâte, Leptocheirus pilosusZaddach,
Lcptocheirus guttatus (Grube), Amphithoe rubricata (Montagu), Caprella acanthifera Leach, var. grandi-
mana Mayer.
Apherusa bispinosa (Sp. Bâte), Erichthonius abditus (Templeton).
Urothoe pulchella (Costa), Metaphoxus pectinatus (Walker), Harpinia neglecta G. O. Sars, Harpinia crenulata
Boeck, Ampelisca tenuicornis Lilljeborg, Ampelisca diadema (Costa), Ampelisca brevicornis (Costa),
Ampelisca spinipes Boeck, Haploops tubicola Lilljeborg, Leucothoe incisa Robertson, Halimedon rectiros-
tris Délia Valle, Mcera Othonis (H. Milne-Edwards), Leptocheirus pilosus Zaddach, Photis longicaudata
(Bâte et Westwood), Siphonoecetes Colletti Boeck, Unciola crenatipalmata (Sp. Bâte), Phtisica marina
Slabber.
Tryphosites longipes (Sp. Bâte), Ampelisca spinipes Boeck, Siphonoecetes Colletti Boeck, Unciola crenati-
palmata (Sp. Bâte).
Ichnopns spinicornis Boeck, Tryphosites longipes (Sp. Bâte), Ampelisca spinipes Boeck, Epimeria cornigera
(Fabricius), Eusirus longipes Boeck, Mcera Othonis (H. Milne-Edwards), Mcera semiserrata Sp. Bâte,
Siphonoecetes Colletti Boeck, Unciola crenatipalmata (Sp. Bâte).
Epimeria cornigera (Fabricius), Melita gladiosa Sp. Bâte.
Epimeria cornigera (Fabricius), Gammaropsis maculata (Johnston), Siphonoecetes Colletti Boeck.
Mxra Othonis (H. Milne-Edwards).
Stimpsonella armata (Chevreux), Unciola crenatipalmata (Sp. Bâte).
Gammaropsis maculata (Johnston).
Epimeria cornigera (Fabricius), Cheirocratus Sundevalli (Rathke), Lilljeborgia pallida Sp. Bâte, Gammaropsis
maculata (Johnston).
Melita gladiosa Sp. Bâte, Mcera Othonis (H. Milne-Edwards), Cheirocratus Sundevalli (Rathke), Podoceropsis
Sophiœ Boeck, Unciola crenatipalmata (Sp. Bâte).
Sophrosyne hispana (Chevreux), Centromedon crenulatum nov. sp., Urothoe elegans Sp. Bâte, Harpinia excavata
Chevreux, Ampelisca tenuicornis Lilljeborg, Ampelisca spinimana Chevreux, Ampelisca uncinata Chevreux,
Ampelisca amblyops G. O. Sars, Byblis Guernei Chevreux, Epimeria cornigera (Fabricius), Nicippe tumida
Bruzelius, Rhachotropis Grimaldii (Chevreux), Daut\enbergia grandimana (Chevreux), Bonnierella abyssi
(Chevreux).
Thamneus recurvirostris nov. sp.
Hyperia galba (Montagu), Thamneus recurvirostris nov. sp.
— 172
-
CAMPAGNE
NUMÉRO
LOCALITÉ
PROFONDEUR
des
STATIONS
DATE
en
MÈTRES
NATURE DU FOND
LATITUDE
LONGITUDE
85
28 mai
460 3l' N.
6° 52' 0.
l80
Sable vaseux, alênes blanches
et jaunes
90
8 juin, ioh soir
47° 20' N.
6° 52' 0.
Surface
92
i3 juin, midi
430 47' N.
20° 5l' O.
Surface
IOO
20-21 juin
38° 54' N.
3o° o5' 0.
Surface
IOI
21 juin
38° 45' N.
3o° 3o' O.
Surface
io3
21-27 juin
38° 32' o5" N.
3o° 57' 45" O.
i5
104
22 juin
Fa;
^al
Marée
Roche
1 12
i« juillet
38° 34' 3o" N.
3o° 26' 3o" 0.
1287
Sable fin
114
2-3 juillet
38° 38' N.
3o° 28' i5" O.
620
Sable et gravier
121
8 juillet, 9hi5-9h3o soir
37° 45' N.
28° i3' O.
Surface
126
14 juillet, 81* soir
38° 19' 3o" N.
3o° 42' 3o" 0.
Surface
16 juillet
Dans la caldeira de Fayal
129
18 juillet, 9I1-1011 soir
3g° 41' 06" N.
35° 02' O.
Surface
i34
20 juillet, 1 oh- ioh3o soir
40° 28' 43" N.
38° 52' 57" 0.
Surface
i36
2i-3o juillet
40° 39' 22" N.
3g° 18' 45" O.
Surface
.3/
21 juillet, 9h3o-ioh soir
40° 46' 35" N.
40° 09' O.
Surface
i38
22 juillet, ioh matin
41° 01' 20" N.
41° 01' 0.
Surface
139
22 juillet, ioh i5-nhi5 soir
41° 3g' 34" N.
41° 41' 23" O.
Surface
DE 1887
173
PROCEDE
de
RÉCOLTE
ESPECES RECUEILLIES
Chalut
Haveneau
Haveneau
Haveneau
A la main
Nasse toile métallique
Chalut
Nasse
Filet fin
Haveneau
Haveneau
Chalut de surface
Haveneau
Chalut de surface
Haveneau
Chalut de surface
Ichnopus spinicornis Boeck, Tryphosites longipes Sp. Bâte, Centromedon crenulatum nov. sp., Lepidepecreum
clypeatum Chevreux, Urothoe elegans Sp. Bâte, Urothoe marina Sp. Bâte, Paraphoxus maculâtes
(Chevreux), Ampelisca brevicornis (Costa), Stegocephaloides christianiensis (Boeck), Amphilochus manudens
Sp. Bâte, Amphilochus anomalies nov. sp., Amphilochoides longimanus (Chevreux), Gitana Sarsi Boeck,
Metopa rubroviitaia G. O. Sars, Monoculodes gibbosus Chevreux, Perioculodes longimanus (Sp. Bâte), Hali-
medon Mùlleri Boeck, Stenopleustes nodifer G. O. Sars, Eusirus longipes Boeck, Melita obtusata (Montagu),
Mcera Othonis (H. Milne-Edwards), Mcera Batei Norman, Lilljeborgia pallida (Sp. Bâte), Lilljeborgia
fissicornis (M. Sars), Leptocheirus hirsutimanus(Sp. Bâte), Gammaropsis maculata (Johnston), Megamphopus
cornutus Norman, Photis longicaudata (Bâte et Westwoodl, Siphonoecetes Collctti Boeck, Unciola planipes
Norman, Seba armata (Chevreux).
Parathcmisto obltvia (Krôyer).
Vibilia Jcangerardi Lucas, Vibilia Hirondellei nox. sp. ,Vibilia dentata nov. sp. , Vibilia grandicornis nov. sp.
Hyperia galba (Montagu), Thamneus recurvirostris nov. sp.
Platophium chelonophilum (Chevreux et de Guerne). Sur une Tortue.
Gammarus locusta Linné, Aora gracilis Sp. Bâte, Microprotopus maculatus Norman, Podocerus JalcatuS
(Montagu), Erichthonius abditus (Templeton), Phtisica marina Slabber.
Hyale Prevosti (H. Milne-Edwards), Hyale Stebbingi Chevreux, Hyale camptonyx (Heller), Melita palmata
(Montagu), Elasmopus rapax Costa, Pleonexes gammaroides Sp. Bâte, Podocerus falcatus (Montagu),
Erichthonius abditus (Templeton), Caprella acutifrons Latreille.
Orchomene pectinatus G. O. Sars, Melita Richardi nov. sp., Seba armata (Chevreux).
Bouvierella carcinophila (Chevreux), Melita Richardi nov. sp. Sur Geryon affinis Milne Edwards et Bouvier.
Urothoe Poucheti Chevreux.
Corophium acherusicum Costa, Hyperia schijogeneios Stebbing.
Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Hyperia schi^ogeneios Stebbing.
Scina cornigera H. Milne-Edwards, Vibilia Jeangerardi Lucas, Vibilia Hirondellei nov. sp., Paraphronima
gracilis Claus, Paraphronima clypeata Bovallius, Phronima atlantica Guérin, Phronima Colletti
Bovallius, Phronimella elongata Claus, Hyperia schi^ogeneios Stebbing, Phrosina semilunata Risso,
Anchylomera Blossevillei H. Milne-Edwards, Platyscelus serratulus Stebbing, Tetrathyrus forcipatus
Claus, Amphithyrus bispinosus Claus, Parascelus typhoïdes Claus, Tryphœna Malmi Boeck, Brachyscelus
mediterraneus (Claus), Lycxa pulex Marion, Oxycephalus Clausi Bovallius, Rhabdosoma brevicaudatum
Stebbing.
Melita palmata (Montagu), Sunamphithoe pelagica (H. Milne-Edwards), Vibilia Jeangerardi Lucas.
Scina cornigera (H. Milne-Edwards), Vibilia Jeangerardi Lucas, Vibilia Hirondellei nov. sp., Paraphronima
gracilis Claus, Paraphronima clypeata Bovallius, Phronima atlantica Guérin, Phronima Colletti Bovallius,
Phronimella elongata Claus, Hyperia schi\ogeneios Stebbing, Phrosina semilunata Risso, Platyscelus
serratulus Stebbing, Pseudolycœa pachypoda Claus, Dorycephalus Lindstrômi Bovallius.
Lanceola sayana Bovallius.
Paraphronima clypeata Bovallius, Phronima atlantica Guérin, Phronima Colletti Bovallius, Phronimella
elongata Claus, Hyperia schi^ogeneios Stebbing, Schi\oscelus ornatus Claus, Simorhynchotus Lilljeborgi
Bovallius, Dorycephalus Lindstrômi Bovallius.
i74 —
CAMPAGNE
NUMÉRO
LOCALITÉ
PROFONDEUR
des
STATIONS
DATE
en
MÈTRES
NATURE DU FOND
LATITUDE
LONGITUDE
142
25 juillet, çh-gh 3o soir
41° 57' 3q" N.
42° 57' 0.
Surface
I45
26 juillet, 9h 3o-ioh soir
41° 40' 37" N.
43° 48' 10" 0.
Surface
I48
28 juillet, gMo-ioMo soir
420 5o' 26" N.
45o 25' O.
Surface
i5i
3o juillet
440 28' 56" N.
460 48' i5" 0.
Surface
i54
3i juillet, midi à ih
44° 57' 3i" N.
47° 04' 45" O.
?
i55
3i juillet, 8h3o-gh3o soir
45° 18' 19" N.
460 5i' 45" 0.
?
i58
i" août
45° 40' 49" N.
48° 12' 48" O.
?
161
2 août, 5k-6>i soir
46° 04' 40" N.
490 02' 3o" 0.
1267
Vase grise molle
162
3 août
460 5o' 06" N.
5o° 11' 45" O.
i55
Sable fin, petits cailloux
i63
4 août
470 33' N.
53o 28' i5" O.
i5o
Sable et cailloux
164
5- 16 août
47° 34' N.
54° 54' 0.
I7B
DE 1887 (Suite)
Filet fin
Chalut de surface
Chalut de surface
Haveneau
Filet soie à hélice
Filet soie à hélice
Filet soie à hélice
Chalut
Chalut
Chalut de pêche
Nasse toile métallique
Synopia scheeleana Bovallius, Paraphronima gracilis Claus, Paraphronima clypeata Bovallius, Phronima
atlantica Guérin, Phronimella elongata Claus, Phronimopsis spinifera Claus, Hyperia schi^ogeneios
Stebbing, Phrosina semilunata Risso, Anchylomera Blossevillei H. Milne-Edwards, Hemityphistenuimanus
Claus, Paratyphis parvus Claus.
Paraphronima gracilis Claus, Paraphronima clypeata Bovallius, Phronima atlantica Guérin, Phronimella
elongata Claus, Hyperia schijogeneios Stebbing, Phrosina semilunata Risso, Anchylomera Blossevillei
H. Milne-Edwards, Hemityphis tenuimanus Claus, Tetralhyrus forcipatus Claus, Eupronoe armata Claus,
Streetsia Stebbingi nov. sp.
Sunamphithoe pelagica (H. Milne-Edwards), Paraphronima gracilis Claus, Phronima atlantica Guérin, Phro-
nimella elongata Claus, Phronimopsis spinifera Claus, Hyperia schi^ogeneios Stebbing, Phrosina semilunata
Risso, Anchylomera Blossevillei (H. Milne-Edwards), Platyscelus serratulus Stebbing, Paratyphis parvus
Claus, Tetrathyrus forcipatus Claus, Amphithyrus bispinosus Claus, Parascelus typhoïdes Claus, Eupronoe
armata Claus, Lycœa Bovallii nov. sp., Dorycephalus Lindstrômi Bovallius.
Vibilia Hirondellei nov. sp., Lycœa pulex Marion.
Euthemisto bispinosa (Boeck).
Euthemisto compressa (Goës).
Euthemisto compressa (Goës), Euthemisto bispinosa (Boeck).
Aristias Topsenti nov. sp., Parœdiceros lynceus (M. Sars), Ischyrocerus megacheir (Boeck), Unciola petalocera
G. O. Sars.
Aristias tumidus (Krôyer).
Anonyx nugax (Phipps), Onesimus plautus (Krôyer), Stenothoides Perrieri nov. gen. et sp., Acantho^one
cuspidata (Lepechin), Melita dentata (Krôyer), Ischyrocerus commensalis nov. sp.
Orchomenella minuta (Krôyer).
176
CAMPAGNE
NUMÉRO
LOCALITÉ
PROFONDEUR
des
STATIONS
DATE
en
MÈTRES
NATURE DU FOND
LATITUDE
LONGITUDE
i65
25 juin
Ile de
Groix
167
26-27 juin
28 juin
Palais (Belle-Ile)
Belle-Ile
i3
168
3o juin, ioh48-i ih 35 soir
45° 01' 36" N.
9° i3' 3o" 0.
Surface
169
1" juillet, 3l>45-6h23 soir
440 42' 3o" N.
90 16' 3o" O.
494
170
5 juillet, 1 1 h 2 5 soir- 12b 10 matin
440 02' i5" N.
140 25' 45" 0.
Surface
172
6 juillet, 5hi5-5h45 soir
44° 06' 01" N.
i5o 18' i5" 0.
Surface
J74
6 juillet
440 01' 26" N.
i5° 3i' O.
Surface
177
9 juillet, 4h 5c soir
420 38' 49" N.
21° 54' 0.
Surface
179
9 juillet, iob soir
420 35' N.
22° 12' 0.
Surface
181
10 juillet
420 09' 24" N.
23° 33' O.
Surface
i83
14 juillet, après-midi
40° o5' N.
29° 48' O.
Surface
184
14 juillet
40° o5' N.
29° 48' 0.
i85o
Vase à globigérines
.87
16 juillet, 9^40-10° 25 soir
38° 55' 5o" N.
3o° 37' 55" O.
Surface
188
17-18 juillet
38° 59' N.
3o° 41' 12" 0.
2000
Vase claire
192
21-22 juillet
Cratère de Fayal
i93
22 juillet
Baie de Horta, en dehors de la jetée du port
20
Sable
194
22 juillet
Baie de Horta
i5
i95
23 juillet
Baie Pim à Fayal
4
Sable fin
196
a3 juillet
Horta, en dedans de la jetée du port
5-6
197
24 juillet
Baie de Horta
Marée
200
27 juillet
3o juillet
3o juillet
? 1 ?
Ribeira das Algares, Flores
Caldeira comprida, Flores
Surface
208
3i juillet, gi^o-g1^ soir
3i juillet
3i juillet
3g° 22' i5" N. | 33o 32' i5" 0.
Hauteurs de Fajemzinha, Flores
A l'est de la Caldeira comprida, Flores
Surface
21 1
i" août
3g° 18' 35" N.
33° 32' i5" 0.
1372
Sable vaseux, coquilles brisées
212
ier août, 9h4o-ioh20 soir
1" août
39o 17' 35" N.
Caldeira se
33° 34' 3o" 0.
cca, Flores
Surface
2 août
Caldeira funda de Lagens, Flores
2l5
3 août, 2h55-3>i35 matin
39o 34' N.
33° 34' 3o" 0.
Surface
DE 1888
— 177
PROCEDE
de
RÉCOLTE
ESPECES RECUEILLIES
Nasse
Nasse
Chalut de surface
Filet à ressort
Chalut de surface
Filet fin
Ligne de traîne
Haveneau
Filet pélagique a gouvernail
Filet de surface
Chalut
Filet fin
Nasse
Drague en toile
Drague en toile
Drague en toile
Drague en toile
Filet fin
Filet fin
Chalut
Chalut de surface
Chalut de surface
Gammarus locusta Linné, Corophhim acherusicum Costa, Caprella acanthifera Leach.
Lysianax ceratinus Walker, Dex tmine spinosa (Montagul, Gammarus locusta Linné, Corophhim acherusi-
cum Costa, Caprella acanthifera Leach.
Orchestia littorea (Montagu).
Parathemisto oblivia (Kroyer).
Hyperioides longipes nov. gen. et sp., Parathemisto oblivia Kroyer.
Vibilia grandicornis nov. sp.
Corophhim acherusicum Costa.
Phronhna atlantica Guérin, Phrosina semilunata Risso, Brachyscelus crusculum Sp. Bâte. Dans l'estomac
des Germons.
Lanceola sayana Bovallius.
Hyperia schijogeneios Stebbing.
Hyale Grimaldii Chevreux, Corophhim acherusicum Costa. Sur une épave.
Lycœa pulex Marion.
Ampelisca abyssicola Stebbing. Dans la bouche d'un Macrurus Gûntheri Vaillant.
Phronhna atlantica Guérin, Hyperia schi^ogeneios Stebbing.
Euryporeia gryllus (Mandt.).
Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Melita obtusata (Montagu), Microdeutopus versiculatus Sp. Bâte, Gammaropsis maculata (Johnston), Erich-
thonius abditus (Templeton), Phtisica marina Slabber.
Stenothoe monoculoides (Montagu), Perioculodes longimanus (Sp. Bâte), Microdeutopus versiculatus (Sp. Bâte),
Aora gracilis Sp. Bâte, Microprotopus maculatus Norman, Amphithoe Vaillanti Lucas, Erichthonius
abditus Templeton, Phtisica marina Slabber.
Phtisica marina Slabber.
Hyale Stebbingi Chevreux, Ampelisca rubella Costa, Eusiroides Sarsi nov. sp., Dexamine spinosa (Montagu),
Elasmopus rapax Costa, Aora gracilis Sp. Bâte, Gammaropsis maculata (Johnston), Amphithoe
Vaillanti Lucas, Erichthonius abditus (Templeton), Phtisica marina Slabber, Caprella acutifrons
Latreille, Caprella acanthifera Leach.
Talitrus locusta (Pallas), Orchestia littorea (Montagu), Orchestia crassicornis Costa, Orchestia mediterranea
Costa, Orchestia Guernei Chevreux.
Phronhna atlantica Guérin.
Gammarus Guernei Chevreux.
Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Phronhna atlantica Guérin, Hyperia schijogeneios Stebbing.
Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Lilljeborgia fissicornis (M. Sars).
Paraphronima gracilis Claus, Phronhna atlantica Guérin, Hyperia schi^ogeneios Stebbing, Phrosina semi-
lunata Risso.
Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Orchestia Chevreuxi de Guerne, Gammarus Guernei Chevreux.
Vibilia Jeangerardi Lucas, Phronhna atlantica Guérin, Hyperia schi^ogeneios Stebbing, Phrosina semilu-
nata Risso, Eupronoe armata Claus, Lycœa pulex Marion.
i78
CAMPAGNE
NUMERO
LOCALITÉ
PROFONDEUR
des
STATIONS
DATE
en
MÈTRES
NATURE DU FOND
LATITUDE
LONGITUDE
216
3 août
39o 26' 3o" N.
33° 29' i5" O.
Marée
217
3-4 août
Rade de Santa Cruz, Flores
40
Sable noir
2l8
4 août
Rade de Santa Cruz, Flores
40
Sable noir
2IQ
4-5 août
39° 39' 37" N.
33° 23' i5" 0.
i386
Sable noir
220
5 août
3go 42' 5g" N.
33° 21' 39" 0.
1445
Sable noir et coquilles
221
6 août
390 41' 35" N.
33° 24' 22" 0.
Surface
6 août
Corvo
Marée
6 août
Au fond de la caldeira de Corvo
222
6-7 août
39° 41' 35" N.
33° 24' 22" O.
844
Sable et cailloux
224
7 août
39° 44' 20" N.
33° 25' 22" 0.
12l3
Roche et vase
i3 août
Baie Pim, Fayal
Marée
225
i3- 14 août
38° 3T N.
3o° 55' 5o" 0.
129
Gravier, sable, coquilles brisées
226
14 août
38° 3i' 19" N.
3o° 54' 45P' 0.
i3o
—
230
16-17 a°ût
38o 21' 48" N.
3o° 3o" 3o" 0.
1236
18 août
Baie Pim, Fayal
Marée
236
20 août
38» o3' 25" N.
3o° 18' O.
Marée
237
20-21 août
39° o3' i5" N.
3o° 18' i5" 0.
10
Roche
239
21 août
3go 01' 3o" N.
3o° 19' O.
25 août
Fayal
246
29 août, 9IÏ-9I1 3o soir
38° 27' 45" N.
3o° 28' i5" O.
Surface
247
3o août
38° 24' N.
3o° 21' 40" 0.
3i8
Roche
249
6 septembre, 9h4o-iollio soir
45° 38' 44" N.
23° 26' i5" 0.
Surface
250
6 septembre, 9h4o-ioIliosoir
45° 38' N.
23° 26' 0.
Surface
252
8 septembre
47° i5' 42" N.
22° 48' 40" 0.
Surface
253
8 septembre, midi 5o
47° 38' i3" N.
22° i3' 40" 0.
i3oo
254
8 septembre
Surface
256
9 septembre, ihig-2h34 soir
48° 24' 48" N.
20° 38' 3o" 0.
2200
258
10 septembre, 2h 34 soir
47° 42' 41" N.
19° 3o' i5" 0.
781
262
i5 septembre
47» 17' 17" N.
11° 58' 5i" 0.
Surface
263
16 septembre
47° 07' 26" N.
9° 56' 0.
Surface
21 septembre
Port militaire de Lorient
— '79 —
DE 1888 (Suite)
PROCEDE
de
RÉCOLTE
ESPECES RECUEILLIES
Nasse électrique
Drague en toile
Nasse
Chalut
Nasse
Chalut
Nasse
Chalut
Nasse
Nasse
Chalut de surface
Barre à fauberts
Chalut de surface
Chalut de surface
Ligne de traîne
Filet à gouvernail
Ligne de traîne
Filet à gouvernail
Filet à gouvernail
Ligne de traîne
Ligne de traîne
Hyaïe Prevosti (H. Milne-Edwards), Hyale Stebbingi Chevreux, Hyale camptonyx (Heller).
Gammaropsis maculata (Johnston).
Hyale Prevosti (H. Milne-Edwardsl, Phtisica marina Slabber.
Bouvierella carcinophila Chevreux. Sur Geryon ajjinis Milne-Edwards et Bouvier.
Phronima sedentaria (Forskâl).
Platophium cheionophitum Chevreux et de Guerne. Sur une Tortue.
Hyale Prevosti (H. Milne-Edwards), Hyale Stebbingi Chevreux, Hyale camptonyx Heller, Pleonexes
gammaroides Sp. Bâte, Caprella acutifrons Latreille.
Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Bouvierella carcinophila Chevreux. Sur Geryon affmis Milne-Edwards et Bouvier.
Phronima sedentaria (Forskâl).
Hyale Stebbingi Chevreux, Stenothoe marina (Sp. Bâte), Elasmopus rapax Costa, Sunamphithoe pelagica
(H. Milne-Edwards).
Phtisica marina Slabber.
Ampelisca rubella Costa, Stenothoe marina (Sp. Bâte), Stenothoe Dollfusi Chevreux, Melita gladiosa Sp. Bâte,
Mœra Hirondellei nov. sp., Gammaropsis dentata nov. sp., Podocerus ocius Sp. Bâte, Erichthonius
abditus (Templeton), Phtisica marina Slabber, Protella phasma (Montagu).
Hirondellea trioculata Chevreux.
Stenothoe marina (Sp. Bâte).
Orchestia littorea (Montagu), Melita palmata (Montagu).
Sunamphithoe pelagica (H. Milne-Edwards).
Orchestia littorea (Montagu), Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Orchestia littorea (Montagu), Orchestia Chevreuxi de Guerne.
Hyperia schijogeneios Stebbing.
Stenothoe Dollfusi Chevreux.
Vibilia Jeangerardi Lucas, Vibilia Hirondellei nov. sp.
Hyperia galba Montagu, Thamneus recurvirostris nov. sp.
Phrosina semilunata Risso, Brachyscelus crusculum Sp. Bâte. Dans l'estomac d'un Germon.
Cyphocaris micronyx Stebbing, Scina marginata Bovallius, Scina incerta nov. sp., Phronima atlantica
Guérin, Hyperia galba (Montagu), Hyperioides longipes nov. gen. et sp., Euprimno macropus (Guérin),
Brachyscelus medilerraneus (Claus).
Brachyscelus crusculum Sp. Bâte. Dans l'estomac des Germons.
Orchomenopsis abyssorum Stebbing, Hyperia galba Montagu, Hyperioides longipes nov. gen. et sp., Bra-
chyscelus mediterraneus (Claus).
Scina Rattrayi Stebbing, Phronima atlantica Guérin, Hyperia schiçogeneios Stebbing, Hyperioides longipes
nov. gen. et sp., Euprimno macropus Guérin.
Phronima sedentaria (Forskâl), Phrosina semilunata Risso, Parapronoe crustulum Claus, Brachyscelus
crusculum Sp. Bâte. Dans l'estomac des Germons.
Phronima sedentaria (Forskâl), Brachyscelus crusculum Sp. Bâte. Dans l'estomac des Germons.
Corophium acherusicum Costa, Caprella équilibra Say. Sur une chaîne de VHirondelle.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
i. Abildgaard (P.), Zoologia Danica seu animalium Daniœ et Norvegiœ rariorum ac minus
notorum descriptiones et historia. Anctore Othone Friderico Millier. Descripsit et
tabulas addidit Petrus Christianus Abildgaard. Havnise 1789.
2. Adams (A.) et White (A.), The Zoology of the Voyage ofH. M. S. Samarang, under
the command of Cap tain Sir Edward Belcher, during the years 1 843-1 846. Crustacea.
London 1848.
3. Albert, Prince de Monaco, Sur l'alimentation des naufragés en pleine mer, Comptes
rendus hebdomadaires des Séances de l'Académie des Sciences. Paris, ^février 1887.
4. Albert, Prince de Monaco, Sur les filets fins de profondeur employés à bord de
I'Hirondelle, Comptes rendus Soc. de Biologie [VIII], vol. 4. Paris 1887.
5. Albert, Prince de Monaco, Recherche des animaux marins. Progrès réalisés par
I'Hirondelle dans l'outillage spécial, Congrès international de zoologie, première
session. Paris 188g.
6. Barrois (Th.), Note sur quelques points de la morphologie des Orchesties, suivie d'une
liste succincte des Amphipodes du Boulonnais. Lille 1887.
7. Barrois (Th.), Note préliminaire sur la faune carcinologique des Açores. Lille 1887.
8. Barrois (Th.), Note sur l'Histoire naturelle des Açores. De l'adaptation de /'Orchestia
littorea Montagu à la vie terrestre, Bull. Soc. Zool. de France, vol. i3. Paris 1888.
9. Barrois (Th.), Remarques sur le dimorphisme sexuel che\ quelques Amphipodes du genre
Maera (M. scissimana Costa = M. integrimana Heller, M. grossimana Montagu =
M. Donatoi Heller), Bull. Soc. Zool. de France, vol. i3. Paris 1888.
10. Barrois (Th.), Catalogue des Crustacés marins recueillis aux Açores durant les mois
d'août et septembre 1887. Lille 1888.
1 1. Bâte (Sp.), On the British Edriophthalma, Report British Assoc. for advanc. of Science
for i855. London i856.
12. Bâte (Sp.), A Synopsis of the British Edriophthalmous Crustacea. Part i.Amphipoda,
Ann. and Mag. of Nat. Hist. [II], vol. 19. London 1857.
i3. Bâte (Sp.), On some new gênera and species of Crustacea Amphipoda, Ann. and Mag. of
Nat. Hist. [III], vol, 1. London i858.
— l82 —
14. Bâte (Sp.), On the morphology of some Amphipoda of the division Hyperina, Ann. and
Mag. of Nat. Hist. [III], vol. 8. London 1861.
i5. Bâte (Sp.), Catalogue of the spécimens of Amphipodous Crustacea in the collection of
the British Muséum. London 1862.
16. Bâte (Sp.) et Westwood (J. O.), A History of the british sessile-eyed Crustacea. London
i863-i868.
17. Blanc (H.), Die Amphipoden der Kieler Bucht, Nov. Acta der Kaiserl. Leop. Carol.
Deutsch. Akad. der Naturf., vol. 47. Halle 1884.
18. Boeck (A.), Bemœrkninger angaaende de ved de norske kyster forekommende Amphi-
poder, Forhandl. Skand. Naturf. ott. Mode i Kjobenhavn. Kjobenhavn 1860.
19. Boeck (A.), Crustacea Amphipoda borealia et arctica, Vidensk.- Selsk. Forhandl.
Christiania 1870.
20. Boeck (A.), De skandinaviske og arktiske Amphipoder. Christiania 1873- 1876.
21. Bolivar (Ign.), Lista de la coleccion de Crustaceos de Espânay Portugal del Museo de
Historia natural de Madrid, Act. Soc. espân. de Hist. nat. [II], vol. 1 (21). Madrid
1892.
22. Bonnier (J.), Catalogue des Crustacés malacostracés recueillis dans la baie de Concarneau,
Bull, scientifique du Départ, du Nord, vol. 18. Paris 1887.
23. Bonnier (J.), Les Amphipodes du Boulonnais. I. Unciola crenatipalmata 5p. Bâte, Bull.
scientifique de la France et de la Belgique, vol. 20. Paris 1889.
24. Bonnier (J.), Les Amphipodes du Boulonnais. IL Microprotopus maculatus. Cressa
dubia, Bull, scientifique de la France et delà Belgique, vol. 21. Paris 1890.
25. Bonnier (J.), Le dimorphisme des mâles che\ les Crustacés Amphipodes, Comptes rendus
hebdomadaires des Séances de l'Académie des Sciences. Paris 22 décembre 1890.
26. Bonnier (J.), Les Amphipodes du Boulonnais. Troisième article, Bull, scientifique de la
France et de la Belgique, vol. 24. Paris 1893.
27. Bonnier (J.), Résultats scientifiques de la campagne du Caudan dans le golfe de Gasco-
gne. Vol. 3. Edriophthalmes. Paris 1896.
28. Bos (J. R.), Bijdrage tôt e hennis van de Crustacea Hedriophthalmata van Nederland en
\ijne kusten. Groningen 1874.
29. Bovaluus(C), On some forgotten gênera among the Amphipodous Crustacea, K. Svenska
Vet.-Akad. Handlingar, vol. 10, n° 14. Stockholm 1 885.
30. Bovallius (C), Mimonectes, a remarquable genus of Amphipoda Hyperidea, Nov. Act.
Reg. Soc. Upsala [III]. Upsala i885.
3i. Bovallius (C), Amphipodia Synopidea, Nov. Act. Reg. Soc. Upsala [III]. Upsala 1886.
32. Bovallius (C), Remarks on the genus Cysteosoma or Thaumatops, K. Svenska Vet.-
Akad. Handlingar, vol. 11, n° 9. Stockholm 1886.
— i83 —
33. Bovallius (C), Arctic and antarctic Hyperids, Vega-Exped. vetensk. Jakttagelser, vol.
4. Stockholm 1887.
34. Bovallius (C), Systemaiical list of the Amphipoda Hyperiidea, K. Svenska Vet.-Akad.
Handlingar, vol. 11, n° 16. Stockholm 1887.
35. Bovallius (C), Contributions to a Monograph of the Amphipoda Hyperiidea. Part 1 : 1.
The Families Tyronidse, Lanceolidee, and Vibilidee, K. Svenska Vet.-Akad. Handlin-
gar, vol. 21, n° 5. Stockholm 1887.
36. Bovallius (C), Contributions to a Monograph of the Amphipoda Hyperiidea. Part 1 :
H. The Families Cyllopidae, Paraphronimidce, Thaumatopsidse, Mimonectidse,
Hyperiidee, Phronimidee, and Anchylonieridse, K. Svenska Vet.-Akad. Handlingar,
vol. 22, n°7. Stockholm 1889.
37. Bovallius (C), The Oxycephalids, Nov. Act. Reg. Soc. Upsala, [III]. Upsala 1890.
38. Brady (G. S.) et Robertson (D.), Notes of a tveeks dredging in the West of Ireland,
Ann. and Mag. of Nat. Hist. [IV], vol. 3. London 1869.
39. Brandt (J. F.), Beitrdge \ur Kenntniss der Amphipoden (Crustacea Amphipoda), Comptes
rendus Acad. de S'-Pétersbourg, vol. 9. S'-Pétersbourg 1 85 1 .
40. Bruzelius (R.), Bidrag till Kànnedomen om Skandinaviens Amphipoda Gammaridea,
Kgl. Vetensk. Akad. Handl., vol. 3, n° 1 (1859-1860). Stockholm 1862.
41. Calman (W. T.), On species of Phoxocephalus and Apherusa, Transact. of the Roy.
Irish Academy, vol. 3o, part 20. Dublin 1896.
4ibis. Calman (W, T.), On a collection of Crustacea front Puget Souttd, Ann. New York Acad.
Se, n° i3. New York, août 1898.
42. Catta (J. D.), Sur un Amphipode nouveau, le Gammarus rkipidiophorus, Actes de la
Soc. Helvétique des Se. nat. réunie à Bex les 20 21 et 22 août 1877. Lausanne 1878.
43. Chevreux (E.), Sur les Crustacés Amphipodes de la côte ouest de Bretagne, Comptes
rendus hebdomadaires des Séances de l'Académie des Sciences. Paris 3 janvier 1887.
44. Chevreux (E.), Catalogue des Crusla'cés Amphipodes marins du sud-ouest de la Bretagne,
suivi d'un aperçu de la distribution géographique des Amphipodes sur les côtes de France,
Bull. Soc. Zool. de France, vol. 12. Paris 1887.
45. Chevreux (E.), Crustacés Amphipodes nouveaux dragués par VHirondelle pendant sa
campagne de 1886, Bull. Soc. Zool. de France, vol. 12. Paris 1887.
46. Chevreux (E.), Nouvelles espèces de Crustacés Amphipodes du sud-ouest de la Bretagne,
Assoc. fr. pour l'Avanc. des Sciences, Congrès de Toulouse. Paris 1887.
47. Chevreux (E.), Troisième campagne de VHirondelle, 1887. Sur quelques Crustacés
Amphipodes du littoral des Açores, Bull. Soc. Zool. de France, vol. i3. Paris 1888.
48. Chevreux (E.), Sur quelques Crustacés Amphipodes provenant d'un dragage de
VHirondelle au large de Lorient, Bull. Soc. Zool. de France, vol. i3. Paris il
— 184 —
49. Chevreux (E.), Note sur la présence de /'Orchestia Chevreuxi de Guerne à Tenerife,
description du mâle de cette espèce, et remarques sur la locomotion de /'Orchestia
littorea Montagu, Bull. Soc. Zool. de France, vol. i3. Paris 1888.
50. Chevreux (E.), Contribution à l'étude de la distribution géographique des Amphipodes
sur les côtes de France, Bull. Soc. d'Etudes scient, de Paris, 2e année, ier semestre.
Paris 1888.
5i. Chevreux (E.), Sur quelques Crustacés Amphipodes recueillis aux environs de Cherchell,
Assoc. fr. pour l'Avanc. des Sciences, Congrès d'Oran. Paris 1888.
52. Chevreux (E.), Amphipodes nouveaux provenant des campagnes de V Hirondelle i88j-
1888, Bull. Soc. Zool. de France, vol. 14. Paris 188g.
53. Chevreux (E.), Quatrième campagne de VHlRONDELLE, 1888. Description d'un Gam-
marus nouveau, des eaux douces de Flores (Açores), Bull. Soc. Zool. de France, vol. 14.
Paris 1889.
54. Chevreux (E.), Description de /'Orchestia Guernei, Amphipode terrestre nouveau, de
Fay al (Açores), Bull. Soc. Zool. de France, vol. 14. Paris 1889.
55. Chevreux (E.), Sur la présence d'une rare et intéressante espèce d' Amphipode, Eurythenes
gryllus Mandt, dans les eaux profondes de l'Océan, au voisinage des Açores, Bull.
Soc. Zool. de France, vol. 14. Paris 1889.
56. Chevreux (E.), Microprotopus maculatus et Microprotopus longimanus, Bull. Soc.
Zool. de France, vol. i5. Paris 1890.
57. Chevreux (E.), Quatrième campagne de l 'Hirondelle, 1888. Hyale Grimaldii et
Stenothoe Dollfusi, Bull. Soc. Zool. de France, vol. 16. Paris 1891.
58. Chevreux (E.), Vibilia erratica, Amphipode pélagique nouveau, du littoral des Alpes-
Maritimes, Bull. Soc. Zool. de France, vol. 17. Paris 1892.
59. Chevreux (E.), Sur le mâle adulte rf'Hyperia schizogeneios Stebbing, Bull. Soc. Zool.
de France, vol. 17. Paris 1892.
60. Chevreux (E.), Quatrième campagne de I'Hirondelle, 1888. Sur les Crustacés Am-
phipodes recueillis dans l'estomac des Germons, Bull. Soc. Zool. de France, vol. 18.
Paris 1893.
61. Chevreux (E.), Note sur quelques Amphipodes méditerranéens de la famille des Orchestidœ,
Bull. Soc. Zool. de France, vol. 18. Paris 1893.
62. Chevreux (E.), Gamniarus Simoni nov. sp., Amphipode des eaux douces d'Algérie et de
Tunisie, Bull. Soc. Zool. de France, vol. 19. Paris 1894.
63. Chevreux (E.), Amphipodes terrestres et d'eau douce, provenant du voyage en Syrie du
DT Th. Barrois, Revue biol. du Nord de la France, vol. 7. Lille 1890.
64. Chevreux (E.), Les Amphipodes des premières campagnes de la Princesse-Alice,
Mémoires Soc. Zool. de France, vol. 8. Paris 1 8g5.
— [85 —
65. Chevreux (E.), Sur le Ganimarus Berilloni Catta, Bull. Soc. Zool. de France, vol. 21.
Paris 1896.
65bis. Chevreux (E.), Revision des Amphipodes de la côte océanique de France, Assoc. fr. pour
l'Avanc. des Sciences, Congrès de Nantes. Paris 1898.
66. Chevreux (E.) et Bouvier (E.-L.), Les Amphipodes de St-Vaast-la-Hougue, Annales des
Se. naturelles, Zool., vol. i5. Pans 1893.
67. Chevreux (E.) et de Guerne (J.), Sur un Amplùpode nouveau, Cyrtophium chelonophilum,
commensal de Thalassochelys caretta Linné, Comptes rendus hebdomadaires des
Séances de TAcadémie des Sciences. Paris, 27 février 1888.
68. Chevreux (E.) et de Guerne (J.), Crustacés et Cirrhipèdes commensaux des Tortues
marines de la Méditerranée, Bull. Soc. Entomol. de France, nos4 et 5. Paris i8g3.
69. Chevreux (E.) et de Guerne (J.), Crustacés et Cirrhipèdes commensaux des Tortues
marines de la Méditerranée, Comptes rendus hebdomadaires des Séances de TAcadémie
des Sciences. Paris, 27 février 1893.
70. Chilton(C), Additions to the sessile-eyed Crustacea of New Zealand, Transact. New
Zealand Institute, vol. 16. Wellington 1884.
71. Chilton (C), Notes on some New Zealand Amphipoda and Isopoda, Transact. New
Zealand Institute, vol. 23. Wellington 1891.
72. Chun (C), Uber die Amphipoden-Familie der Scinidse Stebbing (Tyronidae Bovallius,
Fortunatee Chun), Zoolog. Anzeiger, nos 3o8 et 309. Leipzig 1889.
73. Chun (C), Das Mannchen der Phronima sedentaria, nebst Bemerkungen uber die
Phronima-x4r/e«, Zoolog. Anzeiger, n° 3 12. Leipzig 1!
74. Claus (C), Bemerkungen uber Phronima sedentaria Forsk. und elongata nov. sp.,
Zeitschr. fur Wissensch. Zool., vol. 12. Leipzig 1862.
75. Claus (C), Uber Phronima elongata Claus, Wurzb. naturwissensch. Zeitschrift, vol. 3.
Wurzburg 1862.
76. Claus (C), Untersuchungen itberden Bau und die Verwandschaft der Hyperiden, Nachr.
K. Gesellsch. der Wisensch. und der von GeorgAugusts-Universitàt. Gottingen 1871.
77. Claus (C), Zur Naturgeschichte der Phronima sedentaria Forsk., Zeitschr. fur
Wissensch. Zool., vol. 22. Leipzig 1872.
78. Claus (C), Der Organismus der Phronimiden, Arbeit. des Zool. Instit. zu Wien, vol. 2.
Wien 1879.
79. Claus (C), Die Gattungen und Arten der Platysceliden in systematischer Ubersicht,
Arbeit. des Zool. Inst. zu Wien, vol. 2. Wien 1879.
80. Claus (C), Die Platysceliden. Wien 1887.
8 1 . Costa (A.), Rela\ione sulla memoria del Dottor Achille Costa, di ricerche su' Crostacei
Amjipodi del Regno di Napoli, Soc. reale Borbonica. Acad. délie Scienze. Napoli 1 853.
24
— i86 —
82. Costa (A.), Ricerche sui Crostacei Amfipodi del Regno di Napoli, Mem. délia R. Acad.
de Scienze di Napoli, vol. 1. Napoli 1857.
83. Costa (A.), Di due nove specie di Crostacei Amfipodi del golfo di Napoli, Ann. del
Mus. Zool. délia R. Univers, di Napoli, anno 11. Napoli 1864.
84. Costa (A.), Sopra una specie mediterranea del génère Lestrigonus, Rend, dell' Acad.
délia Scienze fis. eraatem., anno iv. Napoli 1 865.
85. Costa (A.), Saggio délia colle\ione de'Crostacei del Mediterraneo del Museo Zoologico
délia Università di Napoli spedito alla Esposi^ione di Parigi del i86j, Ann. del
Mus. Zool. délia R. Univers, di Napoli, anno iv. Napoli 1867.
86. Czerniawski (V.), Materialia ad ^oographiam ponticam comparatam. Charkow 1868.
87. Dana (J. D.), United States Exploring Expédition, during theyears i838, i83g, 1840,
1 841 and 1 8 42, by Charles Wilke U. S.N. Commander of the Expédition. Crustacea,
vol. i3, part 2. Philadelphia i852.
88. Delage (Y.), Contribution à l'étude de l'appareil circulatoire che\ les Crustacés Edrioph-
thalmes marins, Arch. de Zool. expe'riment., vol. 9. Paris 1881.
89. Della Valle (A.), Gammarini del golfo di Napoli, Fauna und Flora des Golfes von
Neapel, vol. 20. Berlin 1893.
90. Dybowsky (B. N.), Beitrdge \ur ndheren Kenntniss der in dem Ba'ikal-See vorkommenden
niederen Krebse aus der Gruppe der Gammariden, Russich. Entomol. Gesellsch. zu
S'-Petersburg. S'-Petersburg 1874.
91. Edward (Th.), Stray notes on some of the smaller Crustaceans, Journal of the Linn. Soc,
Zool., vol. 9. London 1868.
92. Fabricius (J. C), Systema Entomologiœ, sistens Insectorum classes, ordines, gênera,
species, adjectis synonymis, locis, descriptionibus, observationibus. Flensburgi et Lipsiœ
i775.
93. Fabricius (J. C), Reise nach Nonvegen, mit Bemerkungen aus der Naturhistorie und
Œkonomie. Hamburg 1779.
94. Fabricius (O.), Fauna Groenlandica, systematice sistens Animalia Groenlandiœ occiden-
talis hactenus indagata, qoad nomen specificum, triviale, vernaculumque, synonyma
auctorum plurium, descriptionem, locum, victum, generationem, mores, usum, captu-
ramque singuli, prout detegendi occasio fuit, maximaque parte secundum proprias
observationes Othonis Fabricii. Hafniae et Lipsiae 1780.
g5. Forskal (P.), Descriptiones Animalium, Avium, Amphibiorum, Piscium, Insectorum,
Vermium, quœ in itinere orientali observavit Petrus Forskal. Haunise 1775.
96. Fowler (H.), List of the Amphipoda of the L. M. B. C. District, Proc. Lit. Phil. Soc.
Liverpool, vol. 40, appendice. Liverpool 1886.
97. Gadeau de Kerville (H.), Recherches sur les faunes marine et maritime de la Normandie.
Ier voyage. Région de Granville et des îles Chausey (Manche), Bull, de la Soc. des Amis
des Se. Nat. de Rouen, Ier semestre. Paris 1894.
- i87-
97bis. Gadeau de Kerville (H.), Recherches sur les faunes marine et maritime de la Nor-
mandie. 2" voyage. Région de Grandcamp-les-Bains (Calvados) et îles Saint-Marcouf
(Manche), Bull. Soc. des Amis des Se. Nat. de Rouen, 2e semestre, 1897. Paris 1898.
98. Garbini (A.), Gammarus ciechi in acque superjiciali basse, Acad. di Verona, vol. 70,
[III]. Verona 1894.
99. Garbini (A.), Appunti di Carcinologia Veronese, Acad. di Verona, vol. 71, fasc. 1.
Verona i8g5.
1 00. Garbowski (T.), Hyperienartige Amphipoden des Mittelmeeres. Monographisch bearbeitet
auf Grund des ivàhrend der filnf Expeditionen S. M. Schiffes Pola gesammelten
Materiales (i8go-i8g4). I. Die Sciniden, Mathem.-Naturwissensch. der K. Akad.
der Wissensch., vol. 63. Wien 1896.
10 1. Giard (A.), Sur un Amphipode (Urothoe marinus) commensal de /'Echinocardium
cordatuni, Comptes rendus hebdomadaires des Se'ances de TAcadémie des Sciences.
Paris, 3 janvier 1876.
102. Giard (A.), Le Laboratoire de Wimereux en 1888 (Recherches fauniques), Bull, scient.
de la France et de la Belgique, vol. 19, [III]. Paris 1888.
io3. Giard (A.), Le Laboratoire de Wimereux en 188g (Recherches fauniques), Bull, scient,
de la France et de la Belgique, vol. 22, part. 1. Paris 1890.
104. Giles (G. M.), On six neiv Amphipods from the Boy of Bengal. Natural History
notes front H. M. S. Indian Marine Survey Steamer Investigator, Journal of the
Asiat. Soc. of Bengal, vol. 16 (56), part 2, n° 2. Calcutta 1887.
io5. Goës (A.), Crustacea Amphipoda maris Spetsbergiam alluentis, cum speciebus aliis
arcticis enumerat A. Goës, K. Vet.-Akad. Forhandlingar, n° 8. Holmiaî i865.
106. Goodsir (H.), Description of some animais found amongst the Gulf-Weed, Ann. and
Mag. of Nat. Hist., vol. i5. London 1845.
107. Gourret (P.), Les Lémodipodes et les Isopodes du golfe de Marseille, Ann. du Musée
d'Hist. Nat. de Marseille, Zool., vol. 4. Marseille 1891.
108. Grube (E.), Ein Ausflug nach Triest und dent Quarnero, Beitràge -{tir Kenntniss der
Thienvelt dièses Gebietes. Berlin 1 86 1 .
109. Grube (E.), Beschreibungen einiger Amphipoden der istrischen Fauna, Arch. fur Natur-
geschichte, xxx Jahrg., vol. 1. Berlin 1864.
110. Grube (E.), Beitrdge \ur Kenntniss der istrischen Amphipodenfauna, Arch. fur Natur-
geschichte, xxxii Jahrg., vol. 1. Berlin 1866.
ni. Grube (E.), Mittheilungen ïïber St.-Vaast-la-Hougue und seine Meeres, besonders seine
Annelidenfauna, Schles. Gesells. fur vaterl. Kultur. Breslau 1869.
112. Grube (E.), Mittheilungen iiber St.-Malo und Roscoff und die dortigen Meeres, besonders
die Annelidenfauna, Schles. Gesells. fur vaterl. Kultur. Breslau 1871.
11 3. Guérin (F. E.), Mémoire sur le nouveau genre Themisto, de la classe des Crustacés,
Mém. de la Soc. d'Hist. Nat. de Paris, vol. 4. Paris 1828.
— 188 —
114. Guérin (F. E.), Expédition scientifique de la Morée. Vol. 3, ire partie. Zoologie.
Deuxième section. Des animaux articulés. Crustacés. Paris i832.
1 15. Guérin (F. E.), Description de quelques genres nouveaux de Crustacés appartenant à la
famille des Hypérines, Mag. de Zool., 6e année, classe vu. Paris i836.
1 16. Guerne (J. de), Sur quelques Amphipodes marins du Nord de la France, Bull. Soc. Zool.
de France, vol. 11. Paris 1886.
1 17. Guerne (J. de), Sur la faune des îles de Fayal et de San Miguel (Açores), Comptes-
rendus hebdomadaires des Séances de l'Académie des Sciences. Paris, 24 octobre 1 887.
1 18. Guerne (J. de), Note sur la faune des Açores. Diagnoses d'un Mollusque, d'un Rotifère
et de trois Crustacés nouveaux, Le Naturaliste, n° 16. Paris 1888.
1 1 9. Guerne (J. de), Excursions \oologiques dans les îles de Fayal et de San Miguel (Açores).
Paris 1888.
120. Guerne (J. de), Remarques au sujet de /'Orchestia Chevreuxi, et de l'adaptation des
Amphipodes à la vie terrestre, Bull. Soc. Zool. de France, vol. i3. Paris 1888.
121. Guerne (J. de), Les Amphipodes de l'intérieur et du littoral des Açores, Bull. Soc. Zool.
de France, vol. 14. Paris 1889.
122. Hallez (P.), Draguages effectués dans le Pas-de-Calais pendant les mois d'août et
septembre 1888, Rev. biol. du Nord de la France, vol. 1, n° 3. Lille 1888.
123. Hallez (P.), Draguages effectués dans le Pas-de-Calais pendant les mois d'août et
septembre 1888 et 188g, Revue, biol. du Nord de la France, vol. 2, n° 1. Lille 1889.
124. Hansen (H. J.), Malacostraca marina Groenlandiœ occidentalis, Vidensk. Meddel. fra
naturh. Foren. Kjobenhavn 1887.
125. Haswell (W. A.), Catalogue of the auslralian stalk and sessile-eyed Crustacea, The
Australian Muséum. Sydney 1882.
126. Haswell (W. A.), Notes on the australian Amphipoda, Proc. Linn. Soc. of New
South Wales, vol. 10, part 1. Sydney 1 885.
127. Heller (C.), Kleine Beitràge qur Kenntniss der Sûssivasser-Amphipoden, Verhandl.
K. K. zool.-botan. Gesellschaft, vol. i5. Wien i865.
128. Heller (C), Beitràge \ur nàheren Kenntniss der Amphipoden des Adriatischen Meeres,
Denskschr. der K. Akad. der Wissenschaften, vol. 26. Wien 1866.
129. Heller (C.), Die Crustaceen, Pycnogoniden und Tunicaten der K. K. Ôsterr.-ungar.
Nordpol- Expédition, Denskschr. der K. Akad. der Wissenschaften, vol. 35. Wien 1878.
i3o. Hoek (P. P. C.), Carcinologisches, grôsstentheils gearbeitet in der \oologischen Station
der niederlàndischen ^oologischen Gesellschaft, Tijdschr. der Nederland. Dierkund.
Vereeniging, vol. 4. Leiden 1879.
1 3 1 . Hoek (P. P. C.), Die Crustaceen, gesammelt ivàhrend der Fahrten desWiLLEM-B-ARENTS
in den Jahren i8j8 und i8~g, Nied. Arch. fur Zool., suppl., vol. 1. Leiden 1882.
— 189 —
i32. Hoek (P. P. C), Crustacea neerlandica, Tijdschr. der Nederland. Dierkund. Vereeni-
ging, [II], vol. i. Leiden 1889.
i33. Hope (F. W.) et Costa (A.), Catalogo dei Crostacei italiani et di molli altri del
Mediterraneo. Napoli 1 85 1 .
134. Johnston(G.), Contributions to the british fauna, Zoolog. Journal, vol. 3. London 1828.
i35. Koehler (R.), Contribution à l'étude de la faune littorale des îles anglo-normandes
(Jersey, Guernesey, Herm et Sark), Biblioth. des Hautes-Etudes, vol. 22. Paris 1886.
i36. Kossmann (R.), Zoologische Ergebnisse einer im Auftrage der kôniglichen Akademie
der Wissenschaften ça Berlin ausgefûhrten Reise in die Kùstengebiete des Rothen
Meeres. 2te Halfte, ite Lieferung. Leipzig 1880.
137. Kr0yer (H.), Grônlands Amphipoder beskrevne, K. Danske vidensk. Selskabs natur-
vidensk. og. Mathem. Afhandling., vol. 7. Kjdbenhavn i838.
i38. Kr0yer (H.), Nye nordiske slœgter og arter af Amfipodernes orden, henh0rende til
Familien Gammarina, Naturhist. Tidsskrift, vol. 4. Kjdbenhavn 1842.
139. Kroyer (H.), Karcinologiske bidrag, Naturhist. Tidsskrift, ny Rœkke, vol. 1. Kjoben-
havn 1845.
140. Kr0yer (H.), Karcinologiske bidrag, Fortsœttelse, Naturhist. Tidsskrift, ny Raskke,
vol. 2. Kjobenhavn 1846.
141. Latreille (P. A.), Histoire naturelle générale et particulière des Crustacés et des
Insectes (suites à Buffon). Paris 1 792-1805.
142. Latreille (P. A.), Nouveau Dictionnaire d'Histoire Naturelle, appliquée aux Arts, à
l'Agriculture, à l'Economie rurale et domestique, à la Médecine, etc., par une Société
de Naturalistes et d'Agriculteurs. Nouvelle édition. 36 volumes. Paris 18 16-18 19.
(Les Crustacés par Latreille).
143. Leach (W. E.), Article Crustaceology dans Brewster's Edinburgh Encyclopedia, 7 vol.
in-8°. Edinburgh 1 81 3-i8 14.
144. Lepechin (I.), Très oniscorum species descriptœ, Act. Acad. Scient. Imper. Petropo-
litanas pro anno 1778. Petropoli 1780.
145. Lilljeborg (W.), Norges Crustaceer, Ôfvers. af K. Vetensk.-Akad. Forhandl. 1 85 1 .
Stockholm i852.
146. Lilljeborg (W.), Om Hafs-Crustaceer vid Kullaberg i Skàne, Ofvers. af K. Vetensk.-
Akad. Forhandl. i855. Stockholm i856.
147. Lilljeborg (W.), On the Lysianassa magellanica H. Milne Edwards and on the
Crustacea ofthe suborder Amphipoda and subfamily Lysianassina/cw«<io7j the coast
of Siveden and Norway, Trans. Scient. Soc. at Upsala [III]. Upsala i865.
148. Linné (Carolus), Fauna svecica sistens animalia Sveciœ Regni : Mammalia, Ares,
Amphibia, Pisces, Insecta, Vernies, distributa per classes et ordines, gênera et species,
cum dijferenciis specierum, synonymis auctorum, nominibus incolarum, locis natalium,
descriptionibus Insectorum. Editio altéra, auctior. Holmiœ 1 76 1 .
— 190 —
149- Lucas (H.), Exploration scientifique de l'Algérie pendant les années 1840, 1841, 1842.
Zoologie. Histoire naturelle des animaux articulés. Paris 1849.
i5o. Macdonald (J. D.), On the anatomy and habits of the genus Phronima (Latr.),
Proceed. Roy. Soc, vol. 22. London 1874.
1 5 1 . Mandt (M. W.), Observationes in historiam naturalem et anatomiam comparatam in
itinere Groenlandico factœ. Berlin 1822.
i5î. Marion (A. -F.). Description des Crustacés amphipodes parasites des Salpes, Ann. des
Se. nat., Zoologie [V], vol. 17. Paris 1874.
1 53. Marion (A. F.), Considérations sur les faunes profondes de la Méditerranée, d'après
les dragages opérés au large des côtes méridionales de France, Ann. du Mus. d'Hist.
Nat. de Marseille, Zoologie, vol. 1. Marseille 1 883.
154. Mayer (P.), Caprelliden, Fauna und Flora des Golfes von Neapel, vol. 6. Leipzig 1882.
1 55. Mayer (P.), Nachtrag %u den Caprelliden, Fauna und Flora des Golfes von Neapel,
vol. 17. Berlin 1890.
1 56. Meinert (F.), Crustacea Isopoda, Amphipoda et Decapoda Danice, Naturhist. Tidsskrift
[III], vol. 11. Kjdbenhavn 1877.
1 56bis. Metzger (A.), Die tvirbellosen Meeresthiere der ostfriesischen Kiïste. Ziveiter Beitrag.
Ergebnisse der im Sommer 1 8y 1 unternommenen Excursionen, Jahresb. der Naturhist.
Gesellsch. zu Hannover. Hannover 1871.
157. Miers (E.), Catalogue of the stalk and sessile-eyed Crustacea of New Zealand.
London 1876.
1 58. Miers (E.), List of the species of Crustacea collected by the Rev. A. E. Eaton at Spit\-
bergen in the summer of i8jS, ivith their localities and notes, Ann. and Mag. ofNat.
Hist. [IV], vol. 19. London 1877.
159. Milne-Edwards (A.) et Bouvier (E.-L.), Crustacés décapodes proi>enant des campagnes
du yacht I'Hirondelle (1886, 1887, 1888). Première partie. Brachyures et
Anomoures, Résultats des Campagnes scientifiques accomplies sur son yacht par
Albert Ier, Prince souverain de Monaco. Fascicule VII. Monaco 1894.
160. Milne-Edwards (H.), Extrait de recherches pour servir à l'histoire naturelle des
Crustacés Amphipodes, Ann. des Se. nat. [I], vol. 20. Paris i83o.
161. Milne-Edwards (H.), Histoire naturelle des Crustacés, comprenant l'anatomie, la
physiologie et la classification de ces animaux. Paris 1840.
162. Milne-Edwards (H.), Note sur un Crustacé Amphipode remarquable par sa grande
taille, Ann. des Se. nat. [III], Zoologie, vol. 9. Paris 1848.
i63. Montagu (G.), Description of several marine animais found on the south coast of
Devonshire, Trans. Linn. Soc, vol. 7. London 1804.
164. Montagu (G.), Description of several marine animais found on the south coast of
Devonshire, Trans. Linn. Soc, vol. 9. London 1808.
— igi —
i65. Montagu (G.), Description of several neiv or rare animais, principally marine, disco-
veredon the south coast of Devonshire, Trans. Linn. Soc, vol. 9, part 1. London 181 3.
166. Mùller (Friedrich), Orchestia Euchore und gryphus, neue Arten ans der Ostsee,
Arch. fiir Naturgesch., xiv Jahrg., vol. 1. Berlin 1848.
167. Mùller (Friedrich), Fur Darwin. Leipzig 1864.
168. Mùller (O. F.), Zoologiœ Danicœ Prodromus, sen animalium Daniœ et Norvegiœ
indigenarum characteres, nomina et synonyma, imprimis popularium. Havniœ 1776.
169. Natale (G. de), Descri\ione \oologica d'nna nova specie di Plojaria e di alcuni Crostacei
del porto di Messina con poche considera^ioni generali sulla nature délie appendici
aculeiformi délie plante et degli animali. Messina i85o.
170. Nebeski (O.), Beitràge \ur Kenntniss der Amphipoden der Adria, Arb. Zool. Inst.
Wien, vol. 3. Wien 1880.
171. Norman (A. M.), Report on the Committee appoitited for the purpose of exploring the
coasts of the Hébrides by means of the dredge. Part II. On the Crustacea, Echinoder-
mata, Poly\oa, Actino\oa and Hydro\oa, Brit. Assoc. for Advanc. of Science for 1866.
London 1867.
172. Norman (A. M.), Reports of deep-sea dredging on the coasts of Northumberland and
Durham. — Crustacea, Nat. Hist. Transact. of Northumberland and Durham, vol. 1.
London 1867.
173. Norman (A. M.), On Crustacea Amphipoda new to Science or to Britain, Ann. and Mag.
of Nat. Hist. [IV], vol. 2. London 1868.
174. Norman (A. M.), Shetland final dredging Report. Part II. On the Crustacea, Tunicata,
Poly\oa, Echinodermata, Actino\oa, Hydro\oa and Porifera, Brit. Assoc. for
Advanc. of Science for 1868. London 1869.
175. Norman (A. M.), Notes on british Amphipoda. I. Megaluropus n. g. and some Œdice-
ridee. Ann. and Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. 4. London 1889.
176. Norman (A. M.), Notes on british Amphipoda. IL Familles Leucothoidse, Pardaliscidas
and Gammaridœ, Ann. and Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. 4. London 1889.
i7Ôbis. Norman (A. M.), A month on the Trondhjem flord, Ann. and. Mag. of Nat. Hist.
[VI], vol. i5. London 1895.
177. Pallas (P. S.), Miscellana \oologica, quibus novœ imprimis atque obscurœ animalium
species describuntur et observationibus iconibusque illustrantur. Hag£e-Comitum 1766.
178. Pallas (P. S.), Spicilegia \oologica, quibus novœ imprimis et obscurœ animalium species
iconibus, descriptionibus atque commentariis illustrantur. Berolini 1772.
179. Philippi (R. A.), Reise durch die Wueste Atacama aufBefehl der chilenischen Regierung
im Sommer i853-i854. Halle 1860.
180. Philipps (C. J.), A Voyage toivards the North Pôle, undertaken by his Majesty's
Command, ijjS. London 1774.
— 192 —
181. Pouchet (G.) et de Guerne (J.), Sur V alimentation des Tortues marines, Comptes
rendus hebdomadaires des Séances de l'Académie des Sciences. Paris, 12 avril 1886.
182. Powell (L.), Description of new Crustacea, Phronima Novae-Zealandiae, Trans. New
Zealand Instit. 1874, vol. 7. Wellington 1875.
i83. Prestandrea (N.), Su di alcuni nuovi Crostacei dei mari di Messina, Effem. scient, e
letter. per la Sicilia, vol. vi, n° 16. Palermo 1 833.
184. Rathke (M. H.), Be it rage ^ur Fauna der Krym, Mém. présentés à l'Acad. Imp. des
Sciences de Saint-Pétersbourg par divers savants, vol. 3. Saint-Pétersbourg 1837.
i85. Rathke (M. H.), Beitrdge ~ur Fauna Norivegens, Verhandl. K. Leop.-Carol. Akad.
der Naturf., vol. 20. Breslau 1843.
186. Risso (A.), Histoire naturelle des Crustacés des environs de Nice. Paris 18 16.
187. Risso (A.), Mémoire sur quelques nouveaux Crustacés observés dans la mer de Nice,
Journal de Physique, de Chimie et d'Hist. nat., vol. 93. Paris 1822.
188. Robertson (D.), A contribution tojyards a catalogue of the Amphipoda and Isopoda oj
Firth ofClyde, Trans. Nat. Hist. Soc, vol. 2. Glascow 1888.
189. Robertson (D.), A second contribution toivards a catalogue of the Amphipoda and
Isopoda of the Firth of Clyde and West of Scolland, Trans. Nat. Hist. Soc, vol. 3.
Glascow 1892.
i89bis. Sars (G. O.), Crustacea et Pycnogonida nova in itinere 2d° et 3'io Expeditionis Nor-
végien anno 1877 et 1878 collecta. (Prodromus descriptionis), Arch. for Mathem. og
Naturvidenskab, vol. 4, 1879. Christiania 1880.
190. Sars (G. O.), Oversigt af Norges Crustaceer med forel0bige Bemœrkninger over de nye
eller mindre bekjendte Arter. (Podophthalma, Cumacea, Isopoda, Amphipoda), Chris-
tiania Videnskabs. Forhandl., n° 18. Christiania 1882.
191. Sars (G. O.), The Nonvegian North- Atlantic Expédition 1876-1878. Zoology. Crus-
tacea. Christiania 1 885- 1886.
192. Sars (G. O.), An Account of the Crustacea of Norivay, ivith short descriptions and
figures of ail the species. Vol. 1. Amphipoda. Christiania 1 890-1895.
I92bis. Sars (G. O.), Crustacea Caspia. Contributions to the knoivledge of the carcinological
fauna on the Caspian sea. Part. III. Amphipoda, Bull. Acad. Impér. des Sciences de
Saint-Pétersbourg 1894- 1896.
193. Sars (M.), Oversigt over de i den norsk-arktiske région forekommende Krebsdyr,
Forhandl. i Vidensk. Selsk. Christiania 1859.
194. Say (Th.), An account of the Crustacea of the United States, Journal Acad. of Nat.
Se, vol. 1, part 2. Philadelphia 1818.
195. Schneider (Sp.), Nogle \oologiske iagttagelser fra Vard0 i Ost-Finmarken, Tromsa
Mus. Aarsberetning for 1882. Tromso 1 883.
196. Schneider (Sp.), Bidrag til en n0iere karakteristik af de ved Norges ky s ter forekom-
mende arter affamilien Œdiceridae, Tromso Mus. Aarshefter. Tromso i883.
— 193 —
197- Schneider (Sp.), Crustacea og Pycnogonida indsamlede i Kvcenangsfjorden 1881,
Troms0 Mus. Aarshefter. Troms0 1884.
198. Schneider (Sp.), Pontocrates uorvegicus Bueck und Dexamine Thea Boeck. Ein
Beitrag \ur Kenntniss der Amphipoden des arktischen Norwegens. Tromso 1 885.
199. Scott (Th.), Additions to the fauna of the Firth of Forth, Twelfth Animal Rep. of
the Fish. Board of Scotland, part 3. Edinburgh 1894.
200. Scott (Th.), Report on a collection of marine dredgings and other natural history
materials made on the ivest coast of Scotland by the late George Brook, F. L. S.,
Proceed. Roy. Phys. Soc, vol. i3. Edinburgh 189G.
201. Scott (Th.), Additions to the fauna of the Firth of Forth, Fourteenth Annual Rep. of
the Fish. Board of Scotland, part 8. Edinburgh 1896.
202. Scott (Th.) et Scott (A.), On some new and rare Crustacea from Scotland, Ann. and
Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. i3. London 1894.
203. Slabber (M.), Natuurkundige Verlustigingen behel\ende microscopise Waarneemingen
wan in-en uitlandse Waten-en Land-Dieren. Haarlem 1769.
204. Smith (S. I.), Preliminary notice of the Crustacea dredged in 64 to325 fathoms of the
south coast of New England, by the United States Fish Commission in 1880, Proceed.
of the Nat. Mus. for 1880, vol. 3. Washington 1881.
205. Smith (S. I.), List of the Crustacea dredged on the coast of Labrador by the Expé-
dition under the direction of W. A. Stearns in 1882, et Review of the marine Crus-
tacea of Labrador, Proceed. United States Nat. Mus., vol. G. Washington i883.
206. Smith (S. L), Crustacea of the Albatross dredgings in i883, Ann. and Mag. of Nat.
Hist. [V], vol. 14. London 1884.
207. Smith (S. I.) et Harger (O.), Report on the dredgings in the région of St.-Georges
banks, in i8j2, Transact. of the Connect. Acad. of Arts and Sciences, vol. 3, part 1.
New Haven 1874.
208. Sovinsky (W.), Les Crustacés de la Mer d'A-xow. Kiew 1893.
209. Sovinsky (W.), Les Crustacés Malacostraques recueillis par deux Expéditions pour les
explorations des profondeurs de la Mer Noire en i8go-i8gi . Kiew 1895.
210. Sovinsky (W.), Les Crustacés supérieurs (Malacostracés) du Bosphore, d'après les
matériaux recueillis par M. le DT A. A. Ostrooumoiv. Kiew 1897.
211. Stebbing (Th. R. R.), Amphipodous Crustacea. A new species, and some items of des-
cription and nomenclature, Ann. and Mag. of Nat. Hist. [IV], vol. 14. London 1874.
212. Stebbing (Th. R. R.), On some species of Amphithoe and Sunamphithoe, Ann. and
Mag. of Nat. Hist. [IV], vol. 14. London 1874.
21 3. Stebbing (Th. R. R.), On some new exotic sessile-eyed Crustacea, Ann. and Mag. of
Nat. Hist. [IV], vol. i5. London 1895.
214. Stebbing (Th. R. R.), Description of a new species of sessile-eyed Crustacea and other
notices, Ann. and Mag. of Nat. Hist. [IV], vol. 17. London 1876.
25
— 194 —
2i4bis- Stebbing (Th. R. R.), On some neiv and little-knoivn Amphipodous Crustacea, Ann.
and. Mag. of Nat. Hist. [IV], vol. 18. London 1876.
21 5. Stebbing (Th. R. R.), On tivo neiv species of Amphipodous Crustaceans, Ann. and Mag.
of Nat. Hist. [V], vol. 2. London 1878.
216. Stebbing (Th. R. R.), Report on the scientific residts of the voyage of H. M. S.
Challenger during the years i8j3-i8j6. Zoology, vol. 29. Report on the Amphi-
poda. Edinburgh 1888.
217. Stebbing (Th. R. R.), On the genus Urothoe and a neiv genus Urothoides, Trans.
Zool. Soc, vol. i3, part 1. London 1 891 .
218. Stebbing (Th. R. R.), The Amphipoda collected during the voyages of the Willem-
Barents in the arctic seas in the years 1880-1884, Bijdr. Dierk., uiteg. door het
Konink. Zool. Genootschap « Natura Artis Magislra » te Amsterdam, aff. 17.
Leiden 1894.
219. Stebbing (Th. R. R.), Descriptions of nine neiv species of Amphipodous Crustaceans
front the tropical Atlantic, Trans. Zool. Soc, vol. i3, part 10. London 1895.
220. Stebbing (Th. R. R.), Amphipoda front the Copenhagen Muséum and other sources,
Trans. Linn. Soc [II], vol. 7, part 2. London 1897.
22obis. Stebbing (Th. R. R.), On the true Podocerus and some gênera of Amphipoda, Ann.
and Mag. of Nat. Hist. [VII], vol. 3. London 1899.
221. Stebbing (Th. R. R.) et Robertson (D.), On four neiv british Amphipoda, Trans. Zool.
Soc, vol. i3, part 1. London 1 891 .
222. Streets (Th.), Contributions to the Natural History of the Haivaiian and Fanning
Islands and Loiver California, made in connection ivith the United States North
Pacific Surveying Expédition iSyS-iSyS, Bull, of the United States Nat. Muséum,
n° 7. Washington 1877.
223. Streets (Th.), Pélagie Amphipoda, Proceed. Acad. of Nat. Se Philadelphia 1878.
224. Streets (Th.), A study ofthe Phronimidae ofthe North Pacific Surveying Expédition,
Proceed. ofthe United States Nat. Muséum, vol. 5. Washington 1882.
225. Stuxberg (A.), Evertebratfaunan i Sibériens Ishaf. Fôrelôpande studier grundade pà
de \oologiska undersôkningarna under Prof A. E. Nordenskiôlds Ishafs-expedition
i8j8-i8jg, K. Svenska Vet. Akad. Handlingar, vol. 5, n° 22. Stockholm 1880.
226. Templeton (R.), Descriptions of some undescribed exotic Crustacea, Trans. Entomol.
Soc, vol. 1, part 3. London 1 836.
227. Thompson (W.), Additions to the fauna of Ireland, Ann. and Mag. of Nat. Hist.,
vol. 20. London 1847.
227bis. Thomson (G. M.) et Chilton (C), Critical list of the Crustacea Malacostraca of New
Zealand. Part 1, Trans. New Zealand Inst., vol. 18, art. 33. Wellington 1886.
228. Walker (A. O.), Third Report on the higher Crustacea of the L. M. B. C. District,
Proceed. Biol. Soc. Liverpool, vol. 3. Liverpool 1889.
— iç>5 —
229. Walker (A. O.), Report on the Crustacea of Liverpool Bay, taken in 18S9, Proceed.
Biol. Soc. Liverpool, vol. 4. Liverpool 1890.
230. Walker (A. O.), On Pherusa fucicola (Leach), Ann. and Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. 7.
London, may 1891.
23 1 . Walker (A. O.), On Pherusa fucicola (Leach), Ann. and Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. 7.
London, july 1891.
232. Walker (A. O.), The Lysianassides of the "Brilish sessile-eyed Crustacea", Ann.
and. Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. 9. London 1892.
233. Walker (A. O.), Revision of the Amphipoda of the L. M. B. C. District, Transact.
Liverpool Biol. Soc, vol. 9. Liverpool 1895.
234. Walker (A. O.), The Amphipoda of Bâte and Westivood "British sessile-eyed Crus-
tacea", Ann. and Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. i5. London 1895.
235. Walker (A. O.), On tivo neiv species of Amphipoda Gammarina, Ann. and Mag. of
Nat. Hist. [VI], vol. 17. London 1896.
236. Walker (A. O.), Pnoxocephalus pectinatus Walker, or P. simples (Bâte)?, Ann.
and Mag. of Nat. Hist. [VI], vol. 17. London 1896.
236bis. Walker (A. O.), Crustacea collected by W. A. Herdman, F. R. S., in Puget Sound,
Pacific Coast of North America, september i8gj, Transact. Liverpool Biol. Soc,
vol. 12. Liverpool 1898.
236Ier. Walker (A. O.), Malacostraca from the ivest coast of Ireland, Transact. Liverpool
Biol. Soc, vol. 12. Liverpool 1898.
237. Walker (A. O.) et Hornell (J.), Report on the Schi\opoda, Cumacea, Isopoda and
Amphipoda of the Channel Islands, Journal of marine Zoology and Microscopy,
vol. 2, n° 7. Jersey 1896.
238. White (A.), List of the spécimens of Crustacea in the collection ofthe British Muséum,
London 1847.
239. Willemoes-Suhm (R. von), On a neiv genus of Amphipod Crustaceans, Philosoph.
Trans. Roy. Soc. for 1873, vol. i63. London 1874.
240. Wrzesniowski (A.), Vorlàujige Mittheilungen iiber einige Amphipoden, Zoolog. Anzei-
ger, 2 Jahrg. Leipzig 1879.
241. Zaddach (E. G.), Synopseos Crustaceorum Prussicorum Prodromus. Regiomonti 1844.
LEGENDE DE LA PLANCHE I
Fig. i. Orchestia Chevreuxi de Guerne
i*, <f adulte, vu du côté gauche, X 7 ; ib, o* lèvre postérieure X 3i ;
ic, O* mandibule X 3i; id,o* mâchoire de la première paire X 47; ie, O* mâ-
choire de la deuxième paire X 47 ; 1 l, o* maxillipèdes X 3 1 ; 1 s, gnathopode
postérieur d'un mâle de i8mm de longueur, n'ayant pas encore acquis les
caractères de l'adulte, X 12; ih> gnathopode postérieur d'un jeune mâle
de 8mm de longueur X 12 ; i>, uropode de la première paire d'un jeune
mâle, de 14mm de longueur, X 22 ; iJ, uropode de la deuxième paire du
même exemplaire X 22 ; ik, uropodes de la troisième paire et telson du
même exemplaire X 42 ; i1, Ç patte de la septième paire X 42.
— 2. Orchestia Guernei Chevreux
23,0* vu du côté gauche Xio; 2b, cf lèvre postérieure X36; 2<=, or* man-
dibule X 36 ; 2d, o* mâchoire de la première paire X 47; 2«, o* mâchoire
de la deuxième paire X 47; 2f, o* maxillipèdes X 36; 2g, o* uropode de la
première paire X 22 ; 2^, o* uropode de'la deuxième paire X 22 ; 2>, o* uro-
podes de la troisième paire et telson X 47-
— 3. Hyale Prevosti (H. Milne-Edwards)
3a, ÇJ partie antérieure de la tête et antennes X 18 ; 3b, o* gnathopode
antérieur X 16; 3=, o* gnathopode postérieur X 16; 3^, Ç gnathopode an-
térieur X 16; 3«, Ç gnathopode postérieur X 16 ; 3f, a* patte de la sep-
tième paire X 12.
Pages
HIPODES PL
LEGENDE DE LA PLANCHE II
Pages
Fig. i. Hyale Stebbingi Chevreux 8
ia, cf, vu du côté gauche, X 22 ; ib, cf antenne inférieure X 3i ;
ic, cf lèvre postérieure X 66 ; id, cf mandibule X 83 ; ie, cf mâchoire de
la première paire X 88 ; if, a* mâchoire de la deuxième paire X 88 ;
ig, cf maxillipèdes X 66 ', ih, o* gnathopode antérieur X 66; ii, o* extré-
mité d'une patte de la septième paire X 47; î>, cf uropode de la première
paire X 66 ; ik, cf uropode de la deuxième paire X 66 ; i1, o* uropode
de la troisième paire et telson X 66; i", Ç antenne inférieure X 47;
i", Ç gnathopode postérieur X 66.
— 2. Hyale Grimaldii Chevreux 10
2a, o* vu du côté droit, X 18; 2b, a* lèvre postérieure X 66; 2c, cf man-
dibule X 66 ; 2d, o* mâchoire de la première paire X 66 ; 2.^, cf mâchoire
de la deuxième paire X 66 ; 2f, cf maxillipèdes X 47 ; 2s, cf gnathopode
postérieur X 3 1 ; 2^,0* uropode de la première paire X 47 ; 2', cf uropode
de la deuxième paire X 47; 2J, cf uropode de la troisième paire et telson
X 47 ; 2k, Ç> antennes et partie antérieure de la tête X 47; 2', 9 gnatho-
pode postérieur X 66.
— 3. Hyale camptonyx (Heller) 12
3a, cf adulte, vu du côté gauche, X n ; 3b, cf gnathopode postérieur
X 22; 3c, Ç gnathopode postérieur X 35.
- .
LEGENDE DE LA PLANCHE III
Pages
Fig. i . Sophrosyne hispana (Chevreux) 1 3
ia, exemplaire, vu du coté gauche, X %7 ', ib, antenne supérieure X 88;
ic, antenne inférieure X 88; id, mandibule X 180; ie, mâchoire de la
première paire X iSo; if, maxillipède X 180; ig, gnathopode antérieur
X 66
X66
X 66
it, gnathopode postérieur X 66; i', patte de la cinquième paire
u, patte de la sixième paire X 66 ; ik, patte de la septième paire
i1, telson X i36.
— 2. Aristias Topsenti nov. sp 1 8
2a, Ç>, vue du côté droit, X 33 ; 2b, Ç antenne supérieure X 55 ; 2e, $
antenne inférieure X 55 ; 2<i, Ç mandibule X 140 ; 2e, $ mâchoire de la
première paire X "5; 2f, Ç mâchoire de la deuxième paire X 118;
2g, Ç maxillipèdes X 118; 2h, Ç gnathopode antérieur X 55 ; 2', $ gna-
thopode postérieur X 55 ; 2), $ patte de la troisième paire X 48 ; 2k, Ç
patte de la septième paire X 48 ; 2', Q uropode de la première paire X 88 ;
2™, Ç urosome, vu du côté droit, X 55 ; 2", Ç urosome, vu par la face
dorsale, X 55 ; 2°, Ç telson X 1 18.
.
LÉGENDE DE LA PLANCHE IV
Pages
Fig. i.. Hirondellea trioculata Chevreux 20
ia, 9, vue du côté gauche, X 6; ib, 2 antenne supérieure X 20;
ic, $ antenne inférieure X 20; id, Ç lèvre postérieure X 36; ie, 2 mandi-
bule X 36 ; if, Ç mâchoire de la première paire X 36 ; ig, $ mâchoire de
la deuxième paire X 36 ; i>\ 2 maxillipède X 36 ; 1', 2 gnathopode anté-
rieur X 20; ii, 2 gnathopode postérieur X 20; ik, 2 uropode de la
première paire X 20 ; il, $ uropode de la deuxième paire X 20 ; im, 2 uro"
pode de la troisième paire X 20 ; in, 2 telson X 20.
— 2. Lepidepecreum clypeatum Chevreux 28
a», 2, vue du côté droit, X 19; 2b, 2 antenne supérieure X 88; 2<=, 2
antenne inférieure X 88; 2d, 2 mandibule X 118; 2=, 2 mâchoire de la
première paire X 118; 2l, 2 maxillipède X 118 ; 2g, 2 gnathopode anté-
rieur X 64 ; 2*1, 2 gnathopode postérieur X 64 ; 2', 2 patte de la sixième
paire X 48 ; 21, 9 patte de la septième paire X 48 ; 2k, 2 uropode de la
première paire X 88 ; 2', 2 uropode de la deuxième paire X 88 ; 2", 2 uro-
pode de la troisième paire X 88 ; 2", 2 telson X 88.
LEGENDE DE LA PLANCHE V
Pages
Fig. i . Lysianax ceratinus Walker 16
ia, $ partie antérieure de la tête et antennes X 17 ; ib, 9 antenne supé-
rieure, vue du côté interne, X 17-
— 2. Lysianax longicornis (Lucas) 16
2a, Ç partie antérieure de la tête et antennes X 17-
— 3. Centromedon crenulatum nov. sp 26
3a, a*?, vu du côté gauche, X 26 ; 3b, mandibule X 88; 3c, mâchoire
de la première paire X 88; 3d, mâchoire de la deuxième paire X 88;
3e, maxillipède X 88; 3f, gnathopode antérieur X 64; 3g, gnathopode
postérieur X 64 ; 3k, uropode de la troisième paire X 88 ; 3', telson X 88.
— 4. Urothoe Poucheti Chevreux 3i
4a, a* patte de la quatrième paire X 36 ; 4b, a" patte de la cinquième
paire X 36 ; 4c, o" uropode de la première paire X 36 ; 4d, <? uropode de
la deuxième paire X 36 ; 4«, a* uropode de la troisième paire X 36.
— 5. Paraphoxus maculatus Chevreux 34
5a, $, vue du côté droit, X 36 ; 5b, $ antenne supérieure X 64 ; 5<=, $
antenne inférieure X 64 ; 5d, Ç) mandibule X 88 ; 5=, $ gnathopode anté-
rieur X 64 ; 5f, $ gnathopode postérieur X 64 ; 5g, Ç patte de la quatrième
paire X 64; 5,t>, Ç patte de la septième paire X 64 ; 5", Ç uropode de la
première paire X88; 5i, Ç uropode de la deuxième paire X 88; 5k, $ uro-
pode de la troisième paire X 88 ; 51, $ telson X 88.
,ERT Ier PR]
HIl'ODES PL.V
1. LYSIANAX CERAT] iLKER 2.LYSIANAX LONGICORNIS (LUCA 3.ŒNTR0MED0N CRI ULA1
4-UROTIIOk ['I CHEVKEUX 5. PARAPH
LEGENDE DE LA PLANCHE VI
Pages
Fig. i . Harpinia excavata Chevreux 37
i", Ç1, vue du côté gauche, X 16; ib, $ antenne supérieure X 48 ;
ic, $ antenne inférieure X 48 ; id, $ gnathopode antérieur X 48 ; i«, Ç
gnathopode postérieur X 48 ; if, $ patte de la cinquième paire X 48 ;
ig, 9 patte de la septième paire X 48; ih, $ uropode de la troisième
paire X 64 ; 1', $ telson X 64-
— 2. Ampelisca spinimana Chevreux 39
2a, $, vue du côté droit, X 14 ; 2b, 9 gnathopode antérieur X 26 ;
2c, $ patte de la septième paire X 26 ; 2d, $ uropode de la troisième
paire X 26 ; 2«, Ç telson X 36 ; 2<, a* tête et antenne X 26 (l'antenne infé-
rieure n'est figurée qu'en partie); 2g, o* urosome, uropodes et telson X 26.
— 3. Ampelisca uncinata Chevreux 42
3a, $, vue du côté droit, X 10; 3b, Ç, gnathopode antérieur X 26;
3', Ç patte de la septième paire X 26 ; 3d, Ç uropode de la troisième
paire X 36 ; 3e, 9 telson X 36; 3f, o*?, vu du côté gauche, X 10 ; 3g, o"?,
telson X 36.
LEGENDE DE LA PLANCHE VII
Pages
Fig. i . Byblis Guernei Chevreux 45
ia, exemplaire, vu du côté gauche, X 26; ib, gnathopode antérieur
X 36; is gnathopode postérieur X 36; id, patte de la troisième paire X 36;
ic, patte de la quatrième paire X 36 ; if, patte de la septième paire X 36;
ig, uropode de la troisième paire X 64 ; ih, telson X 64.
— 2. Amphilochus anomalus nov. sp 48
2a, Ç tête et antennes X 48 ; 2b, 9 angle postérieur d'une plaque épi-
mérale du troisième segment du métasome X 48 ; 2e, Ç lèvre antérieure
X 64 ; 2d, Ç lèvre postérieure X 64; ic, $ mandibule X 64; 2f, $ mâ-
choire de la première paire X 64 ; 2g, Ç maxillipèdes X 64 ; ah, $ gnatho-
pode antérieur X 48 ; 2', $ gnathopode postérieur X 48 ; 2J, $ patte de
la septième paire d'un autre exemplaire X 48 ; 2k, 9 uropode de la
deuxième paire X 64 ; al, 9 telson X 64.
— 3. Amphilochoides longimanus (Chevreux) 5o
3», 9> vue du côté droit, X 26 ; 3b, 9 mandibule X 1 18 ; 3c, 9 mâchoire
de la première paire X 1 18; 3d, 9 maxillipèdes X 64; 3e, 9 antenne supé-
rieure X 64; 3f, $ antenne inférieure X 64 ; 3g, 9 gnathopode antérieur
X 48 ; 3h, 9 gnathopode postérieur X 48; 3', 9 uropode de la première
paire X 48 ; 3i, 9 uropode de la deuxième paire X 48 ; 3k, 9 telson X 48.
ALBERT \y : i
l.BYBI I1^ GUERNEI 2 i I >v. SP.
S. AMPH . . L'X i
LEGENDE DE LA PLANCHE VIII
Pages
Fig. i . Stenothoe Dollfusi Chevreux 53
i", Ç, vue du côté gauche, X 26 ; ib, 9 mandibule X 1 18 ; ic, 9 m^"
choire de la première paire X 1 18 ; id, 9 mâchoire de la deuxième paire
X118; ie, 9 maxillipède X 64; i!, 9 gnathopode antérieur X 48 ; ig, 9
gnathopode postérieur X 48 ; ih, cf gnathopode postérieur X 48; ii, 9
patte de la cinquièmepaire X48; ii, 9uroP°dede la troisième paire X 88 ;
ik, 9telson X 88.
— 2. Stenothoides Perrieri nov. gen. et sp 55
2>, çf ?, vu du côté droit, X 26 ; 2b, lèvre antérieure X 88 ; 2=, lèvre
postérieure X 88 ; 2d, mandibules X 88 ; v, mâchoire de la première
paire X 88 ; 2f, mâchoire de la deuxième paire X 88 ; 2g, maxillipèdes X 88 ;
2b, gnathopode antérieur X 48 ; 21, gnathopode postérieur X 36 ; 2J, patte
de la cinquième paire X 36 ; 2k, patte de la sixième paire X 36 ; 2', patte
de la septième paire X 36; 2m, uropode de la première paire X 64;
2n, uropode de la deuxième paire X 64; 20, uropode de la troisième
paire X 64.
— 3. Monoculodes gibbosus Chevreux 5g
3a, 9> vue du côté gauche, X 14 ; 3b, 9 antenne supérieure X 36 ;
3c, 9 mandibule X 36 ; 3d, 9 mâchoire de la première paire X 48 ; 3e, 9
mâchoire de la deuxième paire X 48 ; 3f, 9 maxillipèdes X 36 ; 3g, 9 gna-
thopode antérieur X 26 ; 3h, 9 gnathopode postérieur X 26 ; 3', 9 uropode
de la première paire X 26 ; 3J, 9 telson X 48.
:RT \iiV ! .
U IDES 1
LEGENDE DE LA PLANCHE IX
Pages
Fig. i, Rachotropis Grimaldii (Chevreux) 68
i", Ç, vue du côté droit, X 14; ib, Ç antenne supérieure X 26 ; i<=, $ fla-
gellum accessoire X 240 ; id, $ gnathopode antérieur X 26 ; ie, 9 partie
basale d'un gnathopode postérieur X 26 ; if, Ç uropode de la troisième
paire X 26 ; ig, $ telson X 26.
— 2. Eusiroides Sarsi nov. sp 65
2a, Ç, vue du côté gauche, X 20 ; 2b, 9 plaque épimérale du troisième
segment du métasome X 48 ; 2c, 9 antenne supérieure X 36 ; 2d, Ç antenne
inférieure X 36; 2e, 9 mandibule X 64; 2<, Ç mâchoire de la première
paire X 64 ; 2g, Ç gnathopode antérieur X 36 ; 2^, $ gnathopode posté-
rieur X 36; 2', Ç patte de la septième paire X 36; 2J, $ uropode de la
deuxième paire X 48 ; 2k, $ uropode de la troisième paire X 48 ; 2', Ç
telson X 64.
— 3. Bouvierella carcinophila (Chevreux) 71
3a., Ç, vue du côté droit, X i3; 3b, Ç lèvre antérieure X 64; 3c, $ lèvre
postérieure X 64; 3d, 9 mandibules X 64; 3«, $ mâchoire de la première
paire X 64 ; 3f, Ç mâchoire de la deuxième paire X 64 ; 3g, $ maxilli-
pèdes X 64 ; 3b-, $ gnathopode antérieur X 48 ; 3', $ gnathopode posté-
rieur X 48; 3i, $ extrémité d'une patte de la septième paire X 118;
3k, Ç uropode de la première paire X 36 ; 3', 9 uropode de la deuxième
paire X 36 ; 3m, 9 uropodes de la troisième paire et telson X 36.
ALBERT I1?? PRIX' i
LEGENDE DE LA PLANCHE X
Pages
Fig. i . Dautzenbergia grandimana (Chevreux) 73
ia, Ç, vue du côté gauche, X t3; ib, Ç lèvre antérieure X 48; ic,Çlèvre
postérieure X 48 ; id, $ mandibules X 48 ; ie, $ mâchoire de la première
paire X 48 ; if, Ç mâchoire de la deuxième paire X 48 ; ig, $ maxilli-
pède X 48 ; ih, 9 gnathopode antérieur X 26 ; 1', $ gnathopode posté-
rieur X 26 ; ii, $ dactyle d'une patte de la cinquième paire X 64 ; ik, $
uropodes de la troisième paire et telson X 26.
— 2. Gammarus Guernei Chevreux 76
2a, o", vu du côté droit, X 14 > 2b, o" gnathopode antérieur X 26;
2S o* gnathopode postérieur X 26; 2d, o" patte de la troisième paire X 26;
2=, à* patte de la septième paire X 26 ; 21, o* uropodes de la troisième
paire et telson X 20 ; 2g, a* telson X48.
— 3. Melita Richardi nov. sp 81
3», Ç, vue du côté gauche, X 14 ; 3b, Ç gnathopode antérieur X 26 ;
3c, Ç gnathopode postérieur X 26 ; 3d, & gnathopode postérieur X 26 ;
3e, $ uropode de la première paire X 26 ; 3f, Ç uropode de la deuxième
paire X 26 ; 3g, $ uropode de la troisième paire X 26 ; 3h, $ telson X 48.
n^PRi
TZENBERGIA GR,
LEGENDE DE LA PLANCHE XI
Pages
Fig. I . M/ERA HlRONDELLEI nOV. sp 84
ia, Ç, vue du côté droit, X 1 3; ib, Ç mandibule X 48 ; ic, 9 mâchoire
de la première paire X 48; id, $ mâchoire de la deuxième paire X 48 ;
ie, $ maxillipède X 48; if, Ç gnathopode antérieur X 20; ig, Ç gnatho-
pode postérieur X 20; ib,Çuropode de la troisième paire X 26; i',9te'son
X 48 ; iJ, cf gnathopode postérieur X 20.
— 2. Leptocheirus pilosus Zaddach 90
2*, $ gnathopode antérieur X 88.
— 3. Bonnierella abyssi (Chevreux) 97
3a, cf, vu du côté gauche, X 36 ; 3b, cf premier article du flagellum prin-
cipal et flagellum accessoire d'une antenne supérieure X 1 18 ; 3c, cf mandi-
bule X 118; 3d, cf mâchoire de la première paire X 200 ; 3=, cf mâchoire
de la deuxième paire X 200; 3f, o* maxillipède X 118; 3g, cf gnathopode
antérieur X 64; 3h, cf gnathopode postérieur droit X64; 3', cf gnathopode
postérieur gauche X 64 (le contour du bord palmaire, caché par le dac-
tyle, sur la figure, est indiqué au trait, en regard); 3i, cf patte de la qua-
trième paire X 64; 3k, cf patte de la septième paire X 64; 31, cf uropode
de la première paire X 88; 3m, cf uropode de la deuxième paire X 88;
3n, cf uropode de la troisième paire X 88 ; 3», cf telson X 1 1 8.
— 4. Sunamphithoe pelagica (H. Milne-Edwards) 102
(Exemplaires des Sargasses). — 4a, cf antenne supérieure X 26; 4b, ex*
mandibule X 64; 4e, cf gnathopode postérieur X 36; 4d, cf patte de la
troisième paire X 36; 4e, a* patte de la cinquième paire X 36; 4f, cf uro-
pode de la troisième paire X 48; 4g, cf telson X 64; 4h, $ gnathopode
antérieur X 36; 4', $ gnathopode postérieur X 36.
ALBERT !:" IV,
AMPH1P0DES PL.X1
19
1 .V..V.!'.\ HIRi iNDELLEl :
3. BONNIERE] LA IITHOE PELAG1
LEGENDE DE LA PLANCHE XII
Pages
Fig. i . Gammaropsis dentata nov. sp g3
ia, Ç, vue du côté droit, X 26 ; ib, Ç lèvre antérieure X 88; isÇ lèvre
postérieure X 88 ; id, Ç mandibule X 64 ; i«, Ç mâchoire de la première
paire X 88 ; if, Ç mâchoire de la seconde paire X 88 ; ig, Ç maxillipède
X 88; ih, Ç gnathopode antérieur X 64; 1', Ç gnathopode postérieur X 64;
ii, o* gnathopode antérieur X 64 ; ik, (f gnathopode postérieur X 64;
il, (f urosome, uropodes de la troisième paire et telson X 64.
2. ISCHYROCERUS COMMENSALIS nOV. Sp IO4
2», (f, vu du côté gauche, X 26; 2b, a* gnathopode antérieur X 36 ;
2c, a* gnathopode postérieur X 36; 2d, 0" uropodes de la troisième paire
et telson X 64 ; 2», a* branche externe d'un uropode de la troisième
paire X 176 ; 2f, Ç lèvre antérieure X 64 ; 2g, Ç lèvre postérieure X 64 ;
2h, Ç mandibule X 64; 2', Ç mâchoire de la première paire X 64; 2i, Ç mâ-
choire de la deuxième paire X 04 ; 2k, $ maxillipède X 64 ; 2', Ç gnatho-
pode postérieur X 36 ; 2m, Ç uropode de la première paire X 64 ; 2°, Ç uro-
pode de la deuxième paire X 64 ; 20, Ç telson X 64.
~î
.UOPSIS I
LÉGENDE DE LA PLANCHE XIII
Pages
Fig. i . Seba armata (Chevreux) m
i», <f, vu du côté gauche, X 29; ib, o* antenne supérieure X 64;
ic, o* lèvre antérieure X 176; id, o* mandibule X 176; Ie, CT* mâchoire
de la première paire X 176; if, C? maxillipède X 118; ti, cr* gnathopode
antérieur X 64; ih, o* gnathopode postérieur X 64; i', 0" urosome, uro-
podes et telson, vus du côté droit, X 88 ; ii, Ç antenne supérieure X 64 ;
ik, 9 antenne inférieure X 64; i1, $ gnathopode antérieur X 48 ; im, $
gnathopode postérieur X 48; in, Ç patte de la dernière paire X 48",
i°, $ uropode de la dernière paire X 1 18 ; ip, Ç telson X 1 18.
— 2. Platophium chelonophilum (Chevreux et de Guerne) . . . n5
2», a", vu du côté droit, X 12 ; 2b, a" lèvre antérieure X 36 ; 2c, a" lèvre
postérieure X 36 ; 2d, o* mandibule X 36 ; 2«, cr* palpe de la même man-
dibule, vu de face, X 36 ; 2f, a* mâchoire de la première paire X 36 ;
2g, o" mâchoire de la deuxième paire X 36 ; 2i>, o* maxillipèdes X 36 ;
2', à* tête et antennes, vues par la face dorsale, X 12 ; 2), a" gnathopode
antérieur X 36 ; 2k, 0" gnathopode postérieur X36; 21, Ç gnathopode
antérieur X 36 ; 2m, Ç gnathopode postérieur X 36 ; 2", Ç dernier seg-
ment du métasome et urosome, avec leurs appendices, X 26 ; 20, $
telson X 36.
BERT I1- I
1. SEBA . .: . 2.
... .' . .
LEGENDE DE LA PLANCHE XIV
Pages
Fig. i . Orchestia littorea (Montagu) 2
Mâle, grossi 2 fois.
— 2. Orchestia mediterranea Costa 5
Mâle, grossi 2 fois.
— 3. Hirondellea trioculata Chevreux 20
Femelle, grossie 3 fois : 3a, 3b, variétés de coloration.
— 4. Euryporeia gryllus (Mandt) 24
Femelle; 4a, exemplaire de 46™™; 4b, exemplaire de 38™™.
— 5. Lilljeborgia fissicornis (M. Sars) 88
Femelle, grossie 4 fois.
— 6. M.era Hirondellei nov. sp 84
Femelle, grossie 5 fois.
— 7. Platophium chelonophilum (Chevreux et de Guerne) 1 15
Mâle, grossi 5 fois.
8. SCINA MARGINATA (Bovallius) 122
Femelle, grossie 9 fois.
9. SCINA INCERTA nOV. sp 123
Mâle : 9a, exemplaire mutilé, vu par la face dorsale, X 4,5 ; 9b, gna-
thopode antérieur X 19; 9e, extrémité du même gnathopode X 65; 9d,gna-
thopode postérieur X 19; 9e. extrémité du même gnathopode X 65;
9f, patte de la troisième paire X 19 ; 9%, patte de la cinquième paire X 19;
9h, patte de la sixième paire X 19 ; 9', patte de la septième paire X 19-
— 10. Lanceola sayana Bovallius 134
Femelle, grossie i,5 fois.
— 11. Cyphocaris micronyx Stebbing 1 65
Grossi 5 fois.
N. B. — Les figures coloriées de cette planche ont été exécutées d'après des aquarelles des
animaux frais, et faites à bord par M. M. Borrel.
ERTP?.R] ■ IENT.
IIPODES P] XIV
: ...» 'K. «
LEGENDE DE LA PLANCHE XV
s
Fig. I . SCINA MARGINATA (BovalllUS) 122
ia, Ç gnathopode antérieur X 36; ib, 9 gnathopode postérieur X 36;
ic, Ç patte de la cinquième paire X 36; id, $ patte de la sixième paire
X 36; ie, Ç uropode de la première paire X 48 ; if, $ uropode de la deu-
xième paire X 48; ig, 9 uropode de la troisième paire X 48.
— 2. Scina Rattrayi Stebbing 123
2a, o" antenne inférieure X 43 (le rlagellum n'est figuré qu'en partie);
2b, <? gnathopodes X 43; v, & patte de la cinquième paire X 43; 2d, <?
patte de la sixième paire X43; 2«, çf patte de la septième paire X 43-
— 3. Vibilia Jeangerardi Lucas 125
3a, entête et antennes X 21; 3b, 9 tête et antennes X21; 3=, 9 patte
de la septième paire X 21 ; 3d, 9 urosome, uropodes et telson X 18.
— 4. Vibilia Hirondellei nov. sp 126
4a, çf, vu du côté droit, X 14; 4h, o* lèvre antérieure X 43; 4e, a* lèvre
postérieure X 43 ; 4d, a" mandibule X43; 4e, a* mâchoire de la première
paire X 43 ; 4f, a* mâchoire de la deuxième paire X 43 ; 4g, <f maxillipèdes
X43; 4h, c? gnathopode antérieur X 43; 4', 0^ gnathopode postérieur
X 43 ; 4J, 0* patte de la septième paire X 43 ; 4k, o* extrémité du dactyle
de la même patte X 210; 41, a* urosome, uropodes et telson X 21 ;
4m, Çtête et antennes X 26; 4", extrémité du flagellum d'une antenne
supérieure d'un jeune exemplaire de 4""» de longueur, X nS.
ai.]'. ;
3. V]
LEGENDE DE LA PLANCHE XVI
Pages
Fig. I . VlBILIA DENTATA nOV. Sp 129
ia, Ç, vue du côté gauche, X 18; ib, $ lèvre antérieure X 74; ic,$lèvre
postérieure X 74 ; id, $ mandibule X 74 ; ie, 9 mâchoire de la première
paire X 74 ; if, 9 mâchoire de la deuxième paire X 74 ; is, 9 maxilli-
pèdes X 74 ; ih, 9 gnathopode antérieur X 74 ; t>, 9 gnathopode posté-
rieur X 74! IJ> 9 Patte de la troisième paire X 43 ; ik, 9 patte de la
cinquième paire X 43 ; i1, 9 Patte de la sixième paire X 43 ; im, 9 patte
de la septième paire X 43 ; in, 9 urosome, uropodes et telson X 3 1 .
2. VlBILIA GRANDICORNIS I10V. Sp 1 3 1
2a, cT, vu du côté droit, X 16 ; 2b, cr* partie antérieure de la tête et
antennes supérieures, vues par la face dorsale, X 3i ; 2s <? antenne infé-
rieure X 58 ; 2d, 9 antenne inférieure X 58 ; 2e, cr* lèvre antérieure X 74 ;
2f, cr* mandibule X 74 ; 2g, a* mâchoire de la première paire X 74 ;
2b, cr* mâchoire de la deuxième paire X74; 21, cr* maxillipèdes X 74;
2J, cr* gnathopode antérieur X 58; 2k, cr* gnathopode postérieur X 58;
21, 0" patte de la sixième paire X 3i ; 2m, o* patte de la septième paire
X 3i ; 2°, c^pléopode de la troisième paire X 3i ; 20, cr* urosome, uropo-
des et telson X 3i.
PL XVI.
I. VIBIL1A !
DIC0RN1
LEGENDE DE LA PLANCHE XVII
Fig. i. Hyperia schizogeneios Stebbing 139
ia, $, vue du côté droit, X 28; ib, çf, vu du côté gauche, X 18; 1', çf
pédoncule et premiers articles du rlagellum d'une antenne supérieure X 65 ;
id, çf gnathopode antérieur X 5o; i«, o* gnathopode postérieur X 5o;
if, çf patte de la troisième paire X 5o; ig, çf patte de la cinquième paire
X 5o; ib, çf patte de la septième paire X 5o; i», a" urosome, uropodes et
telson X 40; iJ, Ç uropode de la troisième paire X 90; ik, jeune çf uro-
pode de la troisième paire X 90; i1, o" presque adulte, uropode de la troi-
sième paire X 90; im, o" adulte, uropode de la troisième paire X 90.
— 2. Hyperioides longipes nov. gen. et sp 143
23, çf, vu du côté gauche, X12; 2b, çf lèvre antérieure X65; 2=, çf lèvre
postérieure X 65 ; 2d, çf mandibule X 65 ; 2e, çf mâchoire de la première
paire X 65 ; 2f, çf mâchoire de la deuxième paire X 65 ; 2g, çf maxillipè-
des X 65; 2^, çf gnathopode antérieur X 5o; 2', çf gnathopode posté-
rieur X 5o; 2i, çf patte de la cinquième paire X 26; 2k, çf patte de la
sixième paire X 26 ; 2I, çf patte de la septième paire X 26 ; 2m, çf urosome,
uropodes et telson X 3o; 2°, $ tête et antennes X 26; 2°, Ç antenne
supérieure X 90; 2P, Ç antenne inférieure X 90; 2?, Ç uropode de la
troisième paire X 65.
PRINCE . A
î1'
.HYPERIA SCHIZ0GEN1 R10I1
LEGENDE DE LA PLANCHE XVIII
Pages
Fig. i. Phorcorrhaphis Zamboance Stebbing 148
i", antenne supérieure X 90 ; ib, antenne inférieure X 90 ; ic, patte
de la cinquième paire X "$7 ; id, patte de la sixième paire X ^7-
— 2. Thamneus recurvirostris nov. sp 154
2a, Ç tête et antenne supérieure X 3o ; 2b, a* tête et antennes X 3o ;
2S a* antenne supérieure X ^7 ; 2d, & gnathopode antérieur X 26 ;
2e, o* derniers articles du même gnathopode X 90 ; 2f, <? gnathopode
postérieur X 26 ; 2g, a* derniers articles du même gnathopode X 90 ;
2h, a* patte de la sixième paire X 26 ; 2», r/ patte de la septième paire X 26 ;
2J, o* urosome, uropodes et telson X 26 ; 2k, a* deux des taches du méta-
some X 120.
— 3. LyCjEa Bovallii nov. sp 157
3», r/, vu du côté droit, X 17; 3b, o* antenne supérieure X 5o ;
3c, 0" mandibule X 5o ; 3d, a" maxillipèdes X 5o ; 3e, o* gnathopode anté-
rieur X 5o ; 3f, a* gnathopode postérieur X 5o ; 3g, o" patte de la troi-
sième paire X 26 ; 3*>, o* patte de la cinquième paire X 26 ; 3', a" patte
de la sixième paire X 26 ; 3i, a* patte de la septième paire X 26 ; 3k, çf
urosome, uropodes et telson X "ij-
— 4. Streetsia Stebbingi nov. sp 161
4a, Ç, vue du côté gauche, X 8 ; 4b, $ antenne supérieure X 90 ;
4e, Ç gnathopode antérieur X 65 ; 4d, 9 gnathopode postérieur X 65 ;
4<=, Ç patte de la troisième paire X $7 ; 4f, $ patte de la cinquième
paire X %7 ; 4?, $ patte de la sixième paire X ^7 ; 4h, $ patte de la sep-
tième paire X %7 ; 4', $ urosome, uropodes et telson X "$7-
fil
If 1111
i il
m
i
il jinii
ïïilîi «isM
■
11!
■
II
illll
- îlliilm illll
1 lifPI |i llillll I pw 1 1 1
III W